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Lydie Salvayre

Auteur de 19 livres
ajouté par Lilou 2009-09-17T21:57:59+02:00

Biographie

Née d’un père andalou et d’une mère catalane arrivés en France en 1939, Lydie Salvayre a fait ses études de médecine à Toulouse. Après avoir été psychiatre résident à la clinique de Bouc Bel-Air à Marseille, elle s’installe à Paris en 1983 où elle travaille comme pédo-psychiatre dans un Centre Psycho-Pédagogique en banlieue parisienne.

Elle est l’auteur d’une dizaine de romans, dont La puissance des mouches, La compagnie des spectres, prix Novembre 1997, Passage à l’ennemie et, récemment, La méthode Mila.

Depuis Contre (2002) et avec Dis pas ça (2006), Lydie Salvayre participe à des concerts-lecture de ses textes avec les musiciens Serge Teyssot-Gay, Marc Sens et Jean-Paul Roy.

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Quelques chiffres

Note moyenne : 7.12/10
Nombre d'évaluations : 30

0 Citations 34 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Lydie Salvayre

Sortie France/Français : 2017-10-05

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par fanfan50 2017-06-19T09:59:39+02:00

Quand ce livre est sorti, j'ai eu peur de ne pas l'aimer car il est consacré à l'Espagne et à la guerre civile espagnole entre fascistes et républicains ! Puis, il a eu le Goncourt, puis, j'ai lu le dernier Goncourt que j'ai trouvé un peu léger, une histoire de nounou détraquée et donc, j'ai enfin eu envie de le lire et dès les premières pages, j'ai été happée par le récit, très fort ! Bien sûr, j'ai étudié l'espagnol à l'école en deuxième langue et les phrases entièrement rédigées dans cette langue (et non traduites) ne m'ont pas rebutées, au contraire, j'ai eu un grand plaisir à pouvoir les comprendre.

Finalement c'est vraiment un livre très plaisant à lire qui décrit la guerre de 36 en Espagne vue par Bernanos à Palma de Majorque et aussi par la famille de Montse dans un petit village non loin de Lérima.

Je trouve l'attribution du Goncourt à ce roman amplement méritée.

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Commentaire ajouté par caribou33 2018-01-29T16:30:17+01:00

Deux voies entrelacées .

Celle , révoltée de Bernanos ,témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux de l' Eglise contre "les mauvais pauvres".

Celle , roborative , de Montse , mère de la narratrice et "mauvaise pauvre" , qui , soixante-quize après les évènements , a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours enchantés de l'insurrection libertaire par laquelle s'ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d' Espagne.

Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent et font apparaître l' art romanesque de Lydie Salvayre avec force , entre violence et légèreté , entre brutalité et finesse, porté par une prose tantôt impeccable , tantôt joyeusement malmenée .

Pas Pleurer de Lydie Salvayre : Prix Goncourt 2014 j' adore !!!

Lire cette formidable narratrice de la façon dont elle parle de sa mère , de ses expressions verbales m'ont rappelé de façon frappante l'image de ma propre mère et, j'ai pris un grand plaisir de lire cette histoire de l' Espagne mal connue de nos jours par pas mal de lecteurs.

Il est vrai que la lecture du début de ce livre est difficile à suivre pour quelqu'un d' étranger à la langue de Cervantes , mais si je peux vous donner un bon conseil : persévérer dans votre lecture et vous en serez richement récompensé .

Un grand merci à Lydie Salvayre pour ce merveilleux roman qui décrit sans partie pris cette période tragique du peuple espagnol .

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Commentaire ajouté par jaiuneheurealire 2018-02-23T12:15:56+01:00

Léger, pas au sens du sujet traité, mais dans la consistance des idées amenées. J'aurais attendu mieux. Un petit exercice transitoire qu'on aimerait voir être plus développé.

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Commentaire ajouté par Ines_01 2018-02-24T19:41:36+01:00

Très bon témoignage sur la guerre d'Espagne. Ce livre nous apprend des choses sur cet événement. J'ai été touchée par ce qui est arrivé à la mère de la narratrice. Mais je trouve l'écriture difficile et pas toujours explicite en ce qui concerne les dialogues. J'ai trouvé intéressant la manière que la narratrice a réussi a mettre les mots employés par sa mère, en fragnol, ou en espagnol. Je ne pense pas que la maîtrise de l'espagnol soit nécessaire pour comprendre le texte.

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Commentaire ajouté par caribou33 2018-03-14T11:55:38+01:00

Dans "Portrait de l' écrivain en animal domestique", Lydie Salvayre se joue avec bonheur de la littérature qui vend son âme au hamburger.

ELLE , (la narratrice) se consacrait à la littérature, menait, avec de minuscules droits d'auteur, une existence monacale, et puis un jour, cette proposition alléchante:

écrire, moyennant un gros pactole, la vie de l'homme le plus riche du monde. Oui, devenir "le nègre de Tobold , le roi du hamburger".

Vendre son âme au Capital ?

Le temps d'une insomnie, elle accepte. Et se résout, pour rédiger l' "évangile" du boss; à partager son intimité, c'est à dire à se mettre à son service.

A sa botte .

Elle s'installe donc dans son appartement new-yorkais de 146 pièces, auprès de sa femme Cindy et de son chien Dow Jones, le suit de réunions en rendez-vous, comme son ombre ( " son paillasson"),et note , note servilement les paroles du Maître:

- " un nouveau fast-food King Size s'ouvre toutes les deux minutes sur la Terre ! Notez-le" .

Quand ce ne sont que des paraboles :

- " la puissance de la Libre Economie est-elle, écris-le, qu'elle convainc même ceux qu'elle menace le plus ".

Car Tobold a un modèle, Jésus- Christ et "son staff de martyrs" , et une mission , écrire le "Troisième Testament " . Ainsi les banques sont-elles des "églises" pour lui, le "Financial Times" son "catéchisme" , un pédégé est "infaillible", et il songe à "évangéliser" (s'implanter) en Chine .

Surtout, la frite est "eucharistique": en l'intégrant, on ingère le monde. Le monde selon Tobold .

Quand au peuple ( les pauvres du Christ), il est indémodable, et il suffit de lui vendre l'idée que l' on peut trouver le bonheur à p'tit prix, un burger dans une main, la télécommande dans l' autre".

Bref, Tobold est un "porc", mais surtout un "killer" . Un ennemi se dresse-t-il devant lui ? On lui mène une guerre médiatique (salir sa réputation avec la complicité des journalistes), ou judiciaire (lui intenter un procès pour des crapuleries qui sont la règle), ou on le fait disparaître.

- " Montrer une affaire c'est descendre les gens ."

Amen !

Lydie Salvayre a dû jubiler en écrivant cette comédie (que n'avait-elle conseillé à Yamina Reza pour son livre sur Sarkozy), qui pousse jusqu'à l' absurde le personnage du big boss mégalo et cynique ( un mélange de Messier, alias J6M et de Le Lay revu par les "Guignols" , mi-parrain, mi-gourou, et salaud absolu.

Mais en le confrontant à une sainte nitouche éprise de beauté, qu'il amène tout doucement à se renier et à pactiser avec le diable , l'auteur pose quelques jolies banderilles dans nos belles âmes, s'amusant des compromissions de chacun avec le système , comme on disait. Elle le fait avec beaucoup d' habilité, variant les registres( du grinçant au comique gras en passant par la parodie), et son roman, malgré une fin plus convenue , frappe juste.

Comme toute mauvaise plaisanterie.

Igor Capel.

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Commentaire ajouté par caribou33 2018-03-14T17:40:53+01:00

De Bernanos à Salvayre, l' air d'une Espagne calcinée !

Il y a des livres où l'histoire et la littérature sont inséparables, la réalité d'un passé dramatique s'alliant à une écriture qui le revivifie en s'inventant elle-même.

On peut le dire du très beau roman de Lydie Salvayre : "Pas Pleurer", qui a obtenu le prix Goncourt 2014. C'est dans l' histoire de la guerre d'Espagne que s'inscrit la mémoire familiale de l'auteur, qui recueille les souvenirs de sa mère réfugiée en France, après la défaite des républicains.

Or, dès ses premières pages, Lydie Salvayre introduit dans le récit maternel le témoignage de Georges Bernanos:

" - je l' écoute me dire ses souvenirs de la lecture parallèle que je fais des "Grands Cimetières sous la lune " de Bernanos assombrit et complète. Et j'essaie de déchiffrer les raisons du trouble dont je crains qu'il ne m'entraîne là où je n'avais nullement l'intention d'aller."

On a quelque peu oublié aujourd'hui : Georges Bernanos. On vît bien en 1987 "Sous le Soleil de Satan" le film de Maurice Pialat tiré d'un de ses romans, mais c'est déjà loin.

Étudiant , il avait été camelot du roi, militant de l' Action française et admirateur de Charles Maurrat. Et, même si attaché à celui-ci que, lorsqu'en 1926, ses idées furent condamnées par le pape Pie XI, Bernanos, resta fidèle à son maître, jusqu'au moment où, au début des années trente, il s' aperçut qu'il n'avait plus de langue commune avec lui.

Resté monarchiste, resté fidèle à l' antisémite : Edouart Drumont, il demeurait un homme de droite, mais un homme de droite sans parti, inclassable, vitupérant les "bien-pensants", réfractaire à la démocratie chrétienne et à la démocratie parlementaire, chantre d'une ancienne France d'avant l'industrialisation et la prolétarisation du peuple. Un déphasé, un démodé,mais à l' accent inimitable de tendresse comme dans "son journal d'un curé de campagne" publié en 1936, et qu'il a écrit à Palma de Majorque, où toujours sans un sou il s' était installé avec les siens deux ans plus tôt.

C'est là, aux Baléares, qu'il devient témoin de la guerre civile espagnole qui éclate le 18 juillet 1936. Au début du conflit ses sympathies se portent naturellement vers les insurgés et le général Franco. Il est fier que son fils Yves , qui a moins de dix-sept ans , se soit engagé dans la Phalange , et " se conduit admirablement sur le champ de bataille".

Cependant, écrira-t-il, ses illusions "sur les intentions de Franco n'ont pas duré longtemps".

À Majorque, qu'il considère comme un lieu pacifique,où on n'aurait pas trouvé "cent communistes réellement dangereux", il assiste à une impitoyable " épuration préventive", une systématique extermination des suspects".

Des gens sont tirés de leur lit, en pleine nuit, conduits au cimetière," abattus d'un balle dans la tête et brûlés en tas un peu plus loin".

Devant ces massacres qui vont se perpétuer, que dit le clergé ?

Que dit l' Eglise, son Eglise à lui, Bernanos ?

Rien !

" J'écris donc en langage clair, que la Terreur aurait depuis longtemps épuisé sa force si la complicité plus ou moins avouée, ou même conscient, des prêtres et des fidèles n'avaient finalement réussi à lui donner un caractère religieux".

Bernanos sait bien que la guerre civile est la plus cruelle des guerres et que, dans le camp d'en face, chez les républicains, la violence se manifeste aussi au nom de principes sacrés, quand elle n'est pas de la violence pour la violence , une frénésie. Mais il se sent tenu lui, le chrétien, le monarchiste, de dénoncer les massacreurs de son camp, les silences des évêques, quand ce n'est pas leurs encouragements aux épurateurs.

Dans son ouvrage " Les Cimetières sous la lune",

, il décrit les scènes de la Terreur organisée par les nationaux et il dit son dégoût des complicités ecclésiastiques, pour lesquelles Franco conduit la Croisade:

" Les Forces de Dieu contre les forces du Mal ".

Lydie Salvayre note: " Simone Weil , jeune agrégée de philosophie, envoya à Bernanos une lettre d'admiration qu'il conserva dans son portefeuille jusqu'à ses derniers jours. Au début d'août 1936, la jeune philosophe, si peu douée pour les armes, avait pris le train pour Barcelone afin de s'engager aux côtés des républicains.

Elle aussi devait avoir son idéal sérieusement ébranlé par la barbarie de la guerre civile, l' absence de toute réprobation à l' égard du sang inutilement versé.

Lydie Salvayre a su admirablement dépeindre ces déchirures de la chair et de l'esprit dans cette "odeur de guerre civile, de sang et de terreur", qu'avait respiré Georges Bernados dans une Espagne calcinée.

Raphaêl Winock

( Historien)

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Commentaire ajouté par caribou33 2018-03-14T18:16:24+01:00

Je me souviens aussi, étant gosse durant les années soixante, avoir entendu mes parents surtout ma mère rappeler ces années de Terreur, l'angoisse de faire partie de cette liste de ceux et celles qui avaient droit en pleine nuit à un contrôle d'identité qui finissait de façon tragique.

Raphaël Winock aurait pu aussi rappeler l'impact de certains prêtres, qui au préchoir en messe inciter à tuer ces "mauvais sujets " qui étaient appelés :

" Les Rouges" .

Comme le rappelle l'historien, une Croisade des forces de Dieu contre les forces considérées comme celles du Mal, qui regroupait généralement un peuple espagnol qui souhaitait uniquement un meilleur avenir en défendant cette jeune république espagnole en péril.

Lydie Salvayre, dans son ouvrage nomme certains de ses persécutés dans le doute :

" les mauvais pauvres"..

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Commentaire ajouté par caribou33 2018-03-15T11:53:48+01:00

Pour mieux assimiler ce que la narratrice appelle : "les mauvais pauvres ", il faut bien connaître l'état de cette Espagne de la moitié de ce XIX° siècle .

En ayant lu auparavant: la Guerre d'Espagne, écrite par des envoyés spéciaux, historiens, journalistes, étrangers au conflit qui nous rapportent leurs conclusions de façon neutre de cette partie de l'histoire de l'Espagne de cette époque.

Ci-dessous , un extrait que je viens de poster sur cet ouvrage (La Guerre d'Espagne), concernant ces "mauvais pauvres", (pages 21 et 22 du tome I).

Post-scriptum : le titre exact est Guerre d'Espagne et non Guerre civile d'Espagne, que j'ai déjà signalée maintes fois et qui n'a pas encore été rectifié.

https://booknode.com/la_guerre_civile_d__espagne_02506345/extraits

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Commentaire ajouté par caribou33 2018-03-25T15:09:28+02:00

Autant j'ai adoré son ouvrage " Pas pleurer", autant celui-ci m'ennuie. Je me suis quelque peu forcé pour lire les quarante premières pages qui se réitèrent d'adjectifs aussi innommables les uns que les autres envers ce riche businessman des milieux affairistes, sans aucun intérêt à découvrir..

De plus,comment peut-on travailler pour un tel personnage qui inspire autant de dégoût ?

Le fait est, que j'ai sauté volontairement pas mal de pages à partir de la quarantième et comme je me suis aperçu que le ton de ce livre restait toujours identique, je préfère dans ces conditions, passer à autre chose et changer de lecture.

Pour finir ma critique, je vais mentionner la préface de l'auteur pour ce livre :

Je. Qui ça?

Samuel Beckett, L'innommable.

Innommable, aurait bien pu être le titre de ce bouquin. :lol:

Je suis désagréablement déçu de cette narratrice que j'avais découvert en lisant : Pas Pleurer .

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Commentaire ajouté par Mietje 2018-06-29T17:21:02+02:00

J'ai lu ce livre avec plaisir particulièrement les réflexions pleines de bon sens du personnage principal. Par contre les réflexions dans le café sont choquantes dans ce récit par leur vulgarité et leur répétition. Elles coupaient la beauté du texte en italique !! Lu quand même avec plaisir.

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On parle de Lydie Salvayre ici :

Le Steampunk
2015-08-23T15:08:54+02:00
Prix Goncourt 2014
2014-11-05T13:05:24+01:00
26e Fête du livre de Bron
2012-03-01T21:57:57+01:00
Magazines culturels et littéraires
2011-09-07T20:07:18+02:00

Dédicaces de Lydie Salvayre
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Seuil : 6 livres

Points : 3 livres

Gallimard : 1 livre

Éditions Perrin : 1 livre

Cadex : 1 livre

Verticales : 1 livre

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