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Toutes les séries de Michel Tremblay

9 livres
40 lecteurs

En 1913, à Sainte-Maria-de-Saskatchewan, Rhéauna apprend de sa grand-mère que sa mère souhaite l'avoir près d'elle à Montréal. Il lui faudra quitter cette famille d'adoption où, en compagnie de ses sœurs Béa et Alice, elle grandit entourée d'amour, au milieu d'infinis champs de maïs.

En trois jours et trois rêves, elle va traverser le continent et rencontrer des personnages aux ailes felliniennes. À son arrivée à Montréal, une des pages les plus importantes de sa jeune vie aura été tournée: Nana n'ira plus entendre pousser le maïs dans la nuit en craignant l'œil du Grand Manitou. Ce qui l'attend, au-delà du bonheur fragile de retrouver sa mère, n'a pas encore de nom en elle.

Tous les livres de Michel Tremblay

22 notes
88 lecteurs

Les quatre personnages de cette cantate du désespoir sont les instruments d'une partition musicale parlée. Seuls leurs mots entremêlés, tricotés les uns aux autres, nous parviennent du fond de leur abîme, écorchés comme leurs vies et lyrique comme leurs âmes. Quand monte cette musique de chambre douloureuse, traversée par un malström de passions destructrices, on prend la mesure de la misère de Marie-Lou: entre la prison du travail qui abrutit son mari Léopold et l'enfer qu'est devenu leur couple, que lui reste-t-il?

10 notes
26 lecteurs

Albertine a 70 ans. Arrivée dans une maison de retraite où on l'abandonne, elle devra faire face à un passé trouble, et revoir le chœur des femmes qu'elle a été : la femme passionnée et pleine d'espoir de ses 30 ans, la femme enragée et dépressive des 40 ans, la femme gourmande de la vie et souriante des 50 dd, et la femme démolie et droguée des 60 ans. Avec Madeleine, « leur » sœur, les cinq Albertine dialoguent entre elles et font le bilan d'une vie brisée par la rage et la déception.

12 notes
57 lecteurs

La petite enfance de Michel Tremblay contient en germe la sensibilité et l'émotivité si vives de l'oeuvre à venir. Quand il ouvre le tiroir de ce paradis perdu, les trésors qu'il découvre sont plus vivants et plus savoureux que jamais, parce que plus de cinquante ans ont passé, qui les ont affinés en vibrants récits. C'était l'époque où la magie du père Noël opérait encore et où les gentils mensonges des adultes tenaient lieu de vérités : ceux de son frère Jacques et de sa marraine Robertine, ceux de son oncle Josaphat et de sa grand-mère Tremblay, mais surtout ceux de sa mère Nana, qui mêle bonne et mauvaise foi avec un égal bonheur et dont le rire sonore fuse à travers tout l'univers de l'écrivain.

1 notes
4 lecteurs

Après 3 mois d’absence en Europe, Serge revient au pays revoir son père Armand, ses deux tantes un peu cinglées, Charlotte et Gilberte ainsi que ses quatre sœurs : Lucienne, mariée à un « anglais successful » et amante d’un ami de Serge, Denise, dont le plus grand plaisir est de manger, Monique, addict au « pelules »… et surtout Nicole…

1 notes
5 lecteurs

Seul à New York, Jean-Marc confesse, dans une lettre à son ami psychanalyste à Paris, l'émoi qui le secoue. Le secret qui lui empoisonne inconsciemment l'existence depuis l'enfance appartient à l'obligatoire théâtre familial, régi par les lois inexorables du sang et de l'héritage génétique. Quels liens rapprochent et séparent frères aîné et cadet ? Le secret le mieux gardé de Jean-Marc devient une inoubliable histoire à fleur de peau, troublante.

1 notes
12 lecteurs

À la fois obsédée et déprimée par son problème de poids, Laura Cadieux attend ses injections hebdomadaires de réduction de poids. Elle rencontre ainsi une variété de gens qui ont le même problème qu'elle. Entre-temps, sa meilleure amie, Madame Therrien, fouille la ville pour retrouver son fils, ne sachant pas qu'il est en sécurité avec Laura.

2 notes
13 lecteurs

Tome 1

La grosse femme d'à côté est enceinte

Le roman se déroule sur une seule journée, le 2 mai 1942, dans un quartier de Montréal. Une famille entoure une femme enceinte, la femme de Gabriel, fils de Victoire et frère d'Albertine (mère de Marcel et Thérèse), et d'Édouard, vendeur de chaussures obèse.

Plusieurs voisins les entourent : les prostituées Mercedes et Béatrice, et une marchande dont le chat se nomme Duplessis.

Trois mystérieux personnages de femmes en train de tricoter, qui semblent veiller sur la destinée de cette famille, rappellent les trois Parques et ouvrent le roman sur le fantastique.

10 notes
61 lecteurs

Au coeur du Plateau Mont-Royal, ce quartier populaire de Montréal qui prend des allures de véritable microcosme social ; une femme de quarante-deux ans, enceinte de sept mois, devient le centre d'un monde réaliste et fantasmagorique. Dans la journée du samedi 2 mai 1942, alors que tourbillonnent émotions et drames de la vie privée, le romancier met en place, avec un grand bonheur d'écriture, les acteurs du premier tome du puissant cycle romanesque des Chroniques du Plateau Mont-Royal.

4 notes
10 lecteurs

Le conte, régi par des lois immuables, se veut une mise en récit sobre d'un univers enchanteur. Même transposé à l'écrit, il conserve tout le charme d'un cérémonial. Au contraire, la légende se propage au gré des faits historiques et se renouvelle à travers les âges. Des pionniers de la tradition tels que Beaugrand et Fréchette ainsi que les tenants de la modernité québécoise comme Tremblay, Hébert,Ferron et Leclerc ont su, en perpétuant par l'écriture de nos histoires de chasse-galerie, de loups-garous et les hauts faits de nos héros, redonner à la légende le sens premier de son étymologie latine : qui doit être lu.

6 notes
29 lecteurs

4ème de couverture :

J'avais entre seize et dix-neuf ans lorsque j'écrivis les "Contes pour buveur attardés" [...] Je rêvais secrètement de devenir écrivain, j'étais malheureux parce que convaincu que ça ne se produirait jamais. [...] Ces contes se passent à toutes les époques sauf à la nôtre, et dans tous les pays, sauf le mien, parce que je n'étais pas encore prêt à affronter les choses qui comptaient vraiment pour moi, surtout le fait que j'étais en train de rater ma vie.

UN PEU PLUS SUR CE LIVRE :

Michel Tremblay n'avait pas encore vingt ans lorsqu'il a écrit les contes qui composent ce recueil et qui allaient être publiés quelques années plus tard, en 1966, aux célèbres Éditions du Jour. Mais, comme le signale Tremblay lui-même dans son avant-propos, on peut déjà déceler dans ces premiers textes certains des thèmes qui reviendront dans ses pièces ou ses romans : l'homosexualité dans « Angus ou la lune vampire », l'inceste dans « La dernière sortie de Lady Barbara », la critique sociale dans « Le diable et le champignon », la dérision dans « Monsieur Blink » ou encore dans « Le dé ». En lisant ces Histoires racontées par des fumeurs, puis ces Histoires racontées pour des buveurs, on entre dans l'univers du fantastique auquel reviendra d'ailleurs Michel Tremblay pour donner à la littérature québécoise son premier roman fantastique contemporain, La cité dans l'oeuf, publié en 1969.

[http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=8889&def=Contes+pour+buveurs+attard%C3%A9s%2CTREMBLAY%2C+MICHEL%2C9782894061343]

4 notes
11 lecteurs

Après la festive série mémorielle livrée au début des années 1990 - Les vues animées, Douze coups de théâtre et Un ange cornu avec des ailes de tôle -, qui racontait les plaisirs d'une enfance marquée par les films, les pièces de théâtre et les livres, Michel Tremblay nous a comblés en 2002 avec Bonbons assortis, livre consacré à ses tout premiers souvenirs d'enfance - notamment les « Preuves irréfutables de l'existence du père Noël » et les « Petits Chinois à vendre ».

L'enfance étant un coffre aux trésors inépuisable, l'auteur des Chroniques du Plateau-Mont-Royal nous replonge aujourd'hui dans l'innocence de ses cinq, six, sept, huit, neuf et dix ans. Il revit ses échanges avec sa mère au sujet d'un petit Jésus de plâtre trop gros pour la crèche familiale, avec sa tante Tititte sur les usages corrects et incorrects du pronom tu, avec mademoiselle Karli - son enseignante - à propos du comportement d'Hérode dans l'Évangile selon saint Matthieu, avec l'amie Ginette sur le compte de Bambi et de Walt Disney, avec grand-maman Tremblay sur les livres sans images et sur sa tante Robertine qui ne lit jamais, avec sa mère, de nouveau, à propos du troisième secret de Fatima.

Menés exclusivement en mode dialogué, ces récits pétillants d'innocence mettent en scène des interlocuteurs rivalisant de mauvaise foi, malgré

l'affection manifeste qu'ils portent tous à l'enfant de la Grosse Femme.

Conversations avec un enfant curieux constitue une leçon sur l'art du dialogue, par un maître de la conversation : de nouveaux bonbons assortis, saveurs exquises et bonheurs fondants. Plaisir assuré.

1 notes
18 lecteurs

La grande Duchesse de Langeais ne régnera plus sur les nuits chaudes de la Main. La reine des travestis, qui a tout enseigné aux créatures du célèbre cabaret Coconut Inn, trouve la mort en plein cœur du red light de Montréal. Mais Édouard, son alter ego diurne, laisse en héritage le précieux journal de son voyage à Paris en 1947. La ville qui a nourri son imaginaire pendant si longtemps, par les romans de Zola et de Balzac, par les chansons de Lucienne Boyer, par les films de Pierre Fresnay, s'incarne dès son arrivée gare Saint-Lazare. C'est à sa belle-sœur, la Grosse Femme, qu'il destine son journal, mais devant tant de beautés et d'émotions fortes, la solitude pèsera bien lourd sur les épaules de la Duchesse.

renaud-bray.com

2 notes
10 lecteurs

Les douze récits ici représentés marquent autant de jalons dans l'un des plus grands dramaturges de la francophonie.

À travers les yeux d'un Michel Tremblay âgé de six, de douze, puis de dix-sept ans, maintenant un jeune homme, bientôt un écrivain, le Montréal des années cinquante reprend sa vie.

De "Babar le petit éléphant" à "L'Enlèvement au sérail", son éducation culturelle suit un parcours capricieux, gourmand, éclectique, que le lecteur est à son tour invité à emprunté.

"Douze coups de théâtre" est un livre hybride et jubilatoire. Du roman, il a gardé le goût du récit bien construit. Du théâtre, l'art de ménager ses effets. De l'autobiographie, le souci d'une sincérité sans fard

9 lecteurs

En pièce détachés

Au début de la révolution tranquille, les femmes prennent de plus en plus de place dans la société. En effet, ce n’est plus les hommes qui font vivre la famille. Voilà sans doute ce qui guide Michel Tremblay dans En pièce détachés, une pièce de théâtre qui met en scène Thérèse, une femme victime de fatalité, qui est la seule salarier de la maison. Dans cette pièce, publiée en 1966, Thérèse peut être perçu comme une fille sans avenir en raison de son impuissance dans son destin. Elle peut aussi être vue comme une fille ayant énormément de potentiel qui lui permettrais d’influencer les autres pour avoir ce qu’elle désire le plus.

À première vue, dans En pièce détaché de Michel Tremblay, Thérèse est victime de fatalité puisqu’elle est impuissante vis-à-vis son destin. En effet, elle est incapable d’atteindre son idéal de travail. Elle s’est fait renvoyé du restaurant Nick's pour ensuite atterrir dans un petit bar sur la rue St-Laurent. Elle est prête à tout pour revenir chez Nick’s: «Pierrette [...] c’est icitte que chus t’heureuse!...» (p. ). Ce dialogue entre Thérèse et Pierrette montre que Thérèse veut revenir Chez Nick’s et qu’elle ne veut pu travailler au Coconut Inn. En raison des niaiseries qu’elle a fait dans le passer cher Nick’s, elle ne peut revenir travailler là. À ses yeux, c’est le seul emploi qui lui permettrait de rembourser toute les dettes qu’elle doit à Maurice. Bref, Thérèse n’arrive pas à atteindre ses désires, ce qui la rend impuissante par rapport à sa fatalité.

Toutefois, Thérèse n’est pas victime de la fatalité, car elle est capable de prendre des décisions et de manipuler les autres pour obtenir ce qu’elle veut. En effet, Thérèse marche sur la tête de tout le monde pour arriver à ses fins : « t’as marché sur la tête de toutes les filles […] pour avoir ma job! Au moins avoue-lé! » (p. ). Cette citation montre qu’elle est prête à tout pour obtenir l’emploi qu’elle désire. De plus, l’utilisation des points...

2 lecteurs

Michel Tremblay a de qui tenir : elle avait de l'imagination et un grand sens du drame, la merveilleuse Nana, sa mère, à qui il rend un hommage aussi drôle que touchant dans Encore une fois, si vous permettez. Créée par la muse de Michel Tremblay, la comédienne Rita Lafontaine, et son metteur en scène fétiche, André Brassard, cette belle pièce campe en quelques tableaux révélateurs les conversations animées entre un personnage alter ego de l'auteur, saisi à cinq âges différents, et sa pittoresque maman. Les lecteurs d'Un ange cornu avec des ailes de tôle retrouveront avec bonheur l'humour délicieux et l'attachante figure maternelle qui habitait déjà ce recueil autobiographique de Tremblay. "Les affaires sont jamais assez intéressantes pour qu'on les raconte telles quelles", aimait à dire ce personnage truculent et éminemment théâtral. Dans cette courte pièce à la forme toute simple pour laquelle le plus célèbre des dramaturges québécois a reçu un Prix Chalmers, Tremblay fait revivre sa mère dans toute sa couleur. Des dialogues savoureux, une réflexion, sur un mode léger, sur les relations filiales, la mort et le rôle de l'art, ainsi qu'une finale émouvante, où le fils reconnaissant se permet de tricher avec la réalité - comme aimait tant le faire sa Nana - font de Encore une fois, si vous permettez l'une des pièces les plus attachantes de l'auteur des Belles-Sours.

1 lecteurs

Quand on est encore adolescent, et différent des autres sur le plan sexuel, quand on doit affronter dès le plus jeune âge les préjugés et les inquiétudes de ses parents et de ses éducateurs, certains mensonges semblent nécessaires pour survivre et rester soi-même.

Deux garçons de seize ans, Jean-Marc et Manu s’aiment. Ils s‘aiment, luttent, et veulent vivre heureux. Mais voilà que tout le monde se mêle de leur vie.

1959 et 2009, des temps différents, des sociétés différentes. Mais il faut se rendre à l’évidence : rien ne change vraiment.

Les enfants incompris, chez qui on sème le doute, qu’on tente de brimer et de « redresser », des enfants qui jour après jour doivent affronter les préjugés les plus absurdes, en qui on insinue la peur en les présentant comme des parias et des criminels. Ces enfants sont forcés de vivre dans le mensonge, face à une réalité fragmentée, jusqu’au jour où ils se rendent compte que tous ces mensonges sont inutiles.

Fragments de mensonges inutiles est un cri d’alarme poussé par un auteur lucide et courageux pour qui l’incompréhension et les préjugés sont trop souvent la marque d’une société qui, encore aujourd’hui, a toutes les misères du monde à accepter la différence.

1 notes
3 lecteurs

Une cantatrice québécoise, Patricia Pasquetti (ou Paquette pour les SIENS), revient de Paris où elle a poussé une fausse note à l'Opéra Bastille. Sa voix n'étant plus ce qu'elle était, elle souhaite digérer les mauvaises critiques. Sa fille, comédienne, subira les assauts répétés de sa mère qui la trouve médiocre. L'arrivée de la mère de Patricia, également comédienne, changera la donne. Les trois générations d'artistes dresseront le bilan de la situation des arts au Québec et ailleurs, sous l'œil du pianiste-accompagnateur et quasi esclave de la diva déchue.

1 notes
9 lecteurs

Réalisateur consacré, Simon Jodoin voit sa vie basculer à la fin d'un tournage lorsque, dans son oreille, se met à siffler un bruit étrange, semblable à celui d'une bouilloire, qui se transforme en une véritable obsession.

Impuissant à contrôler l'émotion fébrile qui s'empare de lui, il vit un réel film d'angoisse dont il est à la fois l'acteur et le metteur en scène.

Le récit de cette expérience traumatisante, sous la plume d'un généreux écrivain, devient tout un cinéma.

2 lecteurs

Contient : La Traversée du continent, La Traversée de la ville, La Traversée des sentiments, Le Passage obligé, La Grande Mêlée, Au hasard la chance, Les Clefs du Paradise, Survivre ! Survivre !, La Traversée du malheur.

• La Traversée du continent

• La Traversée de la ville

• La Traversée des sentiments

• Le Passage obligé

• La Grande Mêlée

• Au hasard la chance

• Les Clefs du Paradise

• Survivre ! Survivre !

• La Traversée du malheur

(Source : Actes Sud)

1 notes
12 lecteurs

Après {La Grosse femme d'à côté est enceinte} et {Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges}, paraît le troisième volet des {Chroniques du Plateau Mont-Royal} de Michel Tremblay. Nous retrouvons les mêmes personnages : Victoire, la grosse femme, Albertine et leurs enfants, mais surtout Edouard, pivot de ce livre. Trois générations se côtoient, s'observent, se déchirent. Edouard nous entraîne dans le milieu du théâtre montréalais des années 40 et de ses célébrités, et nous suivons avec jubilation Edouard et tous les autres dans leurs frustrations, leurs révoltes, leurs folies et leurs extravagances. Un livre à lire et à faire lire, plaisir doublé par la langue de Tremblay, celle du petit peuple québécois.

2 notes
16 lecteurs

Au coeur du Plateau-Mont-Royal, ce quartier populaire de Montréal qui prend des allures de véritable microcosme social, une femme de quarante-deux ans, enceinte de sept mois, devient le centre d’un monde réaliste et fantasmagorique. L’histoire se passe dans la journée du 2 mai 1942. Alors que tourbillonnent émotions et drames de la vie privée, le romancier met en place, avec un grand bonheur d’écriture, les acteurs du premier tome du puissant cycle romanesque des Chroniques du Plateau-Mont-Royal.

2 notes
30 lecteurs

Présentation de l'éditeur

"J'avais dix-huit ans, j'étais vierge et j'en avais assez de sublimer en rêvant dans mon lit à des êtres inaccessibles ou en tripotant dans l'ombre des parcs publics des corps fugitifs qui n'étaient pas là pour l'amour mais pour la petite mort qui dure si peu longtemps et qui peut être si triste quand elle n'est agrémentée d'aucun sentiment. " Pour l'amour, Jean-Marc se dit qu'il est grand temps de sauter le pas. Ce sera cette nuit-là. Au cœur de Montréal, de bar en bar, du café El Cortijo au cabaret des Quatre Coins du Monde, Jean-Marc dérive et se cherche aux bras de ses princes charmants, Alan, un jeune bourgeois réservé, et François, chanteur-guitariste libéré...

Quatrième de couverture

Une soirée d'opéra qui se transforme en odyssée nocturne au coeur de Montréal, et voilà le narrateur de cette histoire, cynique Candide, courant à la perte... de sa virginité. Du café El Cortijo au cabaret des Quatre Coins du Monde, Michel Tremblay nous invite à refaire le parcours initiatique d'un jeune " beatnik ", et à découvrir avec lui un monde burlesque de folie et de transgression, où les passions se déchaînent, où partout éclatent le mensonge et la vérité dans l'urgence du désir. L'amour et le plaisir seront-ils au bout du voyage, dans la Nuit des princes cbarmants ? C'est ce que nous dévoile, avec humour et dérision, l'auteur d'Un ange cornu avec des ailes de tôle et des Chroniques du Plateau Mont-Royal. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

8 lecteurs

Pendant qu'à Paris les événements de mai 1968 tournent au drame et qu'à Montréal se mettent en branle les préparatifs de l'Osstidcho qui va révolutionner la musique rock au Québec, Céline Poulin entre dans une passion amoureuse qui va incendier sa destinée et la conduire à se confier à un nouveau cahier, plus consciente désormais des morsures fulgurantes de la vie et de l'écriture qu'elles inspirent. Si elle peut aimer, comment pourrait-on l'aimer, elle, la naine du restaurant Sélect ? Au sommet de son art, Michel Tremblay accueille Céline dans la galerie des grandes voix de son univers : elle partage désormais la scène avec Nana, Albertine et Marie-Lou.

1 notes
16 lecteurs

Au cœur du quartier latin de Montréal, Céline Poulin sert de nuit des hamburger platters et des spaghettis à la faune des étudiants paumés, des travestis, des putes et des folles de la Main, ce boulevard Saint-Laurent mal famé. En aidant une étudiante à passer une audition, elle met en marche une bombe à retardement. A fréquenter les aventuriers du théâtre des Saltimbanques, où un jeune metteur en scène prometteur monte Les Troyennes d'Euripide, Céline Moulin voit s'ouvrir devant elle un monde de faux-semblants et d'espoirs déçus, proche de l'incurie de sa mère alcoolique et tyrannique. Lorsque le metteur en scène veut lui confier le rôle de la suivante d'Hécube, le sort en est jeté. Entre le théâtre d'Euripide et celui de la Main de Montréal qui se prépare pour l'Exposition universelle de 1967, le souffle balzacien de Michel Tremblay donne la parole à des personnages plus grands que nature, pour qui la vie est une comédie qui cache une tragédie cruelle et impitoyable.

1 notes
9 lecteurs

À l'été de 1967, Montréal brille de tous ses feux pour accueillir l'Exposition universelle, Le général de Gaule, se voulant le sauveur des cousins du Nouveau Monde, vient soudain mettre le feu aux poudres en prononçant son historique. Vive le Québec libre! , Voilà sur quel fond de scène Michel Tremblay, dans ce second volet des Cahiers de Céline, brosse à traits vifs et pétillants, emportés par un air de carnaval, une chronique du red-light de Montréal, la Main devenue le boulevard des Mille et une nuits et des Mille et un plaisirs, des plus interdits aux plus inavouables. La galerie de personnages qui vivent dans les coulisses sulfureuses du Boudoir, maison close pour hommes avertis, nous montre l'envers du décor: derrière la métropole grimée pour la fête, des destins ébréchés, des lignes de vie brisées et rapiécées parmi quelques instants de paradis volés à l'enfer des désirs. Avec une cinquantaine de pièces de théâtre, de romans et de récits, l'oeuvre de Michel Tremblay continue d'enchanter et d'émouvoir. Son écriture plonge dans les entrailles de Montréal, où bouillonne au naturel l'impitoyable dramaturgie de la comédie humaine.

1 notes
13 lecteurs

Ce roman, à travers l’épaisse chimère des incompréhensions quotidiennes, des facéties d’une société faussement compréhensive, à travers des pudeurs retenues et des évocations émouvantes, nous livre l’intimité d’un couple homosexuel, les joies et les difficultés d’une paternité exercée à deux, la tendresse renouvelée d’amours heureusement bienfaisantes et originales.

9 lecteurs

Quatrième de couverture

Ici, le couple du Coeur découvert (Babel ne 167), roman des amours heureuses, éclate : Mathieu, après dix ans de vie commune, déménage et met un terme à une relation qui s'était étiolée. Jean-Marc, entre effondrement et désespoir, donne corps au seul projet possible : il part pour Key West, et là, dans la capitale des artistes et des prix Pulitzer peu à peu devenue le mouroir de l'Amérique, il apprend à accepter la douleur et tente d'affronter le sentiment de culpabilité qui l'assaille.

1 notes
1 lecteurs

Seul à Key West, alangui, le dramaturge des Belles-Sœurs replonge avec une certaine anxiété dans une pièce en hommage à Tchekhov, projet resté en rade il y a plusieurs années et toujours, en son cœur, à terminer. Après doutes et tergiversations, il décide de relire Cher Tchekhov tout en la commentant, puis d’en poursuivre l’écriture. Il s’y remet avec la peur de ne pas pouvoir aller, cette fois encore, au bout du défi qu’il s’était initialement lancé. Pourra-t-il éviter ce qu’il appelle « la grande maladresse » qui l’avait conduit à arrêter la pièce après quatre-vingts pages, bloqué, désarçonné, décontenancé qu’il était par des personnages n’arrivant pas à lancer leurs coups de gueule, ces explosions de colère et de violence qui constituent pourtant sa signature ?

C’est la trajectoire de cette réconciliation qui conduit le lecteur à partager avec le dramaturge les corrections et les reprises, sorte de making of d’une pièce inédite, dont l’enjeu est d’arriver au terme de sa gestation et non d’être jouée. Le tout se passe entre cinq couchers de soleil qui font voir comment la réalité de Key West a changé depuis trente ans ; comment une génération a déserté ce repaire d’artistes, celle-là même qui en constituait la faune intellectuelle, bohème, homosexuelle ; comment le boom touristique a complètement transfiguré le visage de la ville insulaire au fil des ans et des ouragans. À travers ces bouleversements demeurent pourtant les fameux couchers de soleil, qui continuent d’illuminer le ciel des Keys de ses fresques voluptueuses et oniriques. Le peintre d’aquarelles qu’est Tremblay y trouve chaque fois son compte, encore et encore, et nous aussi…

1 lecteurs

Une fois arrivée au Paradis, Nana ne perd rien de sa verve ni de sa mauvaise foi, de son sens du théâtre ni de ses réparties assassines! Sans doute à droite d'un Dieu - qu'elle appelle le Noyau Central faute de mieux! - dont elle n'a jamais vu le bout du nez, elle a la surprise de se retrouver entre sa belle-mère, toujours aussi critiqueuse, et sa propre mère, Maria Desrosiers... «Qui c'est qui a envie de passer le reste de son éternité entre sa mère pis sa belle-mère?» La Grosse Femme côtoie maintenant une famille «reconstituée», dans un au-delà surréaliste et poétique où Michel Tremblay conjugue avec un plaisir coupable humour et gravité, dérision et auto-dérision.

1 notes
6 lecteurs

À 76 ans, Marcel a l’âme d’un enfant et le talent d’un artiste. Mers inventées ou montagnes omniprésentes, il peint des horizons monomaniaques, hanté par son environnement depuis que l’asile du coin a fermé et qu’on l’a laissé sortir. Rattrapé par ses cauchemars, Marcel commence un journal, tentative d’apprivoisement des mots, de sa propre folie, de sa mémoire pleine de rage et de fureur.

Avec cette variation d’une grande douceur sur l’évaporation du temps et la terrible violence faite à une âme simple, Michel Tremblay signe le roman funambule et bouleversant d’une vie volée.

(Source : Actes Sud)

1 notes
10 lecteurs

Montréal, 20 juin 1952, jour de la fin des classes et du solstice d'été. Pour le fils de la Grosse Femme, c'est aussi jour d'initiation : avec son cousin Marcel, le simple d'esprit aux histoires fabuleuses, il verra cette journée fertile en événements devenir un kaléidoscope d'émotions en assistant à la naissance de l'été et de l'amour. D'un coup, le réel change d'octace, et la magie de l'imagination vient décupler son sentiment d'exister. Côtoyant sa mère, sa tante Albertine, ses cousines, le frère Martial qui fait la classe, et les amis réels et imaginaires de Marcel - Peter Pan et Dupessis, le chat invisible -, le fis de Grosse Femme sent que la fin des classes signifie aussi la fin d'un monde : demain, rien ne sera plus comme avant, au bout de l'enfance en allée.

2 lecteurs

À la manière d'Alice dans le terrier du Lapin blanc, François Laplante fils est entraîné malgré lui dans une étrange aventure quand cinq acteurs de la faune la plus bizarre du redlight de Montréal vont lui confesser leurs secrets inavouables. D'un coup, sa vie bascule comme dans un roman gothique du XIXe siècle : est-il réellement victime d'hallucinations quand il écoute dans le musée du Diable ces cinq âmes en peine qui attendent littéralement l'heure de leur libération ? Bien malin qui dira si leurs souvenirs des grandes heures du quartier de la Main ne sont pas inventés par un esprit qui souffre joyeusement du syndrome de l'imposteur... Suivant l'art du funambule, Michel Tremblay joue de finesse avec les mirages du réalisme et les couleurs du fantastique, puisant dans un art de la composition qui a nourri les pages les plus lumineuses des Chroniques du Plateau-Mont-Royal

9 notes
27 lecteurs

À vingt-trois ans, Claude rêve de devenir écrivain. Sa première pièce met en scène trois personnages qui portent justement les noms de son père, de sa mère et de sa soeur, auprès desquels il a puisé son inspiration. Ses personnages prennent vie et côtoient leurs modèles; une fascinante confrontation s'ensuit, où s'agitent le double fond des choses, la multiplicité des perceptions et des réalités.

Où est le vrai monde lorsque chacun crie au mensonge?

34 notes
159 lecteurs

Quinze femmes ordinaires de l'Est de Montréal se réunissent pour un marathon de collage d'un million de timbres-primes. C'est dans la cuisine de la gagnante que se rencontrent et se confrontent sa famille et ses voisines, et bien vite la fête tourne au drame. Dans des tableaux exubérants et tragicomiques, elles font entendre leurs misères, leurs espérances, leur aliénation, leurs frustrations et leurs calomnies dans un délire amer. Créé au Québec en 1968 et jouée depuis en plus de trente langues, Les Belles-Sœurs est une pièce-culte du théâtre francophone.

2 lecteurs

Le Paradise est ce club du Red Light de Montréal qui, en 1930, accueille les vieux garçons dans un espace nommé le ringside.

C'est là qu'Edouard Tremblay aimerait bien faire son entrée dans le "grand monde", peu après son embauche comme vendeur de chaussures sur l'avenue du Mont-Royal.

Car à presque dix-huit ans, il est déjà emporté par le double qui l'habite, cette duchesse de Langeais qui deviendra son personnage de folle des nuits de la métropole.

Et c'est aussi au Paradise que travaille la mère de Nana, Maria Desrosiers, toujours aux prises avec "cette boule dans la gorge, ce poids sur son cœur".

Autour d'elles s'agitent les membres des deux familles, à la merci de ce "maudit destin qui ne mène jamais où on veut aller" : Ti-Lou et Maurice, Victoire et Télesphore, Albertine et Madeleine, Teena, et l'inconsolable Josaphat-le-Violon, qui se réfugie à l'asile Saint-Jean-de-Dieu.

2 notes
13 lecteurs

Une clairière ensoleillée… Le clapotis d’un ruisseau s’écoulant dans le sous-bois…Le gazouillis des oiseaux dans le feuillage… Tout semble si paisible, si parfait, comme dans les contes de fées qui berçaient notre enfance. Rien ne laisse présager le cauchemar qui se prépare.

Un Petit Poucet, déguisé en Chaperon Rouge, parcourt le sous-bois… Sa rencontre avec la gamine aux galettes va mettre le feu à la clairière. Ces deux-là ne sont pas faits pour s’entendre et l’arrivée du loup affamé ne va certainement pas arranger les choses.

Nous sommes très loin des versions idylliques qui enchantaient nos rêves. Les personnages se révèlent sous un jour beaucoup moins féerique que celui que Charles Perrault a voulu nous faire vivre. Poucet, Chaperon, Cendrillon, Belle, Anne et autre Prince Charmant : les gentils, ne le sont pas tellement. Le loup et Carabosse sont peut-être les véritables héros. La mutation tourne au cauchemar, l’anarchie est proche.

Qui osera interrompre la rébellion et restaurer l’ordre dans la clairière enchantée ?

7 lecteurs

A Montréal, dans les années cinquante, le cinéma ne s'appelait pas cinéma.

On disait plutôt les " vues animées ", comme un écho aux motion pictures américaines. En douze récits autobiographiques et initiatiques, Michel Tremblay raconte ainsi sa découverte, enfant, des cinémas français, américain et québécois. Les Vues animées, c'est douze temps forts dans la formation d'une identité d'écrivain, douze scènes attachantes où la vie quotidienne d'un petit garçon du Plateau Mont-Royal s'alimente à la vie merveilleuse que déploient sous ses yeux Bambi, La fille des marais, Vingt mille lieues sous les mers, Cendrillon, Blanche-Neige et les sept nains, C?ur de maman, Les visiteurs du soir.

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Dans cette pièce qui se situe dans le prolongement des Chroniques du Plateau Mont-Royal, Marcel et Thérèse nous rappellent qu'ils sont nos cousins, deux enfants inconsolables qui paient le prix pour apprendre que la vie donnée est un mensonge, qu'il faut tout faire pour l'oublier, afin d'aller au-delà.

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Le critique Luc Boulanger a réalisé avec Michel Tremblay une série de dix-huit entretiens portant sur son oeuvre dramatique. Avec sa verve naturelle, l'auteur retrace la genèse de chacune de ses pièces, évoque les conditions de sa création, ses grands thèmes, la réception qu'elle a rencontrée.

Entre la confidence et l'analyse, les propos de Michel Tremblay permettent de découvrir l'exceptionnel parcours artistique d'un créateur qui, dès les années 1960, a radicalement renouvelé le théâtre québécois et qui continue aujourd'hui d'en être l'un des phares. Ces entretiens à bâtons rompus nous font rencontrer non seulement un écrivain lucide, qui nourrit une réflexion exigeante sur son art et sur la société, mais dévoilent aussi l'attachante personnalité de Michel Tremblay.

Luc Boulanger est journaliste, chef de pupitre et critique de théâtre à l'hebdomadaire Voir depuis 1990. Michel Tremblay est l'auteur d'une oeuvre qui compte quelque vingt-cinq pièces de théâtre et plus d'une quinzaine de romans et de récits.

7 lecteurs

Montréal, 1964. Ils sont là, les Gilles Vigneault, Félix Leclerc, Jean-Pierre Ferland, Monique Leyrac, Clémence Desrochers, Claude Léveillée, avec leurs chansons qui parlent de l'hiver, du froid, de la nuit et de l'amour. Dans ce Québec qui vit à l'âge d'or des boîtes à chansons, un jeune chanteur beatnik à la beauté du diable fait son apparition et connaît un début de carrière fulgurant. Trente ans plus tard, alcoolique et revenu de tout, il se souvient. Quarante-quatre minutes, quarante-quatre secondes, c'est la durée non-stop du seul disque qu'aura enregistré François Villeneuve. Dix chansons, dix drames, dix moments marquants dans la vie d'un homme tourmenté et déçu, pour lequel l'auteur de La Nuit des princes charmants a une infinie tendresse. Mêlant fiction et réalité, Michel Tremblay signe ici un magnifique roman, une méditation douce-amère sur les grandes espérances qui ne tiennent pas toujours leurs promesses.

2 notes
10 lecteurs

In Sainte-Carmen of the Main, Carmen - a character who appeared previously in «Forever Yours, Marie-Lou» - returns from Nashville, where she has been sent to "improve her technique" in yodelling. But not only does she improve her technique, she also begins to write her own songs whose lyrics speak directly to the people about their problems, in words they understand. This challenging and profound play poses the question: «It's fine to wake people up, but once they're awake, what do you do with them?»

2 lecteurs

Montréal, septembre 1935. L'univers de Michel Tremblay connaît des heures éblouissantes dans cette théâtrale saison de résiliences. S'il ouvre les tiroirs des vies difficiles et désenchantées du monde ordinaire, ce huitième chapitre de La Diaspora des Desrosiers fait voir aussi des existences qui s'accomodent du bonheur qui passe, toujours trop vite et presque trop tard: Tititte et le docteur Woolf, Théo et la belle Fleurette, Maria l'impétueuse en virée à Québec avec Fulgence, Teena et son fils surprise Ernest, Ti-Lou et ses cinquante paires de souliers kitsch, Édouard déguisé en femme pour la première fois et aspergé du parfum de gardénia. Tandis que Victoire arrache à son long silence des aveux terribles qui pourraient ébranler les colonnes du temple familial. Comment vivre et survivre? se demandent tous ces personnages, pris dans le lacis inextricable des âges et des sentiments, le cycle des voyages chimériques et des rêves d'enfant indociles.

5 notes
21 lecteurs

Entre les colombes et les vautours, Thérèse, Pierrette et Simone, les trois fillettes inséparables de l'école des Saints-Anges, ouvrent soudain les portes de la connaissance.

En quatre journées menées, au rythme d'une symphonie de Brahms, ces personnages rencontrent l'hostilité de mère Benoîte-des-Anges, marâtre et cruelle directrice, alors que vont bon train les préparatifs de la Fête-Dieu. Ce roman entre ciel et terre, où le mysticisme le dispute à l'hypocrisie et au mensonge, est le second tome des Chroniques du Plateau Mont-Royal. Son action, toujours dans le Montréal prolétaire de 1942, se situe un mois après les événements racontés dans La grosse femme d'à côté est enceinte

21 notes
97 lecteurs

Quarantième ouvrage de Michel Tremblay, ce récit raconte la construction de la culture littéraire de Michel Tremblay, de cette passion vraie, vibrante d'un auteur pour la littérature.

Un ange cornu avec des ailes de tôle, c'est ainsi que la mère de l'auteur le qualifie lorsque, enfant, il faisait l'ange pour obtenir quelque chose. De la mère, il est d'ailleurs grandement question d'ailleurs dans ce livre. Avant le petit Michel, elle s'est, elle aussi, laissée prendre aux rets de la lecture, des livres. Le coup de foudre déterminant pour la chose écrite viendra d'elle : d'un livre donné en cadeau et que l'enfant mettra temps et acharnement à décrypter. N'allons pas oublier les complices, une grand-mère paternelle qui vit dans ses livres, le père imprimeur - les livres, lui, il les imprime - et les grands frères.

«Quand on connaît les oeuvres de Tremblay, on sait comment les femmes ont eu une grande influence sur sa vie. Il en est de même pour la lecture. Sa grand-mère Tremblay lisait toujours. C'est sa mère qui lui fait découvrir Gabrielle Roy avec Bonheur d'occasion, un livre qui lui a donné le goût d'écrire sur les gens d'ici.»1

L'ange grandit, chacune de ses lectures débouche sur une autre lecture, monde ouvrant la porte sur d'autres mondes. Les classiques français, les romans policiers, les feuilletons, les tragédies grecques, la poésie, la littérature québécoise : il touche à tout, lit tout, s'intéresse à tout. Ce faisant, il apprend à se connaître, construit, en discutant de ses lectures avec sa mère, son propre sens esthétique, développe la capacité de défendre ses points de vue littéraires, devient obsédé par l'idée d'écrire lui-même des histoires à son goût.

En évoluant, le personnage principal découvre également sa différence, la cache, déjà conscient de la pression sociale que subissent les homosexuels déclarés dans ce Montréal des années 1950 à la moitié des années soixante. Élevé dans l'amour, la chaleur étouffante de l'appartement familial, sous la tutelle très laxiste de sa mère Rhéauna, dite Nana, Michel n'ose tout simplement pas dire les choses clairement.

Comme il faudra bien gagner sa croûte, il finira par apprendre le métier de linotypiste qu'il exercera brièvement. L'écriture le tient. Il s'est fait des amis dans le monde artistique. Souvent, il pensera abandonner, mais torturé par le désir d'écrire, d'être lu, ébloui également par le théâtre, il continue. Le livre se termine sur une promesse : il a gagné un concours, son texte sera lu et publié. Une autre vie commence pour l'ange : celle d'écrivain.

«...Vieillir, c'est comprendre et l'écriture m'aide à comprendre les choses, c'est ma thérapie. J'ai tout à coup réalisé comment j'avais eu une enfance choyée.»2

8 lecteurs

La Grosse Femme, Thérèse, Edouard, Pierrette, Marcel : les lecteurs de Michel Tremblay connaissent bien tous ces personnages attachants dont les destins croisés tissent, depuis bientôt vingt ans, les Chroniques du Plateau Mont-Royal.

Avec Un objet de beauté, une nouvelle pierre est ajoutée à l'édifice. A Montréal, au mois de mars 1963, alors que l'hiver donne ses derniers assauts, Marcel, un grand enfant de vingt trois ans, apprend que sa tante Nana est atteinte d'une grave maladie et que ses jours sont comptés. Comment cet enfant-fou, à la sensibilité exacerbée, habité par des visions et qui mène contre le réel une lutte dérisoire et permanente, réagira-t-il à ce nouveau coup du sort ? Avec ce sixième tome des Chroniques du Plateau Mont-Royal, Michel Tremblay fait une grande joie à ses lecteurs.

Dans cet univers de désespoir tranquille, la résignation le dispute à l'âpre désir de s'élever et de rompre avec la spirale des éternels recommencements. Cependant, par la grâce et la tendresse du romancier, les Marcel, Albertine et Nana sont rachetés et accèdent à une grandeur qui les dépasse. Un objet de beauté jette les éclats sombres d'un grand roman ?.

1 notes
7 lecteurs

Inépuisable conteur, Michel Tremblay n’a pu résister au plaisir d’offrir à ses fidèles lecteurs un petit bouquet de souvenirs et d’amitiés. Son immense et infaillible mémoire affective – l’insigne intelligence du cœur – colore ces vingt-trois courts métrages, instants d’épiphanies qu’il revoit sur l’écran de sa vie. Des séquences remontent depuis sa tendre enfance à son adolescence et après : son violent accrochage avec son prof d’anglais, son premier pétard, sa peur d’entrer au bar le Tropical, son départ pour Acapulco, sa rencontre avec André Brassard au parc La Fontaine, son opération à l’oreille, son imper rue Pergolèse face à Jack Lang ; mais aussi quand Marcelle Ferron lui apprend qu’il ne recevra pas L’Ordre national du Québec sous le gouvernement de Robert Bourassa ; comment il retrouve le plaisir (oh ! sublime bonheur !) de la musique en portant des appareils auditifs pour entendre au Met L’Or du Rhin de Richard Wagner dans la mise en scène de Robert Lepage…

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