Livres
473 141
Membres
446 661

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Tous les livres de Nassira Belloula

1 lecteurs

L'horreur ! l'horreur à deux pas de chez nous, l'horreur à l'état brut, l'horreur quotidienne, l'horreur qui dure, l'horreur oubliée ! Au bord de la Méditerranée, chaque nuit, le jour aussi parfois, on viole, on torture, on égorge des enfants innocents, soudain tirés de leur sommeil, parqués, hébétés. Les pères hurlent à deux pas sous les coups et les mères sanglotent ivres de douleur. Pour une fois, les mots sont en deçà de la réalité. Cette réalité, Nacéra Belloula a eu le courage de la décrire. A vrai dire, on reste effaré en lisant ce livre de l'impunité de fait dont jouissent les assassins. Surtout, qu'on ne parle pas de politique ! la politique mérite mieux que cela. Ici, il s'agit de crime et de rien d'autre. Les récits sont atroces mais notre confort passe après le combat qu'il faut mener pour tenter de participer à une lutte qui passe par l'information. L'auteur est journaliste et son métier c'est justement d'informer. L'ouvrage ne se contente pas de rapporter les faits (même si ces faits sont terribles, il faut bien les relater pour prendre la mesure du mal), elle s'efforce d'expliquer en les situant dans la perspective d'un pays qui doit affronter de profondes difficultés économiques et sociales. Cela n'excuse en rien des bourreaux qui ont depuis longtemps oublié les prétextes pour s'enferrer dans une fuite en avant dans le sang et les larmes.

Une exploration de la littérature féminine algérienne

Nassira Belloula nous livre un travail très intéressant sur la littérature féminine algérienne. Elle passe en revue nombre d’auteures algériennes en posant énormément de questions sur cette écritures, les thèmes abordés et les problématiques qui sont soulevées.

Le livre est structuré sur un plan très rigoureux qui permet d’aborder les thématiques des écrivaines. Les points communs sont repérés et la spécificité de l’écriture féminine est analysée. Le tout est remis dans le contexte plus général de la littérature algérienne.

Ce receuil de récits nous plonge dans l'histoire ancienne et contemporaine des Aures,l'auteur a su transposé ce patrimoine oral en une référence historique pour nous lecteurs.Ce livre est à lire et à relire.

1 notes

Alger, 1998. Une journaliste se voit confier un manuscrit par un marchand de livres ambulant. Bouleversée par cet écrit qui retrace l’histoire tragique de trois femmes, elle s’interroge. Qui est donc l’auteur de ce manuscrit ? Quel lien unit ces femmes qui ne se sont jamais rencontrées ? Qui est cette May, née en 1930 et abandonnée par son père ? Et pourquoi le vieux marchand ambulant insiste-t-il tant sur cet enfant qu’elle doit retrouver ? Obsédée par tous ces mystères qu’elle veut éclaircir, elle se lance, au péril de sa vie, dans une enquête sur les enfants de la rue et les orphelins d’Alger.

Multipliant les énigmes et parsemant des indices tout au long du récit, Nassira Belloula installe un véritable climat de suspense dans son roman. Les destins se tissent, se chevauchent et se croisent, telles les pièces d’une vaste mosaïque humaine.

La Revanche de May est un roman troublant qui dénonce l’obscurantisme et le sort qu’il réserve aux femmes et aux enfants.

2 lecteurs

Dans une société et dans une littérature dominées par les hommes, l'écriture des femmes est un apport particulier pour la littérature du monde arabe. Aujourd'hui, il existe au Maghreb une nouvelle génération de femmes qui investissent l'espace littéraire.

Et voilà l'idée du livre : partir à la rencontre de cette voix féminine, plutôt de ces voix de femmes algériennes, multiples, qui redessinent le paysage littéraire. Les femmes interviewées ici se sentent interpellées par certaines questions d'actualité : la lutte contre le terrorisme, la guerre en Irak, le code de la famille, le Sahara Occidental, la violence à l'égard des femmes, la défense du patrimoine, l'environnement ...

Les écrivaines portent un regard critique sur elles-mêmes, puis sur le monde qui nous entoure, sur ce qui ne peut pas nous laisser indifférents, sur tout ce qui fait justement qu'elles puissent écrire.

1 notes
2 lecteurs

Écrit par Nassira Belloula, Rebelle en toute demeure, un livre paru aux éditions Chihab, est un récit suscitant une forte émotion, tenant grandement en haleine le lecteur tant l’écriture est sobre et fluide, et l’histoire narrée est authentique et prenante. Le récit est palpitant, se présentant en deux tableaux opposés.

D’abord, la narratrice évoque, par le biais de ses souvenirs, certes lointains mais constamment présents en elle, le passé, elle parle de son enfance, de ces années où l’innocence se mêlait à la beauté, l’amour à la générosité et l’amitié à la complicité. La narratrice transporte un lecteur, fasciné par la richesse des tableaux qu’elle dépeints, dans un univers attachant, semblable à celui que décrit l’écrivain français Marcel Pagnol dans ses deux livres À la gloire de mon père et Le Château de ma mère puisque la narratrice, enfant, découvre, comme l’enfant de Marcel Pagnol, la terre ancestrale sur laquelle la petite fille, qui a quitté la ville, réapprend les gestes et le langage des siens, découvre d’autres joies et rencontre d’autres gens. Si bien que la narratrice change de tableau, et le décor devient plus sombre, plus funèbre.

Les couleurs deviennent alors ternes, tristes… Ce n’est plus le temps de l’enfance, donc de l’insouciance et de joies multiples, mais celui de la peur et de la tourmente.

Puisqu’elle raconte, à travers ses personnages, la décennie noire, ces années qui ont bouleversé, choqué et traumatisé la population civile. Elle écrit : “Soudain, mes souvenirs d’enfant s’enfuirent par la porte restée béante. Je repris le cours de ma vie là où elle s’était arrêtée, il y a quelques heures sur l’oreiller même où j’ai posé ma tête encore étoilée d’émerveillement. L’enchantement rompu, je regardais ma montre qui marquait minuit. La nuit tant redoutée me harcelait de nouveau par son irascible appétit de cauchemars.

Le temps de l’insouciance était déjà loin et je me retrouvais coincée pour l’éternité dans ces années quatre-vingt-dix où le mal personnifié s’était installé entre nous, dans nos maisons et dans nos cœurs. La réalité aussi amère que pénible reprenait le dessus et je ne rêvais plus, je ne voyais plus cette petite fille qui sautillait à la corde, enveloppée dans son manteau en flanelle rouge et ses gants verts.”

Ainsi, la narratrice, témoin d’une société, script d’une réalité accablante pleine de souffrances, de tourments et de doutes, trouve dans l’écriture un refuge dans lequel elle se rend pour y trouver paix et réconfort ; et par l’écriture, une passion qu’elle cultive dès son jeune âge, elle évoque désormais ses nostalgies, ses peines, ses incertitudes, alors que, jadis, elle aimait errer “dans l’imagination de ses écrits, parfois romanesques, parfois fantaisistes”. Elle écrit : “Mes personnages avaient des étoffes de chevaliers et des amours de troubadours mystiques.

Je me mêlais à eux, il m’arrivait alors de les suivre dans l’extravagance de leurs sentiments confus.”

À présent, ce n’est plus le cas. Ses personnages sont angoissés, harcelés, malheureux, désolés, affolés, perdus, commotionnés, voire assassinés. Ce sont des victimes d’une fatalité écrasante.

Rebelle en toute demeure est “une écriture ancrée dans l’actualité algérienne faite de douleurs et de sang, qui tente, par cette remontée dans le temps des enfances, de chercher l’humain dans l’inhumain, le nommable dans l’innommable, le poétique dans une syntaxe ensanglantée. L’auteur nous livre, ici, un témoignage à la fois tendre et violent”.

Early work poetry with lots of contemporary sensibility and authenticity

Arab, Feminine and Feminist, Love, War and Absence...

THE GATES OF THE SUN (Les portes du soleil) is an early work by a now well-recognized Algerian author and journalist who was barely 20 years of age when first published.

Both feminine and feminist while truly expressing sincerity, authenticity, truth, love, and anguish, Nassira Belloula wrote most of the poems in this book when in high school. Both strong and beautiful her young age poetry was translated into both English and Spanish.

GATES OF THE SUN express hope while in disarray, youth in a country at war, women facing dress codes, love, sadness.

GATES OF THE SUN also breathe of hope for love at the gates of a beautifully chosen peaceful and loving life for both men and women.

Nassira Belloula nous replonge dans la décennie noire qui a profondément marqué l’Algérie. L’auteur nous démontre comment une femme farouchement opposé à l’intégrisme islamiste, aimant la littérature et la musique se retrouve malgré elle prise dans l’engrenage et finalement devenir… kamikaze.

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode