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Commentaires sur ses livres

Niels Labuzan

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Par soizig le 20 Mars 2019 Editer
soizig
L’extinction de certaines espèces animales.
La folie des hommes prêts à tout pour de l’argent et l’engagement viscéral de quelques uns pour combattre le trafic d’ivoire.
C’est de tout cela dont parle « Ivoire » de Niels Labuzan.
Le Botswana, un pays engagé dans la lutte contre le braconnage, a beaucoup de mal à contenir le trafic et à le réduire car la corruption est très présente parmi ceux sensés défendre l’éléphant. Nous découvrons ce qui s’y déroule à travers principalement les yeux et le vécu de trois personnes. Erin, une femme, qui a tout quitté pour poursuivre un idéal. Bojosi, un braconnier repenti devenu ranger mais malheureusement rattrapé par son passé, par amitié. Seretse, rejeté par les siens, pauvres et démunis, car il a réussi à sortir de sa condition grâce à des études. Deux autres personnages secondaires mais non moins odieux et criminels : Thanu, un chef braconnier sans foi, ni loi. Si, la sienne ! et Yang une ancienne prostituée chinoise à la tête de réseaux de trafic d’ivoire.
Dès les premières pages l’auteur ne nous épargne pas. Le lecteur assiste à la mise à mort de l’animal et au carnage qui en résulte. Pour quelle raison l’éléphant perd t’il la vie ? Uniquement pour deux dents ! L’éléphant a beau être le plus grand animal terrestre, il est « sans défense » face à ses hommes armés jusqu’aux « dents » !!! Des hommes sans états d’âme juste animés par le gain, agissant pour quelques poignées de dollars souvent pour eux-mêmes survivre. Par la suite Niels Labuzan nous décrira les différentes formes de braconnage : au fusil, à la machette, à l’aide de produits chimiques qui ne tuent pas que l’animal mais l’environnement et par extension d’autres hommes.
Niels Labuzan, vibrant « défenseur » des animaux, utilise une écriture directe, « incisive » presque chirurgicale parfois. Il a choisi un thème rarement abordé dans les romans et pourtant si important. Il pousse un cri d’alarme et maîtrise parfaitement son sujet. Le lecteur passe par toutes les émotions : l’effroi devant le carnage, la tristesse de découvrir le piège dans lequel tombe Bojosi, l’espoir qu’Erin et son équipe parviennent à infiltrer la filière de l’ivoire et ainsi pour voir la détruire.
Bien que l’écriture soit seulement efficace et la fin un peu confuse, je ne peux qu’encourager tout le monde à lire « Ivoire » car plus il y aura de personnes informées et sensibilisées à la cause animale plus il sera possible de renverser la tendance et d’espérer arrêter ce trafic immonde.
A propos du livre :
Ivoire
Ivoire