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Octave Mirbeau

173 lecteurs

Activité et points forts

Thèmes principaux

ajouté par xmanoux 2010-11-14T15:11:15+01:00

Biographie

Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain et un journaliste français. Octave Mirbeau a connu une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n'est pas commun.

Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, il a été aussi un romancier novateur, qui a contribué à l'évolution du genre romanesque, et un dramaturge, à la fois classique et moderne, qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde. Mais, après sa mort, il a traversé pendant un demi-siècle une période de purgatoire : il était visiblement trop dérangeant pour l'establishment, tant sur le plan littéraire et esthétique que sur le plan politique et social. Littérairement incorrect, il était inclassable, il faisait fi des étiquettes, des théories et des écoles, et il étendait à tous les genres littéraires sa contestation radicale des institutions culturelles ; également politiquement incorrect, farouchement individualiste et libertaire, il incarnait une figure d'intellectuel critique, potentiellement subversif et « irrécupérable », selon l'expression de Jean-Paul Sartre dans Les Mains sales.

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Quelques chiffres

Note moyenne : 6.92/10
Nombre d'évaluations : 41

1 Citations 34 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Octave Mirbeau

Sortie Poche France/Français : 2015-04-23

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par neawin 2018-09-13T06:17:24+02:00
Le Journal d'une femme de chambre

Écouté en audio à ma coupure au travail.

J'ai bien aimé, beaucoup de choses m'ont fait sourire. J'ai passé un très bon moment et je suis ravie d'avoir découvert Mirabeau

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Commentaire ajouté par Reene 2018-09-26T16:10:05+02:00
Le Journal d'une femme de chambre

Un roman présenté judicieusement sous la forme du journal de Célestine, personnage étonnant, gentil et pourtant vicieuse, aux goûts simples et, paradoxalement, ambitieuse.

Octave Mirbeau a su traiter avec un fort cynisme les moeurs bourgeoises de l'époque, en décrivant des personnages dont l'âme répugne ou attendrit.

Je conseille au passage l'adaptation cinématographique, avec Léa Seydoux dans le rôle de Célestine.

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Le Journal d'une femme de chambre

Ce roman est intéressant non seulement pour sa description sans concession de la condition du personnel de maison dans cette fin du XIXème siècle, mais aussi pour sa vision beaucoup plus large du cynisme et des ambivalences de la condition humaine dans son ensemble . Pas de jugement manichéen : l'âme de tous renferme sa part d'ombres et de compromissions. Il eut été facile de faire de ce roman une opposition frontale entre les maîtres et les serviteurs , mais l'auteur n'est pas tombé dans ce piège : tous ont leurs petits (ou grands! ) arrangements avec la morale et le récit a d'autant plus de valeur qu'il est présenté sous forme de journal de Célestine, femme de chambre lucide et assumant parfaitement sa part de noirceur.

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Le Journal d'une femme de chambre

Grâce à son talent d'écrivian, Octave Mirbeau donne la parole à Célestine, mais plus que ça, il lui donne un corps et une âme.

Car oui, Célestine est une voix, une voix qui porte pour exprimer ses émotions, ses révoltes et ses joies, trop rares pour elle. Elle parle et nous faire revivre un monde, la maîtrise du langage, du beau langage, étant un code qui révèle la position sociale de chacun - mais les codes peuvent être pervertis : la bonne cherche à imiter les airs de la grande dame, la grande dame jure comme une domestique quand elle se laisse aller. Ainsi, le passage sur le dîner mondain chez les maîtres snobs est un régal.

Célestine est aussi un corps, une femme désirante qui affirme ce qu'elle désire - ou ceux qu'elle désire. C'est une fille trop gentille, qui veut plaire à ses amants même quand elle ne les aime pas beaucoup, qui apprécie la sensualité des parfums d'alcôve comme l'odeur du crottin.

Et Célestine est une âme, mise à nous devant nous, qui nous livre ses émotions. Elle rit rarement mais se moque beaucoup - elle a l'ironie féroce sans être cruelle sur les défauts des autres. Le récit de l'agonie de Monsieur Georges est un très beau passage littéraire, plein d'émotions.

Ce livre est donc une très belle découverte !

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Commentaire ajouté par Laurien 2019-03-10T21:45:14+01:00
Les affaires sont les affaires.

Cette pièce commence comme un vaudeville : tandis que Madame ne pense qu'à l'organisation de son dîne, Mademoiselle est amoureuse en secret, et Monsieur est ami avec tout le monde pour gagner les élections. Mais ce n'est qu'une apparence : Madame n'a pas de volonté, Monsieur est un débauché, voleur et manipulateur, qui traite tout le monde avec cynisme, ne pensant qu'à son profit. Ce parvenu, nouveau-riche, n'a de convictions qu'apparentes, s'il est anti-clérical ce n'est que par intérêt électoral. C'est Mademoiselle qui est la plus intéressante, dommage qu'on ne voit pas plus Germaine, et que son militantisme socialisme ne soit pas affiché comme tel mais comme de la charité, ou que son désir de révolte et d'émancipation doive passer par une figure masculine.

C'est féroce, cruel, une satire des débuts de la Troisième République où les positions sociales sont bouleversées.

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Commentaire ajouté par Laurien 2019-05-05T21:08:43+02:00
Le Foyer

Une critique uniquement sur la pièce "le Foyer", je n'ai pas lu les Amants dans mon édition.

Le Foyer est la pièce de l'hypocrisie. L'hypocrisie religieuse de la bonne société d'abord, elle qui ne conçoit la charité que comme une vitrine sociale. L'hypocrisie littéraire, avec laquelle les Académiciens ne priment que les ouvrages qui sont recommandés par les auteurs ayant des amis influents. L'hypocrisie des moeurs, quand la directrice d'un foyer de jeunes filles bat les pensionnaires, caresse certaines autres, et quand le directeur pique dans la caisse, tout en essayant de prostituer sa femme pour effacer ses dettes...

La pièce a donc fait scandale, pendant les répétitions même, car elle s'élève contre les dévotes et les dévots, contre la corruption en politique et dans les affaires, contre ceux qui s'enrichissent au détriment des autres. C'est féroce, et assez drôle, touchant aussi parfois.

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Commentaire ajouté par Laurien 2019-05-06T20:56:05+02:00
Les Amants

Une petite pièce - une quinzaine de pages, qui pourrait être mièvre puisque c'est un dialogue entre deux amants au clair de lune. Mais non, c'est plutôt drôle et cruel, la déclaration niaise se transformant en dispute avec allusions graveleuses. L'amant se voulait poète, il s'avère aimer surtout coucher avec l'amante. Elle semble sensible, et fait une scène criarde. Entre hypocrisie et conventions sociales, une lecture rapide et grinçante.

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Commentaire ajouté par Laurien 2019-05-14T10:47:51+02:00
Scrupules.

Les scrupules, ce sont ceux d'un homme aisé, qui cherche une carrière où il n'ait pas à tromper les autres : le commerce et la finance reposent sur la tromperie, le journalisme nécessite des compromis, quant à la politique... il ne développe pas sa théorie sur la politique, sous-entendant bien qu'on n'y trouve aucune honnêteté. Il devient donc voleur, pour voler sans scrupule. Tel Robin des Bois, il ne vole qu'aux riches - reversant la petite monnaie à son valet qu'il l'assiste. Et tel Arsène Lupin, c'est un homme du monde qui s'introduit chez les élégants ayant du goût pour dérober de belles choses.

Les scrupules sont aussi ceux du Volé, la victime devenant compatissante face à l'exposé de cette théorie, refusant de livrer donc son Voleur à la police, le raccompagnant même par la porte.

C'est léger et drôle, spirituel, gaillard presque. Une pièce courte mais sympathique.

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Commentaire ajouté par bscmm 2019-08-02T18:19:16+02:00
Le Journal d'une femme de chambre

Ce roman donne lieux à une esquisse sans fard et sans concessions d'élans humains d'une société fourmillant de rapport à l'autre.

En s'introduisant par le point de vue de Célestine l'auteur arrive à nous immiscer dans le quotidien sans facétie d'une société scindé en deux avec d'un côté les employeurs et d'un autre leurs personnels.

En naviguant des portraits de ses anciens employeurs à ceux du présent Célestine nous offre un panel de situation et d'individu différent qui donne une idée de leur ressemblance et de leurs aspirations semblables.

Je n'ai pas été saisi par cette lecture qui présente certes une partie de la société intéressante à suivre dans ses mouvements et ses appétences cependant il reste de cette lecture une sorte de recul qui en donne des traits semblants grossis et peu développés.

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Commentaire ajouté par Laurien 2019-09-21T18:00:52+02:00
Les mauvais bergers

Il y a du Hugo dans cette pièce, moins les Misérables que les pauvres ouvriers souffrant des caves de Lille, avec la mère héroïque qui se tue à la tâche pour nourrir son foyer et ses enfants, vieillie prématurément par le labeur, avec la jeune fille qui a perdu ses couleurs, et le père qui respire mal, empoisonné par la fumée de charbon et les produits toxiques.

Il y a du Zola de Germinal aussi, puisque cette pièce est le récit d'une grève, avec Jean Roule qui anime les ouvriers tel Etienne Lantier. Mais aussi du Jaurès peut-être, avec les appels à une unité pour lutter contre les bourgeois, mais avec aussi un appel à la fraternité et au progrès, les ouvriers aussi ont droit à la beauté et à l'instruction.

Il y a aussi une lecture religieuse, le titre étant lui-même une parabole.

Mirbeau écrit peu après la fusillade de Fourmies où la troupe a tiré sur des manifestants, cette pièce est donc une tragédie, avec certaines réflexions sur le poids de l'argent, son ruissellement, ou sur l'usage de la force contre les manifestants qui peuvent sembler encore très actuelles.

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On parle de Octave Mirbeau ici :

Dédicaces de Octave Mirbeau
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Books LLC : 2 livres

Editions Fasquelle : 2 livres

Buchet-Chastel : 2 livres

L'Herne : 2 livres

Gallimard : 1 livre

Mille et une nuits : 1 livre

Allia : 1 livre

Flammarion : 1 livre

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