Livres
540 002
Membres
570 006

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Petros Markaris

Auteur

30 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par Lilou 2010-11-09T18:10:08+01:00

Biographie

Né le 1er janvier 1937 à Istanbul, d’une mère grecque et d’un père arménien, Petros Markaris est auteur dramatique, romancier, scénariste de cinéma et de télévision. Il est également traducteur de Brecht et de Goethe. Petros Markaris vit à Athènes.

Son héros récurrent est le commissaire Kostas Charitos,

Afficher en entier

Classement dans les bibliothèques

Diamant
3 lecteurs
Or
6 lecteurs
Argent
14 lecteurs
Bronze
8 lecteurs
Lu aussi
7 lecteurs
Envies
27 lecteurs
En train de lire
1 lecteurs
Pas apprécié
1 lecteurs
PAL
23 lecteurs

Quelques chiffres

Note moyenne : 7/10
Nombre d'évaluations : 13

0 Citations 13 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Petros Markaris

Sortie France/Français : 2020-06-11

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Elodiebooks 2017-02-21T23:33:35+01:00
Pain, Éducation, Liberté

Je n'ai vraiment pas accroché, que se soit à l'écriture ou aux personnages pas assez approfondis à mon goût ainsi que les noms qui m'ont beaucoup perturbé, pour moi ça enlève tout sérieux n'étant pas habitué à lire ou prononcé des prénoms et noms comme ça. Je me suis ennuyée, le sujet sur le changement de monnaie s'étale, prend trop d'ampleur et on en perd le genre policier. C'est un livre qui peut plaire à certains surtout si ils sont fans de la Grèce etc mais ce n'est pas un livre que je recommanderai, je l'ai abandonné.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par lelette1610 2017-06-14T16:39:52+02:00
Le Che s'est suicidé

Petros Markaris nous livre ici une enquête captivante et pleine de suspense entre atmosphère étouffante de l'été athénien et fraîcheur surprenante d'un verre givré qu'on sirote à l'ombre d'une terrasse.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par lelette1610 2017-09-01T20:37:53+02:00
Une défense béton

Charitos tente en vain de percer le mur du silence et, victime d'un malaise cardiaque, se retrouve à l'hôpital, où, de surcroît, sa fille tombe amoureuse du médecin !

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Emel1ne 2018-02-12T13:56:44+01:00
Pain, Éducation, Liberté

Ce livre permet de découvrir la Grèce pendant les années de crise, mais ce thème est trop présent à mon goût pour un polar. La fin m'a déçue, je trouve qu'elle tombe à plat. Les personnages sont bien décrits et même s'il est difficile par moment de s'y retrouver par manque d'habitude dans leur nom, j'ai beaucoup aimé les suivre au fil de l'intrigue. Avis mitigé sur ce roman, surtout dû à la résolution des meurtres, mais le style de l'auteur me donne envie d'en découvrir un peu plus.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Biquet 2018-07-16T13:49:36+02:00
Liquidation à la grecque

Une enquête du commissaire Kostas Charitos, assisté par Adriani sa femme, par Katérina sa fille et Phanis son gendre.

Autour de ce noyau familial tournent d'autres personnages. Stathakos, un collègue qui le jalouse et crie sur tous les toits qu'il s'agit manifestement d'un cas de terrorisme en Grèce. Ayant peu de sympathie pour la Grande Bretagne, l'auteur implique des spécialistes britanniques qui se fourvoient également dans cette hypothèse saugrenue. "Quick is Dirty" pourrait être la devise du commissaire Charitos et les Anglais en sont les spécialistes. Guikas, son supérieur hiérarchique dont l'opinion oscille entre crime de droit commun et terrorisme. Il se plie aux arguments de Kostas lorsque sa propre hiérarchie adopte cette direction. Dermitzakis et Vlassopoulos ses collaborateurs sont diligents et efficaces.

C'est un roman plutôt familial avec comme un parfum à la Charles Exbrayat. Ce qui ne le rend pas désagréable.

Reviennent comme des leitmotives la menace djihadiste, les célèbres embouteillages d'Athènes, le mépris des eurocrates pour la Grèce, le problème des réfugiés coincés en Grèce, les réductions salariales et de pensions.

Les chapitres courts rendent le récit nerveux mais la fin me paraît un peu bâclée. Mon hypothèse est qu'il y a un hiatus de continuité dans le scénario. La conclusion me semble avoir été écrite au préalable et le corps du récit dû être réduit pour tenir dans les 350 pages allouées à un tel roman.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Anny57 2018-08-10T21:54:27+02:00
Offshore

Si vous n’avez jamais lu Markaris, cela vaut la peine de commencer par les précédents, à la fois parce qu’ils collent à la durée réalité de la vie quotidienne de la Grèce très contemporaine et parce que l’on s’attache à la famille du commissaire Charitos. Ce dernier opus est carrément prémonitoire, entre illusions perdues, compromissions et l’Argent comme personnage principal...et nous, Français, Européens, si proches de la Grèce décrite, que ferions-nous dans la situation de Charitos? Une des meilleures lectures de ce mois. Pas du tout rébarbative, malgré un sujet grave: Markaris aime son pays, sa nourriture, Athènes (ah les rues d’Athènes

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Irene-Adler 2019-02-09T20:47:28+01:00
Liquidation à la grecque

Un ancien banquier très habile mais retraité, un certain Gigilamoroso, vient de se faire décapiter à l’épée, telle Anne Boleyn.

Pardon, c’est pas le bon nom… Comment tu dis ? Zizimenculos ? Non plus… Ces noms grecs, je ne m’y ferai jamais, moi…

Ah, voilà ! Zissimopoulos, Nikitas de son prénom. Et le premier qui me chante ♫ Nikitas Jolie fleur de Java ♪ s’en prendra une dans la figure ! Par contre, je n’ai rien contre Sir Elton John…

♫ Oh Nikita You will never know anything about my home ♪

Si je chante, c’est parce que j’ai le cœur léger ! Imaginez que dans ce polar grec, on décapite des banquiers… Pour une fois que les victimes ne me sont pas sympathiques mais le criminel oui… Des envies folles de l’embrasser, cet assassin même si ce n’est politiquement pas correct et que de toute façon, le mal est déjà fait, la crise est là.

Première incursion dans le petit monde de la police athénienne menée par le commissaire Kostas Charitos et pour une première, c’est plus que réussi.

Non seulement j’apprécie le commissaire (qui n’est pas un alcoolique bourré de blessures secrètes) mais aussi sa petite famille, dont son épouse Adriani, qui, malgré le fait qu’elle n’intervienne pas souvent, laisse un souvenir impérissable à la lectrice que je suis.

Si les membres de son équipe ont des noms assez difficiles à retenir pour la belge que je suis, leurs portraits sont esquissés en peu de mots, mais comme il y a des romans qui précèdent celui-ci, je suppose qu’ils sont plus détaillés dans ceux-là. Malgré tout, ils m’ont fait bonne impression, les inspecteurs Dermitestivale et… Pardon… Dermitzakis et Vlassopoulos (seuls les cavaliers comprendront mon jeu de mot).

Autre personnage dans cette enquête sur les banquiers qui perdent la tête, c’est la Grèce, ses embouteillages, sa chaleur, ses manifestations, sa grogne, ses emprunts et, personnage tout aussi important qui gravite dans ces pages, c’est cette bonne vieille crise financière de 2008 ! Oui, celle-là même qui a mis les banques à genoux (pas longtemps) et a vidé les poches de certains.

Intégrant à son enquête des explications sur certaines opérations banquières, l’auteur n’en fait pas trop et jamais cela ne devient indigeste, tout comme les revendications des Grecs, leurs ras-le-bol, leurs râleries, le tout est incorporé au récit de manière naturelle et le lecteur se rend compte alors de ce que certains ont enduré puisque nous nous trouvons de l’autre côté du miroir.

Véritable coup de projecteur, la crise est mise en lumière par un Grec, sans pour autant exonérer son pays et ses compatriotes de leurs fautes. Avec un certain cynisme et un cynisme certains, il n’a pas peur de mettre des nez dans leur caca.

Pour cette enquête, un personnage comme le commissaire Kostas Charitos était celui qui nous fallait : comme nous, il n’y connait pas grand-chose à cette crise financière et aux noms barbares de certains produits, tout comme les autres, il tire le diable par la queue, peste sur les supérieurs et leurs conneries, en a marre des magouilles politiciennes et voudrait faire son job de la meilleure manière qui soit.

Un roman noir éclairant la lanterne sur la crise financière, une enquête captivante, des assassinés peu sympathiques et une foultitude de personnages désabusés, bougons, fâchés, râleurs et qui paient les conneries de leurs gouvernements et les leurs aussi.

Un roman noir que j’ai eu du mal à lâcher et maintenant, je compte bien retrouver un autre jour le commissaire Kostas pour la suite de ses aventures, et le prologue aussi.

Un roman noir qui permet aussi à un Grec de dire par écrit ce que bien de ses concitoyens ont dit à voix haute ou à voix basse. Mais on n’écoute pas toujours les petites gens alors que ce sont eux les plus pénalisés.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Goupilpm 2019-10-02T10:20:19+02:00
Liquidation à la grecque

Des banquiers et hommes d'affaire travaillant dans le milieu de la finance sont retrouvés décapités, sur leurs corps est épinglée une feuille A4 portant en grand format la lettre D. Au vu des difficultés financières des citoyens grecques ces meurtres prennent une dimension toute particulière. L'un des commissaires voit en ces meurtres un acte terroriste surtout que des étrangers sont également visés. Mais le commissaire Charitos, encouragé par son supérieur direct, n'y croit pas et il va mener une enquête parallèle qui va l'amener au fil de découvertes d'indices de surprises en surprises. Le meurtrier ne se cantonne pas qu'aux meurtres la ville est inondée de tracts en appelant les gens à ne plus remboursez leurs emprunts.

Ce roman est le premier d'une trilogie qui met en avant la crise économique de 2008 qu'a vécu la Grèce. Les enquêtes son indépendantes au sein de la série, mais ces trois romans se déroulent sur fond de crise qui impacte le peuple Grec: la population souffre, les salaires et pensions sont réduits, l'âge de la retraite est rehaussé, les faillites sont fréquentes et certains se suicident. Les manifestations et les grèves paralysent le trafic dans les rues d'Athénes. Le lecteur est plongé dans une ambiance réaliste qui lui permet de découvrir la vie au jour le jour que vit la population car le récit se déroule deux ans après le fiasco financier.

Les descriptions de la ville, de la vie familiale du commissaire, du cadre socio-politique occupent certes une place importante dans le roman, mais l'intrigue tout ce qu'il y a de classique est bien ficelée et plaisante. Le commissaire, un peu dépassé par les notions d'informatique et d'économie avance à petits avec parfois des ratés. Ici l'enquête passe presque au deuxième plan car elle est prétexte à décrire, sous couvert d'un humour cynique, les nombreuses dérives à l'origine de la crise. Il est assez facile d'identifier le coupable car à plusieurs endroits du roman l'auteur nous distille de gros indices.

Le commissaire ne traîne pas de casseroles, n'est pas alcoolique au passé difficile mais un homme simple qui jongle entre sa vie de famille : les bons mots de sa femme qui ajoute une touche d'humour au récitet les difficultés financières de sa fille qui débute dans la vie active et une enquête où il se sent parfois une peu dépassé par les événements évoluant dans un milieu qu'il ne maîtrise pas. Les personnages secondaires sont aussi plaisants à suivre, ils ne s’apitoient pas sur leur sort, s'en amusent même parfois mi-amers mi-caustiques

L'écriture est simple, assez directe est convient parfaitement à ce type de récit. On apprécie les échanges verbaux entre les différents protagonistes qui se révèlent à certains moments drôles et apportent ainsi une légèreté au récit malgré une atmosphère plutôt sombre.

Un suspense maîtrisé, un panorama d'une Grèce en crise mâtiné d'humour, des personnages attachants permettent au lecteur de passer un bon moment de lecture.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par polacrit 2020-03-25T18:25:27+01:00
Le Justicier d'Athènes

Dans un contexte social morose: "ça chauffe partout dans Athènes (...)Les immigrés qui se castagnent avec les gars de l'Aube dorée tous les soirs. Les types qui tabassent les politiciens. Les affiches qui ridiculisent les journalistes, et pas un meurtre pour nous éviter la corvée? Quelle poisse!", le commissaire recourt aux grands moyens pour occuper son équipe qui souffre de désœuvrement: "J'ai dit à mes adjoints que c'était l'occasion de mettre un peu d'ordre dans le service. De virer le superflu et d'envoyer aux archives centrales tous les dossiers des affaires classées." (Page 16). Seul le suicide quatre femmes retraitées vient "égayer" leur quotidien bien morne.

C'est alors qu'un cadavre est découvert dans le musée archéologique le Céramique de la capitale grecque; il s'agit de Athanassios Korassidis, chirurgien, tué par une injection de ciguë. Visiblement, le site où le cadavre a été découvert n'est pas la scène du crime. Alors, où le tueur a-t-il opéré? Et comment l'a-t-il amené jusqu'au Céramique? En l'absence de témoins et d'indices probants, l'enquête s'avère compliquée, d'autant que celui qui se fait appeler "Le percepteur national" s'en prend à de riches fraudeurs fiscaux, très mal perçus en cette période de profonde crise économique. Le commissaire Charitos est en proie à un dilemme qu'il ne sait comment résoudre: l'arrêter serait en faire un martyr et du coup un héros national; le laisser libre serait prendre le risque de voir s'accumuler les cadavres.

De quel côté penchera la balance: du côté du flic intègre ou du citoyen indigné?

Les lieux:

Descriptions très sommaire du premier lieu de crime: "Le corps se trouve à une centaine de mètres plus loin, près d'une stèle figurant une femme assise et un jeune homme debout qui lui présente un objet. Dans le fond, quelques cyprès se balancent". (Page 27). =>Sobriété de détails très curieuse, comme si le lieu en lui-même n'avait aucune importance.

Par contre, les déplacements dans la ville d'Athènes sont évoqués avec des détails géographiques très précis, énumérant les rues et les avenues empruntées, comme pour un jeu de piste: "Vlassopoulos met la sirène, mais ne prend pas la rue Pireos. Il évite habilement la place Omonia par la rue Heyden et nous débouchons bientôt dans l'avenue Alexandras." (Page 33) =>On peut trouver ces descriptions tout au long du roman.

Second lieu du crime, un  autre site archéologique, avec les mêmes descriptions très sommaires: "Je jette un coup d’œil au décor. Ici aussi nous sommes entourés de cyprès. A droite, une sorte de bosquet. Sur une hauteur, une chapelle surmontée surmontée d'une cloche." (Page 92) Détails bien peu précis concernant une ville comme Athènes qui doit compter des centaines de cyprès, de bosquets et de chapelles surmontées d'une cloche !!

En conclusion:

Le contexte social dans lequel se déroule cette histoire est  omniprésent tout au long des pages: c'est la situation de faillite économique de la Grèce qui pousse les gens à prendre des décisions extrêmes, comme les quatre retraitées du début, et qui détermine le mobile des crimes, même s'il est certain que la violence ne constitue pas une solution viable. L'extrait de la lettre laissée par les quatre retraitées est éclairant: "Nous sommes quatre retraitées, sans famille. Nous n'avons ni enfants ni chiens. D'abord, on nous a réduit nos retraites, notre unique revenu. Puis nous avons cherché un médecin qui nous prescrive nos médicaments, mais les médecins étaient en grève. Quand ils les ont enfin prescrits, on nous a dit à la pharmacie que nos mutuelles n'ont plus d'argent et que nous devrons payer de notre poche." (Page 10).

Ainsi, le roman est émaillé de nombreuses petites notes qui donnent un aperçu criant du quotidien que vivent les Grecs, exceptés les fraudeurs fiscaux, les corrompus et les ministres qui, eux, s'en mettent plein les poches: les jeunes qui passent des heures sur internet à chercher le moindre petit boulot; la circulation quasi inexistante, les Athéniens n'ayant plus les moyens de mettre du carburant dans leurs véhicules; un magasin sur deux fermé; les salaires réduits, les coupes sombres dans les budgets...Dans un tel contexte, on peut comprendre le désespoir, la peur de l'avenir qui animent les personnages: comment survivre et comment accepter que certains, riches à millions, ne paient pas les impôts qui, certes, ne renfloueraient ps le pays, mais au moins lui accorderaient une bouffée ou deux d'oxygène? Là réside le dilemme du commissaire...

Chaque étape de l'enquête policière menée par Charitos et son équipe est décrite avec minutie, comme si le lecteur faisait partie de la brigade: nous assistons aux débriefing, aux interrogatoires de témoins, aux investigations, racontés avec beaucoup de réalisme et de vraisemblance. N'est-ce pas ce que tout lecteur de polar attend d'un bon roman?

Le dépaysement, le contexte social, la réalité de la Grèce vue de l'intérieur sont autant d'atouts présentés par Le Justicier d'Athènes...et bien d'autres que je vous laisse découvrir par vous-mêmes...

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Irene-Adler 2020-08-17T21:30:58+02:00
Le Justicier d'Athènes

Après la Sicile du commissaire Montalbano, direction la Grèce du commissaire Kostas Charitos !

Attention, c'est la Grèce en 2011, celle en pleine crise économique.

Crise que nous allons étudier de l'intérieur, que nous allons vivre en tentant de nous frayer un chemin dans la ville d'Athènes remplie de manifestants tous les jours, des protestataires en tout genre.

La Grèce qui voit son peuple crever car malgré les diplômes, malgré le travail, les gens ont bien du mal à joindre les deux bouts, tant ils sont mal payés et qu'on leur sucre toutes les primes.

C'est todi li p'tit qu'on spotche (c'est toujours le petit qu'on écrase) et ceux qui crèvent la gueule ouverte, ce sont les petites gens, les gens normaux, pas ceux d'en haut, bien entendu.

Lire un Kostas Charitos, c'est entrer de plain-pied dans la misère humaine dans ce qu'elle a de plus humiliante, de plus détestable car voir des jeunes diplômés, des BAC+ beaucoup d'années, devoir bosser pour pas un rond ou ne pas trouver du boulot, c'est toujours rageant.

Leurs ancêtres avaient été Gastarbeiter (travailleurs invités) et avaient dû s'exiler pour trouver du boulot et voilà que les jeunes doivent remettre ça : partir ou crever. Mais ce sont les diplômés qui partent, plus les ouvriers peu qualifiés.

Ça fait la deuxième fois que j'ai envie d'embrasser le criminel dans les romans de Petros Markaris puisque dans le premier, on y assassinait des banquiers véreux et dans celui-ci, des gros fraudeurs du fisc, de ceux qui ont profité du système pour s'en mettre plein les fouilles et qui n'ont payé qu'une misère en impôts car ils n'ont pas déclaré tous leurs revenus.

Désolé, mais je n'ai ressenti aucune émotion à voir des fraudeurs de ce haut niveau se faire assassiner… Par contre, dans les suicides provoqués par la crise, on se retrouve face à des moments poignants car certains avaient la vie devant eux, mais les perspectives n'étant pas belles, ils ont préféré la mort avant de tomber sur des jours encore pire.

Kosta Charitos n'est pas un commissaire comme les autres. Il est lent, ringard et chiant, comme le résume si bien un journaliste, ami à lui. Il a une vie de famille dont on prend plaisir à suivre les péripéties au cours du récit, car elles illustrent bien les problèmes que rencontrent la majeure partie des familles en Grèce.

Kosta n'est pas alcoolo ou dépressif, non, c'est un homme ordinaire, un homme et un policier patient, tenace, humain (très), qui ne reste jamais insensible aux souffrances de ses concitoyens et capable d'avoir de la sympathie pour l'assassin que son devoir lui impose d'arrêter.

Lire une enquête de Kosta Charitos, c'est plonger dans les eaux troubles, c'est assister à la déliquescence de l'État Grec, de la société grecque toute entière, c'est arpenter les coulisses puantes du pouvoir (gaffe en marchant de pas poser le pied dedans), c'est dénoncer les magouilles des riches et parler de la misère et de l'angoisse des petites gens.

Bref, c'est foutre un coup de pied dans la fourmilière, l'exposer en pleine lumière et tenter de nous faire comprendre la crise Grecque d'une autre manière en nous la faisant vivre de l'intérieur.

Une fois de plus, c'était brillant !

Afficher en entier

On parle de Petros Markaris ici :

Dédicaces de Petros Markaris
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Seuil : 9 livres

Points : 3 livres

JC Lattès : 1 livre

Le Grand livre du mois : 1 livre

Le Seuil : 1 livre

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode
Array