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Poul Anderson

278 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par Gambit 2010-03-24T23:41:13+01:00

Biographie

Poul Anderson

(25/11/1926 - 31/07/2001)

Poul William Anderson (né à Bristol (Pennsylvanie) le 25 novembre 1926 et mort le 31 juillet 2001 à Orlinda (Californie), est un écrivain de science-fiction et de fantasy américain.

Poul Anderson est né en Pennsylvanie de parents d'origine danoise.

Sa jeunesse se passe dans le middle-West américain, ce qui explique, tout le long de sa carrière, de nombreuses références au monde paysan et rural.

Il suit des études de physique à l'université du Minnesota et, pour payer ses études, publie son premier texte Tomorrow's children (Les enfants de demain) en mars 1947 dans le magazine Astounding.

Il obtient son diplôme une année plus tard.

Dans les années suivantes, il s'installe à San Francisco où il continue à écrire des nouvelles soit seul, soit en collaboration (particulièrement avec Howard Waldrop, Gordon R. Dickson ou Karen Kruse qu'il épousera et avec qui il aura une fille, Astrid, mariée avec l'écrivain Greg Bear).

Ce n'est qu'en 1952 que parait son premier roman, Vault of the ages, qui est un livre pour enfants.

Son premier roman de science-fiction, Brain wave (Barrière mentale), ne sera publié que deux ans plus tard.

Durant sa carrière, il écrit plus d'une centaine de romans et anthologies (incluant des romans policiers et historiques ou même des recueils de poèmes).

Dans le domaine de la science-fiction, il utilise souvent ses connaissances en physique et en chimie pour développer des thèmes scientifiques.

Il s'inspire également souvent d'éléments de la mythologie scandinave.

Il écrit plusieurs séries, dont la plus connue en français est celle des Gardiens du temps principalement dans un style de 'Space Opera'.

Il a remporté 7 prix Hugo et 3 prix Nebula (toujours pour des nouvelles) parmi de nombreux prix dont le Grand Master Award de la SFWA dont il est président de 1972 à 1973.

Poul Anderson reste un auteur très peu traduit en français (seulement 23 romans sur environ 130).

Ceci s'explique en partie par ses prises de positions politiques (il s'était prononcé en faveur de l'engagement américain pendant la guerre du Viêt Nam par exemple) qui l'ont exclu du monde de l'édition francophone pendant les années 1970.

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Note moyenne : 7.3/10
Nombre d'évaluations : 163

0 Citations 84 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Poul Anderson

Sortie Poche France/Français : 2015-02-11

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par al61 2020-01-03T20:51:41+01:00
La Caverne du ciel

Les aventures d'un james bond de l'espace ! intéressant amusant malgré un style dépassé lie â l'age de ce livre.

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Le Chant du Barde : les meilleurs récits de Poul Anderson

Ce recueil marque ma découverte de l’auteur. Belle surprise ! Les nouvelles mettent en scène des univers parfois très différents, elles explorent diverses thématiques, et la plupart sont de grande qualité !

Sam Hall (Sam Hall) : écrite au début des années 50, elle décrit déjà un avenir où tout le monde est fiché et noté ! Un des responsables du système de fichage modifie les données, au départ pour se protéger puis, par révolte contre le monde militarisé dans lequel il vit, il crée de toutes pièces la fiche d’un homme en marge de la société. Sans l’avoir prémédité, notre protagoniste déclenche une succession d’événements… Une nouvelle qui aborde des problématiques graves, et que j’ai beaucoup appréciée.

Jupiter et les Centaures (Call me Joe) : basé sur un des satellites de Jupiter, un homme est chargé de contrôler par l’esprit un être vivant adapté aux conditions de vie extrêmes de la planète géante, et créé à cet effet par des scientifiques. Une nouvelle intéressante sur le thème de la conscience et de l’esprit humain, mais qui n’est pas ma préférée du recueil.

Long cours (The Longest Voyage, Prix Hugo 1961) : sur une planète inconnue, des hommes vivent dans une civilisation prétechnologique. Un capitaine et son équipage prennent la mer, persuadés que leur terre n’est pas plate mais ronde, et partent à la recherche des mythiques Cités d’Or. Même si j’ai deviné la conclusion bien avant la fin, j’ai lu beaucoup de plaisir cette nouvelle sur le thème du devenir des groupes humains échoués sur des planètes isolées.

Pas de trêve avec les rois ! (No Truce With Kings, Prix Hugo 1964) : après une guerre dévastatrice, l’humanité est revenue technologiquement en arrière. Deux camps s’affrontent militairement au sein des Etats-Pacifique : des faucons va-t-en-guerre et adeptes de la centralisation, contre des modérés mais attachés à une société un brin féodale. Le lecteur découvre rapidement que des extra-terrestres évolués agissent en sous-main pour influencer l’Histoire, et à terme intégrer une humanité pacifiée dans la galaxie. Une nouvelle intéressante sur la destinée humaine et le libre arbitre.

Le Partage de la chair (The Sharing of Flesh, Prix Hugo 1969) : des milliers d’années après l’effondrement de l’Empire, des chercheurs appartenant à un peuple ayant conservé un bon niveau de technologie sont sur une planète où les groupes humains ont beaucoup régressé, y compris physiquement. Soudain, un des chercheurs est assassiné par un indigène dans des conditions ignobles. Sur le thème de la différence des cultures quand existe un écart technologique important, une nouvelle qui se révèle agréable à lire, avec une fin humaniste.

Destins en chaîne (The Fatal Fulfillment) : une nouvelle un peu à part : sur un prologue écrit par un auteur, quatre écrivains imaginent une suite… Poul Anderson s’est plié à l’exercice, mais je n’ai pas accroché à son récit, ou je n’ai pas compris l’intention. C’est la seule de ce recueil qui ne m’a pas donné de plaisir de lecture.

La Reine de l’Air et des Ténèbres (The Queen of Air and Darkness, Prix Hugo 1971, Locus et Nebula) : sur une planète au climat hostile, un jeune enfant est enlevé par des indigènes. Sa mère, désespérée que la police ne croie pas à un enlèvement, fait appel à un détective privé, alors que dans les régions reculées de cette planète, on croit à la présence d’êtres quasi magiques qui enlèvent les petits enfants. Une très jolie variation sur le thème des changelings revu dans une optique science-fiction, mêlée à une allégorie de la conquête des Amériques et la quasi-disparition des Indiens. L’auteur a réussi à garder une tonalité poétique et douce-amère sur le conflit entre la rationalité scientifique et le besoin de croyances. Cette nouvelle a reçu des prix largement mérités !

Le Chant du barde (Goat Song, Prix Hugo 1973 et Nebula) : une étrange nouvelle dans un futur indéterminé. Des entités (robots ? dieux ?) ont l’omnipotence sur l’humanité qui s’est déchargée de toute responsabilité sur ces entités. Le Harpiste a perdu sa bien-aimée, et réclame qu’on la lui rende… Narrée comme un songe, une histoire qui réinterprète certains mythes antiques et suggère la reprise en main de son destin.

Le Jeu de Saturne (The Saturn Game, Prix Hugo 1982 et Nebula) : des scientifiques sont partis pour un long voyage vers un des satellites de Saturne. Pour passer le temps, certains s’investissent dans un jeu de rôle. Arrivés à destination, quatre d’entre eux atterrissent sur le satellite, mais font-ils encore la différence entre la vie de leurs personnages et la vie réelle ? En cas d’incident grave, sauront-ils envisager rationnellement la situation, ou s’enfuir vers un monde imaginaire proposant des épopées héroïques périlleuses ? Une nouvelle douce-amère explorant le danger des jeux pour ceux qui ne sont plus intégrés dans une société réelle et complexe.

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La Patrouille du Temps, tome 1 : La Patrouille du temps

Petit recueil de 5 nouvelles datant du milieu des années 1950.

Le point de départ d'une légende de la sf que l'auteur poursuivra jusqu'en 1990 et que nous pourrons suivre avec le patrouilleur, la rançon et le bouclier du temps (ou sous forme de deux livres en intégrale).

Manse Everard est recruté au milieu du 20ième siècle. Il a les capacités pour devenir un patrouilleur du temps. La patrouille a été crée par de lointains descendants de l'humanité en l'an 19000 et des poussières, les mystérieux Danelliens, pour maintenir la continuité et éviter les uchronies qui pourraient nuire à l'existence même de ces créateurs. le temps est un concept non linéaire et discontinu. Il a de plus tendance à être rigide.Vous pouvez tuer votre père avant votre conception si cela vous chante, il y a peu de chance que cela modifie le cours général de l'histoire, vous continuerez d'exister sans être né. Mais qu'on touche à certains éléments clés et l'avenir peut être totalement chamboulé. Vous en aurez un aperçu à travers ces cinq petits récits.

Format cour oblige, on sait aller à l'essentiel. Là où maintenant, il faudrait 500 pages d'explications, en quelques feuillets vous êtes dans le bain. Donc les amateurs de hard science, oubliez. On garde les facilités de l'époque (conditionneur hypnotique, moto temporelle ect) et on est rapidement plongé dans les récits des aventures d'Everard. Cinquième siècle, douzième siècle, on a même l'impression que l'auteur est plus à l'aise avec L Histoire qu'avec la SF ce qui donne finalement une excellente impression de sérieux (historique).

On pardonnera facilement les redites, passage quasi obligé du recueil de nouvelles et ce petit livre au charme désuet nous fera passer une excellent soirée de lecture.

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La Patrouille du Temps, tome 2 : Le Patrouilleur du temps

Mêmes contextes, mêmes histoires que la patrouille du temps.

Dixième siècle avant notre ère, à Tyr, Manse Everard est confronté à un maître chanteur qui menace de changer l'histoire.

Troisième siècle de notre ère, Chez les Goth, cette fois c'est Carl Farness qui est confronté à la difficulté d'étudier l'histoire sans la modifier, s'impliquer au point de se marier et de faire des enfants dans cette époque en s'identifiant à un mythe. Manse n'apparaît que comme mentor...

Et enfin petite nouvelle sur les templiers.

Des récits plus développés, plus complets et complexes, néanmoins de la même veine que le premier tome où encore une fois, L'Histoire est plus présente que la science-fiction.

Des aventures humaines, des histoires assez mélancoliques et un rythme posé font de ce roman une belle invitation au voyage temporel.

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Commentaire ajouté par Fnitter 2020-02-02T14:28:08+01:00
Les croisés du cosmos

Un distrayant petit one-shot de l'auteur plus célèbre pour son cycle de la patrouille du temps.

Roger de Tourneville, anglais au début de la guerre de 100 ans est avec près de 1000 hommes, prêt à rejoindre la France. Mais voilà qu'un vaisseau spatial atterrit dans sa contrée. Une race extraterrestre expansionniste pensait trouver une nouvelle planète à coloniser et une population à soumettre. Erreur. Les Anglais ne se soumettent pas. Archers, arbalétriers, cavalerie et fantassins s'emparent du vaisseau et pensent y trouver une fabuleuse occasion de gagner la France facilement. Hélas, les voilà partis vers des destinations plus lointaines. Prêts à affronter toute une civilisation moderne. L'esprit sera plus fort que la technologie.

J'ai immédiatement pensé à L'Option Excalibur de David Weber que je soupçonne fortement d'avoir été inspiré par ce roman (rénové, modernisé, sublimé mais inspiré...).

On voit ça et là, humour, drôle, loufoque... oui, l'histoire est décalée. Une armée humaine moyenâgeuse transposée dans un monde futuriste extraterrestre c'est insolite. le ton est frais, léger, mais ce n'est pas pour autant de la sf humoristique. C'est un roman d'action, de sf militaire bien construite. L'accès au roman est facile (limite littérature jeunesse) comme beaucoup de romans du genre dans les années 60.

J'ai adoré les capacités d'adaptation des Anglais. Technologie ne veut pas dire omniscience, ni même intelligence et les humains, rompus à des siècles de guerre, de manoeuvres politiques sauront faire face.

Une excellente distraction sans prétention, reposante pour l'esprit.

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Commentaire ajouté par Fnitter 2020-02-02T14:30:46+01:00
Tau Zéro

Hard science et roman d'amour

Avant tout autre chose, il est important de comprendre que le roman a été écrit en 1970 et traduit 40 ans plus tard en France. A l'époque il a été finaliste du prix Hugo (remporté à l'époque par l'anneau monde de Niven).

La terre est pratiquement pacifiée. le système solaire colonisé et déjà deux expéditions interstellaires ont été réalisées avec succès. Une nouvelle expédition vers la troisième planète de Beta Virginis, potentiellement habitable (comme l'indique une sonde précédente), située à 32 années-lumière, doit être réalisée à bord du Léonora Christana, un vaisseau trans-stellaire (mais non supraluminique). 25 hommes et 25 femmes passeront 10 ans subjectifs pour parcourir cette distance. Mais un incident de parcours les empêche de décélérer et l'accélération constante qui va les rapprocher de plus en plus de la vitesse de la lumière va avoir pour conséquence d'augmenter exponentiellement la différence entre temps « réel » et temps subjectif au point que des centaines voire des milliers d'années pourraient les séparer d'une nouvelle destination qui reste à définir.

James Blish a défini ce roman comme récit de sf ultime. Waouh... Oh, calme. Probablement en référence à un détail du scénario (ne spoilons pas), mais remettons à sa place cette oeuvre, certes agréable, mais mineure dans l'histoire de la sf.

Comme beaucoup de parallèles ont déjà été faits avec d'autres romans, j'irais du mien en citant Starborne de Silverberg, que tout admirateur de Tau zéro devrait apprécier.

On parle de Hard Science. Oui, tout est scientifiquement plausible (à part le happy end, mais les fins réalistes où tout le monde meure, ce n'est pas très vendeur, encore moins en 70). Oui, une post-face de l'astrophysicien M. Lehoucq nous valide scientifiquement la quasi totalité des théories, techniques et hypothèses mais la lecture en reste très accessible. Encore une fois, nul besoin d'avoir la compétence et le QI de Stephen Hawkin pour apprécier. Baxter, Bear, Robinson sont bien plus dur d'accès. Tiens, volontairement polémique (pour toi Denis) j'irais même jusqu'à Andy Weir et Seul sur Mars.

Après à mon niveau, peu importe que cela soit vrai ou pas, ce qui compte c'est que cela ait l'air vrai et j'ai réellement apprécié cette lecture « hard-science ».

Parlons maintenant de l'homme et des rapports humains. 50 hommes et femmes pour coloniser une planète (c'est une hypothèse du scénario). Juste, tout juste pour la diversité génétique (500 étant la valeur refuge, 150 pour une viabilité à 2000 ans) (on se rappellera pour ceux qui l'ont lu, de Dark Eden de Beckett et des ravages de la consanguinité). Sans compter les 1 à 10% d'homosexuels (selon les sources). La sélection des astronautes n'en a pas fait état, mais en même temps en 1970 c'était tabou, et être homosexuel n'empêche pas de concevoir des enfants. On a même un scientifique misogyne voire misanthrope.

1970 encore : Les femmes sont vues comme des pies bavardes (quelque soit leur niveau scientifique) qui ne pensent qu'à coucher, se mettre en couple et enfanter. Mais en même temps est-ce que cela a réellement changé ? ( Aïe pas sur la tête).

Le gendarme du vaisseau est au summum de sa caricature et aurait bien mieux convenu pour un livre d'action militaire plus primaire.

Pour des hommes et femmes spécialement sélectionnés, ils se laissent vite aller au désespoir.

Mais malgré tout cela, j'ai apprécié l'histoire humaine qui nous a été contée, la volonté féroce de survie.

Fluidité de lecture, on en ressort un peu plus instruit, rapports humain malgré tout agréables à suivre.

Second clin d'oeil à Denis, la théorie de l'engagement a failli me faire mettre 6/10 après rédaction de la critique. Mais non, je résiste. 8/10.

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Commentaire ajouté par Bluenn 2020-02-03T09:54:50+01:00
L'épée brisée

Ma chronique complète: https://ombrebones.wordpress.com/2020/01/22/lepee-brisee-poul-anderson/

Pour résumer, j’ai été ravie de découvrir ce classique de la fantasy. L’épée brisée exploite tous les tropes classiques du genre sans devenir morne ou prévisible. L’écriture poétique de Poul Anderson passionne son lecteur qui tourne les pages avec avidité et arrive à la fin avec frustration. On a envie d’en lire plus et c’est finalement la marque d’une bonne histoire. Je recommande très chaudement ce texte à tous les adeptes du genre. Si vous aimez les mythologies celtiques et nordiques, la magie et les ambiances sombres, l’Épée brisée est faite pour vous !

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La Patrouille du Temps, tome 1 : La Patrouille du temps

Recueil de quatre nouvelles suivant la formation et les premières missions de l'un de ces Gardiens du Temps, un Patrouilleur américain recruté pour rectifier les erreurs dans le flux temporel, voire les crimes contre le cours du temps. Avec son style alerte, sa grande culture (à l'instar de Zelazny, Anderson semble être très à l'aise avec les mythologies et connaît sur le bout des doigts les rouages de l'Histoire de l'Humanité) et une vision rigoureuse du futur, l'auteur nous entraîne en différents points de notre continuum afin de tenter de rétablir ce qui a été, volontairement ou non, défait, menaçant jusqu'à son existence même.

Par sa configuration et les missions qu'elle se donne, cette Patrouille ressemble en de nombreux points à l'organisation décrite par Asimov dans la Fin de l'éternité, roman très réussi sur les paradoxes temporels. A la différence que Poul Anderson intègre nombre de péripéties dans ses récits, très mouvementés, ou le Patrouilleur Everard aura souvent fort à faire - et pourra rarement compter sur sa hiérarchie, voire sur ces Daneeliens qui, loin dans notre avenir, rectifièrent les balbutiements des premiers voyages temporels et instaurèrent les règles à l'origine de la Patrouille. Tout en nous expliquant l'élasticité de la trame temporelle (qui fait que, en gros, la modification d'un événement mineur n'aura que peu de répercussions, qui seront elles-mêmes avalées par un flux se cicatrisant de lui-même), l'auteur par le biais de ses personnages stipule tout de même que certains événements majeurs, sorte de points nodaux dans le développement des civilisations, doivent être protégés car un changement dans ceux-ci entraînerait des bouleversements aux proportions inimaginables. C'est d'ailleurs ce qui semble être le cas dans la quatrième nouvelle, où Everard, parti en vacances, se retrouve dans un continuum différent de celui qu'il connaissait, avec une Amérique du XXème siècle à l'ère de la vapeur et adorant des divinités babyloniennes tandis que l'Europe est sous le joug d'un empire celte. Il comprend que quelque chose a modifié le continuum à un endroit précis de la trame temporelle, et il lui faut mener une enquête minutieuse et délicate sur l'Histoire de cette civilisation qui n'a pas évolué comme celle dont il est issu.

Dans la première nouvelle, suite à sa formation à l'Académie des patrouilleurs en plein oligocène, Everard mène une première enquête moins routinière qu'elle n'en avait l'air, qui l'amènera avec un collègue dans le Londres de 1894 afin de remonter à la source d'une découverte mystérieuse de lingots radioactifs dans un vieux tumulus - l'occasion de se frotter à la perspicacité d'un "enquêteur privé" doté d'un puissant esprit de déduction mais dont le nom ne sera malicieusement jamais cité.

L'histoire suivante donne le ton général des nouvelles : Everard se retrouve avec un cas de conscience, un de ses amis étant impliqué dans un événement majeur dans l'Antiquité, à l'époque des Guerres médiques - et il a disparu. C'est sa dulcinée qui le supplie d'aller le retrouver en cette époque, contrevenant ainsi à plusieurs des articles du règlement des Patrouilleurs. Pour la sauvegarde de son ami et les beaux yeux de la jeune femme, Everard devra trouver ce qui est arrivé et tenter de réparer ce qui peut l'être avant l'intervention des autres Patrouilleurs.

Le dernier récit, assez ambitieux mais moins intense, met Everard et un autre Patrouilleur aux prises avec des envoyés du grand Khan en Amérique, sur le point d'annexer un continent entier au plus grand empire terrestre. Sauf que, malgré leur puissance technologique et leur expérience, les Patrouilleurs seront rapidement défaits par des Mongols roublards ignorant la peur et il faudra faire preuve de patience et de perspicacité pour se sortir de ce mauvais pas.

Quatre textes plaisants, bien construits, dotés d'un suspense de bon aloi et nantis d'une flopée de références culturelles et historiques qui procurent une lecture agréable et revigorante et procurent quelques petits vertiges malicieux dans les perspectives de paradoxes temporels. Sans être le chef-d'oeuvre de Poul Anderson (Tau Zéro, Tempête d'une nuit d'été ou même les Croisés du cosmos sont plus denses et de portée supérieure), cette petite anthologie permet d'approcher aisément l'oeuvre de ce grand écrivain mal traduit en France (du fait de ses positions très conservatrices à l'époque de la Guerre du Viêt-Nam) ; il existe sept autres récits liés à la saga de la Patrouille du Temps, trouvable dans plusieurs recueils. Chez J'Ai Lu ou Marabout, le premier tome contient quatre récits, alors qu'aux éditions Bélial un cinquième est rajouté. A noter que c'est l'une des nouvelles d'Anderson (Call me Joe) qui a servi de base au script d'Avatar de James Cameron.

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Commentaire ajouté par theyoubot 2020-03-07T05:53:26+01:00
Agent de l'Empire Terrien

Aventures spatiales d'un agent secret plein de ressources. Complots, action, base secrète cachée dans anneau d'astéroïdes et fin à tiroirs. Je me suis régalée. Bien sûr tous les personnages sont des clichés unidimensionnels. C'est naïf mais très sympa.

Note : 7/10

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Commentaire ajouté par AJCrime 2020-03-08T00:12:59+01:00
L'épée brisée

Une très belle odyssée qui m’emporte dans les légendes du nord pour le dernier combat des dieux nordiques contre la chrétienté. Un univers cohérent argumenté dans les détails pour que l’ensemble se tienne, jusqu’aux petits détails. Une grande épopée également en terre du milieu ou les Ases et les Nornes avancent leurs pions entre faërie et monde des hommes. Au croisement de tout cela, un couple impossible qui me rappelle un peu Tristan et Iseut, que de destins et d’amours brisés, cela autorise aussi une grande portée romantique.

Quelle chute douloureuse que ce final triste à mourir (en cela je conçois qu’une fin heureuse n’aurait pas été souhaitable) et expédié sans prendre de gants, du coup, cela n’excuse pas les petits soucis de mise en page et de correction.

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On parle de Poul Anderson ici :

Guide de l'âge d'or : les maîtres
2017-02-18T18:35:11+01:00

Dédicaces de Poul Anderson
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Editeurs

LGF - Le Livre de Poche : 23 livres

Le Bélial' : 12 livres

Denoël : 5 livres

J'ai lu : 5 livres

Fleuve Noir : 4 livres

Gallimard : 4 livres

GARANCIÈRE : 4 livres

L'Atalante : 4 livres

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