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Sōseki Natsume

139 lecteurs

Activité et points forts

Thèmes principaux

ajouté par PoppyZ 2016-11-27T06:45:26+01:00

Biographie

Kinnosuke Natsume est né le 9 février 1867 à Ushigome, Edo ( aujourd'hui Tôkyô ) dans l'arrondissement actuel de Shinjuku . Sa naissance coïncide avec le début de l'ère Meiji (1867-1912), de modernisation du Japon. Natsume est son patronyme mais il prend comme nom de plume, en 1888, "Sôseki" dont le kanji signifie "obstiné"

C'est un enfant non désiré, d'une mère âgée qui le rejette. Il est confié à un couple de serviteurs jusqu'à l'âge de neuf ans. De retour dans son foyer, il continue à être rejeté par son père et sa mère meurt en 1881, lorsqu'il vient d'avoir 14 ans.

Au collège, il se passionne pour la littérature chinoise et se destine à l'écriture. Mais quand il entre à l'Université de Tokyo en septembre 1884, il est obligé de commencer des études d'architecture mais étudie en même temps l'anglais. Il apprendra également l'allemand et le français, ce qui exceptionnel pour un japonais de son temps.

En 1887, il rencontre Masaoko Shiki, qui le pousse à écrire et l'initie à la composition des haïkus. En 1890, il entre au Département d'Anglais et obtient son diplôme en 1893. Il commence aussitôt à enseigner.

En 1895 il est nommé professeur à Matsuyama et son expérience donnera lieu dix ans plus tard à la rédaction de Botchan. L'année suivante, il est nommé à Kumamoto et continue à publier dans des revues des haïkus et d'autres poèmes.

Le 10 juin 1896, il se marie avec Kyoko Nakane.

Le gouvernement japonais l'envoie étudier en Angleterre, d'octobre 1900 à janvier 1903.

Cette expérience n'est pas des plus heureuses, car il manque d'argent et passe beaucoup de temps enfermé et plongé dans des livres. De cette confrontation avec L'Occident, Sôseki laisse des textes très variés qui relatent son expérience londonienne; certains sont empreints de rêveries historiques, d'autres particulièrement cocasses.

A son retour, il se voit confier la tâche de succéder au prestigieux Lafcadio Hearn comme lecteur de littérature anglaise à l'université de Tokyo, poste qu'il va abandonner pour se consacrer entièrement à l'écriture à partir de 1907, grâce à un contrat avec un grand journal de Tokyo, Asahi, pour lequel il rédige de nombreux ouvrages.

Son premier livre "Je suis un chat" parait en 1905. C'est une vision ironique, à travers les yeux naïfs d'un chat, du Japon de son temps.

Le second voyage, d'agrément celui-là, le mène en Mandchourie alors sous domination japonaise, puis en Corée, de septembre à octobre 1909. Invité par l'un de ses meilleurs amis occupant un poste-clef dans l'administration coloniale, il parcourt le pays avec nonchalance et cache difficilement un certain mépris pour les autochtones.

A partir de 45 ans, la santé de Sôseki se dégrade rapidement. Il sort avec difficulté de chez lui.

Il se rapproche des pratiques religieuses nommées "Sokutenkyoshi" de détachement de soi.

Il meurt d'un ulcère à l'estomac le 9 décembre 1916.

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Note moyenne : 7.21/10
Nombre d'évaluations : 39

3 Citations 28 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Sōseki Natsume

Sortie Poche France/Français : 2018-04-05

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Iliane 2016-10-23T18:41:48+02:00
Rafales d'automne

J'ai beaucoup de mal à évaluer objectivement ce livre, tant son propos sur les femmes m'a révoltée. Certes, il faut le replacer dans son contexte historique et culturelle : Natsume Sôseki l'a écrit en 1908. Il n'empêche que sa vision des femmes m'a profondément choquée, même si elle n'est pas au centre de l’œuvre. C'est simple, on nous offre ici une critique de la femme comme un être superficiel, simple et matérialiste, incapable de se remettre en question ou de comprendre des pensées complexes. Elle n'est réduite qu'à deux fonctions : femme au foyer ou objet décoratif. Mais l'auteur ne leur accorde que très peu de place dans ce livre, puisque, apparemment, elles n'en valent pas la peine...

Fermons la parenthèse négative pour nous concentrer sur le véritable propos de Rafales d'automne : la critique de la société du début du vingtième siècle au Japon. Si tout le livre est ponctué de critiques et de points de vue différents sur la société (celui de nos trois personnages masculins, avec deux statuts sociaux foncièrement opposés), c'est véritablement le chapitre 11, l'avant-dernier, qui nous expose cette révolte contre le système qui s'établit, dans toute sa complexité. L'argent contre le savoir, les puissants contre les savants, les jeunes privés d'idéaux et de modèles, le lien entre passé et futur, le devoir et la liberté d'agir... Cette réflexion est profonde et complexe, bien qu'illustrée par des exemples parfois originaux.

Cependant, les autres chapitres nous montrent d'autres critiques de la société, que ce soit des femmes, des relations sociales (notamment entre Nakano et Takayanagi), de la condition sociale...

En ce qui concerne les personnages, je ne peux m'attacher à Nakano que je trouve totalement étranger au monde réel et peu compréhensif de la situation de son "ami" Takayanagi. De part son statut social et financier, il ne peut et ne cherche même pas à comprendre ce que vit son ami et porte sur lui un regard et un jugement que je trouve parfois cruel et injuste. Spoiler(cliquez pour révéler)Son mariage est une scène particulièrement représentative de ce fossé entre sa richesse et la précarité de son ami. Lorsque Takayanagi arrive dans un costume miteux, la première réflexion des mariés, tous deux issus de riches foyers, est de le trouver gonflé d'arriver ainsi vêtu. Il ne leur vient pas un seul instant à l'esprit qu'il n'a pas les moyens de se vêtir autrement. De même, s'il ne se joint pas aux autres invités (qui le méprisent ostensiblement d'ailleurs à cause de son apparence), ce n'est pas parce qu'il se "complaît dans sa solitude", comme l'affirme injustement Nakano, mais parce qu'il n'existe même pas aux yeux des autres convives, tous riches ou aisés, et parce qu'il ne se sent pas à l'aise dans ce monde-ci où il n'est visiblement pas la bienvenue. Dôya est un être qui se croit supérieur, à tord ou à raison, et qui le clame haut et fort. Il m'est donc fortement antipathique. Je ne nie pas que le discours qu'il tient à la fin est plein de justesse et de sagesse. C'est un personnage réfléchi, mais qui néglige sa femme sous prétexte que, comme il s'agit de son épouse, elle n'a qu'à se taire et accepter son triste sort ainsi que la misérable situation dans laquelle il l'oblige à vivre de part sa négligence et son obstination à refuser de bonnes situations professionnelles par pure fierté. C'est un personnage avec un égo démesuré, intelligent mais aussi curieusement incapable de comprendre la détresse de ceux qui l'entoure.

A l'inverse, Takayanagi est un personnage hautement sensible, qui m'a profondément touchée. Sa détresse est palpable et sa situation est parfaitement incomprise, même par son prétendu "ami". Son pessimisme s'oppose radicalement à l'optimisme permanent de Nakano qui traduit d'ailleurs plutôt l'oisiveté dont il fait preuve grâce à son aisance financière qui lui permet de vivre selon ses envies sans se soucier de travailler. Takayanagi travaille pour gagner misérablement sa vie et, malgré l'envie d'écrire, ne parvient pas à concrétiser cette passion qui l'anime. Il se sent persécuter par le monde qui l'entoure et ne s'y sent pas à sa place. Bien qu'écrit en 1908, ce personnage peut être transposé tel quel à d'autres époques et traduit un malaise de la société que l'on peut retrouver aujourd'hui également. D'où l'intérêt profond et universel de ce personnage, selon moi.

En dernier lieu, il me parait indispensable de parler du style de l'auteur qui est un peu difficile. A lire, donc, au calme !

Il est aussi intéressant, voire amusant, de lire certains commentaires de l'auteur/narrateur, qui avoue son impuissance quant aux pensées qui peuvent parfois traverser l'esprit de ses propres personnages. Ces apartés sont un peu déroutantes mais originales et donnent aux personnages un côté indépendant et "réel".

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Commentaire ajouté par PoppyZ 2016-11-27T06:56:31+01:00
Rafales d'automne

Rafales d’automne aurait tout aussi bien pu s’intituler, à la Zola, «l’Argent» ou «Contre l’argent», mais ç’aurait été des titres bien peu conformes à la littérature japonaise, du moins telle qu’on la perçoit en France. Ce serait nier la délicatesse qui s’insinue jusque dans la brutalité des textes nippons. Natsume Sôseki (1867-1916), l’auteur, entre autres, de Je suis un chat et le Pauvre Cœur des hommes, s’attaque aux riches dans ce roman de 1908, à ceux qui veulent le devenir, à ceux qui les respectent même quand l’argent est la principale qualité de ceux qui le possèdent. Deux étudiants sont amis quoique leur intégration dans l’existence soit tout à fait différente. Celui qui a du mal ne comprend pas «la sensibilité si rudimentaire» de l’autre. Un ancien professeur conserve à ses yeux un prestige considérable. Non parce qu’il a été son disciple mais parce qu’il ne l’a pas été. Le pauvre étudiant a contribué, lorsqu’il n’était qu’un enfant, à l’humiliation de ce professeur. Il a été utilisé parce que ce professeur n’était pas un homme d’argent et que les puissances d’argent ont voulu éloigner les enfants d’un enseignant si peu admiratif de leur réussite. «Shirai Dôya était un homme de lettres» est la première phrase du roman et elle porte en elle l’exclusion durable de l’ancien professeur. Lequel voit bien les difficultés qu’il a dans l’univers capitaliste mais ne les considère pas comme une tare. «Quand on se sent prêt à faire preuve de compassion et que l’autre s’enferme dans une armure de calme, la scène ne peut pas se jouer.» L’ironie souffle d’autant plus sur ces Rafales d’automne qu’il ne suffit pas de se croire supérieur pour l’être, que l’élève n’est pas toujours à la hauteur de son professeur.

«Le vent souffle. D’où peut-il venir ? […] Le vent vient. Il se glisse à travers la palissade, s’insinue sous la galerie extérieure. Les feuilles menacées tombent. Elles tombent sans répit. Avant même qu’on n’ait le temps de comprendre le danger, elles ont quitté les branches. Quand la lune les éclaire, les branches sont si dénudées qu’il ne subsiste que l’ossature, on pourrait les compter.» Plus tard dans le roman : «Dôya se dressait sur l’estrade comme un prophète. Le vent d’automne fit trembler les maisons, avant de s’échapper.» Quel mauvais vent amène les hommes (les femmes ne sont guère flattées dans le texte) dans la situation où ils sont, dans ce monde où «le détachement est un expédient», quel bon vent les en chasse ? «La vocation de Dôya était de faire bouger par ses seules forces cette société qui avait besoin d’être transformée.» Ne serait-ce que d’un pas, la tâche est rude. Rien ne dit qu’il en sera capable, et a fortiori son ancien élève tourmenté par la mauvaise conscience, comme si, enfant, il s’était trompé de camp, il avait été manipulé pour combattre ce à quoi il aspire. «La société qui transforme la solitude en maladie accable de ses cris le malade en train d’agoniser. Non contente de me rendre malade, la société cherche à m’achever, moi qui suis déjà à moitié mort ! Le jeune homme était bien obligé de maudire la société.» Comment être ironique quand c’est l’organisation de la société qui l’est ? «Voilà qui peut être considéré comme une situation poignante, proche de la torture.» «Takayanagi, qui s’approchait peut-être de cette consolation de se sentir encore vivant, était un individu dégoûté d’être encore en vie.» Comment passer «outre cette contradiction» ? A quelles valeurs s’accrocher ? «La société est un champ de bataille. La société civilisée est un champ de bataille où l’on ne voit pas le sang couler. […] Rester les bras croisés dans un monde soi-disant en paix tout en vouant un culte à la réussite est le signe d’un manque total de valeur humaine […].» Lorsque Dôya a enfin la parole, il ne l’envoie pas dire. «Le vent faisait trembler les vitres.»

Rafales d’automne est constitué pour une part importante de conversations polies, comme s’il fallait qu’une légèreté permanente englobe la violence des sujets traités, comme si c’était la seule manière de les aborder sans que leur cruauté ne détourne le lecteur. Takayanagi est invité au mariage de son ami et le couple insiste pour qu’il vienne à la réception, se doutant qu’il n’en a guère envie. «Tout endroit qui permettait à la fortune, au pouvoir, aux privilèges de montrer leur arrogance était un territoire ennemi, et Takayanagi considérait l’arche qui l’enserrait comme le symbole même de l’hostilité.» L’air de rien, Rafales d’automne est un reportage dans ces régions hostiles. «Certes, réussir un doctorat était le couronnement d’années d’efforts, mais ce titre qui s’obtenait grâce à un savoir-faire de haut niveau ne différait pas tant que ça de la récompense octroyée aux riches qui se retrouvent promus au cinquième grade grâce aux dons qu’ils ont faits pour subventionner la construction de vaisseaux de guerre.» Quand le monde entier ou presque est «territoire ennemi», comment trouver des alliés ?

Mathieu Lindon

Next.Liberation.fr

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Commentaire ajouté par TheShinSakura 2017-05-10T15:43:43+02:00
Oreiller d'herbes

Magnifique oeuvre d'art !

Au milieu de la poésie et de la nature nous trouvons cette réflexion sur l'art, l'artiste et les passions.

Ce livre est tout juste enivrant .

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Commentaire ajouté par TheShinSakura 2017-05-10T15:51:03+02:00
Le cœur

Un récit magnifique et mélancholique qui nous transperce doucement le coeur.

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Commentaire ajouté par zaphrinamakichan 2017-07-09T11:53:16+02:00
Haikus

https://lessortilegesdesmots.blogspot.com/2017/07/haikus-de-soseki.html

Toute personne appréciant l'Asie et plus particulièrement le Japon a entendu le nom de Sôseki dans sa vie au moins une fois. Je fais partie de ces personnes et à ma grande honte, je n'avais toujours rien lu de lui. Concernant les haikus, j'en ai déjà lu mais pas les siens. J'ai toujours eu un peu de mal avec les haikus. Je n'en comprenais pas le sens ni l'intérêt...jusqu'à maintenant.

Je tiens à remercier l'association qui me l'a vendu. Je l'ai eu pour rien mais je peux vous dire qu'il est comme neuf. Il n'a pas une égratignure.

Et oui, les haikus ont un sens caché. Ça, personne ne va me contredire. La plupart du temps, on y parle des saisons ou du temps qui passe mais pourquoi? C'est la question que je me posais. Grâce à ce livre, j'ai pu comprendre que le haiku est un art qu'on ne pratique pas comme ça sans arrière pensées. Les mots sont choisis avec soin. Certains mots ne sont employé qu'en automne et d'autres en hiver. Ils permettent de situer le haiku en fonction des saisons et de leur donner une couleur. Ensuite, c'est en fonction de son vécu. Avec chaque haiku écrit par Sôseki, nous avons une explication par le biais de ce qu'il avait vécu au moment de l'écriture. J'ai pu voir le sens caché des mots et la poésie prendre forme. Là, j'ai pu être touché. On ne considère pas Sôseki comme le maître du haiku pour rien.

Cependant, nous ne découvrons pas seulement Sôseki comme auteur de haikus mais également comme peintre. Ces peintures sont magnifiques. Si je pouvais en afficher dans mon appartement...Je passerais mon temps à les regarder. Elles sont apaisantes. Elles dégagent une douceur rare. Si vous connaissez un musée qui expose ses peintures, dites le moi. Pour une fois j'accepterais d'y mettre les pieds.

En bref, j'ai beaucoup appris sur le haiku grâce à ce livre. Je verrais maintenant les haikus d'un œil nouveau.

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Commentaire ajouté par Whale 2017-10-07T22:35:11+02:00
Oreiller d'herbes

Grande amatrice de Natsume Söseki, j'ai encore une fois été agréablement surprise !

"Oreiller d'herbes" est un roman poétique nous narrant le voyage d'un peintre en quête de repos, de sérénité et d'impassibilité !

Pour cela, il ira jusque dans une station thermale déserte situé dans les montagnes.

Une fois installé, il se consacrera à ses réflexions sur sa condition d'artiste, à la peinture (Oriental et Occidentale), à la poésie, aux Hommes, à la société, aux sentiments, ...

Il y rencontrera quelques personnages atypiques. Notamment Nami, une jeune femme étrange et mystérieuse qui s'est installé chez sa famille après un divorce.

Un très bon roman, poétique, d'une grande sensibilité.

À lire avec douceur, sans empressement pour en apprécier chaque chapitre, chaque réflexion.

Le texte est essentiellement fait des pensées de l'artiste. Comme un monologue (il y a très peu de dialogue). Aussi cela peut rendre la lecture difficile pour certains.

J'ai pour ma part beaucoup aimé les magnifiques haïkus de l'auteur cités dans le livre.

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Commentaire ajouté par Pendergast 2017-10-15T15:32:29+02:00
Le Mineur

Un roman étrange , où effectivement il ne se passe pas grand chose et qui par certains côtés m'a rappelé le Godot de Beckett. Est ce un voyage réel ou une vision de l'esprit du personnage principal , on ne sait pas , les paysages , les hommes et même les événements sont entourés d'un halo nébuleux , fantomatiques , rêvons nous ou l'avons nous bien vécu ? Le côté psychologique , les divers tourments du personnages sont bien mis en valeur , de même que le héros , on se laisse ballotter par les événements en espérant que le sort nous conduise quelque part !

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Commentaire ajouté par mdydy 2017-11-24T03:37:39+01:00
Oreiller d'herbes

Sans aucun doute à cause de ma fatigue je n'aurai pas su l'apprécier à sa juste valeur. Söseki reste pour moi un des auteurs les plus complexe que j'ai pu lire jusqu'à présent. Tout en restant agréable à lire.

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Commentaire ajouté par Xiahjunsu 2017-12-04T14:01:44+01:00
Haikus

Ce recueil est un cadeau.

Un format poche de belle qualité qui présente en préface Sôseki poète puis une sélection de ses haïkus au rythme des saisons agrémentés de peintures de l'auteur sur lesquelles les vers sont calligraphiés.

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Commentaire ajouté par Nepheris 2018-02-17T09:26:14+01:00
Rafales d'automne

J'ai eu ce roman un peu dur à dire, mais d'une grande intelligence. Il s'agit très clairement, pour l'auteur, de réaliser une critique de la société de son temps, mais cette critique est en réalité très actuelle. Ce que dénonce Natsume Sôseki, c'est le pouvoir de l'argent sur cette société, au détriment de valeurs immatérielles comme le savoir. Mais on peut aussi se demander à quel point il adhère au point de vue de ses personnages : j'ai ressenti une certaine ironie dans la façon dont le narrateur écrit l'histoire, comme s'il se moquait par exemple de Dôya qui, bien qu'ayant raison, vit complètement déconnecté de sa société, et délaisse sa femme. La scène finale m'interpelle, j'avoue avoir un peu du mal à la comprendre.

Je suis d'accord avec ce que dit Iliane, cela dit : les propos sur les femmes sont marquées d'une forte misogynie. Et c'est dommage car pour nous, le récit perd de sa force. Même si effectivement, au début du 20e siècle, la place de la femme n'est pas enviable, un siècle plus tard, le lecteur peut en être gêné.

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Dédicaces de Sōseki Natsume
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Editions Philippe Picquier : 8 livres

Rivages : 6 livres

Le Serpent à plumes : 3 livres

Gallimard : 2 livres

Editions Alphée : 1 livre

Éditions Hermann : 1 livre

Interforum : 1 livre

Tuttle Publishing : 1 livre

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