Livres
464 100
Membres
424 276

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Tous les livres de Stéphane Legrand

Vous cherchez un point commun entre Les Simpson et le Tea Party, Angelina Jolie et Alan Greenspan, Mad Men et Dirty Dancing, le fondateur de Wikipedia et l’administration Reagan, ou encore Vladimir Poutine, Queer as Folk et Donald Trump? Il y en a un : Ayn Rand.

Quasiment inconnue en France, Ayn Rand est pourtant considérée aux États-Unis comme l’auteur du livre « le plus influent après la Bible ». Romancière, philosophe et chantre de l’ultralibéralisme, Ayn Rand a offert une mythologie au capitalisme, celle de l’entrepreneur comme surhomme et de l’égoïsme comme vertu ultime.

Stéphane Legrand combine les ressorts de l’essai et du récit pour analyser sa pensée et ses romans les plus marquants, qui font d’elle une pièce essentielle à la compréhension du monde contemporain. Il brosse le portrait captivant de cette émigrée russe « bigger-than-life », qu’on a pu qualifier d’« ultime drogue de passage vers une vie de droite », et dont le destin n’a rien à envier à ses fictions les plus rocambolesques.

1 lecteurs

" Le normal a pris la relève de l'ancestral ". C'est en ces termes que Michel Foucault salua l'avènement d'une nouvelle ère, celle des disciplines - moment où les sujets cessent de s'identifier par leurs généalogies et leurs positions dans un système d'alliances, par des mécanismes historico-rituels, mais sont plutôt voués à l'interminable hantise de la norme, à ne plus se connaître et se reconnaître que par le détour de l'altérité de l'anormal : voués à ne ressaisir leur identité et à n'être auprès d'eux-mêmes qu'au plus proche du spectre inquiétant de ce tout autre qu'ils repoussent au plus loin.

Alors, l'enfance de l'homme n'est plus la mémoire de son innocence perdue, mais la forme première de son insoumission ; le primitif n'est plus celui qui, depuis l'autre rive d'un quelconque voyage, lui fait signe vers le mirage de sa bonté native, mais celui qui indique, sous les espèces de la plus honteuse barbarie, le danger qu'il représente pour sa propre race ; et la folie n'est plus le masque grotesque ou sublime d'un au-delà de la raison, mais le miroir tendu de sa propre faiblesse. Car, si le temps est venu où " l'homme calculable " a remplacé " l'homme mémorable ", il n'en reste pas moins que le travail de la norme (les toiles infinies que trament les signifiants du normal et de l'anormal) ne consiste pas, comme on le croit trop souvent, à produire un effet d'uniformisation sociale, mais fait bien plutôt jouer un complexe système de codage différentiel des conduites, à l'intérieur duquel nous sommes pris et advenons comme sujets. Pour autant qu'il engage notre mode d'être de sujets modernes, il nous appartient donc d'explorer ce code étrange et familier : c'est la tâche que se fixe l'auteur, à partir de l'un des concepts-clé de l'œuvre de Foucault.

1 lecteurs

« Tout comme la syphilis, le mariage – et donc la famille – débute avec l’amour. » C’est par ces mots que commence le Plaidoyer pour l’éradication des familles, rédigé par un narrateur à l’identité imprécise, depuis un lieu inconnu. Il y a quelque vingt ans, cet homme ordinaire a, en rentrant comme tous les jours chez lui, assassiné ­l’ensemble de sa famille, méthodiquement quoique à la hache (c’est du moins ce qu’il confesse), avant de disparaître inexplicablement de la surface de la Terre, sans laisser aucune trace.

Dans ce livre qui alterne entre la forme du traité classique, celle du monologue intérieur, et celle d’un manuel de vulgarisation technique du type « Le Parricide pour les nuls », il entreprend de justifier son geste, et même d’en proposer la systématisation. Égrenant les références d’une érudition curieusement baroque – à Engels comme à Groucho Marx, à Antisthène aussi bien qu’à Pierre Rivière, à Deleuze ou encore à Sterne –, il se propose de démontrer et de mettre en scène « l’abjection inexpiable de l’assujettis­sement familial ».

Après le Dictionnaire du Pire, (inculte, 2010), Stéphane Legrand revient avec un court texte à l’ironie grinçante et à l’humour dévastateur. Son propos ? En finir une bonne fois pour toutes avec les fondements de notre société. En toute simplicité.

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode