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Tous les livres de Stéphane Mallarmé

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Dans son éclairante préface à ce volume entièrement revu et structuré par ses soins, Bertrand Marchal évoque les perspectives de l'entreprise mallarméenne telle qu'elle commence à s'exprimer dans une lettre à Verlaine et telle qu'elle continuera de s'affirmer par la suite. Mallarmé se déclare en quête «d'autre chose» que ce qui fait d'ordinaire l'objet de la poésie. Et précisément, souligne Bertrand Marchal, «autre chose, ce pourrait être au fond le programme, ou le titre de ce volume qui, d'Igitur au Coup de dés en passant par les Notes sur le langage et Divagations, donne toute la mesure, ou la démesure, du rêve mallarméen.» «Rêver autre chose, c'est refuser de réduire la poésie à la production artisanale ou industrielle de vers, c'est manifester que le poète ne saurait se satisfaire d'être un simple versificateur.» «Autre chose - ou, si l'on préfère, le Livre -, note Bertrand Marchal, ce n'est donc pas seulement autre chose par rapport à quelques poèmes plus ou moins satisfaisants ; c'est, bien plus que cela, autre chose par rapport à ce que le poète nomme une "formule absolue" ; c'est un vide par rapport à un plein ; c'est ce qui donne du jeu, à tous les sens du mot, à une réalité ontologique qui ne peut se dire que sur le mode de la tautologie ("N'est que ce qui est" ou "Rien n'aura eu lieu que le lieu"), et qui ouvre par là même un autre lieu ou un autre espace au génie humain.»

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L’Après-Midi d’un faune est un poème en cent dix alexandrins du poète français Stéphane Mallarmé, publié en 1876, avec des illustrations d'Édouard Manet. Il s'agit du monologue d'un faune qui évoque les nymphes et la nature qui l'entoure, dans une succession d'images poétiques.

Le poème fit l'objet d'une mise en musique par Claude Debussy qui composa le Prélude à l'après-midi d'un faune, sur lequel Vaslav Nijinski créa une chorégraphie en 1912.

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https://leschroniquesculturelles.com/2011/11/28/noblesse-de-la-robe/

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Quatrieme de couverture

Il n'y a que la beauté; et elle n'a qu'une expression parfaite, la Poésie

La beauté Mallarmé la voit d'abord dans l'azur. Mais qu'on ne s'y trompe pas, sa "sereine ironie" l'accable. Aussi pour fuir ce monde partagé entre des paradis imaginaires et l'ennui désolé de l’existence, il cherche de mystérieux secrets dans le pus humble des bibelots, la moindre chimère.

Vase au col ignoré, dentelle, console...

Au-delà de formes esquissées, ces babiole éphémères, il est une magie que sa plume enchantée fait jaillir.

et plutôt que de céder aux tourments du hasard,au vertige de l'angoisse - page blanche ou blanche agonie - il préfère les songes voluptueux de ce faune qui, par un bel après-midi sicilien, s'abandonne au tumulte de ses désirs...

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" pour ne plus le voir qu'idéalisé - après, non plus lui vivant là - mais germe de son être repris en soi - "

Comme tant de grands poèmes mallarméens, le présent recueil décrit un combat, la «lutte d'un génie et de la mort». Ces «éclats» poétiques, que Stéphane Mallarmé rassembla après la mort de son fils Anatole, âgé de huit ans, apparaissent aujourd'hui d'une modernité saisissante. Aucune oeuvre du poète ne possède la qualité brûlante, immédiate, la puissance crue d'émotion que l'on trouve dans ces pages.

L'importante introduction de Jean-Pierre Richard souligne la profondeur, la rigueur de Mallarmé, et met en lumière la subtile cohérence de cette méditation douloureuse.

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9 lecteurs

C'est un livre fondateur que beaucoup de gens connaissent et possèdent. Ceux qui ne l'ont pas ratent assurément quelque chose. Pour moi, c'est le début de la poésie moderne, mais je ne suis pas spécialiste. Je trouve que ce texte est d'une beauté indéracinable (grand format avec le sigle NRF et marqué "poème" sous le titre). C'est... mais oui, madame, vous avez raison : Un coup de dés jamais etc., etc., de Mallarmé. C'est comme si le Mystère surgissait soudain à l'état brut d'une béance accidentelle du texte pour que nous soit proposée l'étrangeté du monde et son infinie complexité. Ensuite il y a eu beaucoup d'autres choses, mais c'est comme le "machin pour faire pipi" de Duchamp posé dans un musée, on a du mal à faire mieux. --Vincent Ravalec

5 lecteurs

Edition quasi définitive de ces poésies (une bonne douzaine d'inédits ont été exhumés) qui offre au lecteur une vue d'ensemble de l'entreprise mallarméenne où le vers de circonstance joue en quelque sorte le rôle de premier symptôme dans la crise de la modernité : l'écriture étant à elle-même la finalité unique et seule digne de retenir l'attention du poète.

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