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Sylvain Tesson

Activité et points forts

ajouté par Lilou 2010-03-14T13:02:50+01:00

Biographie

Écrivain et journaliste, Sylvain Tesson a déjà publié aux Éditions Robert Laffont, avec Alexandre Poussin, On a roulé sur la terre (1996) et La Marche dans le ciel (1998), ainsi que La Chevauchée des steppes (2001), avec Priscilla Telmon.

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Ecrivain français

[Littérature française]

Né à Paris le 26 avril 1972

Il découvre l'aventure lors d'une randonnée à VTT en Islande puis d'une expédition spéléologique à Bornéo en 1991. Depuis, il accomplit un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin alors qu'ils terminaient leurs études de géographie. En 1997, ensemble, ils traversent à pied l'Himalaya, du Bhoutan au Tadjikistan, en un an. Depuis, Sylvain parcourt l'Asie centrale à cheval, d'Almaty à la mer d'Aral, et a participé à une tentative d'inventaire du patrimoine archéologique afghan à l'automne 2001. Parti de Yakoutie en juin 2003, Sylvain a entrepris de relier à pied à cheval et à vélo le golfe du Bengale via la Mongolie, le Xinjiang, le Tibet et l'Himalaya, sur les traces du Polonais Slavomir Rawicz qui, en 1941, s'était évadé d'un camp du goulag soviétique. Un temps coprésentateur de l'émission 'Montagnes' sur France 3, Sylvain a donné des centaines de conférences sur l'Himalaya et l'Asie centrale, et est l'auteur d'articles dans 'Paris-Match', 'Trek Magazine', 'Cheval Magazine', 'Animan' et 'Le Figaro'. Il publie également plusieurs livres de voyages dont 'Petit traité sur l'immensité du monde', 'L' Axe du Loup' et 'Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages' en 2008. Outre ses voyages, Sylvain pratique l'escalade, y compris sur les monuments de Paris et d'autres villes d'Europe.

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Quelques chiffres

Note moyenne : 7.45/10
Nombre d'évaluations : 108

3 Citations 80 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Sylvain Tesson

Sortie Poche France/Français : 2018-04-19

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Poljack 2018-02-17T15:40:47+01:00

Mon avis :

Sur les chemins noirs, c’est le carnet de route d’un homme en reconstruction, après une chute d’un toit qui a failli lui être fatale. À de fastidieux exercices de rééducation dans un hôpital, Silvain Tesson préfère une vraie et longue marche, un voyage à pied depuis le Mercantour, au sud-est, jusqu’à la pointe du Contentin, au nord-ouest. Pour ce périple, il choisit de traverser les zones rurales les moins habitées, selon un récent rapport sur l’aménagement des campagnes françaises, en suivant les chemins marqués de petits traits noirs sur les cartes IGN.

Lorsqu’il entame son parcours, il ne sait pas s’il tiendra jusqu’au bout ni si la guérison escomptée sera au rendez-vous. Au troisième jour, épuisé, il se demande même « quel intérêt à hisser ce corps en loques jusqu’au nord d’un pays en ruine ? » Qu’importe ! Lui qui a voyagé partout dans le monde, escaladé des montagnes et des églises, traversé des steppes et des déserts traînera son corps meurtri par les sentiers oubliés des campagnes abandonnées.

Chemin faisant, ses pas l’entraîneront sur une autre voie, vers une réflexion sur sa propre vie, son rapport aux choses qui l’entourent, mais aussi sur l’évolution de notre société et les choix parfois monstrueux que le progrès nous impose. Cette escapade sur les chemins noirs deviendra une parenthèse, un moyen de sortir du monde, une forme de clandestinité spirituelle où il est permis de s’abandonner à vivre, dans ces lieux où « personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre. »

Bien qu’émanant d’un éternel « wanderer », l’écriture de Sylvain Tesson possède l’intensité, la densité de ceux qui sont solidement reliés à la terre. Quelque chose qui tient à la fois du minéral, pour la force brute de sa pensée, et du végétal, de la sève, pour sa richesse nourrissante. Ces voyages n’ont jamais été de simples balades touristiques, mais ont toujours été accompagnés d’un cheminement intérieur ; avec Sur les chemins noirs, il ne déroge pas à la règle, mais d’être passé si près de la mort a apporté une nouvelle nuance à sa palette, une pensée plus recentrée, peut-être, mais toujours traversée d’un souffle puissant.

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Commentaire ajouté par iletristan 2018-03-21T11:29:10+01:00

Sylvain Tesson est tombé d’un toit, chat perché épris de boisson qui a perdu l’équilibre. Ramassé vivant mais en morceaux, le voilà immobilisé, livré aux bons soins des médecins. Dans la solitude de sa chambre, une idée germe : s’il s’en sort, il foulera à nouveau les chemins, ceux de son pays, les chemins oubliés, ceux de la France rurale.

Alors qu’on lui propose une rééducation sur tapis roulant, il préfère s’en aller sac au dos, une carte IGN au 1/25 000ème mentionnant à coup de petits traits noirs les chemins qui faisaient la route des marcheurs d’antan : les chemins noirs. Il traversera la France en l’espace de quelques mois. Partant du Mercantour pour arriver à la pointe du Cotentin, il cheminera parmi les villages abandonnés, les pâturages oubliés, les sentiers mangés par le remembrement. Cette déambulation parfois hasardeuse se heurte à l’impossibilité d’éviter l’empiétement des cités sur la campagne : rond-point, voie rapide, pont, berge aménagée. L’urbanisation est partout.

Pérégrination introspective, Sylvain Tesson réfléchit à ce qui avait fait sa vie jusqu’alors quand le corps n’était pas un obstacle. Dans la rencontre des gens de campagne où le dialogue se livre au minimum, il prend conscience que ce n’est pas l’activisme qui fait la vie mais plutôt la contemplation. Au détour d’un chemin, dans l’onde d’un lac, il convoque l’image de sa mère décédée. Dans le silence où il s’enfonce, il quitte le dispositif qui veut bannir l’hyper-ruralité, et qui le considère comme une malédiction et non comme une grâce.

“Ces tracés en étoile et ces lignes piquetées étaient des sentiers ruraux, des pistes pastorales fixées par le cadastre, des accès pour les services forestiers, des appuis de lisières, des viae antiques à peine entretenues, parfois privées, souvent laissées à la circulation des bêtes. La carte entière se veinait de ces artères. C’étaient mes chemins noirs. Ils ouvraient sur l’échappée, ils étaient oubliés, le silence y régnait, on n’y croisait personne et parfois la broussaille se refermait aussitôt après le passage. Certains hommes espéraient entrer dans l’Histoire. Nous étions quelques-uns à préférer disparaître dans la géographie.”

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Commentaire ajouté par Naim74 2018-03-29T09:37:01+02:00

Le style d’écriture est attirant et séduisant dans un premier temps mais peine vite à cacher la suffisance de l auteur. Caché derrière des citations sylvain tesson se (la) raconte en s inventant des qualités de philosophe. Il s approprie les auteurs pour « faire bien ». Apparemment ça marche assez bien.

La simplicité apparente de sa démarche ne résiste pas aux contradictions telles que la profusion de matériel sponsorisé embarqué et l égocentrisme des propos.

D autres livres relatant le même type d experience ( Olaf Candau,...) seront moins superficiels et livreront des émotions plus sincères. En espérant que l auteur arrêtera de placarder de la publicité sur les chemins de montagne comme durant l été 2017 à saint gervais, mon village...

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Commentaire ajouté par Wampiir 2018-05-01T12:53:06+02:00

J'ai beaucoup aimé suivre Sylvain Tesson dans son voyage. C'est toujours intéressant d'avoir un brin d'histoire aux côtés de magnifiques descriptions de paysages !

J'adore découvrir les différentes cultures et leur manière d'appréhender la vie. La liberté est un concept primordial pour l'être humain, et ce livre nous en dévoile une grande partie. Redécouvrir le chemin qui a été parcouru par des personnes désirant vivre et être libre, je trouve ça vraiment intéressant.

Encore une fois, je ne suis pas déçu de cette lecture que je recommande ! On apprends des choses sur l'histoire, la géographie et différents peuples !

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Commentaire ajouté par Nausicaah 2018-05-05T15:49:19+02:00

Sur les chemins noirs, un "carnet de voyage" et de reconstruction, basé sur l'histoire de son écrivain, en route pour une traversée de la France suite à un grave accident.

Cependant, si le livre promet une balade dans les paysages français, une redécouverte de nos campagnes, montagnes et coins perdus, ceux-ci sont largement passés au second plan, pour avoir un tout autre récit. En effet, j'en retire de se livre que l'auteur passe son temps à se plaindre et à juger les autres, de manière parfois très déconcertante. De plus, l'écriture n'aide en rien, l'utilisation de mots compliqués juste pour "faire intellectuel" rend le roman moins lisible et augmente l'impression d'un ton hautain et supérieur tout au long du livre. Des livres écrits avec moins de vocabulaires peuvent être beaucoup plus intéressants que ce livre-ci écrit de manière alambiquée pour un effet de style (?).

Première lecture de cet auteur, ce n'est absolument pas mon genre, le livre m'a été très difficile à finir, ayant toujours l'impression que tout allait mal, que tout était mauvais et que l'auteur passait son temps à se plaindre et à prendre tout le monde de haut.

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Commentaire ajouté par fanfan50 2018-06-03T09:08:14+02:00

L'auteur, Sylvain Tesson, doit assister en décembre 2012 à un salon du livre à Moscou et il s'avère que cette année-là, ce sont les deux cents ans de la retraite de Russie et une idée jaillit : Pourquoi ne pas revenir à Paris en side-car ? A bord d'une belle moto OURAL sur les traces du repli de Napoléon et de ses grognards. Aussitôt dit, aussitôt préparé ! Son ami, Cédric Gras et aussi Thomas Goisque, l'ami de dix ans, photographe devenu russophile plus tardivement sont de la partie. Ils découvrent l'engin, vert-kaki, dépourvu d'électronique, ne dépassant pas 80 km/heure, dont le modèle fut lancé en 1930 en imitant les BMW de l'armée allemande. Sylvain Tesson et Cédric Gras savent piloter le side-car mais non Thomas Goisque. Il ferait contrepoids. Ils lui offrent la place du mort dans un cercueil de zinc ! Mais tout se passera bien si ce n'est que ce ne sera pas une partie de plaisir et qu'il ne pourra pas lire au chaud dans le side. Ils partent donc à l'aventure le 2 décembre, jour du sacre de l'Empereur et d'Austerlitz. En fait ils seront cinq car leurs amis russes Vitaly et Vassili, eux, rouleront sur leurs Oural.

Le premier jour, ils vont de Moscou à Borodino. Puis de Borodino à Wiazma. Le troisième jour, ils partent de Wiazma à Smolensk puis de Smolensk à Borissov. Le cinquième jour ils gagnent Vilnius puis vont de Vilnius à Augustov. Le septième jour ils atteignent Varsovie et puis vont de Varsovie à Pniewy. Le neuvième jour ils vont de Pniewy à Berlin et de Berlin à Naumburg. Le onzième jour, il vont de Naumburg à Bad Kreuznach et de Bad Kreuznach à Reims. Le dernier jour ils rejoignent Paris en arrivant aux Invalides - but normal pour tout être féru d'histoire napoléonienne. Une belle épopée qu'il narre en parallèle avec celle de Napoléon.

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Commentaire ajouté par Abyssos 2018-07-14T12:53:51+02:00

Pourquoi ce monde est-il bien plus immense et surprenant que nous le pensons et pourquoi sommes nous si petits et ignorants envers ce dernier ? En 11 chapitre indépendants tirés de plusieurs de ses carnets de voyages, Sylvain Tesson tente de nous apporter des réponses.

Qu'il nous parle de déplacement "by fair means" (par la marche), de la nécessité de trouver de nouveaux lieux à explorer ("le divers décroit"), des différents profils du wanderer (vagabond errant), de la nécessité de se contenter de peu, de sa conception du bivouac, des limites de l'humanisme ou de la stégophilie (terme de son invention pour qualifier cette passion d'escalader les toitures de bâtiments ou d'églises), Sylvain Tesson nous embarque toujours vers des territoires que l'on ne connait pas. A 33 ans seulement lorsqu'il sort ce petit traité, le Prince des chats donne l'impression d'avoir vécu mille vies !

Grâce à une écriture fluide et poétique, des anecdotes de voyages parfois amusantes, parfois impressionnantes, de ses rencontres au bord de la Taïga et des références littéraires toujours très pertinentes (Dostoievski, Arto Paasilinna, Thoreau, London, Goethe pour ne citer qu'eux mais la liste est bien plus longue), Sylvain Tesson fait voyager nos sens et nous rappelle combien le monde est immensément beau, qu'il ne faut pas le négliger et s'empresser de le découvrir !

Enfin, l'auteur fait une ode à la poésie qu'il présente comme un compagnon de voyage indispensable à ses errances. Il faut s'enivrer de poésie, réciter des poèmes à voix haute pour vaincre la solitude et pourquoi pas, brûler la page du poème appris et récité en fin de journée.

Un petit livre à mettre dans le sac pour ses expéditions et surtout à lire et relire pour se faire de temps à autre une petite piqure de rappel et ne pas oublier l'essentiel. “Une vie est réussie quand elle est n'est faite que de verbes d'action.”

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Commentaire ajouté par LauCrazy 2018-07-23T10:49:29+02:00

Prenez la route aux côtés de Sylvain Tesson pour parcourir la France, en faire un constat plutôt triste, se reconstruire aussi. Ce livre amène un questionnement sur le développement de la France, sur l'endroit où l'on veut vivre et la catégorie à laquelle on veut appartenir.

Un beau livre qui vous donnera envie d'aller marcher sur les chemins français.

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Commentaire ajouté par Patounet52 2018-08-08T01:45:39+02:00

Je ne suis pas un grand lecteur d'essais,de journal ,de récits, je dois avouer que je suis "tombé" dans le récit de Sylvain Tesson ! Quelle culture cela fait un bien fou de lire ce bouquin !

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Commentaire ajouté par Edja 2018-08-09T17:29:49+02:00

L’univers de Sylvain Tesson (J'aime cet auteur) se marie avec celui d’Homère. Son goût pour la nature, le voyage et l’aventure, son attachement à la terre, son penchant pour la nostalgie trouvent un écho dans les vers d’Homère. Tesson exprime très bien son amour pour Homère, son enthousiasme dans ce livre qui fait la part belle aux extraits de l’Iliade et de l’Odyssée. On est replongé dans ces deux récits épiques géniaux.

Ces chroniques montrent l'étonnante actualité des vers d'Homère. C'est souvent très bien vu, mais à force de vouloir coller à l'époque actuelle, cela devient trop systématique, un peu artificiel.

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Dédicaces de Sylvain Tesson
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Gallimard : 12 livres

Pocket : 9 livres

Robert Laffont : 3 livres

Edition des équateurs : 2 livres

Editions des Equateurs : 2 livres

Flammarion : 1 livre

Phébus : 1 livre

Arthaud : 1 livre

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