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Tibet

158 lecteurs

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Thèmes principaux

ajouté par Lilou 2010-09-19T16:39:29+02:00

Biographie

Nom : Gascard

Prénom : Gilbert

Pseudo : Tibet

Scénariste Dessinateur Coloriste

Né le 29/10/1931 (FRANCE)

Décédé le 03/01/2010

Né le 29 octobre 1931 à Marseille, pays de la galéjade et du soleil, le petit Gilbert Gascard devient TIBET par la grâce d'un frère aîné -de 18 mois- qui prononce plus facilement 'ti-'bet que Gilbert. Il n’a pas 5 ans lorsque sa famille émigre en Belgique et 10 ans lorsque elle s'installe au centre de Bruxelles, tout près de la petite rue du Bon-Secours où figure maintenant une fresque murale illustrant sa BD fétiche «Ric Hochet». A 16 ans, il débute comme assistant dessinateur au studio de graphisme de Tenas & Rali. Il y collabore ainsi à «Mickey Magazine» et s’y lie d’amitié avec le jeune romancier André-Paul Duchâteau qui s'applique à inventer des énigmes. En 1949, l’hebdo «Héroïc-Albums» accueille son premier héros personnel: un privé coriace, tendance Série Noire, «Dave O'Flynn». En 1950, Tibet devient maquettiste-illustrateur au journal «Tintin» et, sur un scénario (non signé) de Duchâteau, il crée la première histoire complète jamais publiée dans ce périodique: «Yoyo s’est évadé ». Il enchaîne avec divers personnages éphémères comme «Titi et son chien Tutu», «La Famille Petitoux», etc. Toujours avec son compère A.P. Duchâteau, il publie sa première aventure à suivre dans le périodique flamand «Ons Volkske»: «De Avonturen van Koenraad» («Les Aventures de Conrad»), une bande humoristico-chevaleresque. En 1953, répondant au souhait de Raymond Leblanc, directeur-fondateur des Editions du Lombard, Tibet publie «Les Aventures de Chick Bill en Arizona» dans cette même revue et dans son équivalent francophone «Chez Nous – Junior». Outre le cow-boy Chick Bill, ce western destiné au très jeune public met en scène l’Indien Petit Caniche, le shérif Dog Bull et son souffre douleur Kid Ordinn, des personnages à tête d’animaux dans le style de Disney. Progressivement, Tibet humanise les traits de ses personnages. Dès le quatrième épisode («Kid Ordinn, le Rebelle»), les héros prennent les visages qu’on leur connaît aujourd'hui. Tout en continuant cette série dans «Chez Nous Junior / Ons Volkske», Tibet dessine des histoires plus brèves de «Chick Bill», puis de «Kid Ordinn» (ces dernières intitulées «Kidordinneries») dans l’hebdomadaire «Tintin». L’ensemble compose un véritable petit théâtre de comédies sur fond d'Ouest américain. A l'heure actuelle, la série «Chick Bill» compte 70 albums édités par Le Lombard. À partir de 1954, Tibet intensifie sa collaboration avec «le Journal de tous les Jeunes de 7 à 77 ans». Il réalise alors un unique récit avec Pat Rick et Mass Tick («El Moco le Terrible»). En 1955, sur un scénario d’André-Paul Duchâteau, il met en images la première enquête de «Ric Hochet», petit crieur de journaux puis reporter au quotidien «La Rafale». D’abord personnage d’histoires complètes et d’énigmes illustrées, le perspicace et téméraire journaliste d’investigation connaît ses premières affaires policières à suivre à partir de 1961. Il a désormais à son actif 76 énigmes résolues en autant d’albums édités par Le Lombard. Le tome 77 de « Ric Hochet » est prévu pour mars 2010. Parallèlement, en 1956 et 1957, Tibet dessine les éphémères «Globul le Martien », «Alphonse» (avec René Goscinny) et «Mouminet» (avec Greg). Fin 1958, Tibet imagine le personnage de «Junior», le jeune président du «Club des Peur-de-Rien», une série qui se poursuit dans «Chez Nous - Junior/ Ons Volkske» jusqu’en 1976, puis, le temps d’un dernier épisode, dans «Tintin», en 1979. De 1962 à 1967, il dessine les personnages des «3 A», une bande animée par Mittéï, pour les décors, et par Michel Vasseur (alias André-Paul Duchâteau), pour le scénario. Caricaturiste de talent, Tibet réalise également, de 1971 à 1972, sa célèbre «Tibetière» où il croque les vedettes du cinéma, de la BD, du sport et du spectacle. Il n'est pas rare de reconnaître dans ses BD, des personnages dont la physionomie rappelle furieusement celle de personnalités connues de tous... ou de son entourage. En 2006, osant ainsi une toute première infidélité au Lombard en plus de 50 ans de carrière, Tibet a publié le premier tome de «La Révolte d’Aldo Remy» chez Glénat. En octobre 1998, dans le cadre de son émission annuelle «Philatélie de la Jeunesse», la Poste belge a émis un timbre «Chick Bill/Ric Hochet». En septembre 2000, en hommage aux 50 ans de fidélité dont Tibet a fait preuve à son égard, Le Lombard a édité «Tibet, la Fureur de Rire» (collection «Auteurs Lombard»), une luxueuse monographie abondamment illustrée de dessins inédits rédigée par Patrick Gaumer (co-auteur, entre autres, de l'incontournable «Larousse de la BD»). Deux mois après, Jack Lang, alors ministre de l’Education nationale, a remis à Tibet, au nom du gouvernement français, les prestigieux insignes de Chevalier des Arts et des Lettres. En septembre 2002, le maire de Roquebrune-sur-Argens (Var), lieu de villégiature préféré de Tibet, a inauguré un Boulevard «Ric Hochet». En mai 2005, à l’occasion des 50 ans de carrière de «Ric Hochet», Tibet a été fait Citoyen d’Honneur de Bruxelles par le bourgmestre de la Ville. En octobre 2006, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre français de la Culture, a élevé Tibet au rang d’Officier des Arts et des Lettres. Ajoutons à ces prestigieuses distinctions, une multitude de «Grand Prix» décernés dans la plupart des Festivals de la BD en Belgique, en France et au Québec. En février 2007, Tibet a changé totalement de registre et surpris les bédéphiles et les amateurs de vraie littérature en publiant, sous le titre «Qui fait peur à Maman ?» (Editions «L’Esprit des Péninsules»), un recueil de souvenirs de jeunesse sans aucun dessin. Préfacée par son ami Salvatore Adamo, cette chronique douce-amère empreinte de pudeur, de nostalgie et d’humour révèle, en une suite de courts chapitres, ce que fut son enfance et son adolescence.

Texte © Le Lombard

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Nombre d'évaluations : 38

0 Citations 256 Commentaires sur ses livres

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de Tibet

Sortie France/Français : 2013-02-21

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Irene-Adler 2018-12-02T21:24:28+01:00
Ric Hochet, tome 8 : Face au serpent

Après avoir combattu un Caméléon, Ric Hochet s'attaque à plus fort : à un serpent ! Un Cobra ? Non, je dirais plus un serpent à sonnette sournois.

Ok, il doit juste s'opposer au syndicat du crime organisé qui veut déstabiliser les marchés boursiers européens en effectuant des attentats afin de racketter les hauts dirigeants de grosses sociétés.

A Paris, Lyon et Liverpool, des usines importantes ont déjà fait l'objet de sabotages criminels…Le deal est clair : si tu veux pas que je fasse sauteur ton usine où que j'y mette le feu, refile-moi des actions !

Les membres de ce groupe terroriste (paf, je suis fichée à la NSA !) arborent un tatouage à l'effigie d'un serpent.

Ni une, ni deux, un consortium hollandais, qui ne s'occupe ni de tulipes ni de fromage, mandate Ric d'une bien curieuse manière afin qu'il découvre celui qui est à la tête de cette organisation du crime.

Au quatrième attentat, Ric est capturé et séquestré… et je ne vous raconte pas la suite pour ne pas vous gâcher l'affaire !

Dans cette enquête policière, Ric Hochet est omniprésent et le Commissaire Bourdon joue les seconds rôles (comme d'habitude, presque).

L'intrigue est correcte et suspense entretenu jusqu'à la fin par des rebondissements qui ne sont, certes, pas très "plausibles", mais puisque nous sommes dans la bédé, tout est possible. Ça nous donne des scènes d'action à gogo et du punch au récit.

On se croirait dans un film de Bébél : les plans s'enchaînent très vite, cadrage total de l'action et sans répétition parce qu'il faut varier le plaisir du lecteur en lui proposant des plongées et contre plongées, des panoramas, des zooms,..

Ric donnera peut-être des coups mais recevra aussi le retour monnaie sur son billet parce qu'il va se manger des mandales en veux-tu-en-voilà !

Tibet nous la joue "ligne claire" et nous offre un travail de qualité. Les décors sont détaillés et donnent de la vie aux cases.

Pas son meilleur (à mon avis), mais un album correct !

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2018-12-02T21:25:23+01:00
Ric Hochet, tome 9 : Alias Ric Hochet

Un magasin de jouets ! Ric Hochet et le commissaire Bourdon dans un magasin de jouet… le gang des culottes-courtes aurait-il frappé de nouveau ? Une contrefaçon a-t-elle eu lieu dans le dernier modèle de Barbie© donnant "Barbie fait le trottoir" avec un Ken© en client plus vrai que nature ?

Ou bien le problème vient-il de ce jouet, reproduction plus vraie que nature d'une mitraillette ? Non, c'est tout simplement le nouveau labo super secret de l'excentrique professeur Hermelin bien camouflé au-dessus d'un grand magasin de jouets.

Toujours aussi désagréable et imbu de sa personne depuis "Rapt sur le France", sa présence dans l'album est synonyme d'amusement pour le lecteur.

Par contre, grognements et grincements de dents pour Hermelin et Bourdon. le comportement excessif, additionné d'un manque de modestie et de diplomatie du premier l'amènent à se heurter au caractère entier et bougon du Commissaire Bourdon dont on pourra savourer les répliques fumeuses et imagées.

Mais qui dit labo secret, dit inventions secrètes et qui dit tout ça dit "espions-voleurs" et tutti quanti ! Voilà justement qu'un prénommé Richard veut s'attaquer au coffre-fort du labo…

Qui est cet énigmatique malfaiteur qui est obligé de se mesurer à notre journaliste ?? Ric le saura en lisant cet album de ses aventures, mais à mon avis, vu que sa sortie à eu lieu en 1969, on serait en droit de se demander si un certain Lucas ne l'aurait pas lu avant d'entamer sa première trilogie célèbre…

Ric, pour ne pas se défaire de sa sale habitude, fera confiance à ce bandit au grand coeur surnommé "Richard coeur de lion" et qui versait de l'argent à un orphelinat…

Ici, on entrera plus en détail dans le passé de Ric, recevant au passage des informations sur ses origines et celles de ses parents.

Scénario rempli de rebondissements (le tout sur 46 pages), dessin style ligne claire, nouveau personnage qui reviendra régulièrement, enquête policière correcte, humour et explications claires et nettes à la fin.

C'est ainsi que j'aimais les aventures de Ric Hochet…

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2018-12-02T21:26:57+01:00
Ric Hochet, tome 10 : Les 5 Revenants

Un marquis, mais pas de Sade, envoie son homme de main (une espèce de gorille, en fait) chercher Ric Hochet sur son lieu de travail qui lui, à d'autres projets pour la soirée. le gorille l'empoigne par le revers du pull et Ric lui fait une prise de karaté/judo et l'expédie dans le couloir.

Deux secondes après, le gorille revient… Non, c'est son frère jumeau ! A l'instar des Dupont-Dupond, les frères Petit-Baquet sont deux. Jules, le bien élevé et Alfred, le malappris.

Il avait beau avoir promis une soirée à la jolie Nadine, la curiosité va pousser Ric à suivre les deux gorilles pour une rencontre avec leur patron, le Marquis, qui voudrait que Ric retrouve 5 revenants !!

Il s'agit en fait d'une métaphore… Ric doit retrouver 5 anciens sportifs que le Marquis avait entrainé et qui n'ont pas réussi. Dans sa grande bonté, l'homme veut faire quelque chose pour eux, en espèce sonnante et trébuchante.

Voilà Ric et Nadine sur la piste de 5 anciens sportifs : un ex-jockey, un ex-escrimeur, ex-recordman de natation, ex-as du cross country et l'ex-roi des tireurs.

Cet album fait partie de mes préférés. Pourquoi ? Déjà l'humour par l'absurde avec les frères Petit-Baquet, et puis, c'est une enquête étrange : chaque fois que Ric Hochet retrouve un des anciens sportifs, celui-ci met les voiles sans laisser d'adresse et selon sa spécialité !

Ce qui donnera lieu, pour ce pauvre Ric, à devoir se livrer à une séance d'escrime, une poursuite à cheval et du barbotage dans un canal ! Sans compter une agression et un piège pour le quatrième disparu ! Ric comprend que cela sent le coup-fourré, mais pourquoi ??

Jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un qui viendra chercher sa prime. Avec des alibis pour toutes les disparitions ! Là, on est perplexe, quand même.

Aucun doute, le duo Duchateau et Tibet ont exécuté un travail remarquable pour ce scénario cohérent, rempli de suspense, de questions, d'incompréhensions, d'humour, d'action et d'un final à vous laisser sans souffle… J'm'attendais pas à ça ! Excellent.

On voit bien aussi que ces aventures étaient diffusées dans le journal de Tintin car certaines fins de pages sont souvent en cliffangher.

En relisant toute la série, on peut constater que les dessins ne sont pas les mêmes que ceux des albums plus récents, la ligne est claire et les couleurs sont différentes, plus pâles dans ces anciens albums.

Malgré tout, je trouve que ces premiers albums avaient un véritable goût policier que la série à perdu à partir des albums n°19/20.

Jamais plus ensuite, je n'ai retrouvé cette ambiance "policière" classique des débuts, la série a décliné dans le n'importe quoi, hormis quelques albums qui revenaient à des trames moins "fantastiques" et plus "policières".

Bref, si ce n'est déjà fait, une bande dessinée à découvrir. Surtout les premiers albums !!

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Ric Hochet, tome 12 : Les Spectres de la nuit

Voilà le moment où les auteurs ont décidé de faire une p'tite incursion vers une enquête plus fantastique… Incursion aussi vers des explications capilotractées et fort obscures si on n'a plus aspirine à la maison !

Le charmant (hem) petit village de Malemort, situé au coeur des Pyrénées est le théâtre d'évènements insolites qui perturbent la douce quiétude de cette ancienne station touristique enneigée.

Joseph Dupont alias Léonard Z. Swift, un espèce d'écrivain visionnaire, a des visions (c'est son job, non ?) et notre hystérique monsieur a contacté Ric Hochet afin qu'il prouve au monde entier qu'il y a bien des entités invisibles qui hantent la bourgade…

C'est sous la neige, avec les chaînes aux pneus et plus qu'intrigué par ces révélations que Ric se rend sur les lieux, accompagné par un frigorifié Commissaire Bourdon et de sa nièce Nadine, future horrifiée.

Ils ne devront pas attendre longtemps ! À peine installés chez Swift, des signes pour le moins anormaux se déclarent. Et c'est Ric qui en fait les frais en plus. Comme témoin de luxe, on ne pouvait rêver mieux, non ?

Là-dessus, Swift pète son câble et ne fait rien pour garder son calme, il est hystérique et ne veux même pas penser à un coup monté ou une explication logique. Pire qu'une pile électrique !

Dans cette blanche neige, un climat de suspicion intense s'est levé et tous les notables sont sur le qui-vive. À qui va-t-on s'en prendre ensuite ?

À Malemort, leurs nerfs et ceux du lecteur seront mis à mal parce que les mystères s'additionnent et se multiplient, pas de temps mort pour regarder tomber la neige en écoutant Adamo !

Les spectres sont agressifs et s'attaquent à tout le monde. On se croirait presque dans "Dix petits nègres", chacun des personnages importants du village (les non convaincus de la présence des spectres) va faire les frais des spectres et se retrouver aux portes de la mort ou de la folie.

Ric va devoir faire chauffer ses neurones pour résoudre tous ces mystères qui semblent inexplicables. Et c'est là que le bât blesse, parce Ric se livre à des hypothèses ou à des explications vaseuses. C'est un peu "court" je trouve.

En tant que lecteur, j'ai eu du mal à accepter ces explications. Ça semble un peu trop facile, un peu trop "too much" et fort embrouillé ! Ou est la logique ? Heu… sous la neige ?

A.P. Duchâteau avait sans doute envie d'orienter son récit vers une énigme policière "fantastique" menée tambour battant, mais le récit souffre de tas d'incohérences. Ce ne sera pas la première ni la dernière fois.

Il s'oriente trop dans les faits fantastiques que pour pouvoir retomber sur ses pieds de manière correcte.

Point de vue décors, rien à dire, ils sont superbes, avec tout ces paysages enneigés et grâce intérieurs rustiques des chalets où ronronnent un bonne flambée.

Ce tome est à relire plusieurs fois pour tenter de comprendre l'incompréhensible, les explications de Ric sont à vérifier (quand il neige, of course) et si, malgré tout, vous voulez apprécier cet album à sa juste valeur et sans vous prendre la tête, lisez-le la nuit, devant un bon feu de cheminée, quand dehors ♪ tombe la neige ♫ et qu'un vent glacial secoue vos fenêtres. Musique de "L'exorciste" en fond sonore…

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Ric Hochet, tome 15 : Le Monstre de Noireville

Ceci est mon album de Ric Hochet préféré ! Ma madeleine de Proust "frissons"… En effet, j'avais découvert, quand j'étais gamine, dans tout le stock des journaux "Spirou" de mon père, quelques journaux "Tintin" et l'un d'eux m'avait fichu une frousse bleue !

La couverture représentait un loup-garou gueule ouverte, poil blanchâtre et deux mains qui se levaient devant un visage pour cacher cette vision d'horreur (image sur mon blog).

Malgré mon palpitant battant à tout rompre, j'avais ouvert le magazine en tremblant de peur et lu les quelques pages de cette aventure de Ric Hochet, qui, à cette époque, je ne connaissais ni d'Ève, ni d'Adam.

N'ayant pas les magazines précédents, je dus commencer l'histoire en plein milieu de récit, je vis néanmoins la présence du loup-garou et la publication se terminait sur un cliffhanger… Et je n'avais pas le numéro suivant pour assouvir ma curiosité !

Cela me frustra : une belle peur, des frissons et pas la suite ! Vous pensez bien, que bien des années plus tard, je comblai cette attente !

Oui, un loup-garou sévit bien dans la région d'une petite Commune ardennaise sinistre qui porte bien son nom de "Noireville".

Le climat y est capricieux, plus que détestable et c'est sous la pluie, avec des couleurs "sable délavé" que le récit commence par Ric Hochet qui fait semblant de ne pas connaître Bourdon afin de cacher aux habitants qu'ils enquêtent ensemble.

Noireville, quelques âmes, la mort étrange d'un étranger et un café nommé "Au beau soleil" où les notables du village refont le monde en buvant plus que nécessaire et sans l'ami "modération".

Noireville, on dirait un village en léthargie, plus mort que vivant… Les faits sanglants se déroulent dans l'indifférence générale puisque les morts étaient des étrangers à la commune. Ils ont de petit esprit, à Noireville, ou alors, ils savent des choses que Ric et le commissaire ne savent pas !

En attendant, Ric croise le chemin du loup-garou… Dans les premières cases, mais le dessinateur ne nous montre pas tout d'entrée de jeu. On la verra mieux ensuite, cette créature qui vous mord à la gorge.

Bon, j'avais déjà vu "la bête" dans le Tintin, mais si vous commencez la lecture sans rien savoir, l'apparition d'une ombre plus velue que Demis Roussos, la présence de griffes, le tout dans des lieux isolés, sous la pluie ou baigné par la pleine lune, croyez-moi, le trouillomètre est à zéro !

L'enquête a l'air de piétiner, un second meurtre, puis un troisième a lieu…

Ces trois hommes morts, vivant à l'étranger et étant venu mourir dans un village qui n'est même pas sur les guides touristiques, font penser à Ric que…

Une intrigue captivante, angoissante, un brin de fantastique, mais sans que les explications finales vous valent un mal de crâne. Non, ce n'est pas encore l'ère des explications capillotracté.

Le scénariste mène tout ses personnages de manière habile, subtile et, cerise sur la truffe du lycanthrope, il vous surprend dans un final remarquable et inattendu.

Les dessins de Tibet sont sobre, sans trop de couleur et rendent l'album encore plus inquiétant. Les scènes nocturnes sont bien réalisées et la faible luminosité donne des ombres inquiétantes. Brrrr !

Beaucoup de détails aussi dans les plans extérieurs.

Dans ce quinzième tome de Ric Hochet, nous nous trouvons face à une enquête policière mâtinée d'un zeste de fantastique. Assurément, elle m'avait donné froid dans le dos. Assurément, elle est ma préférée (avec "Le fantôme de l'alchimiste" et "Mystère à Porquerolles").

Normal, Tibet et Duchateau étaient deux monstres de la bande dessinée… Quoi de mieux pour vous croquer, vous et les galettes de beurre destinées à votre mère-grand ?

Ici, leur talent est comme la Tour de Noireville : fort haut… Dommage que dans certains albums à venir, la dégringolade aura lieu…

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Ric Hochet, tome 18 : Enquête dans le passé

La première fois que j'avais ouvert cet album, j'avais été stupéfiée de me trouver face à un Ric Hochet dont le visage n'était pas tout à fait celui de d'habitude (le même que les premiers dessins de Tibet, en fait) et qui avait l'air d'avoir franchi les couloirs du temps pour un retour vers le passé...

En effet, sa voiture ressemblait à une voiture de collection, ses vêtements dataient d'une époque révolue et tout le monde avait l'air d'avoir pris la DeLorean du Dr Emmett Brown pour faire un tour dans une époque antérieure aux années 70, frusques assorties !

Étonnée, j'avais poursuivi ma lecture et l'enquête de Ric Hochet sur la mort mystérieuse d'un notable de la petite ville d'Arestat...

Petit passage sur la place du village où j'entrevis l'affiche du film "Le schpountz" avec Fernandel. Les yeux ébahis, je m'étais demandée si c'était moi ou l'auteur qui avait bu... Diantre, on se serait cru fin des années 30 !

Le coupable du crime démasqué, il finissait par se jeter du haut des falaises et Ric Hochet, après avoir failli mourir lui aussi, s'en retournait dans le soleil couchant. Pour peu, il aurait pu chanter "I'm poor lonesome detective".

Page suivante, même paysage que la première image de l'album à quelques différences près : la Porsche jaune de Ric et, à côté de lui... Richard, son père !

Bon sang, mais c'était... bien sûr ! *Illumination*

La particularité de ce 18ème tome est qu'il regroupe en fait deux enquêtes dans une même histoire, chacune se déroulant à une époque différente : l'enquête de Richard, 35 ans plus tôt et celle de son fils, Ric, ensuite.

Une nouvelle vague d'assassinat a eu lieu à Arestat et Ric et son papounet vont assister le commissaire Bourdon et le commissaire local, Berger. Assister ? Hum, c'est plutôt le duel des enquêteurs Hochet sous le regard du commissaire Bourdon qui sera vite largué.

Même lieu, mêmes protagonistes, donc, mais tout le monde a pris 35 balais au compteur et ils sont tout étonnés de voir que l'enquêteur de leurs jeunes années n'a pas vieilli. Normal, le fils ressemble comme deux gouttes d'eau à son papa !

Le père et la fils ont déjà compris que le crime le plus récent trouvait son origine dans l'enquête qui s'était déroulée dans le passé et qui s'était soldée par la noyade du coupable, un attardé mental. Est-il de retour ? Aurait-il survécu à la chute et à la noyade ?

Ici, pas de capillotractage, on est face à une intrigue policière calculée au millimètre près et de très bonne facture (ce qui est loin d'être le cas pour la majeure partie d'entre elles).

Le lecteur est ballotté de fausses pistes en cul-de-sac et au final, on se dit qu'en coffrant tout le monde, on résoudrait sans doute l'affaire... Mes soupçons s'étaient portés sur tous les protagonistes de l'histoire. Exceptés Bourdon et les Hochet, père et fils.

Par contre, le scientifique Keller, le braconnier Pecquet, le touriste Marshall et tout le reste de la clique font parti du lot "hautement suspects".

C'est Ric qui, muni de tous les indices, assemblera les pièces du puzzle et finalisera l'enquête avec une jolie ruse des plus rusée, bouclant l'enquête commencée par son père, 35 ans plus tôt.

Aux dessins, Tibet nous déploie son talent : ses décors et ses personnages qui évoluent sur deux époques distinctes sont tout simplement réussis.

D'ailleurs, comme un certain Goscinny, il se paye le luxe de prêter les traits de Bernard Blier au Commissaire Berger pour une copie plus que conforme.

"Enquête dans le passé" est de la toute grande enquête policière racontée et mise en scène avec brio ! Des comme ça, j'en aurais aimé plus.

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Ric Hochet, tome 19 : Les Signes de la peur

Ceci est une bonne enquête de Ric Hochet, mêlant adroitement l'élément policier avec des accidents étranges dont sont victimes certains habitants de Belzas, en Provence et l'élément "fantastique" que sont les horoscopes…

Oui, élément fantastique car le ou les criminels se servent des horoscopes publiés dans la feuille de chou locale pour menacer certains résidents.

Oh, attention, pas des menaces claires et nettes, justes de mauvaises prévisions astrologiques… et ensuite, c'est la mise à exécution des prévisions défavorables. Tu paies, sinon, "crac" ! Ou "boum", au choix.

Si les signes astrologiques sont à la base de cette agréable aventure policière remplie d'humour, le fond reste quand même très terre à terre et rien n'est capillotracté ici.

Je l'ai appris bien plus tard, mais il est dit que le scénariste, Duchâteau se serait fait épauler par un astrologue averti afin de donner plus de poids à l'étude astrale du criminel que l'astrologue de la bédé donnera à Ric.

L'enquête n'est pas facile : des attentats, un mort et un commissaire Bourdon, qui, à la manière des pèlerins d'Echternach (trois pas en avant, deux pas en arrière) avance lentement. le soleil du Sud a dû lui chauffer à blanc les neurones parce qu'il ne sait plus à quel saint ou signe se vouer.

Lui qui était parti en Provence avec sa nièce pour passer des vacances reposantes, il est servi ! le crime ne se repose jamais…

Ric, qui a mangé du Sherlock Holmes au petit-déjeuner, fera preuve d'un pouvoir de déduction et d'une ruse qui lui permettra de résoudre cette énigme qui aura fait tourner le lecteur dans tous les sens par de multiples rebondissements.

Cette histoire d'escroquerie (dont je ne dirai rien de plus) dont il est fait état, va déboucher sur quelque chose de bien pire pour certains habitants de la charmante bourgade de Belzas.

Le scénario tient la route (tout en sachant que nous sommes dans de la bédé) et les dessins de Tibet nous donnent envie de descendre dans la Provence où chante les cigales. Il ne manquait plus que leur chant et tout aurait été parfait…

Je n'ai jamais cru aux horoscopes, ils me font rire, mais dans cette aventure policière, les horoscopes tiennent la place de vedette et grâce à eux, on ne s'ennuie pas une seconde.

Un bon signe pour une lecture plaisante et une intrigue bien menée.

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Ric Hochet, tome 25 : Coups de griffes chez Bouglione

Une enquête comme je les aime : sans l'élément fantastique et avec des explications claires, nettes et précises à la fin de l'album, ou en cours de route et pas bâclées dans les derniers phylactères comme je l'ai trop souvent expérimenté.

L'univers du cirque ajoute une dose de plaisir au mystère épais et nos personnages sont bien campés, que ce soit ceux du cirque ou nos deux enquêteurs habituels.

Un tome que je prends toujours plaisir à relire même si je me souviens toujours du final car c'est comme ça que j'aime Ric Hochet, dans la simplicité.

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Ric Hochet, tome 16 : Requiem pour une idole

Un tome que j'apprécie pour sa touche d'humour car avec le professeur Hermelin, comment ne pas avoir envie de rire devant sa mauvaise foi.

De plus, l'enquête est "classique", c'est-à-dire sans la touche fantastique et donc, les explications finales sont compréhensibles et pas balancées en dernière minute, avec tellement de précipitation que le lecteur ne comprend pas toujours tout, encore moins d'où Ric Hochet peut les sortir.

Bref, cette enquête a de l'action, pas de temps mort, on se fait mener par le bout du nez et la dose d'humour ajoute du pep's à l'ensemble.

Pas le meilleur mais dans les albums corrects que je prends plaisir à relire de temps en temps.

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Ric Hochet, tome 13 : Les Compagnons du diable

Une fois de plus, c'est tiré par les cheveux, les explications ne sont pas satisfaisantes et toujours données à la va-vite.

Pour moi, les meilleurs Ric Hochet sont ceux avec des enquêtes policières "classiques" et pas les enquêtes tarabiscotées avec l'élément fantastique toujours présent.

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Dédicaces de Tibet
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Le lombard : 297 livres

Dargaud : 28 livres

Joker Éditions : 1 livre

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