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Yasunari Kawabata

Auteur

297 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par ninanina 2009-08-17T22:49:15+02:00

Biographie

Yasunari Kawabata est un écrivain japonais né à Osaka le 11 juin 1899 et décédé à Zushi le 16 avril 1972. En mai Yasunari écrivit son journal intitulé "Journal de ma seizième année" qui fut publié onze ans plus tard, soit en 1925 ("L'Adolescent" (1948). Ce journal est considéré comme sa première oeuvre littéraire. Il a obtenu le prix Nobel de littératurele 19 octobre. Yasunari est le premier écrivain japonais à obtenir cette récompense. Il a écrit entre autres : "Kyôto", "La Danseuse d'Izu", "Pays de neige", "Les Belles Endormies", "Le Maître ou le tournoi de go", "Tristesse et beauté", "Le lac", "La Beauté tôt vouée à se défaire".

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Note moyenne : 6.83/10
Nombre d'évaluations : 105

0 Citations 64 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Yasunari Kawabata

Sortie France/Français : 2017-02-02

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Belami77 2020-01-30T15:37:59+01:00
Le grondement de la montagne

"Le grondement de la montagne" : Les lecteurs appréciant l’action et les intrigues auront probablement du mal à se passionner pour l’hypersensibilité du héros, Shingo, la description de ses songes, la douceur et la monotonie de son quotidien.

L’intrigue qui se déroule immédiatement après 1945, dans un Japon entre tradition et modernité, se résume dans les échanges au sein d’une cellule familiale solidaire perturbée par l’inconstance du fils infidèle, et dans les relations entre Shingo, le père, « vieillard de 61 ans », et sa belle fille.

Le style est léger. La phrase est courte. Pourtant, la lecture nécessite une grande concentration. D’autant que l’écriture vogue au gré de la pensée de Shingo et que rares sont les relations entre chapitre. La fin est un grand point de suspension…. !!

Yasunari Kawabata aborde des thèmes tels que : la vieillesse, la mort, la perte des facultés, la fidélité, le divorce, l’avortement, les saisons, les rêves, les animaux, la nature.

Shingo est taraudé par l’idée de la mort. De fait, le thème du suicide revient de manière lancinante. Une page du livre relate le suicide d’un couple de personnes âgées, heureuses dans leur vie, passées à l’acte sans motif apparent si ce n’est la vieillesse. Au regard des circonstances de la mort, en 1972, à 73 ans, de Yasunari Kawabata, comment ne pas y voir une prémonition ou l’annonce déjà réfléchie de ses intentions !!!

Un très beau livre sur la vie imprégné de culture nippone à lire avec lenteur et une infinie patience !!

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Commentaire ajouté par Fiametta 2020-02-20T18:34:04+01:00
Kyôto

Connaissant Kawabata et sa prédilection pour les situations scabreuses mettant en scène des vieillards lubriques lorgnant sur des charmes juvéniles, je lis les résumés avant de choisir un de ses romans. Ici on reste dans une parfaite décence, Monsieur Sata se contente de flirter à la maison de thé. Ouf ! Alors, que trouvera-t-on dans « Kyoto » ?

La ville de Kyoto tout simplement, ses temples, ses allées ombragées d’arbres, propices aux ballades et aux confidences amicales, ses maisons traditionnelles, ses fêtes et cérémonies, même si notre héroïne déplore qu’elles soient désormais bâclées et ne visent qu’à la distraction des touristes. Petit mouvement d’humeur de Chieko. Kawabata, quant à lui, se plait à jalonner le récit des nombreuses fêtes de commémoration du Japon historique et des cérémonies saisonnières de remerciements et vœux qui se célèbrent en privé. Il note simplement les restrictions budgétaires liées aux mauvaises récoltes qui forcent une certaine simplification. Nous sommes en 1961 – Yoshii Isamu est décédé l’année précédente - et le Japon a commencé à s’imprégner des influences occidentales. Le père de Chieko s’inspire désormais des peintres occidentaux, comme Klee, pour créer des motifs de tissus destinés aux vêtements traditionnels. La jeune fille porte toujours le kimono, mais sa mère s’habille à l’occidentale. Les canons de la beauté asiatique ont évolué, et le bronzage estival est admis chez les femmes des milieux aisés ; on devinera par déduction que ce petit détail permettra que l’on confonde Chieko avec sa sœur Naeko qui vit et travaille au grand air. Parlons de mentalité : malgré l’influence de l’occident, le Japon est conservateur et on continue d’observer la suprématie masculine, citadine et bourgeoise. On est loin de la lutte des classes qui nous est chère. Pas de lutte au Japon, chacun connaît sa place et joue son rôle jusqu’à une humilité qui frise la servilité pour certains. Souci de préserver le Wa : harmonie, unité, Japon. L’intrigue concoctée par Kawabata nous parle aussi du mystère de la gémellité et de l’instinct qui aimante les jumeaux l’un vers l’autre quand ils sont séparés. Ce qu’il y a de délicieusement nippon dans ce roman a trait à la nature et à l’amour que lui portent les habitants, qui partent en excursion, en famille ou entre jeunes amis, pour simplement admirer les arbres à certains moments de l’année. C’est une attitude que j’ai trouvée admirable et très inspirante, et qui montre le romantisme imprégnant la culture japonaise. On découvre le travail des forestiers qui entretiennent les futaies de cryptomères destinés à devenir de solides piliers à la silhouette parfaitement droite. Tout cela sous la plume habile de Kawabata, parfois directe, parfois allusive, toujours très poétique. L’image des violettes poussant sur le vieil érable nous envoute dès le départ ; nous savons dès lors que les émotions et la réflexion des personnages seront exprimés à travers le regard qu’ils portent sur la nature. Là encore, c’est très romantique. Les dialogues ont la particularité d’être ponctués de silences, questions ou affirmations ne recevant pas toujours de réponse. On est loin, là encore, de notre crainte du silence, toute occidentale. Voilà ce que j’ai saisi, pour l’instant de ce roman que je relirai sans doute, tout comme « première neige sur le mont Fuji » du même auteur. Juste un dernier mot pour admirer le soin apporté par l’auteur à la logique, à la cohérence de son roman. Pas d’à-peu-près ici, pas de détail qui cloche, tout est impeccablement ficelé et le style est magnifique. Et la neige enfin, la délicate neige japonaise de Kawabata ! Tout ce que j’aime...

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Commentaire ajouté par Fiametta 2020-03-01T06:27:02+01:00
La danseuse d'Izu

Dans ce recueil de nouvelles écrites à des époques très différentes par Yasunari Kawabata, ce sont la première et la dernière qui ont ma préférence. "la danseuse d'Izu", nouvelle qui donne son titre au recueil, a infiniment de charme par la description de la nature et des sentiments du narrateur. Celui-ci a décidé de ce voyage après avoir pris conscience de l'aigrissement de son caractère depuis qu'il est devenu orphelin. Plein de mélancolie après cette découverte sur lui-même, il prend la route et tombe presque aussitôt sous le charme d'une jeune danseuse dont il découvrira bien vite que, sous le maquillage et la tenue de scène, elle n'est qu'une enfant. le périple au cours duquel il se joint à la troupe de forains sera l'occasion pour ce jeune homme,dans lequel Kawabata se dépeint lui-même, de changer de regard sur lui-même et sur le monde. Il reprend goût à la vie et s'intéresse à ses semblables, admire la nature, observe les comportements, accepte d'aider et d'être aidé. le texte est magnifique, empreint de romantisme ; il contient aussi la réflexion de l'auteur sur la société de l'époque : la domination masculine, le mépris de caste, mais aussi la simplicité des relations humaines entre gens de bonne volonté et la solidarité des plus démunis. Dans les autres nouvelles nous retrouverons de nouveaux indices de cette mentalité patriarcale de la société japonaise et de ce mépris de classe, accepté semble-t-il par les pauvres qui affichent une attitude déférente et humble à l'excès. Peu d'évolution au cours des années sur ce plan... On passe des années vingt aux années trente puis à la guerre et à la défaite du Japon, la nouvelle "Retrouvailles" se situant à l'époque de l'occupation par l'armée américaine. "La lune dans l'eau", une nouvelle très touchante, raconte l'histoire d'une jeune veuve qui se remarie avec un homme qui aurait tout pour la rassurer mais qui l'effarouche au contraire au point qu'elle éprouve le besoin de retourner en pèlerinage vers la maison où elle habitait naguère avec son premier époux. le coeur empli de nostalgie, elle ne cesse d'évoquer secrètement le temps où elle veillait son mari malade, un homme avec qui elle a partagé peu d'intimité amoureuse, mais avec qui elle avait une grande communion d'esprit. le temps passé auprès de ce premier époux est pour elle celui du bonheur. L'écriture de Kawabata est très belle, il a l'art de décrire la nature avec une plume semblable au pinceau des maîtres japonais de l'esquisse. Il excelle de même à fouiller l'âme humaine de la plus précise et délicate façon, même s'il en extirpe parfois des pensées peu honorables. de très beaux récits, en particulier le merveilleux "la danseuse d'Izu" qui mérite sa place d'honneur parmi les textes étudiés par les écoliers japonais.

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Commentaire ajouté par Ardawal 2020-03-21T20:32:26+01:00
Nuées d'oiseaux blancs

J'ai été transportée par l'écriture très poétique de cet ouvrage et par l'atmosphère qui s'en dégage, tout en délicatesse, qui fait ressortir l'infinie beauté qui peut se cacher dans les plus petits détails, ou de simples objets. La cérémonie du thé tient une place centrale au fil de l'ouvrage; bien que la jeune génération cherche à s'en éloigner, elle semble malgré tout toujours revenir, malgré eux, au centre de leurs vies. Le destin des objets et des personnages s'entremêlent, la destinée des enfants semblant être la conséquence directe de celles, très chargées, de leurs parents.

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Commentaire ajouté par Miaouss 2020-04-24T09:45:11+02:00
La danseuse d'Izu

Cruelle beauté qui illustre bien le Japon, pas de beauté sans cruauté, pas de bon sans le mauvais et bien sûr comme le yin et le yang, chaque côté de retrouve un peu dans l’autre et ainsi se compléter dans une parfaite harmonie.

Cinq nouvelles qui résument à leur tour ce que j’apprécie chez Kawabata. L’écriture est élégante, fine, tranchante comme la lame d’un samouraï. Les silences qu’il laisse enluminent la poésie du moment, il arrive par eux à recréer un instant de plénitude totale. Cela me plaît, ces pauses je les fait aussi, je lève le nez du livre et profite d’être là, dans l’instant présent et ça m’est très agréable au moral. Comme dans la vie, ces moments ne durent pas, bien vite la cruauté reprend le pas, légère, à peine visible mais aussi résistante qu’un fil d’araignée.

Le livre a ses défauts, disons une constante chez l’auteur, il me déplaît beaucoup de lire combien un adulte trouve sensuel une adolescente. C’est la douche froide à chaque description.

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Commentaire ajouté par SMichel 2020-07-20T07:24:22+02:00
Kyôto

Une année à Kyôto, à y suivre la jeune Chieko, qui déambule au gré des fêtes ancestrales de la ville qui l'a accueillie toute petite, alors qu'elle avait été abandonnée sur le seuil des Sata, des grossistes en tissus pour kimono. Bientôt, elle découvrira l'existence d'une jumelle, élevée à la campagne, dont elle va se sentir immédiatement très proche. Le rythme, très lent, n'aboutit pas à grand chose, et cette description du Japon et de Kyôto des années 50-60, partagés entre la tradition et le modernisme, n'est pas des plus faciles à pénétrer.

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Commentaire ajouté par Idril57 2020-07-24T11:25:18+02:00
La danseuse d'Izu

Des nouvelles très agréables à lire, d'une poésie simple mais très efficace.

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Commentaire ajouté par Esperance 2020-10-06T21:39:13+02:00
Kyôto

Une magnifique histoire. Ici, les paysages prennent le pas sur le récit, qui font se confronter l'ancien et le nouveau Japon. J'ai adoré.

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Commentaire ajouté par Freyja 2020-10-10T15:13:44+02:00
Les belles endormies

https://mydearema.wordpress.com/2020/10/10/jai-lu-les-belles-endormies/

C’était une lecture difficile, dans un sens quasi académique. Plusieurs éléments m’ont dérangé, mais en poussant l’analyse, il est possible d’en dégager un tout autre sens. Je n’avais pas la tête à me prêter à cet exercice directement et ai eu besoin de plusieurs jours avant de réussir à mettre des mots sur tout ça.

La personne qui m’a prêté ce livre m’avait assuré que « je risquais de bien aimer ». Pourtant, après avoir parcouru la quatrième de couverture, j’avais moult a-priori. Ceux-ci se sont vérifiés lorsque j’ai débuté ma lecture. Un bâtiment, de jeunes femmes endormies presque offertes à de vieux hommes esseulés : fuyons. Une règle est assez vite établie : il est interdit de faire quoi que ce soit aux femmes. Le vieil homme narre ainsi cinq nuits qu’il passera avec cinq filles différentes. L’analyse la plus évidente à effectuer est celle d’un énième livre gonflé d’une obsession presque malsaine pour la beauté féminine, avec un penchant sexiste et assurément dangereux. Ne t’y méprends pas, j’ai absolument abhorré plus d’une lignes de ce livre :

"Le corps de sa fille n’était pas fait autrement que celui de toute femme. Il était fait pour subir la loi de l’homme."

Merveilleux, right ?

Au final, cela s’avère un exercice intéressant, une fois l’indignation passée. Je l’ai dit, il y a cette notion d’obsession pour le corps et la beauté féminine. Toutefois, l’aspect pervers n’est créé que dans et par les yeux de celui qui regarde. Un corps n’est qu’un corps. Il n’y a absolument rien de mystique ou merveilleusement charnel dans le corps d’une femme. Ce que ce livre démontre c’est surtout à quel point les femmes existent à travers le regard que les hommes posent sur elles. À quel point nous sommes définies par et pour une société d’hommes. J’imagine que l’auteur souhaitait mettre son lectorat mal à l’aise, il lui demande de passer outre son inconfort pour entamer une réflexion.

Au-delà de l’admiration portée à la femme, le livre comporte toute une dimension éphémère. L’auteur, à travers son personnage, exprime un besoin de « saisir l’impression à l’état pur« . De ce que j’ai pu comprendre, c’est quelque chose de très récurrent dans ses écrits et j’admets avoir été sensible à cet aspect. Chacune des nuits passées en compagnie du vieil homme permet au lecteur d’entretenir un rapport inhabituel avec le temps qui passe. Dans ses descriptions de paysages, des visages qui lui sont présentés, de la peau des femmes étendues à ses côtés, il est soumis à ses propres souvenirs. De multiples évocations de son passé lui parviennent, ces jeunes femmes endormies jouent le rôle d’une espèce de fontaine de jouvence. Mais avant tout, il se rend compte de son rôle passif par rapport à ces dernières. Cette passivité à laquelle il est contraint déclenche une certaine colère et des idées noires. C’est très représentatif de ce que la vieillesse provoque. Il ne peut que la subir, il est forcé à l’inaction.

Dans "Les belles endormies", le temps semble suspendu. Le lecteur côtoie de près le sommeil éternel entre évocations d’amour, beauté, solitude et vieillesse. Je n’arrive pas à me mettre d’accord sur mon opinion, il m’a suffisamment dérangée que pour me trouver incapable d’affirmer que je l’ai aimé. Cependant, je ne peux nier l’impact que cette plume a eu sur moi et la réflexion provoquée…

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Commentaire ajouté par Na09 2020-11-06T19:56:00+01:00
Tristesse et beauté

Un roman que je n'aurais lu de moi même si on me l'avais pas donné. C'est un bon roman qui s'axe énormément sur la psychologie des personnages tout en ayant une part poétique sur les regrets du passé. C'est une très belle histoire remplie de mélancolie.

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Dédicaces de Yasunari Kawabata
et autres évènements

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Editeurs

LGF - Le Livre de Poche : 12 livres

Albin Michel : 6 livres

Editions Philippe Picquier : 1 livre

POF : 1 livre

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