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Axios



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Commentaire ajouté par Jennifer_tartiflette 2018-07-28T18:58:45+02:00
Bronze

Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/axios-a-spartan-tale-jaclyn-osborn/

Ma notation: 3/5

Il y a quelques semaines, j’avais commencé à lire les premiers chapitres de Axios: A Spartan Tale, juste comme ça, pour voir ce que ça donnait. Et, mon dieu, s’il ne fallait pas que je dévore la suite! J’avais immédiatement aimé les personnages et l’environnement drastique dans lequel ils évoluaient, si bien que j’étais certaine que le roman allait finir en un coup de coeur. Littéraire et littéral. Quelle ne fut pas ma déception… L’abondance de sexe a simplement tout détruit. Uh.

A Sparte, personne ne choisit son avenir. A seulement sept ans, les garçons sont destinés à devenir de grands guerriers et sont ainsi soumis à l’entraînement brutal de l’agôgè où sont inculqués la mise à mort de l’ennemi et le mépris des semblables les plus faibles. Tuer ou être tué, tels sont les mots d’ordre à Sparte. Axios, sensible et bon vivant, n’a jamais voulu de cette vie. Au contraire, il a toujours rêvé d’un foyer heureux, d’une mère aimante et d’une égalité sociale entre les Spartiates et les esclaves abusés par la Cité. Mais Axios va devoir outrepasser ses principes s’il veut survivre. Il n’y a pas pire déshonneur pour un Spartiate que de se montrer fragile et révolté par le sang.

Cependant, parmi le chaos, Axios fait la rencontre d’Eryx, le soldat le plus doué de sa génération, et leur connexion se veut instantanée et éternelle. Si Axios représente la douceur et la bienveillance, Eryx est la personnification du guerrier et de l’efficacité. De leur enfance à l’âge adulte, ils vont tout faire ensemble, au point de passer de meilleurs amis à amants, pour finir par devenir de vraies âmes soeurs. Leur passion étant indestructible, elle ne fera que grandir à mesure des combats. Tout comme leur amour pour la patrie. De fait, à chaque bataille, Axios et Eryx se battent pour leur territoire tout en sachant qu’un jour le devoir entraînera probablement leur mort.

Impossible d’omettre les similitudes entre ce roman et The Song of Achilles, Axios nous rappelant le tendre Patrocle et Eryx nous remémorant le ténébreux Achille! Pourtant, en choisissant de se concentrer sur Sparte, Jaclyn Osborn a réussi à se distinguer grâce à ses héros à la personnalité raffinée et à ses descriptions réalistes de la sauvagerie spartiate. Là-bas, alors que les hommes se battent pour l’honneur, les femmes procréent pour fournir des soldats à la patrie. Les Hilotes, un peuple autochtone devenu esclave après s’être rebellé, sont dorénavant traités comme des moins que rien: battus, violés, tués, ils subissent l’humeur sauvage de Sparte pour un délit d’autrefois!

On ne va pas se mentir, le contexte est brutal, surtout au début. Les jeunes garçons sont brisés et forcés à commettre des actes barbares en vu de se voir préparés pour le champ de bataille, c’est forcément affligeant. Néanmoins, on voit que ces scènes éprouvantes ont pour but de faire évoluer les personnages, c’est vraiment intéressant! Ce qu’on croit être au départ qu’un malin plaisir à violenter s’avère être, au final, un rite de passage nécessaire à la survie en terrain ennemi. Même les instructeurs auparavant cruels prouvent leur crédibilité, on le voit par leur attitude qui se modèle selon qu’ils s’établissent comme de simples entraîneurs ou comme de simples soldats.

Heureusement, on a quand même nos moments de bonheur! Ouf, loués soient les pauvres Hilotes! A commencer par la relation amoureuse qui s’instaure progressivement entre Axios et Eryx, elle est magnifique. J’ai adoré la façon enfantine dont se scelle leur amitié, c’était honnête et plein de bons sentiments! Puis, ils ont une complémentarité parfaite: avec son innocence, Axios permet à Eryx de garder un pied dans la lumière alors que, grâce à son objectivité, Eryx fait revenir Axios à la réalité de leur monde. J’ai également aimé la forte amitié qu’ils ont avec les autres soldats du groupe, ils sont toujours là les uns pour les autres, à se taquiner sans arrêt… Des frères!

La question concernant l’évolution psychologique liée à la guerre, elle, est plutôt bien amenée. Si Axios était faible lorsqu’il a commencé l’agôgè, il lui arrive toutefois, dans sa vie d’adulte, de se perdre dans l’impartialité. A force de côtoyer la mort, de voir son amour pour la patrie grandir, Axios en vient à oublier ce qui faisait sa sensibilité propre: sa compassion pour les peuples opprimés. Certes, il apprend à relativiser la conduite des soldats ennemis à qui on commande de tuer, mais j’ai été déçue de le voir oublier la condition des Hilotes! C’est si affreux ce qui leur arrive…

Etant donné que l’auteure se réfère à des personnages qui ont existé ainsi qu’à des guerres et à des décès qui se sont réellement produits, le contexte politique était passionnant! Je suis d’ailleurs frustrée par le manque de développement… On apprend vaguement le pourquoi du comment de la formation de la Confédération comprenant Thèbes, Athènes, Corinthe et Argos dans le but de contrer Sparte. Même les guerres et les personnalités historiques ne sont qu’effleurées… Pourtant, Agésipolis 1er, Roi de Sparte, était un personnage intriguant par sa capacité à organiser des stratagèmes militaires et à gouverner malgré son jeune âge! J’en voulais plus!

Mais le plus problématique pour moi, c’est l’abondance de sexe. Franchement, si je vous disais qu’il y en avait au moins tous les deux chapitres, vous ne me croiriez pas… Et pourtant, je ne dois pas être très loin de la vérité! Je ne suis pas du tout branchée scènes de sexe, sauf si elles ont une signification: par exemple, la première scène entre Axios et Eryx est pertinente car ils apprennent à connaître leur corps. Cela dit, par la suite, le sexe est la solution à tout! Au bonheur, aux résolutions des disputes et que sais-je encore… Ce n’est vraiment pas mon truc.

Il y avait aussi trop de descriptions de scènes du quotidien alors que l’auteure aurait pu utiliser ces moments afin de développer à la fois les personnages secondaires et les éléments historiques et politiques. Du coup, on s’ennuie à plusieurs reprises! Finalement, pas grand chose m’a dérangée, mais c’était suffisant pour ternir mon appréciation du livre.

Quant à la fin, bien qu’elle fut triste, elle fut paradoxalement mièvre…

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