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Commentaires de livres faits par Azurore

Extraits de livres par Azurore

Commentaires de livres appréciés par Azurore

Extraits de livres appréciés par Azurore

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 29-07
Avec les nombreux avis que j’avais lus sur ce roman, il m’intriguait beaucoup. Il n’a donc pas attendu très longtemps dans ma PAL avant d’être lu. Mais je ne m’attendais pas à une telle histoire.

L’histoire se déroule dans un cadre merveilleux digne des plus belles cartes postales. La famille Sinclair est une grande famille riche qui a pris l’habitude de se réunir, chaque année, pendant les vacances d’été, toutes générations confondues, sur leur magnifique île privée. Ils donnent l’image d’une famille aimée, amante et soudée et profitent de ces quelques mois de l’année pour se retrouver et passer de bons moments ensembles.
Bien entendu, à l’instar de toutes les autres familles, indépendamment de leur standing, les Sinclair ne sont pas aussi lisses qu’il n’y paraît. Ils ont, eux aussi, leurs petits secrets et tensions familiales.

C’est à travers les yeux de Cadence, le personnage principal, que se déroule cette histoire. Cadence passe chaque été avec ses cousins, seulement l’année précédente a été marquée par un terrible accident dont elle n’a aucun souvenir et dont personne ne veut parler. Elle a perdu la mémoire et ne se souvient pas de ce qu’il y a eu lors de cet été-là.
La narration est donc à la première personne. C’est un point de vue que j’apprécie énormément habituellement mais qui ici ne m’a pas subjugué, à cause du personnage principal dont je me suis pas sentie proche.

L’intrigue est orientée sur la quête de vérité de Cadence. Elle ne se souvient de rien et est dans le flou total lorsqu’elle revient sur l’île pour ses vacances. Pourtant, les choses ont changé. Sa famille si soudé semble se déchirer pour des histoires d’héritage. Même si aucun d’entre eux ne laissent paraître quoi que ce soit, il y a des tensions dont elle ne connaît pas l’origine. Suite à cet « accident » survenu l’année dernière, Cadence est en pleine dépression. Elle souffre d’horribles maux de tête et ne parvient pas à ce souvenir de ce qu’il s’est passé. Tout au long du roman, l’intrigue a pour but de découvrir ce qui est arrivé et de comprendre pourquoi Cadence ne se souvient plus de rien.

Les personnages sont beaux, riches et intelligents mais aussi assez complexes à cerner. Ils ont de quoi plaire et pourtant, je n’ai pas su m’attacher à eux. Je n’ai pas apprécié ce qu’ils dégageaient et je n’ai pas su me détacher de cette impression de privilèges, guerre d’héritage et de tensions familiales qui m’a poursuivi tout au long du livre. J’ai trouvé que les personnages manquaient de profondeur et qu’ils n’étaient pas particulièrement attachants. Je n’ai pas réussi à m’identifier à Cadence dont le tempérament m’a plus souvent dérangé que l’inverse. M’étant sentie détaché d’elle, je n’ai pas réussi à me plonger pleinement dans l’histoire.

Le cadre est paradisiaque mais l’ambiance ne se marie pas bien avec le cadre. Elle est à la fois intrigante et dérangeante. Plusieurs fois au cours de ma lecture je me suis sentie mal à l’aise.

Le style de l’auteur est assez simple, trop simple peut être, du moins au début du roman. La plume évolue au fil des pages et donne l’impression de gagner en maturité à l’instar de notre personnage principal. L’auteur réussit à certains moments à amener de jolies réflexions et fait réfléchir le lecteur à travers les messages que son histoire véhicule. Ainsi, il pointe du doigt le sens de la famille, ses valeurs, les comportements que cela engendre…
Pourtant, par d’autres aspects le livre manque de profondeur que ce soit par ses personnages ou par son histoire que j’ai trouvé plate, sans saveur. Et à d’autres moments encore, il y a un manque de cohérence. Cependant, il est difficile d’en parler sans spoiler.

En conclusion, cette lecture est en demi-teinte. J’ai été charmée par certains aspects de l’histoire et suis restée insensibles face à d’autres. Je ne me suis pas sentie suffisamment impliquée, ce qui est bien dommage car l’intrigue avait du potentiel. Quand j’ai refermé le livre, j’étais à la fois surprise à cause de la claque que j’avais prise avec le dénouement, ne m’attendant pas du tout à une fin pareille, et à la fois perdue, si ce n’est, légèrement déçue, car il restait encore trop de questions sans réponse et parce que trop de choses m’avaient déplu.
Ce n’est pas une grande déception, mais cela reste une lecture moyenne, sans plus.
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Dans ce dernier tome, nous retrouvons Emma, personnage principal de cette trilogie, qui est très éloignée de celle que nous avions rencontrée dans le premier tome. Loin de sa meilleure amie, et depuis sa rupture avec Evan, Emma n’est plus que l’ombre d’elle-même. En partie à l’origine de sa souffrance, elle cache ce qu’elle ressent vraiment derrière un masque de jeune fille imperturbable qui ne se consacre qu’aux études. Enfin, jusqu’au jour où, une boîte contenant les souvenirs de son histoire avec Evan refait surface et fissure le masque qu’elle revêt chaque jour. Elle a pourtant brisé le cœur d’Evan depuis maintenant deux ans, mais elle ne l’a pas oublié. L’amour qu’elle lui porte et la culpabilité sont toujours aussi forts et la bouleversent telle une lame de fond ne demandant qu’à l’engloutir.

A partir de ce moment, elle s’enfonce dans un grand n’importe quoi : fêtes et alcool à outrance sont désormais ses plus fidèles amis. Elle cumule les mauvais choix et se met même en danger plusieurs fois.
Quitter Evan a été la pire décision de sa vie et on comprend vite que son comportement déviant est une façon de se punir.

La narration à la première personne nous place au centre de l’histoire à la fois comme acteur mais aussi comme spectateur impuissant et seul témoin de la détresse d’Emma. J’ai ainsi aimé retrouver dans la plume de Rebecca Donovan, qui en plus d’être fluide, simple, efficace et addictive, elle est incroyablement touchante. Elle nous embarque au cœur de son histoire, nous malmène et nous fait ressentir un panel d’émotion. Je suis passée par de nombreuses phases : incompréhension, surprise, colère, tristesse, colère encore et puis enfin soulagement et joie.

Un roman riche en émotions en somme, bien qu’assez différent de ce que nous a habitué Rebecca Donovan. Le livre parle une fois encore d’un sujet fort même si pour moi, il est plus question d’introspection dans ce dernier tome. Emma doit combattre ses propres démons et non plus subir ceux des autres.

J’ai également apprécié le fait que l’on découvre le point de vue d’Evan grâce à une double narration que j’aurai aimé présentée différemment. Ici, aucune indication ne permet de savoir que l’on passe d’un personnage à un autre, ce qui est bien dommage car j’ai été plusieurs fois perdue, ne sachant plus exactement dans la tête de qui je me retrouvais.

L’ambiance est tendue une bonne partie du roman comme si l’on était contraint de se retenir de respirer ou de vivre pleinement. Une ambiance qui finit tout de même par se relâcher vers la fin et ce pour notre plus grand plaisir.

L’intrigue est orientée vers Emma et les problèmes qu’elle rencontre, ceux qui l’ont façonné et ceux qu’elle se créé. Comme je le disais précédemment, pour moi ce livre correspond plus à l’introspection d’Emma. Elle a vécu tellement de choses horribles en si peu de temps, il est donc difficile et quoi de plus normal, de vivre normalement après tout cela et faire comme si tout allait bien. Elle est brisée, elle a du mal à se reconstruire et a besoin de faire un travail sur elle-même, avec de l’aide parfois, pour aller de l’avant et repartir sur de meilleures bases.

J’ai trouvé le rythme tantôt lent, tantôt rapide, selon ce qu’Emma vivait. Pourtant l’histoire est prenante est souffre peu de longueur. En tout cas, je ne me suis pas ennuyée.

Concernant les personnages, j’ai apprécié retrouver Emma et Evan, et découvrir d’autres personnages aussi intéressants et attachants.
Emma forte et combative dans les tomes précédents, en est l’opposé dans ce tome-ci. Mais même si elle fait de nombreux mauvais choix, j’ai adoré la retrouver car ses choix ne la rendent que plus humaine.
Evan, c’est mon coup de cœur à lui seul. Ce garçon est juste incroyable, patient, gentil et inconditionnellement amoureux d’Emma. D’ailleurs découvrir son propre point de vue est une expérience intéressante et enrichit la lecture.

Pour conclure, ce tome sonne le terme d’une trilogie qui m’aura plus d’une fois bouleversé et donné des palpitations. Mon pauvre petit cœur aura été malmené. Les émotions sont au cœur de cette trilogie et ce dernier tome clôture parfaitement bien toute cette histoire. C’est une très bonne fin qui m’a donné le sourire. Pourtant, ce n’était pas gagné avec les nombreux retournements de situations qui nous laissent un long moment dans l’incertitude.
C’est un coup de cœur, rien de surprenant, même si pour moi, il est un poil en dessous du premier tome.
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Positive écrit par Paige Rawl
date : 11-06
L’histoire est celle de Paige Rawl, une jeune femme qui nous raconte ce qu’elle a vécu depuis le jour où elle a annoncé à sa meilleure amie qu’elle était porteuse du VIH.

Paige n’est qu’un bambin quand elle est diagnostiquée porteuse du VIH. Ce virus mondialement connu lui a été transmis par sa mère durant sa grossesse.
La mère de Paige a toujours souhaité que sa fille mène une vie riche et heureuse, elle lui cache alors la réalité durant de nombreuses années. Difficile pour une enfant de comprendre pourquoi elle doit prendre des médicaments tous les jours et se rendre régulièrement à l’hôpital alors que les autres n’y vont qu’en cas de nécessité, surtout quand on ne sait pas la nature exacte du problème.

Pourtant, Paige s’épanouie longtemps sans savoir qu’un virus est maintenu tranquille en elle. Elle devient au fil des années une jeune fille belle, sportive et talentueuse. Elle est heureuse et la vie lui sourit, jusqu’au jour où sa mère lui annonce la dure réalité.
Garder un tel secret pour elle seule est alors impossible. C’est tout naturellement qu’elle décide d’en parler à une personne en qui elle a confiance, sa meilleure amie, sans imaginer une seule seconde les conséquences de ce choix.
Le lendemain, le cauchemar commence.

Ce livre est un témoignage, une biographie, qui relate une période difficile pour Paige et montre ensuite l’évolution de cette jeune fille, qui va dépasser les épreuves auxquelles elle est confrontée. Il témoigne de sa prise de conscience dans un véritable combat qu’elle mène d’abord dans l’ombre pour elle-même puis en pleine lumière pour les autres personnes dans un cas similaire, et tout ceci avec brio.

La narration est à la première personne et c’est à travers les yeux de Paige mais aussi la plume d’Ali Benjamin que l’on découvre son histoire.

Le rythme est assez lent, mais il permet de prendre la pleine mesure de chaque événement qui nous sont décrits.

L'écriture est fluide et soignée. Le vocabulaire utilisé est simple et permet d’expliquer clairement ce que sont le VIH et le SIDA, tout en dénonçant le harcèlement présent dans ce roman sous plusieurs de ses formes.

La personne au centre de ce livre est bien entendu Paige mais l’on peut y découvrir les nombreuses autres personnes qui ont croisé son chemin, l’on marqué de leurs empreintes ou même façonné.
Paige nous montre sa personnalité tout entière, ses faiblesses, sa détresse mais aussi et surtout son incroyable force intérieure qui fait d’elle une battante et ce malgré toutes les difficultés qu’elle a dû surmonter. Elle ne baisse pas les bras, ceci grâce à sa force de caractère mais aussi au soutien indéfectible des personnes qui comptent dans sa vie dont sa mère toujours présente pour la couvrir de tout son amour.

Découvert grâce à Netgalley, c’est le premier livre sur ce sujet que j’ai l’occasion de lire. Un roman coup de poing mais aussi pédagogique.

Le VIH est au centre du roman mais à travers l’histoire de Paige d’autres problèmes sont aussi pointés du doigt car le harcèlement ne concerne pas seulement la couleur de peau, la religion ou l’orientation sexuelle. C’est l’un des grands maux de ce siècle. Il tue et est dû à l’ignorance, à la bêtise et à la méchanceté pure et simple des gens à l’esprit trop étriqué pour se donner la peine de comprendre. Paige en parle d’ailleurs très bien dans ce livre.

Je n’ai pas seulement été bouleversée par cette histoire mais aussi révoltée. Révoltée, pas tant à cause de l’ignorance des plus jeune mais plutôt à cause de l’absence de réaction des adultes et notamment du corps enseignant qui par de simples explications aurait pu épargner une grande partie de ce combat à Paige.

Bien que je sache que cette histoire n’est en rien une fiction, j’ai eu du mal au début à me dire que tout était réel car comment tout ce que Paige vivait pouvait bien être possible ?

Des photos adroitement amenées au cours du livre témoignent du caractère concret et réaliste de cette histoire mais loin de dépeindre une jeune fille malheureuse elles sont autant de témoin permettant de montrer que le VIH ne définit pas Paige en tant que personne mais qu’il fait seulement parti d’elle.

Ce livre est un coup de cœur et ce n’est pas parce que j’apprécie la détresse des gens mais plutôt pour saluer le courage et le combat que nous dépeint Paige à travers les lignes de son récit. Un courage et un combat qui lui ont permis de transformer une différence en une force et d’en parler avec tant de conviction. Un roman marquant que je vous conseille de lire.
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date : 11-06
L’histoire est simple mais loin d’être banale. Paul Klein et Franck lombardo sont tous les deux au cœur d’un drame ayant eu lieu au cours de l’année 2005. Les deux hommes souffrent mais de façon bien différente. Au cœur du récit, une vengeance, mais pourquoi ?

Paul n’a qu’une façon de faire face à la souffrance qui le ronge, créer un jeu machiavélique dont le personnage principal n’est autre que l’homme à l’origine de sa souffrance. Ce jeu, dont l’issue est potentiellement mortelle pour l’un des deux hommes va se jouer pendant onze années, de 2005 à 2016. Paul Klein va traquer Franck lombardo, ne lui laissant aucun répit et prenant un malin plaisir à le briser encore et encore, allant toujours plus loin dans sa démence.
Un acharnement qui remet largement en question la place du monstre et celle de l’innocent, car Paul est bien capable d’aller jusqu’à faire subir mille morts à Franck avant d’en avoir terminé avec lui.
Que s’est-il passé pour qu’ils en arrivent à de telles extrémités ? La vengeance est-elle la seule au départ de cette terrible histoire ?

La narration est à la première personne et alterne d’un chapitre à l’autre entre le point de vue de Paul ou celui de Franck.
En plus de cette variation de point de vue, les chapitres varient également dans le temps, car ils ne sont pas dans l’ordre chronologique. Les chapitres sont ainsi malmenés à l’instar de nos deux protagonistes, une situation qui peut être perturbante parfois, mais qui n’enlève rien à la qualité du récit.

L’intrigue est centrée sur le jeu malsain dont Paul Klein est à l’origine. Bien que l’on ne sache pas immédiatement la raison de cette traque infernale, il n’est pas difficile de se plonger pleinement dans l’action poussé par la curiosité. L’intrigue est prenante et haletante.
L’envie de découvrir l’origine de toute cette haine nous accompagne et ne nous lâche plus du début à la fin du roman.

Le rythme soutenu donne une impression d’urgence qui ne nous quitte pas jusqu’au dénouement de l’histoire, faisant de ce roman un véritable page turner. Surtout que l’histoire ne souffre d’aucune longueur qui pourrait ralentir considérablement le récit.

L’ambiance est sombre, tendue. Elle donne l’impression que l’histoire se déroule dans un espace confiné alors que c’est tout le contraire. A la limite d’être étouffante, elle nous plonge dans des sensations de stress où le sentiment d’urgence est omniprésent du début à la fin.

La plume de l’auteur est simple, fluide et soigné. Olivier Bal propose un récit de qualité grâce à une histoire originale qui se place loin des clichés du genre.

Ses personnages, complexes, au portrait soigné et à la psychologie décortiquée sont étrangement attachants alors qu’ils sont à la fois monstres et innocents.
L’intrigue a beau être captivante, ce sont bien les personnages le véritable atout de ce récit.
Notre avis sur les personnages est un bon nombre de fois chamboulé car les limites entre innocents et monstres sont plus d’une fois flouées.

Un thriller où la psychologie humaine est au cœur du récit, pour notre plus grand plaisir.
Sans oublier, cette fin surprenante et inattendue qui font de ce livre une excellente lecture proche du coup de cœur. Je vous le recommande sans hésiter.
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Ce livre, j’en ai beaucoup entendu parler l’année de sa sortie et presque toujours en positif. A cette époque, il ne se passait pas une journée sans que je ne vois sa couverture dans les librairies ou sur internet, ce qui m’avait sur le coup, un peu refroidie. Vu l’engouement, j’avais peur d’en attendre trop et de me gâcher la lecture. J’ai donc décidé de ne pas le lire cette année-là et c’est finalement quelques semaines après sa sortie poche que j’ai enfin sauté le pas. Là-dessus, je vous assure, aucun regret, sauf peut-être celui d’avoir attendu si longtemps avant de le lire.

L’histoire commence sur Anima, « l’arche où les objets prennent vie » comme l’écrit l’auteur. On y découvre dès les premières pages, un univers intrigant, car la Terre n’est plus celle que nous connaissons. Elle est fragmentée en plusieurs îles volantes, appelées arches.
Ophélie, une jeune fille frêle et timide, est native d’Anima. C’est une liseuse. C’est un don particulier qui lui permet de lire les objets et de connaître toute leur vie, rien qu’en les touchant. Elle peut ainsi apprendre leur histoire et savoir quelles sont les personnes qui ont possédé l’objet et lesquelles ont été en contact avec lui. En plus de ce don, elle peut aussi traverser les miroirs. Un autre don bien particulier et plutôt rare, qui l’identifie en tant que passe-miroir.

Au début de l’histoire, nous apprenons qu’Ophélie a été fiancée sur ordre des doyennes d’Anima, à un jeune homme froid et austère, venant d’une arche aussi froide et austère que lui, au Pôle, la Citacielle. Ces fiançailles obligent alors Ophélie à quitter sa jolie et chaleureuse Anima, pour rejoindre l’arche froide de son fiancé, une arche emplie de manipulateurs et autres personnes dont elle devra se méfier. De biens étranges aventures l’attendent dans ce monde inconnu car son futur mari est loin d’être apprécié au Pôle, ce qui pourrait bien rendre ces fiançailles très dangereuses pour elle pouvant même aller jusqu’à lui coûter la vie.

L’univers est original, riche, profond et véritablement fascinant. Grâce à des descriptions travaillées, riches de détails et à des décors faisant appel à l’évasion, il permet une immersion totale. L’auteur ne manque pas d’imagination et la lecture est un émerveillement dès le début du livre.
J’ai adoré l’idée de lire dans les objets inanimés, je trouve que cela change de ce que l’on a l’habitude de lire et que ça enrichit énormément l’univers.

Le livre, pourtant un bien joli petit pavé, se lit sans mal grâce à la plume de Christelle Dabos qui est fluide et soignée. Le vocabulaire est riche et diversifié. Elle sait parfaitement choisir ses mots pour nous plonger dans son univers.

Le rythme est prenant et le ton est donné par les descriptions qui peuplent merveilleusement bien le récit. Loin de l’alourdir, elles permettent d’alterner entre moment de pures découvertes et aventures extraordinaires et pleines d’actions.

L’ambiance du roman est assez nuancée. Un climat chaleureux nous accueille au début du livre alors que s’installe par la suite, au fil des pages, un climat froid, sombre et emplit de faux-semblant. Une sensation très inconfortable, à l’instar de ce que doit ressentir notre héroïne. Un élément qui prouve une fois encore l’immersion totale.

L’intrigue principale est bien plus compliquée qu’il n’y paraît car, comme une toile d’araignée, elle se tisse de nombreuses intrigues secondaires ayant lieu en parallèle. C’est seulement au fil de la lecture, petit à petit, que l’intrigue principale apparaît dans toute son ampleur.

Les personnages sont très éloignés des stéréotypes héroïques classiques, puisqu’ici nous n’avons pas à faire à des gravures de modes ou à des adolescents aux émotions exagérées. Les personnages sont plus complexes et c’est en apprenant à les connaître que l’on s’attache indubitablement, à certains d’entre eux, en leur trouvant d’ailleurs bon nombre de qualité, là où leur simple apparence n’en laissait envisager. L’expression dit bien que « l’habit ne fait pas le moine » et pour cause, on s’en rend plus d’une fois compte au cours du roman, car si il y a bien une règle dans ce roman, c’est de ne surtout pas se fier aux apparences.

Ophélie, jeune fille imparfaite, est une personne absolument intéressante et attachante, que l’on veut protéger, un peu comme une petite sœur à qui l’on tiendrait énormément. A première vue, elle ne paie pas de mine, mais j’ai eu l’impression au cours de ma lecture qu’elle cache beaucoup de chose sous son apparence désuète et qu’elle a plus d’un tour dans son sac.

Thorn, est un personnage que l’on peut considérer comme détestable dans ce tome en tout cas. Il est froid et calculateur. Pourtant, il a un « je ne sais quoi » qui a su retenir mon attention et me faire penser que sous son armure de grand imperturbable, se cache certainement une personne plus tempérée qui gagne à se faire connaître et apprécier.

De nombreux autres personnages interviennent dans cette histoire et enrichissent par leur excentricité, leur concupiscence, leur méchanceté et pour certains leur incroyable gentillesse, le récit de Christelle Dabos.

Il y aurait encore tellement de chose à dire sur le livre. Pour moi, c’est un premier tome aboutit que j’ai véritablement adoré. Je ne peux que vous conseiller de vous immerger dans ce roman si ce n’est déjà fait. J’ai d’ailleurs été très triste de quitter les personnages, surtout Ophélie, et la plume de Christelle Dabos. Il me tarde de lire la suite.
Un énorme coup de cœur !
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L’histoire reprend avec Thomas et ses amis. Séparés de Theresa, les garçons se retrouvent dans un dortoir étrange où ils rencontrent Aris, un jeune garçon d’un autre groupe, et découvrent une pancarte désignant Theresa comme une traître.
Dès le premier chapitre, une conversation télépathique entre Thomas et Theresa, permet de se remémorer les grandes lignes du premier tome, dans le labyrinthe. Le mystère entoure les personnages dès le début et nous sommes rapidement plongés dans l’action.

L’intrigue est bien mystérieuse, plus encore que celle du premier tome, lorsque les personnages étaient dans le labyrinthe. Ici, il est moins question de découvertes que d’action. Les personnages ne sont plus dans le labyrinthe et doivent parcourir une terre dévastée, brulée, peuplée d’êtres ayant contractés la braise, une maladie s’attaquant au cerveau et dont le stade terminal les transforme en espèces de zombies hyper violents, les fondus. Dans ce tome, un ultimatum les pousse à parcourir plus de cents kilomètres en moins de deux semaines dans une terre inconnue et hostile afin d’assurer leur survie coûte que coûte.

L’univers n'est pas aussi développé que dans le premier tome. Un peu survolé puisque l’heure n’est pas à la découverte mais bien à l’action, il reste néanmoins bien décrit et permet une bonne immersion.

L’ambiance est sombre, angoissante et étouffante. Un sentiment d’urgence nous étreint dès l’annonce de l’ultimatum et ne nous lâche pas jusqu’à la fin du roman.

Le rythme est prenant et la plume de l’auteur est fluide, ce qui en fait un roman palpitant. Le style de l’auteur rend ce livre stressant, intrigant et effrayant. Tout comme dans le premier tome, James Dashner mène son histoire avec brio. Violence et cruauté sont au cœur du roman et plus d’une fois, on se demande à qui l’on peut faire confiance. Peu d’information nous sont transmises au cours du roman, on reste ainsi suspendu aux mots de l’auteur sans savoir ce qui nous attend. On prend ce qu’il veut bien nous donner, ce qui s’avère à la longue très frustrant.

Concernant les personnages, on reprend les même et on recommence, dans l’ensemble. Mon trio préféré est encore présent et tout aussi attachant (Minho, Newt, Thomas). De nouveaux personnages font néanmoins leur apparition pour apporter leur pierre à l’édifice.
Dans ce tome, Thomas est à la recherche de son passé. Il a de nombreux flashbacks, d’une époque avant le labyrinthe et la terre brulée, qui nous permettent de découvrir Thomas sous un autre angle et nous apporte des réponses sur ce qu’il y avait avant tout ça. En somme, le roman comporte peu de révélation, mais au moins, il nous informe sur le passé et sur le monde extérieur.

Pour finir, après un premier tome original et réussi et des révélations finales surprenantes, j’étais impatiente de savoir ce qu’allait me réserver ce second tome.
Je l’ai lu facilement et rapidement. En terme d’action, avec les nombreux rebondissements qui le caractérisent, je l’ai trouvé plus palpitant que le premier. Pourtant, il est pour moi, un peu en dessous, car j’ai été trop souvent frustrée par mes nombreuses questions restées sans réponse.
Cette fois, le film est très éloigné du roman, ce qui m’a permis de m’en détacher complètement et d’apprécier ma lecture à sa juste valeur.

En conclusion, c’est un second tome en demie teinte, j’espère que le dernier tome m’apportera toutes les réponses que j’attends.
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L’histoire commence dans une boîte. Thomas, un jeune garçon se réveille sans le moindre souvenir hormis son prénom qui lui revient quelques minutes après son réveil. Accueilli dans un lieu inconnu et mystérieux par des enfants qui comme lui ne se souviennent de rien de ce qu’ils ont vécu avant le « bloc », il est perdu et désorienté.
Pourtant, loin d’être effrayé comme le serait la plupart des gens dans son cas, il va s’adapter à cette situation avec facilité, ce qui ne fera qu’attirer la méfiance de certains blocards et l’admiration d’autres, comme le jeune Chuck avec qui Thomas se lie rapidement d’amitié.
Mais les ennuis ne sont jamais loin, et, peu de temps après son arrivée, une autre personne sort de la boîte, une jeune fille, la seule, qui apporte avec elle un bien sombre message.

L’intrigue est bien ficelée, elle apporte son lot de découverte et de rebondissements. Elle se déroule presque exclusivement dans le labyrinthe, en huit clos, ce qui est un grand vecteur de stress.

L’ambiance, sombre et mystérieuse, est caractéristique de ce roman effrayant mais savamment dosé pour nous tenir en haleine du début à la fin.

L’idée d’un univers avec des monstres mécaniques aussi dangereux qu’effrayants est excellente, selon moi, et très original. Je n’ai jamais vu cela dans mes lectures. L’univers est bien décrit et assez complet, il participe très bien à l’intrigue avec tout le mystère qui l’entoure.

Le style de l’auteur est particulièrement prenant. James Dashner mène son histoire avec brio, grâce à son petit monde bien organisé. Il met en place l’action avec douceur, par le biais d’un héros amnésique qui apprend petit à petit à l’instar du lecteur. Viennent ensuite des passages avec plus d’actions où tout s’enchaîne rapidement et où le lecteur est embarqué malgré lui. Pourtant l’auteur gère son histoire sans jamais nous perdre en nous transmettant un flot d’informations qui nous emmène de découvertes en découvertes. Les questions sans réponse s’accumulent certes, mais les informations nous sont suffisamment distillées pour ne pas nous lasser et ne pas trop nous frustrer.
Sa plume est simple et fluide, le rythme est haletant et effréné, ce qui en fait un page-turner redoutable.

Les personnages sont intéressants, assez complexes et plutôt attachants, même si ce n’est pas le cas de tous.
Thomas s’attire des ennuis au cours du roman avec son tempérament téméraire et son côté « je sais tout », ce qui peut s’avérer agaçant même pour le lecteur. Il comprend rapidement qu’il doit fonctionner à l’instinct et qu’il a un rôle à jouer, c’est d’ailleurs pour cela qu’il décide de devenir coureurs dès sa rencontre avec ces derniers.
Les émotions sont assez bien décrites ce qui permet de s’attacher à des personnages comme le jeune Chuck qui admire Thomas. D’autres personnages, tels Minho ou Newt sont tout aussi attachants pour d’autres raisons. D’autres encore, sont insupportables comme Theresa qui m’a agacé dès le début, sans aucune raison particulière.

Pour finir, j’ai trouvé que ce roman est un bon premier tome qui aura su me tenir en haleine du début à la fin. Bien que le roman soit classé dans dystopie, ce n’est pas une caractéristique évidente au début du roman. Il est pourtant empreint de cruauté, de violence et de soif de pouvoir qui sont bien des éléments caractéristiques du genre.

J’ai lu ce roman rapidement et avec plaisir même si je n’ai pu à certains moments me détacher du film que j’avais vu avant de lire le roman et qui me revenait sans cesse en tête pour me pousser à la comparaison. Le film est d’ailleurs pour de nombreux points très différents du roman. Une mauvaise idée, selon moi, de voir le film avant de lire le livre, même si ça ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture.
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date : 17-04
C’est la première histoire de viking que j’ai l’occasion de lire et j’en suis ravie.

Inga, jeune femme au bouclier, est très respectée dans son clan, même si elle est la fille illégitime du yarl, qu’il a eu avec une femme picte.
Au cours d’une excursion pour piller un monastère, Inga est trahie par l’un de ses frères d’armes qui essaie de la tuer en lui lançant une hache. Elle échappe à la mort, de justesse, grâce au cri d’alarme de l’un des moines. Cependant, gravement blessée, elle est laissée pour morte et abandonner de ses compagnons qui quittent les lieux chargés de trésor, sans elle.
Les moines, bien que contre le fait d’aider l’un de leurs ennemis même si c’est une femme, la recueille tout de même et charge un ancien guerrier picte, les ayant rejoint depuis peu, de lui prodiguer des soins. Cet ancien guerrier n’est autre que le moine qui l’a averti alors qu’il avait fait vœu de silence. Il s’occupe d’elle jusqu’à son rétablissement. Mais le guerrier finit par s’attacher à elle et garde secret le bon rétablissement de la jeune femme. Lorsque la nouvelle est finalement connue de tous, il décide de s’enfuir avec elle et devient son compagnon d’arme pour l’aider dans sa quête de justice.

La narration est à la troisième personne mais reste centrée sur nos deux guerriers, Inga, la belle viking et Taran, le puissant picte. De cette façon, l’histoire se dévoile petit à petit à l’instar des deux protagonistes principaux.

L’intrigue est très bien ficelée et est centrée sur la quête d’Inga qui cherche à obtenir justice pour l’épouvantable trahison dont elle a été victime d’une part et des réponses aux nombreuses questions qui la taraudent suite à cela.

L’univers est bien maîtrisé grâce aux nombreux détails sur les traditions vikings et tout ce qui concerne leur culture qui sont dispensés tout au long du roman. Cela montre l’impressionnant travail de recherche qu’a effectué l’auteur pour nous apprendre tant de choses avec passion.

Le rythme est assez rapide, certainement grâce à l’intrigue prenant et bien ficelée de ce roman et à cette histoire intéressante. Il n’y a pas de longueurs qui viennent alourdir la lecture.
La plume de l’auteur est fluide, précise et efficace. C’est avec ce livre que je découvre l’auteur et j’ai été agréablement surprise par son style.

Concernant les personnages, ils sont intéressants, touchants et attachants.
Inga est une jeune guerrière, forte, tenace, têtue et indépendante. Un personnage que j’ai pris énormément de plaisir à suivre d’autant plus que c’est un plaisir de voir une femme, guerrière qui plus est au coeur de l’intrigue.
Taran, lui, est un jeune guerrier picte ayant rejoint le chemin de la foi afin d’expier les mauvaises actions qu’il a été contraint de faire lorsqu’il était au service d’un noble. Sa rencontre avec Inga n’est, selon lui, pas due au hasard mais plutôt, le chemin que lui montre Dieu pour se racheter. Il devient un compagnon fidèle pour Inga.

Pour finir, j’ai beaucoup apprécié ma lecture. De l’aventure, des batailles, de l’amour, une intrigue bien ficelée avec des rebondissements et des révélations surprenantes, un mélange savoureux pour passer un très bon moment de lecture.

J’ai d’ailleurs eu une pensée pour la série viking que j’aime énormément, au cours de ma lecture, car Inga m’a rappelé Lagherta, femme au bouclier forte et indépendante comme elle.
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date : 25-11-2016
L’histoire débute à Kaboul, aux côtés de Fereiba, une jeune afghane, dont l’enfance est bien difficile. Elle n’a jamais connu sa mère, morte en couche le jour de sa naissance, et a donc été élevée par une belle-mère au tempérament particulier. Malgré le manque d’amour maternel, elle grandit sans jamais de plaindre de sa condition. Pleine d’illusions à l’enfance, elle cumule les désillusions à l’adolescence. Dans un pays où les femmes ne peuvent prendre leur vie en main sans dépendre d’un homme, Fereiba se bat pour avoir ce qu’elle souhaite et obtenir une vie meilleure. Pas malheureuse pour autant, c’est lorsqu’elle se marie qu’elle goûte vraiment au bonheur, elle devient institutrice, connaît les joies de la maternité et le sentiment d’être aimé.

Quelques années plus tard, Kaboul tombe aux mains des talibans et la vie perd ses couleurs. L’existence devient alors impossible, les femmes n’ont plus aucun droit et les règles se durcissent. Il est difficile pour Fereiba de continuer à aimer une terre qui pourtant la vue naître et grandir, quand règne le danger, la peur, la violence et l’oppression. La mort est partout, elle peut arriver à n’importe quel moment, sans prévenir. Un soir, son mari est emmené par les talibans et ne revient jamais chez eux. Elle apprend plus tard qu’il a été exécuté. A ce moment, elle sait que si elle veut survivre avec ses enfants, ils sont condamnés à partir loin de Kaboul. C’est ainsi que commence son long et périlleux périple pour rejoindre une terre promise, l’Angleterre, où elle retrouvera sa jeune sœur.

Le cœur de Fereiba est grand, mais il sera mis à rude épreuve au cours de ce périple. C’est pourtant, un sacrifice qu’elle est prête à faire pour ses enfants. Un geste plus que noble qui force l’admiration.
Malgré la peur et l’incertitude qui s’empare d’elle à chaque étape de son voyage, elle nous parle avec sincérité et courage. L’histoire de Fereiba est à l’image de tant d’autres, qui comme elle, doivent fuir leur pays, quitter leur famille, leur situation pour survivre. Un sujet brûlant qui fait écho à l’actualité.

La narration est à la première personne. Selon les chapitres, le point de vue change car c’est soit Fereiba, soit son fils ainé, Salim, qui raconte l’histoire.

L’ambiance est pleine d’émotions. La peur, l’angoisse, l’incertitude et la tension sont autant d’éléments qui font de ce livre, un récit touchant et bouleversant.

J’ai découvert la plume de Nadia Hashimi avec ce roman et j’en suis ravie. Sa plume est fluide, délicate, captivante, en un mot sublime. Elle réussit à dépeindre avec tant de réalisme et d’émotions le quotidien et le voyage dangereux d’une famille profondément touchante et attachante. On ne fait pas que lire ce roman, on le vit à chaque page. Elle nous décrit cette famille avec tant de poésie, de tendresse et de simplicité. C’est un voyage pour le cœur, pour l’esprit et pour nous ouvrir les yeux.

Le rythme n’est pas particulièrement rapide, bien que le livre se lise assez rapidement. La plume de l’auteur et cette tension perpétuelle qui règne dans le récit n’y sont certainement pas pour rien.

Concernant les personnages, ils sont sans contexte très attachants, complexes, empreints d’émotions, de lumière et de sincérité.
Fereiba est d’une force et d’un courage époustouflant, elle a une rage de vaincre et un sens du sacrifice hors du commun.
Salim, son fils ainé, est également au centre de ce roman. Il a lui aussi une grande force de caractère. Il permet de donner un point de vue différent à l’histoire et de compléter le récit.
Ils sont au cœur d’une odyssée sans pitié et pourtant ils ne lâchent rien du début à la fin. Ils ont vécu des épreuves qui auraient fait baisser les bras de plus d’un, mais gardent espoir et foi en l’humanité jusqu’à la fin.

Pour finir, j’ai pris le temps de savourer ma lecture, de penser à cette histoire, à ces personnages, à leur vie, à chaque fois que je quittais le livre. Profondément touchée, comment ne pas l’être d’ailleurs, c’est avec un regard nouveau que je sors de cette lecture. Toutefois, à la fin, je suis restée un peu sur ma faim, mais il reste un roman incroyable que je recommande sans hésiter.
Un roman magnifique, touchant, bouleversant, une pépite, un gros coup de cœur.
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date : 24-11-2016
Lors d’une sortie de classe en forêt, une petite fille de cinq ans disparaît. Cette petite fille, c’est Emma Verdier, une enfant un peu particulière, qui cache une grande intelligence et un tempérament capricieux et changeant. Son institutrice, Mylène, et les autres accompagnateurs partent à sa recherche. C’est Mylène qui retrouve la petite, quelques heures plus tard. Mais quand Emma réapparaît, elle est seule, Mylène est introuvable. Après le soulagement d’avoir retrouvé la petite, les enquêteurs s’interrogent car cette fois c’est Mylène a disparu. Les questions des enquêteurs se heurtent aux seuls mots que la petite accepte de prononcer : « Je sais pas ». Pourtant, ils savent que Mylène était avec Emma car cette dernière porte le foulard de Mylène autour du bras.
Qu’a-t-il bien pu se passer dans cette forêt ? Est-ce un traumatisme ou cette petit cache quelque chose ? Les « Je sais pas » systématique de l’enfant se transforment en véritable cauchemar.

La narration est à la troisième personne, ce qui permet de suivre l’ensemble des personnages qui participent aux récits, et de découvrir leurs secrets et leurs mensonges. Personne n’est vraiment innocent dans ce roman, chacun cache quelque chose et est prêt à tout pour protéger son secret. Certaines choses pourraient bien avoir un lien avec cette disparition.

L’intrigue est bien menée et parfaitement maîtrisée. Elle est centrée sur l’enquête devant conduire à retrouver Mylène, et ce avant que le pire n’arrive, car la jeune institutrice est diabétique et risque sa vie si elle n’est pas retrouvée rapidement. Le temps lui est compté et connaître le fin mot de l’histoire est urgent.
Au départ inquiète pour la petite, on se rend compte qu’elle n’est pas si innocente qu’elle le laisse croire. On en vient à la détester. Chaque page conduit à son lot de questions sans réponse, de découvertes et de rebondissements et plus le livre avance, plus on se demande comment une si petite fille peut cacher un être si diabolique et manipulateur.

L’ambiance est sombre, angoissante et sous-tension. Chaque découverte, chaque secret dévoilé, conduit à autant de nouvelles questions sans réponses immédiates. La peur de savoir si Mylène va s’en sortir nous tient en haleine tout au long du roman.

Le rythme est assez lent à l’image de l’avancée de l’enquête qui piétine un bon moment. Le temps semble arrêté, suspendu, dans l’attente de réponse qui ne viennent pas, la tension est à son comble.

Le style de l’auteur est une découverte pour moi. C’est le premier livre de Barbara Abel que j’ai l’occasion de lire. C’est une agréable découverte qui me donne envie de m’intéresser à ses autres romans. Le récit est bien tourné, les événements s’enchaînent bien sans incohérence et l’intrigue est prenante. Cependant, j’ai eu quelques difficultés à entrer dans l’histoire au début, car j’ai trouvé que le vif du sujet mettait un peu trop de temps à se lancer. Mais une fois l’histoire bien ancrée, j’ai apprécié ma lecture.

Concernant les personnages, ils sont travaillés, complexes, torturés et effrayants mais peu attachants. Peut-être est-ce dû à la narration à la troisième personne, mais je n’ai pas réussi à me sentir proche des personnages. Mylène est la seule qui sorte un peu du lot car j’ai tout de même éprouvé peur et compassion pour elle, mais sans plus. Pourtant, les personnages ne laissent pas indifférents, je les ai d’ailleurs presque tous détesté, la petite Emma plus que les autres. Elle est sombre, effrayante et d’un machiavélisme surprenant.

Pour finir, j’ai dans l’ensemble apprécié ce roman. C’est un thriller psychologique sombre et surprenant. L’histoire est originale. La fin, loin des « happy-end » met un peu le moral dans les chaussettes. Une bonne lecture où il faut s’accrocher car l’auteur ne nous épargne pas et met nos nerfs à rude épreuve.
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La fin du tome 1 m’avait laissé dans l’incertitude. Bien que deux tomes suivent au premier, et qu’Emma ne pouvait être morte, ce sentiment m’a suivi longtemps, impatiente que j’étais de me plonger dans le tome 2 pour découvrir ce qu’étaient devenus les personnages que j’avais pris tant de plaisir à suivre.

Au début de ce tome, nous retrouvons Emma, quelques mois après avoir échappé de peu à la tentative de meurtre de Carol. Bien vivante quoique profondément marquée par ce qui lui est arrivé, elle réapprend à vivre tant bien que mal aux côtés de Sarah, chez qui elle vit désormais, et d’Evan, son petit-ami.

La narration à la première personne nous place une fois encore au cœur du récit.
L’intrigue est centrée sur Emma qui apprend à vivre autrement après ce qu’il s’est passé. Plus libre, puisque libérée du joug de sa tante, elle semble toutefois prisonnière d’un sentiment d’incompréhension général qui lui colle à la peau quoi qu’elle fasse.
Au cours du roman, elle va tenter de renouer avec sa mère et de créer une relation mère-fille comme elle aurait aimé en avoir une, ces dernières années passées loin d’elle. Mais cela s’avérera bien compliqué avec une femme alcoolique, volage et manipulatrice. Sa mère fera d’ailleurs ressurgir du passé, des souvenirs douloureux qu’Emma aurait préféré ne jamais retrouver.
Pour ne pas inquiéter Evan et Sarah, Emma va se couper d’eux et leur cachera de nombreuses choses, telle que la relation de confiance qu’elle instaurera avec Jonathan. Des secrets qui finiront pas la mettre dans une situation inextricable.

Le style de l’auteur est toujours aussi addictif. Avec sa très belle plume, Rebecca Donovan réussit avec brio à faire vivre ce roman de 599 pages et nous embarque sans mal dans son histoire. Bien qu’il y ait moins d’action, elle réussit à faire passer des centaines de pages en clin d’œil.

Grâce aux nombreux rebondissements, le rythme est plutôt rapide. Le livre se lit donc facilement, sans effort.
L’ambiance est sous-tension une bonne partie du roman et donne l’impression d’un élastique se tendant sans cesse. Une inquiétude persiste tout au long de la lecture, celle de savoir ce qu’il arrivera quand il cassera.

Concernant les personnages, ils sont attachants à l’instar du premier tome. De nouveaux personnages sont pourtant introduits et d’autres sont moins présents tels que Sarah et Evan.
Dans ce tome, Emma semble plus forte, têtue, secrète, ce qui lui cause bien des soucis à cause des choix inconsidérés qu’elle fait. Bien que sachant ce qu’elle a vécu et essayant de me mettre à sa place, je n’ai pas toujours compris le comportement d’Emma. Souvent dans ce roman, son comportement ne peut être cautionné, ce qui rend Emma agaçante. J’ai souvent eu l’impression qu’elle était totalement dépassée par les événements tout en sachant pertinemment ce qu’elle faisait. Un sentiment bien étrange.
Parmi les personnages introduits, il y a la mère d’Emma, Rachel, que j’ai trouvé manipulatrice. Elle est alcoolique certes, mais l’alcool n’excuse pas tout. Elle utilise souvent le chantage affectif pour faire culpabiliser Emma. Un comportement bien immature pour cette femme qui ne s’est pas une seule fois comporter en mère dans ce roman.
Nous découvrons également Jonathan, un personnage assez présent dans ce tome, avec qui Emma noue une relation de confiance rapide et ambiguë. Une relation qui va se faire au détriment d’Evan malheureusement. Pourtant, j’ai apprécié ce personnage que j’ai trouvé intéressant par sa complexité et son vécu même s’il s’est parfois montré effrayant.

Pour finir, j’ai beaucoup aimé ce roman, dans l’ensemble, même si je l’ai trouvé un peu moins bon que le premier tome qui avait été un gros coup de cœur pour moi. Une fois encore, Rebecca Donovan parle avec brio d’un sujet difficile, l’alcoolisme et tout ce que cela engendre. Mais il ne faut pas oublier que la mère d’Emma est aussi une grande manipulatrice.
De nombreux rebondissements, un récit touchant et pleins d’émotions, voici un livre qui nous tient en haleine. Même si ce second tome est moins rude que le premier, il reste éprouvant surtout avec cette fin inattendue et rageante. Je me demande comment va se finir cette trilogie.

Ce n’est pas un coup de cœur, mais la lecture fut excellente. Une suite que je recommande.
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date : 25-09-2016
L’histoire est celle d’Emma, une jeune lycéenne et sportive talentueuse, aux résultats scolaires plus qu’exemplaires. A la mort de son père, elle est envoyée chez son oncle et sa tante car sa mère ne peut s’occuper d’elle. Une situation loin d’être heureuse puisqu’elle y subit des mauvais traitements autant physiques que moraux. Pourtant, personne n’a idée de ce qu’Emma subit puisque tout ceci doit absolument rester secret. Pour cela, elle fait en sorte de ne pas se faire remarquer au point de se rendre presque invisible aux yeux des autres ce dans le seul but de ne pas avoir à expliquer les marques sur son corps. Seule Sarah, sa meilleure amie se doute du calvaire que doit vivre Emma, mais elle a promis de ne pas en parler. Le seul moyen qu’Emma ait trouvé pour échapper à cette maison de malheur est de cumuler les activités. Evan, dont le mystère que représente Emma attire, est le seul ayant le pouvoir de tout changer.

L’intrigue suit Emma qui essaie tant bien que mal de garder secret le calvaire qu’elle vit presque quotidiennement chez son oncle et sa tante. Elle y parvient si bien qu’elle donne l’image d’une jeune fille inaccessible, froide et prétentieuse. Le jour, où Evan montre son intérêt pour elle, rester invisible devient mission impossible. Elle commence à attirer les regards ce qi n’est pas pour l’arranger, il ne faudrait pas que quelqu’un découvre ce qu’elle cache.

La narration est à la première personne. C’est selon le point de vue d’Emma que se déroule l’histoire. Un point de vue idéal pour une immersion totale.

L’ambiance est sous haute tension et rend la lecture très prenante. Les émotions y sont omniprésentes et nous transportent. J’ai ainsi pu passer de la colère à la joie en passant par la peur et ce en à peine quelques pages. Mon cœur s’est plus d’une fois emballée comme s’il battait à l’unisson de celui d’Emma, tellement j’étais embarquée dans cette histoire absolument bouleversante.

Le rythme est très haletant. Les pages défilent sans mal et pourtant le livre fait plus de 500 pages. L’histoire est tellement addictive qu’à chaque fois que je devais mettre en suspens ma lecture, je n’avais qu’une idée en tête y revenir au plus vite.

La plume de l’auteur y est sans doute pour quelque chose. Fluide, efficace et empreinte d’émotion, elle nous transporte et nous bouleverse du début à la fin.

Les personnages sont d’un incroyable réalisme. Attachants, ils sont les pilliers de ctte histoire.
J’admire la ténacité, la maîtrise et le courage d’Emma tout comme j’admire la fidélité et la patience de Sarah.

Pour finir, c’est un livre haletant, fort en émotion et pleins de rebondissements. J’ai été profondément touchée. Il fait partie de ces livres qu’on n’oublie pas. C’est donc sans aucun doute un énorme coup de cœur !
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date : 25-09-2016
L’histoire se passe en Sicile, aux côtés d’Anna et de son petit frère Astor. Une terrible maladie a dévasté l’ensemble de personnes âgées de plus de 14 ans de la surface de la Terre. Anna se retrouve donc seule dans le petit domaine familial et à a charge son frère, à qui elle doit apprendre à lire et à survivre dans cette nouvelle terre hostile. Pour cela, elle peut compter sur un petit cahier que lui a laissé sa mère avant de mourir, une sorte de guide de survie.
Dans ce roman, nous pouvons découvrir des terres désolées, la société est anéantie et seuls de petits groupes d’enfants qui doivent grandir et s’adapter, essaient tant bien que mal de créer des sociétés miniatures où les plus vieux mènent les plus jeunes. Mais dans un monde où l’espérance de vie n’est que de 14 ans, la roue tourne rapidement.

L’intrigue suit Anna, le personnage principal, qui s’occupe de son frère et le protège. Un jour, lorsqu’elle rentre d’expédition, son frère a disparu. Elle se lance alors à sa recherche, prête à tout pour le retrouver. Elle va d’ailleurs croiser des personnages intéressants et certains plus attachants que d’autres feront même le chemin à ses côtés.

La narration est à la troisième personne. Un point de vue externe qui permet de suivre le personnage principal tout en ayant une vision assez dégagé sur ce qui l’entoure.

L’univers post-apocalyptique nous plonge dans une ambiance assez sombre où la seule véritable règle est la survie. L’univers est bien décrit et semble maîtrisé. Il est suffisamment visuel pour bien s’immerger dans l’histoire.

Le rythme est plutôt fluide et souffre peu de longueurs même si certains passages ont à mon sens peu d’intérêt. Mais je ne me suis pas pour autant ennuyée.

La plume de l’auteur est agréable et nous entraîne dans l’histoire sans difficulté.

Les personnages sont attachants surtout Anna et Calinou que j’ai le plus apprécié, pour leur complicité notamment.
Anna est une jeune fille intelligente et pragmatique, très observatrice et avisée. Il faut quand même souligner qu’elle réussit à survivre 4 ans sans l’aide de personne et en ayant la charge de son petit frère, avant qu’il ne disparaisse. On apprend à la connaître grâce à son histoire avant l’épidémie et à ce qu’elle nous montre durant le récit.
Calinou, est un personnage à l’histoire particulière que je vous laisserai découvrir, si le cœur vous en dit, mais une chose est sûre je l’ai beaucoup aimé dès le départ.

Pour finir, ce roman a été une lecture assez bonne, mais me laisse sur un sentiment mitigé. J’ai été un peu déçue par la fin qui n’apporte pas de véritable conclusion à cette histoire et pourtant l’idée à la base était originale. De trop nombreuses questions restent sans réponses à la fin du récit.
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date : 19-09-2016
L'histoire est celle de Claire Forestier, jeune lieutenant de police au lourd passé qui se retrouve assignée à l'enquête sur l'agression d'une jeune femme. La jeune femme agréssée par bien des aspects lui ressemble un peu et cette affaire va alors résonner en elle et faire écho à un passé qu'elle tente depuis longtemps d'oublier. Finalement, résoudre cette enquête sera peut être un moyen de surmonter le traumatisme qui la hante depuis l'enfance à moins qu'elle la replonge dans les abîmes de sa souffrance.

L'intrigue n'est pas commune. Originale et bien ficelée, elle est très intéressante à suivre. Claire qui à l'aide de son coéquipier doit résoudre cette affaire, est également confrontée à bons nombres d'éléments qui la replonge plus que jamais dans son passé et dans ce qu'elle a vécu de plus terrible. Claire est au cœur d'une intrigue très sombre et le lecteur est le témoin direct de son auto-destruction.

La plume de l'auteur est fluide, efficace et parfois très brutal, autant dans le rythme qu'elle dicte à l'histoire que dans le vocabulaire utilisé. Le rythme est incisif et peut être rapide à certains moments alors qu'il sera très lent à d'autres. Un rythme que j'ai trouvé en total adéquation avec cet univers et cette ambiance très sombre, dure et parfois très glauque.

La narration est à la troisième personne, un point de vue externe qui permet pourtant bien de nous immerger dans l'histoire. Les différents personnages suivis permettent d'être tout le temps au cœur de l'intrigue et d'en comprendre toutes les ficelles. Elle permet également de découvrir toutes les facettes de Claire, qui montre au lecteur certaines des facettes les plus sombres de son esprit très tourmenté.

Concernant les personnages, j'ai trouvé qu'ils étaient bien décrits, avec un profil psychologique assez complexe pour certains d'entre eux. Ceux que j'ai le plus apprécié sont Claire et Sergio, son coéquipier.
Claire, qui n'a pas grand chose d'une héroïne, possède un passé très lourd, qui même si elle refuse de l'avouer, dicte sa vie. C'est une personnalité complexe, détruite et torturée que l'on ne peut s'empêcher d'apprécier. Son profil psychologique chaotique la rend très attachante et ne fait pas d'elle un mauvais policier bien au contraire.
Sergio, son coéquipier et ami, l'un des seuls, est un ancien playboy, qui a un peu abusé de la confiance de sa femme, avant de se rendre compte que c'est bien elle la femme de sa vie. Personnalité pleine d'humour, de courage et de sincérité, c'est un personnage drôle et très attachant.

Pour finir, j'ai trouvé ce roman très bien écrit. L'histoire est prenante, l'intrigue est intéressante tout en étant inédite et les personnages sont attachants et empreints d'émotions. Il y certes quelques passages un peu long à mon goût, qui ont quelque peu ralenti ma lecture, mais l'histoire est suffisamment prenante pour passer outre.
Seul véritable bémol, la fin totalement inattendue et déconcertante qui m'a laissé un sentiment doux-amer et me fait hésiter entre colère, surprise et curiosité.
Une bonne lecture en somme.
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date : 31-08-2016
Dans un futur lointain, la vie est possible sur les autres planètes qui ont pour la plupart été colonisées. Un système de castes avec des couleurs a été mis en place. Le système politique est proche de la dictature tel que l'on a pu le voir dans Hunger Game. Le sommet de la pyramide est représenté par les Ors, des dirigeants riches, cupides et intransigeants, prêts à tout pour conserver leurs privilèges et leur pouvoir. La base de cette pyramide, elle, est représentée par les Rouges, les esclaves. Grimper les échelons dans ce système est impossible, la condition que l'on a à la naissance reste la même pour la vie et les règles appliquées sont très injustes.

L'histoire suit un Rouge vivant sur Mars, du nom de Darrow et plus jeune fossoyeur de son camp, les Lambdas. Les Rouges qui vivent dans le sous-sol de Mars sont chargés de récolter l'hélium 3, un composé essentiel dans cette société. C'est une tâche ingrate, dangereuse et difficile, effectuée qui plus est, dans des conditions déplorables. Pour ne pas rappeler leur conditions d'esclaves aux Rouges, un camp peut être récompensé si son rendement d'extraction de l'hélium est le plus élevé. Mais Darrow se rend rapidement compte que cette règle est caduque car ce sont toujours les mêmes qui gagnent quel que soit le résultat.
Un jour, sa femme est exécutée devant ses yeux pour avoir chanter la chanson interdite. un événement atroce qui fera voir à Darrow, les choses autrement et dirigera désormais chacun de ses actes. Il se retrouve ensuite embarqué dans une mission d'infiltration chez les Ors par les rebelles.

L'intrigue est centrée sur Darrow et son infiltration chez les Ors. Pour obtenir un poste au sein des grandes institutions, les Ors doivent passer un examen mettant à l'épreuve leur intelligence et leur capacité mais aussi mettant en danger leur vie. Darrow a dû subir un entraînement éprouvant pour être admis à l'académie où des épreuves aussi dangereuses que mortelles l'attendent. Une intrigue véritablement palpitante qui m'a fait penser aux épreuves présentes dans Hunger Game.

Le rythme est assez rapide grâce à un récit très prenant et passionnant et à une narration à la première personne qui permet une très bonne immersion dans l'histoire. La présence de quelques longueurs passe presque inaperçue.

La plume de l'auteur est riche, fluide et assez visuelle pour nous immerger, nous effrayer ou nous émerveiller grâce à un décor bien planté et détaillé. L'univers est bien construit et parfaitement maîtrisé.

L'ambiance est sombre, froide et dure, sanglante et effrayante aussi. Une ambiance très immersive qui pousse le lecteur à l'instar du personnage principal, à se méfier de tout et tout le monde car la trahison est courante dans le récit.

Les personnages sont bien développés et intelligents.
Darrow, né esclave, grimpe plus haut que n'importe quel Or dans cette société dictatoriale, à l'aide d'un groupe de rebelles, si on peut les appeler ainsi, qui l'entraînent et le poussent à donner le meilleur de lui. Cette transition entre le Darrow Rouge et le Darrow Or est certes rapide mais j'ai apprécié le fait qu'un esclave puisse s'élever et atteindre les meilleurs jusqu'à peut être les dépasser. Darrow est très attachant, c'est un personnage intelligent et pleins d'émotions. Voir le cheminement de ses pensées est intéressant, de même que d'être témoin de son évolution tout au long du roman. Il apprend de ses erreurs et de celles des autres, c'est un héros que l'on aime apprécier.
Les personnages secondaires sont moins dépeints mais ont tout de même leur importance car il soutiennent Darrow ou le trahissent, parfois les deux. En tout cas, ils participent tous ou presque à son apprentissage et à son évolution.

Pour conclure, j'ai vraiment adoré ce roman et pourtant, au départ, en voyant les nombreuses caste qui y sont présentent, j'ai eu peur de me perdre dans tous ces détails. Mais finalement tout est parfaitement dosé et le système du roman n'a presque plus de secrets pour nous.
J'ai été rapidement absorbée dans ma lecture et me suis mise sans aucun mal à la place de Darrow bien que ce soit un personnage masculin.
Amitié, loyauté et trahison entre autre, coexistent dans ce roman pour le rendre époustouflant et addictif. Pas très loin d'un coup de cœur.
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date : 30-08-2016
L’histoire de ce roman est celle d’Arthur Costello, un jeune médecin d’un peu plus de vingt ans. Il n’est pas le plus aimé de sa famille mais hérite tout de même et ceci bien malgré lui, d’une vieille bâtisse à l’histoire assez étrange. Le phare des 24-Vents dont il devient propriétaire, appartient à sa famille depuis de nombreuses années. Son père, pourtant à la tête d’une grande entreprise, le lui laisse comme seul héritage. Dans ce phare, une pièce est condamnée, la porte y a été murée par son père et la seule consigne que doit respecter Arthur est de ne surtout pas ouvrir la porte qui se cache derrière. Mais évidemment, il désobéit et se retrouve prisonnier d’une bien étrange malédiction.

L’intrigue débute donc en 1990, lorsqu’Arthur hérite du phare et se poursuit jusqu’en 2015. La malédiction qui frappe Arthur est au cœur de ce roman et l'embarque dans une sorte de spirale temporelle infernale. Quoi de plus palpitant que de découvrir ce qui se cache derrière toute cette histoire au fil des pages.
En tout cas, j’ai été embarquée dedans, du début à la fin, le rythme est si rapide et prenant dans cette ambiance étrange où coexistent à la fois curiosité, peur et sentiment d’urgence, qu'on ne voit pas passer le temps. Une seule chose compte, savoir ce qu’il se passera à la fin.

L’univers n’est pas pour rien dans cette immersion, bien qu’il soit assez moderne puisque l’histoire se déroule lors des dernières décennies, l’impression que l’on effectue un réel voyage dans le temps est très présente. D'ailleurs, la narration à la première personne aide aussi très bien à s’immerger totalement dans l’histoire.

Les personnages sont quant à eux terriblement attachants et impressionnants de réalisme. J’ai eu l’impression de vivre cette histoire, de la première à la dernière page,. Il faut avouer qu’Arthur, le personnage principal, la tendre Lisa et ce cher Sullivan sont des compagnons de lecture intéressants. J’ai vraiment adoré parcourir ces lignes avec eux.

Concernant le style de l’auteur, je ne suis pas objective, j’aime la plume de Guillaume Musso et sa façon de nous embarquer dans ces histoires même quand elles semblent totalement loufoques. Et même, comme dans ce cas, quand la fin du roman est totalement inattendue et tellement surprenante qu’elle m’a de prime abord déçu. Je m’attendais à quelque chose de tellement différent que ce que j’ai lu, surtout après toute cette tension accumulée au fil des pages. Mais, finalement, je m’en suis remise et elle n’est pas si mal.

Pour conclure, j’ai adoré ce roman. Ce n’est, certes, pas un coup de cœur mais j’ai été prise dans ce tourbillon d’aventure du début à la fin et je l’ai dévoré.
Que dire de plus, à part qu’il faut le lire ?
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date : 29-08-2016
Margo et Quentin se connaissent depuis leur plus jeune âge, il se trouve que Quentin considère Margo comme son miracle car il a eu la chance d'emménager dans la maison voisine de la sienne. Son miracle, car pour lui c'est la plus jolie fille.
Un jour, âgés de neuf ans, ils sont confrontés à un événement traumatisant. Alors qu'ils étaient amis, ils ne se parlent plus à partir de ce jour.
Bien des années plus tard, un soir, Margo s'introduit dans la chambre de Quentin pour l'embarquer dans une folle nuit d'aventure, de bêtises et de vengence. Une aventure à la fois dangereuse et amusante.
Mais au réveil, plus de trace de Margo, elle a disparu. Il apprend que c'est une fugue et décide de partir à sa recherche alors que tout le monde est persuadé qu'elle va revenir.

La narration est à la première personne. Un point de vue interne permettant de nous mettre à la place de Quentin et de suivre son aventure.

L'intrigue est centrée sur la quête de Quentin qui est à la recherche de Margo. Une quête assez particulière car il s'avère au fil des pages que Quentin n'est pas seulement à la recherche de Margo en tant que personne physique mais aussi de la vraie Margo, de la personnalité qui se cache derrière toutes celles qu'elle accepte de montrer au reste du monde, mais qui est bien différente de celle que Quentin connaît. Une intrigue se cache en fond de la première, elle concerne les villes de papier. Cette seconde intrigue est très intéressante à découvrir.

Le rythme est prenant au début et à la fin, car il est plein d'action, mais entre ces deux parties il est d'une extrême lenteur. Difficile ainsi de rester accroché à l'histoire car ils représentent souvent des moments où Quentin tourne en rond et sont remplit de passages sans grand intérêt.

L'ambiance est comme le rythme, elle varie en fonction de trois parties. Elle est drôle au début, lourde et ennuyeuse au milieu et de nouveau drôle à la fin mais également tragique lors du dénouement.

Le style de l'auteur est poétique et fluide. Le texte est beau et rempli de message même si certains passages sont longs, répétitifs et sans véritable intérêt.
John Green reste un auteur que j'apprécie car ce roman fait réfléchir et il a toujours les bons mots pour transcrire les émotions sans oublier son savoir-faire pour faire passer subtilement des messages.

Les personnages sont intéressants mais particuliers.
Quentin , le personnage principal est au premier abord lisse, peureux et ennuyeux, mais au fil du roman, on apprend à le connaître et on découvre un garçon d'une grande sensibilité, un peu fleur bleu mais aussi persévérant et courageux. Je ne pense pas que je me serai donner tant de mal à rechercher une personne qui ne veut sans doute pas être retrouvée.
Margo, quant à elle, est mystérieuse au départ, mais la lecture avance et on apprend à la connaître, à travers les yeux de Quentin d'abord mais aussi d'après ce que les autres voient d'elle. Et celle que l'on découvre est assez décevante. La Margo de Quentin est si différente de celle que l'on découvre au final. Je l'ai trouvé égoïste et égocentrique, pour tout dire, je ne l'ai pas apprécié.
Les personnages secondaires, Radar, Ben et Lacey sont également attachants, dommage qu'ils ne soient pas plus développés.

Pour conclure, j'ai moyennement apprécié ce roman, ça aurait pu être une bonne lecture mais j'ai trouvé qu'il y avait trop de longueurs et trop de passages inutiles. Sans oublier la fin que j'ai trouvé décevante. Je m'attendais à quelque chose de tellement différent ! Et pourtant avec un peu de recul, je trouve finalement qu'elle correspond bien à Margo.
J'ai également été déçue du road-trip. Je m'attendais à ce qu'il prenne place dans une grande partie du roman et il tient finalement en une cinquantaine de pages.
Une lecture moyenne bien que le roman présente de beaux messages avec des passages poétiques et pleins de philosophie.
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L'histoire évolue selon deux points de vue, celui de Haley et celui de West. Une alternance de points de vue tout au long du roman, via des chapitres consacrés à l'un ou à l'autre des deux personnages, permet de les suivre en étant au cœur de leur histoire.
D'un côté, Haley, ancienne championne de boxe, contrainte d'arrêter ce sport à la suite d'un sérieux problème avec son ex. De l'autre, West, fils d'un riche et célèbre homme d'affaire du nom de Young, passe son temps à se révolter et à se battre.
Un soir, alors que West traîne dans l'un des quartiers chaud de la ville, il tombe sur une jeune femme sur le point de se faire agresser par deux drogués. West vient à son secours mais la situation ne tourne pas à son avantage et il perd connaissance au cours de la bagarre. Il se réveille le lendemain ne sachant précisément ce qu'il s'est finalement passé.
A cause de son mauvais comportement, West est obligé de changer de lycée. Dans son nouveau lycée, il retrouve la fille rencontrée le soir de l'agression qui n'est autre que Haley.
Son arrivée ne passe d'ailleurs pas inaperçue et il ne peut s'empêcher de se mêler d'histoire qui ne le concerne pas. Il se retrouve ainsi entraîner dans un combat de boxe auquel sans entraînement il n'aura aucune chance se sortir entier.
Haley, étant à l'origine de ses problèmes ne peut pas laisser West dans une telle situation. Et bien qu'elle ne le considère pas plus que cela, elle décide de l'aider quand même et de l’entraîner pour qu'il puisse, à défaut d'être vainqueur, être capable de se défendre au moins.

La narration est à la première personne. Un point de vue interne que j'apprécie énormément surtout dans ce genre de roman. De plus, l'alternance des points de vue entre les deux personnages principaux, permet d'être au cœur de l'intrigue, de bien comprendre les personnages et de s'attacher à eux, tout en confrontant les deux personnalités.

L'intrigue est centrée sur le combat qu'attend West et sa préparation mais aussi sur sa relation avec Haley. Mais elle ne se cantonne pas à cela, quelques intrigues secondaires sont également présentes pour rendre ce récit entre plus intéressant.

Le rythme est assez rapide, les événements s'enchaînent et les différentes intrigues s'imbriquent jusqu'au dénouement de l'histoire.

L'ambiance est assez sombre et dure. L'histoire se déroule dans une ville où se confrontent quartiers mal famés et quartiers huppés à l'image de nos deux personnages. Deux univers se confrontent, celui dorés de West et celui, sombre et pauvre, de Haley.

Le style de l'auteur est simple et fluide. Le livre est bien écrit même si j'ai parfois trouvé que certaines choses étaient un peu trop survolées ou manquaient de détails.

Les personnages sont intéressants et attachants.
Il y a d'un côté les personnages principaux, Haley, forte, courageuse et indépendante mais aussi quelque peu traumatisé et West, bagarreur et indiscipliné.
Bien qu'ayant un certain nombre de points communs, ils ont des priorités et des problèmes très différents mais qui pourtant semblent liés d'une certaine manière.
Au contact de Haley, West change, d'ailleurs c'est bien le personnage qui évolue le plus au cours du roman.
De l'autre côté, il y a les personnages secondaires que l'on découvre finalement assez peu, bien qu'ils soient tout de même pour certains attachants et pour d'autres détestés.

Pour conclure, j'ai beaucoup apprécié ce roman bien que je sois un peu déçue par la tournure de l'histoire. Je m'attendais à une histoire centrée sur la boxe et les combats avec de nombreux gestes techniques et ce n'est pas ce que j'ai retrouvé dans ce roman.
Je m'attendais aussi à une histoire concernant Haley plus développée avec plus de tension et de suspense et qu'elle serait plus impliquée dans des combats, mais au final, j'ai eu l'impression que West était finalement plus important qu'Haley dans cette histoire.
L'histoire est tout de même très belle et intéressante, avec un couple de personnages très attachant et de beaux messages mais il m'a manqué un petit quelque chose.
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date : 06-08-2016
L'histoire de ce roman concerne six jeunes, entre 15 et 17 ans, qui ont été émancipés pour des raisons propres à leur histoire. Ils se retrouvent tous colocataires d'une magnifique villa située au bord de la mer, à Venice Beach. Ils y vivent seuls, sans parents, ni adultes. Chacun apporte avec lui dans cette maison, sa propre histoire, ses ambitions et ses secrets et ils ont tous quelque chose à cacher. En plus de cela, une personne les espionne. On ne connaît ni ses raisons, ni dans quel but.
Une histoire qui au premier abord s'annonce intrigante, où se mélangent mensonges, espionnage et faux-semblants.

La narration est à la troisième personne. Un point de vue externe qui permet de suivre chacun des 6 personnages principaux et un personnage mystérieux. La disposition des chapitres alternent entre chacun de ces personnages.

L'ambiance est un mélange étrange de tension et de curiosité avec une point de légèreté. Un mélange agréable pour les vacances.

Le rythme est plutôt lent. Il n'y a pas d'action à proprement parler, seulement des passages où les événements se précipitent. Il arrive que la tension grimpe un peu mais elle redescend assez vite, ce que j'ai trouvé bien dommage.

Le style de l'auteur est plus que correct, le livre est bien écrit avec une plume simple et fluide mais les nombreux personnages et l'alternance des chapitres m'ont parfois un peu perdu. Il y a beaucoup d'histoires à suivre avec ces six personnages principaux qui se présentent presque à tour de rôle. Il faut certes, mettre en place l'histoire mais l'intrigue met de cette façon pas mal de temps à arriver.

L'intrigue est tournée vers les secrets que chacun des six jeunes cachent et vers cette mystérieuse personne qui les espionne sans que l'on sache véritablement pour quoi, du moins au départ. Les pièces du puzzle finissent par se mettent en place mais nous laisse avec plus de questions qu'elle n'apportent de réponses à la fin du roman.

Les personnages sont plutôt intéressants même si je ne les ai pas trouvé suffisamment approfondis. Certains, tels que Lucy, Grace ou John-Michael sont tout de même attachants. Dans l'ensemble, j'ai apprécié découvrir les quelques éléments disponibles à leur sujet.

Pour finir, j'ai trouvé ce roman plutôt pas mal dans l'ensemble. Le vif du sujet met plus de la moitié du roman avant d'arriver et la fin ouverte nous laisse totalement sur notre faim. Un peu comme un soufflé qui se serait donner du mal à monter pour être finalement tout "raplapla".
Il n'y a, au final, pas de véritable enjeu dans ce roman, certes l'histoire doit se mettre en place mais il y a trop de questions sans réponse à la fin.
J'ai tout de même suffisamment apprécié ce roman pour lire une suite, s'il y en a une et je l'espère, car je suis vraiment très curieuse de savoir le fin mot de cette histoire.
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date : 31-07-2016
L’histoire se passe en Caroline du Nord, Jacob McNeely, jeune homme de 18 ans, a un nom de famille un peu spécial. A sa simple évocation, le nom des McNeely signifie gros ennuis. Jacob n’a pas la chance d’avoir une vie simple et agréable. En même temps, avec un père trafiquant de drogue et accessoirement meurtrier et une mère toxico accro à la Crystal meth, la réalité de Jacob est dure. Ces gènes ne lui font vraiment pas de cadeaux.

Jamais encouragé, il est persuadé d’être un raté. Les seuls paroles qu’il obtient de son pères, sont celles qui lui reproches constamment d’être un faible, une « fiotte », un raté quoi. Il n’a d’ailleurs jamais terminé le lycée qu’il a quitté à l’âge de 16 ans. Autant dire que depuis ce temps, sa vie sociale est devenue inexistante et puis de toute façon McNeely est un nom dont il faut se méfier et qui fait peur. Malgré cet environnement plus qu’instable, Jacob a toujours réussi à rester le plus éloigné possible des ennuis liés aux affaires de son père et à la réputation liée à son nom.

Un jour, pourtant, tout dérape. A la suite d’un énorme échec lors d’une mission confiée par son père, Jacob se rend compte que sa vie n’est remplie que de violence, de drogue et de sang. Ce jour-là, lors d’une fête où l’alcool et la drogue coulent à flot, il retrouve la fille dont il est toujours amoureux sur le point de prendre de la drogue, encouragée par son petit-ami. Jacob voit rouge et la situation dégénère au point où le petit-ami est laissé sur le carreau. Ce moment signera le début des hostilités et plongera Jacob en eaux troubles sur le chemin de la noirceur.

La narration est à la première personne. Un point de vue interne qui nous plonge au cœur des questionnements et des émotions de Jacob, le protagoniste principal.

L’intrigue correspond à la quête de rédemption de Jacob, qui va tout au long du roman tenter d’échapper à un avenir qui semble déjà tout tracé. La question qui se pose dans ce roman est de savoir si Jacob va réussir à s’en sortir.

L’ambiance de ce roman est très sombre, noire même, car tout, autour de Jacob, n’est que violence. Mais Jacob a trouvé avec Maggie le chemin vers la lumière. Cette fille, c’est pour lui, la rédemption et l’espoir d’une vie meilleure loin des affaires de son père et de tout ce qui va avec.

Le rythme est plutôt soutenu et très prenant. Cette histoire nous tient en haleine du début à la fin. Il arrive cependant que certains passages soient plus lent, ils correspondent alors à des moments hors du temps. Mais dans l’ensemble tout s’enchaînent rapidement.

La plume de David Joy est magistrale. Les émotions sont exprimées à la perfection et la complexité des personnages est parfaitement retranscrite. L’auteur manie très bien les mots et maîtrise son histoire de façon très poétique.Cette plume permet de voir la profondeur qu’il y a en chacun des personnages. Ils sont complexes et attachants, presque réels.

Pour finir, j’ai adoré ce roman. Il contient des passages magnifiques et pleins d’émotions. Il y a tout de même un petit bémol, avec les quelques passages où notre personnage principal tourne un peu en rond et qui n’apportent rien de particulier à l’histoire.
Dans ce roman rien n’est prévisible, on est tenu en haleine jusqu’à la fin et la fin inattendue est triste et majestueuse. Un roman noir qui prend aux tripes, émouvants, poétiques. Une vrai claque, un petit coup de cœur !
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date : 27-07-2016
L’histoire commence quand Amalia, sœur aînée de la famille Sora, rentre de son Apprentissage avec le statut de sorcière. L’une des plus jeunes à obtenir ce statut, elle est sans conteste très douée, la plus douée de la famille en tout cas. Selon Cléalia, c’est aussi la plus jolie et la plus soutenue par sa famille. Alors qu’elle parle à sa deuxième fille toujours pour lui faire des reproches, la mère des deux filles ne tarit pas d’éloge envers son ainée. Amalia est celle à qui tout réussi et Cléalia est le vilan petit canard.
Même s’il y a de l’amour entre les deux sœurs, il y a aussi une très grande rivalité alimentait surtout par la jalousie de Cléalia envers sa sœur. Elle lui en veut tellement d’accaparer toute l’attention qu’elle décide de partir trouver elle aussi un Apprentissage pour montrer à sa famille qu’elle est autant capable qu’Amalia de réussir l’examen pour devenir sorcière à son tour.

L’intrigue suit donc Cléalia de sa recherche d’un Apprentissage au passage de l’examen tant attendu, lui permettant peut-être de devenir sorcière. Mais l’intrigue est plus qu’une simple quête de reconnaissance, elle permettra à Cléalia de se découvrir elle-même, de découvrir ce qu’elle veut vraiment afin d’avoir la possibilité de faire ses propres choix. Un véritable initiatique en somme.

La narration est à la troisième personne, un point de vue externe qui permet de suivre Cléalia mais aussi sa sœur et les autres personnages qui participent à l’histoire. Un point de vue que je trouve adapté au style du roman.

Le rythme est plutôt soutenu, les événements s’enchaînent rapidement sans perdre le lecteur. L’histoire n’est à aucun moment ennuyeuse et ne manque pas de surprises et de rebondissements.

Le style de l’auteur permet d’amener chaque élément de l’histoire au bon moment. Tout est bien agencé. L’idée est originale et la plume de l’auteur fluide, légère et plutôt simple.
Quelques coquilles sont néanmoins persistantes, visibles mais pas véritablement dérangeantes car peu nombreuses. Elles ne gâchent pas le plaisir de cette lecture.

L’ambiance est plutôt légère tout au long du roman même elle peut être assez mystérieuse ou plus lourde lors de certains passages. L’ambiance évolue très bien avec les événements, une preuve du bon enchaînement des événements.

L’univers, quant à lui, est sympathique et original. L’histoire évolue entre deux mondes. Le monde contemporain où se déroule la majorité de l’histoire et le monde intemporel où se trouve la ville nuage, Cumulus. Le monde contemporain appartient aux sans-pouvoirs alors que le monde intemporel appartient aux sorciers. Comme l’histoire se passe essentiellement dans le monde contemporain, les éléments que le lecteur apprend sur le monde intemporel seulement à travers Cléalia et Amalia. Ces éléments sont intéressants mais j’ai trouvé dommage qu’il n’y en ait pas plus. J’aurai découvrir plus de choses encore sur le monde intemporel.

Concernant les personnages, ils sont attachants et très intéressants. Tous enrichissent l’histoire à leur façon. Cléalia se cherche et évolue tout au long du roman. Elle est touchante de naïveté. Même si souvent cette naïveté lui joue des tours, Cléalia parvient à rester elle-même tout au long du roman.
Amalia apparaît dans l’histoire pour apporter des informations, son aide ou compléter l’histoire grâce à son point de de vue. La rivalité entre les deux sœurs est très présente dans le roman, même si au fur et à mesure que les pages se tournent, elle tend à s’atténuer.
Les autres personnages, tel Josette, Cyril, Marine ou encore Madame Eliane sont tout aussi importants. Leur rôle n’est pas moindre et a une incidence sur l’évolution de Cléalia.

Pour finir, j’ai beaucoup aimé ce roman. La fin m’a plutôt surprise car je ne m’attendais pas à une telle fin ou du moins pas exactement comme celle-là. Dommage qu’elle n’aille pas plus loin, j’aurai aimé rester encore quelques pages avec Cléalia.
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date : 24-07-2016
Arnaud et Emma travaillent tous les deux dans la musique. Ils vivent ensemble à Londres, simplement, au jour le jour et parlent depuis peu de se marier peut être. Mais avant de se projeter, il faut qu’ils tirent un trait définitif sur leur passé amoureux respectif. Chacun de leur côté, ils entreprennent donc un voyage étonnant pour revoir une dernière fois leurs ex et régler ce qui doit l’être.

Dans ce roman à la première personne, nous suivons Arnaud qui repart dans les méandres de son passé, accompagné de ses meilleurs amis, Vincent, le Dom Juan plein aux as, Eni, l’indien aux projets d’entreprises farfelues et Romain, le « fleur bleue » aux nombreuses déceptions amoureuses. Ses amis ne seront d’ailleurs pas de trop pour l’épauler dans son voyage, et pour lui apporter de bonnes tranches de rigolades. Pour pouvoir avancer avec Emma, revenir aux sources est nécessaire ce qui ne s’annonce pas comme une partie de plaisir.

L’intrigue plutôt prenante est centrée sur Arnaud et sa quête un peu spéciale, mais nous voyions aussi évoluer le reste de la bande. La grande question, que l’on se pose tout au long du roman, est de savoir si, au terme de ce périple, Arnaud et Emma auront réussi ce qu’ils ont entreprit et ceci sans erreur de parcours. Comme nous ne suivons que l’un des membres du couple, on ne peut qu’imaginer ce qu’il se passe du côté d’Emma, on attend donc le dénouement avec impatience.

Le rythme du roman s’accorde parfaitement avec les événements qui s’y déroulent. A l’instar d’un « Very bad trip » film célèbre avec Bradley Cooper, l’amitié et l’amour sont au cœur du roman et sont mis à rude épreuve. Tout ceci dans une ambiance un peu folle où règnent potes, femmes, alcool et beaucoup de rire.

L’univers est moderne. L’histoire se passe en été 2014 et évolue entre Londres et les quatre coins de la France. Même si les lieux sont très peu dépeints on imagine sans peine dans quel contexte se déroule le récit.

La plume des auteurs est fluide, légère et très agréable. Le langage utilisé est simple et familier (très familier même dans les dialogues) mais n’est pas déplaisant et permet de rendre le récit plus naturel, réaliste et vivant. Il y a tout de même, je pense, quelques petites choses à retravailler comme les quelques longueurs présentent dans le récit qui ralentissent un peu la lecture sans apporter d’éléments indispensables, le début un peu long à commencer et les quelques toutes petites coquilles qui se cachent et persistent. Mais au final rien d’assez grave pour entacher le plaisir de cette lecture.

Concernant les personnages, j’ai trouvé qu’ils étaient tous intéressants, que ce soit la bande de copains qui se connaît depuis le lycée (Arnaud, Vincent, Eni et Romain) ou la plupart des autres personnages qu’ils rencontrent au cours de leur périple.
Arnaud, le personnage principal, est un homme attachant que l’on apprend à connaître tout au long du roman. Il fait plus souvent de mauvais choix que de bons, ce qui se révèlent assez drôle, il est aussi assez maladroit quand il s’agit d’arranger les choses, mais ces éléments ne le rendent que plus vivants.
Ses trois amis sont très importants pour lui et ce roman met très bien scène cette amitié à toute épreuve. Véritables piliers, ils sont présents à ses côtés autant pour le soutenir que pour s’amuser. Pour moi, les personnages sont vraiment un point fort dans ce roman.

Pour finir, j’ai beaucoup aimé ce livre. C’est un road-trip terriblement drôle sur l’amitié et l’amour, tout en étant empreint d’humanité. Il est parfait pour l’été, rafraîchissant, drôle, il se lit tout seul et avec le sourire.
En écrivant cette chronique je ne peux m’empêcher de penser à la façon dont ce livre m’a été présenté : « […] il descend comme un petit verre de vin blanc au soleil couchant […] » et bien je peux vous assurer qu’on n’en est pas loin.
Et la fin inattendue m’a rendu très curieuse de savoir comment sera la suite.

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date : 23-07-2016
Raphaël et Anna partagent un dîner faces à la mer. Ils sont amoureux et vont bientôt d’ailleurs bientôt se marier, mais Raphaël ne connait pas encore tout de sa compagne et il sent qu’elle lui cache quelque chose d’important. Lors de ce dîner, il ne peut s’empêcher de la questionner, trop curieux sans doute pour laisser passer une telle chose. Ils finissent par se disputer. Anna finit par céder. Elle lui montre une photo qui va tout bouleverser et devant la réaction de Raphaël, elle s’enfuit.
A partir de ce moment commence une quête intense à la recherche de sa compagne et de la vérité où se mêlent étroitement investigations et découvertes surprenantes.

Dans ce roman, la narration est à la première personne et l’histoire se déroule selon le point de vue de Raphaël. Un point de vue que je trouve parfaitement approprié pour que le lecteur se trouve au cœur de l’intrigue pour être acteur de l’histoire plus qu’observateur. Le récit est réellement prenant, vivant et chaque découverte est plus surprenante que la précédente.

Le rythme est très intense comme si l’histoire se déroulait à 100 à l’heure. A peine la quête de Raphaël a-t-elle commencé que l’on sent dès les premières un sentiment d’urgence, sentiment qui nous suivra tout au long du récit.

Concernant le style de l’auteur, je ne suis pas très objective. Guillaume Musso a une plume que j’apprécie énormément, légère, fluide tout en étant intense et terriblement prenante. Ayant lu tous les livres parus de cet auteur ou presque, pour moi sa plume est juste parfaite pour passer un moment de pur bonheur lors de la lecture.

L’intrigue est entièrement tournée vers la recherche d’Anna suite à sa fuite et sur la recherche cette quête de vérité afin de connaître enfin le passé d’Anna.

L’univers est moderne et fait évoluer le récit en France et aux Etats-Unis. Un voyage bien agréable.

L’ambiance est très intense dès le début du roman et s’il fallait la définir par des couleurs, je la verrai en nuance de gris comme dans les vieux films en noir et blanc. Au fil du livre, elle évolue en devenant à la fois plus sombre et plus clair selon le point de vue que l’on adopte à la suite des nombreuses révélations et découvertes auxquelles nous sommes confrontés.

Les personnages sont pour moi l’un des points forts de ce roman, ils sont si bien dépeints que l’on a l’impression d’être avec eux dans le roman.
Raphaël, le personnage principal, est écrivain, il élève seul son petit garçon. Fidèle, courageux e protecteur, c’est un personnage que l’on apprécie dès le début. Sans oublier qu’il est très attachant et intéressant. Son petit garçon participe également à l’histoire, très drôle, il apporte une petite touche d’humour et de légèreté à ce roman dont l’histoire est tout de même très sérieuse.
Anna, est elle aussi un personnage que j’ai beaucoup apprécié. On apprend à la connaître à travers les yeux de Raphaël et ses découvertes. On sent à quel point elle est importante pour lui et on ne peut s’empêcher de s’attacher à elle.
D’autres personnages sont présents dans ce roman et y ont leur importance, certains sont même très surprenants mais je vous laisse les découvrir.

Pour finir, ce roman est un très gros coup de cœur. Il ne se lit pas, il se dévore et sans modération.
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date : 21-07-2016
Les bonnes nouvelles est un court roman assez complexe où il n'y a pas un personnage principal mais plusieurs, des femmes aussi différentes les unes que les autres, qui nous embarquent dans leurs intrigues.

La lecture des premières pages ne présagent en rien de ce qui nous attend réellement dans la suite du livre, car telle une immense toile d'araignée, chaque point de vue est lié et participe à une intrigue centrale complexe qui n'est véritablement dévoilée et comprise que vers la fin du roman.

Quand j'ai commencé ce livre, je ne m'attendais pas une seule seconde à ce que j'ai pu découvrir au fil de ma lecture et je me suis souvent demandée où l'auteur voulait m'embarquer. Je me suis d'ailleurs quelques fois perdue dans ces entremêlements d'histoires. Mais rien de mauvais à cela, puisque que lorsque ces moment de déroutes furent passés et que j'ai réussi à voir plus grand que les simples histoires de chacune de ces femmes, j'ai enfin pu apprécier toutes les subtilités de ce roman.
Car ces femmes, à travers leurs histoires, sont en réalité liées et participent à un énorme réseau qui est au cœur de l'intrigue centrale et qui réussit à garder son mystère jusqu'à la fin.

Le mystère et les guerres invisibles sont en toile de fond et nous embarquent dans ce roman atypique, mélange d'action et de thriller psychologique. Crimes organisés, attentats, trafics de substances et j'en passe sont au centre de ce roman, mais pas seulement, car c'est aussi, une grande aventure humaine où les femmes qui y sont dépeintes sont empreintes de vérités, de naturel et de sensibilité.
De grands thèmes qui posent problèmes dans notre société actuelle y sont abordés, tels que l'homosexualité ou le clonage pour ne citer qu'eux, et délivrent des messages plus ou moins forts et explicites.

Ces femmes, Maurane, Leila, Pauline et toutes les autres sont des êtres à la fois forts et fragiles qui se retrouvent mêlées involontairement à une guerre qui se joue dans l'ombre, mystérieuse et vaste, qui les dépasse totalement.

J'ai beaucoup apprécié ce livre qui se révèle très intriguant et plus complexe que ne le laissait présager le résumé.
La place des femmes et la façon dont sont entremêlées leurs histoires comme dans un concours de circonstances rend le récit original et très intéressant.
Pourtant, j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire au début et quand j'ai réussi à tout comprendre, la fin du roman été proche, ce qui m'a légèrement déçu.

Ce roman assez complexe demande plus qu'une simple lecture pour en apprécier toutes les subtilités, il fait réfléchir et met en relief de vrais problèmes de société.

A découvrir !
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date : 21-07-2016
A la fin du très célèbre roman, Orgueil et Préjugés de Jane Austen, nous sommes nombreux je pense à nous demander ce qu'il va advenir des personnages que nous avons tant apprécié suivre.
Marie-Laure Sébire propose avec son roman de pas moins de 555 pages, un suite très à la hauteur qui devrait en ravir plus d'un.

Si votre dernière lecture de Orgueil et Préjugés remonte à quelques temps ou si au contraire vous ne l'avez jamais lu, pas d'inquiétude, ce n'est pas une condition pour pouvoir lire ce livre et l'auteur nous propose au début de son roman un petit récapitulatif des événements ayant eu lieu dans le roman de Jane Austen. Une excellente idée selon moi, puisque cela permet à tout le monde de pouvoir lire ce livre.

Avant de nous plonger dans ma chronique, je voulais d'abord vous parler de la couverture que je trouve très jolie et où l'on peut voir la grande et majestueuse propriété de Pemberley, peinte telle une oeuvre d'art de l'époque faisant de ce roman un très bel objet-livre.

Comme beaucoup de personnes ayant lu Orgueil et Préjugés, je suis restée sur ma faim et malgré une suite proposée par P.D. James ou quelques histoires dérivées par divers auteurs, je n'ai jamais osé me lancer dans ces lectures par peur d'être déçue et de ne pas retrouver les personnages que j'ai tant aimé tel que Jane Austen nous les avait présentés.
Quand Marie-Laure Sébire m'a contacté, je n'ai pourtant pas beaucoup hésité et très curieuse de découvrir une suite que j'espérai être à la hauteur, je me suis lancée assez rapidement dans cette lecture. Et là surprise ! Aucune déception bien au contraire.

L'histoire débute par l'arrivée des Darcy, tout fraîchement mariés, dans le domaine de Pemberley, propriété tout à fait magnifique qui bien plus qu'un lieu, possède une âme que l'on prendra plaisir à découvrir tout au long de notre lecture. Pemberley a un véritable pouvoir sur les gens qui en tombent littéralement amoureux et ceci certainement grâce à sa beauté mais aussi aux personnes qui y habitent.

Ce roman nous plonge dans une très belle histoire où nous suivons le devenir du très orgueilleux M.Darcy, de l'espiègle Elisabeth et des nombreux autres personnages que nous avons pu découvrir dans le roman de Jane Austen. Et tout cela sur non pas une, ni deux mais sur trois générations.
Nous suivons ainsi les personnages dans leur quotidien dans lequel ils découvrent joie, bonheur mais aussi parfois de très grands malheur. Ces personnages ont d'ailleurs des destinées bien différentes et plus ou moins heureuses. Mais le couple que nous suivons essentiellement est celui que forme M.Darcy et Elisabeth que l'amour à toute épreuve transforme en modèle pour les autres mais provoque aussi quelques jalousies.
Ces personnages, fidèles à ceux dépeints par Jane Austen, évoluent au sein de nombreuses petites intriguent dans la société aristocratique d'une Angleterre en pleine évolution.
Les obligations que confère leur rang, la richesse, la vie mondaines au sein des réceptions londoniennes sont très divertissantes à découvrir et me plonger de nouveau dans cette époque que j'affectionne fut très intéressant.

Sous la plume de Marie-Laure Sébire, que j'ai trouvé à la hauteur de celle de Jane Austen, nous découvrons une Angleterre en pleine évolution. Le progrès, les bourgeois issus de l'enrichissement personnel et l'envie de découvrir le nouveau monde que représente l'Amérique contribuent à faire évoluer les mentalités même si les modes de penser de la vieille société anglaise restent encore très présents. Les Darcy prennent d'ailleurs une place importante dans cette société en construction et suivre le déroulement de leur vie est passionnant.

La plume de l'auteur est fluide et légère. Elle retranscrit parfaitement cette retenue et cette façon de s'exprimer typiquement anglaise qui nous fait voyager dans l'Angleterre du romantisme. De plus, elle est très empreinte d'émotions et contribue à faire de ce roman, un livre captivant qui se lit d'une traite. Quelques coquilles sont certes présentes mais le livre est si passionnant qu'elles passent presque totalement inaperçues.

J'ai profondément adoré la suite que nous propose Marie-Laure Sébire qui a permis de donner un point final à l'histoire d'Orgueil et Préjugés. Sa façon de présenter l'histoire et le déroulement des événements est pour moi parfait et imaginer une autre suite me semble tout bonnement impossible.
J'ai adoré lire ce roman et je me replongerai volontiers de nombreuse fois encore dans ce livre lors de mes relectures que j'espère nombreuses si le temps me le permet, tellement j'ai apprécié ce livre.
Ce roman est sans conteste un très grand coup de coeur et je suis ravie de l'ajouter à ma bibliothèque au côté du roman de Jane Austen.
Que dire de plus à part de vous dans cette aventure, si elle vous tente.
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date : 20-07-2016
Gwenvael vit depuis aussi longtemps qu’il s’en souvienne dans un orphelinat. Un jour, il commence à faire des cauchemars étranges, mais le plus étranges c’est qu’à son réveil, il en a les cicatrices. A partir de cet instant, tout dans sa vie se précipite, il sera d’ailleurs rapidement contraint de quitter l’orphelinat à la suite d’un incident grave. Mais avant de fuir, le directeur lui transmet un message qui lui intime de trouver Calypso.
Dans sa fuite, Gwenvael se retrouve dans les bois proches de l’institut et se fait attaquer par des guerriers au style moyenâgeux. Peu après il découvre qu’il a atterri dans un autre monde.

J’ai beaucoup entendu parler de ce roman avant de l’avoir entre les mains et de le lire à mon tour. Il a d’ailleurs dans l’ensemble de très bonnes critiques même s’il arrive que certains lecteurs aient un avis plus mitigé. C’est donc avec une grande curiosité que je me suis plongée dans ce roman.

La narration à la première personne est fortement appréciable car elle permet d’être en plein cœur de l’intrigue et des actions. Ce point de vue permet de découvrir les événements en même temps que Gwenvael garantissant de bonnes et moins bonnes surprises. Etant mon point de vue préféré, je n’ai eu aucun mal à me plonger dans l’histoire dès les premières pages.

Le rythme est assez variable tout au long du roman. Il est lent quand il y a peu d’action et que l’heure est aux explications ou à la découverte de l’univers, ce qui permet d’en savourer les pages. Mais il peut être très rapide en pleine phase d’action, lors notamment de batailles épiques.
C’est donc un mélange parfaitement maîtrisé pour être tenu en haleine jusqu’à la fin et pour découvrir un univers riche, aboutit et parfois inattendu. J’ai trouvé l’idée des brûleurs d’étoiles très originale. Encore jamais vu, l’auteur nous propose quelque chose de totalement nouveau que l’on prend énormément de plaisir à découvrir.

La plume de Sophie Val-Piguel est parfaitement maîtrisée. Elle joue très bien avec les mots et les émotions pour nous faire oublier que l’histoire est fictive. L’immersion est complète. Le livre représente pourtant un très beau pavé, la lecture est fluide, c’est un réel plaisir.

Concernant les personnages, Calypso est le personnage que j’ai le plus apprécié. On entend très rapidement parler de lui et avant même qu’il prenne part véritablement à l’intrigue on sait que c’est un personnage central du roman. Il est intelligent, fidèle et très attachant.
Gwenvael est le personnage principal, il est intéressant et attachant bien que ses réactions m’aient semblée quelques fois surfaites. Il peut se montrer très naïf et enfantin. Je l’ai apprécié même s’il je n’ai pas toujours été en phase avec lui.
Les autres personnages sont tout aussi intéressant à découvrir. Je trouve d’ailleurs que c’est l’un des points forts du livre. Il y a pourtant de nombreux personnages mais l’auteur a su les rendre intéressants et les développer suffisamment pour que leur place ne soit jamais remise en question.

Le roman comprend deux intrigues principales, qui correspondent aux deux parties du livre. Evidemment la quête principale est centrée sur la recherche de Calypso. Tout ce qui viendra ensuite, découlera directement de cette quête et dépendra des deux personnages centraux.

L’ambiance du livre est difficile à définir de manière générale car elle est changeante en fonction du lieu et du moment de l’histoire. L’ambiance et l’univers sont étroitement liés et sont tous les deux riches et bien maîtrisés.

Pour finir, j’ai énormément aimé ce roman. Je l’ai d’ailleurs lu en moins de trois jours alors qu’il comprend plus de 850 pages. Une sacrée performance étant donné l’emploi du temps chargé que j’avais au moment de sa lecture. Une preuve que le livre est prenant et que j’ai été transporté par l’univers et l’histoire. C’est bien plus qu’une excellente lecture, c’est un dépaysement total, une véritable aventure. A un tout petit cheveu de l’énorme coup de cœur.
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