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Baad



Description ajoutée par lelette1610 2017-06-29T20:12:34+02:00

Résumé

"Baad" homme mauvais, violent, cruel avec les femmes"

A Kaboul, le Qomaandan Kandar, ancien sniper de Massoud et patron de la brigade criminelle, enquête sur des meurtres d'enfants.

A Paris, la commissaire Nicole Laguna, chef de la brigade nationale de recherche des fugitifs, est sur la trace de l'inventeur d'une nouvelle drogue de synthèse.

Deux flics qui n'auraient jamais dû se rencontrer. Et pourtant...

"Violence et corruption, talibans vicieux, femmes asservies, trafic de drogue, mais également loyauté, solidarité : la fiction imaginée par Cédric Bannel colle la réalité" (l'Express).

source : éditions Points

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Classement en biblio - 22 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par lelette1610 2017-07-01T08:16:15+02:00

"... De ce passé riche et multiculturel, les talibans avaient voulu faire table rase. Ils avaient échoué : de tout le pays, des volontaires venaient aider à la reconstruction du site - Patchouns, Tadjiks, Ouzbeks, Baloutches..., un même peuple, toutes ethnies confondues, uni dans la volonté de reconstruire ce précieux morceau de culture issu de leur passé commun. Un morceau de culture qui symbolisait la paix, le respect, tout ce que le pays voulait redevenir".

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Totopinette 2018-06-13T13:55:11+02:00
Bronze

Il y a des polars qui sont trépidants. Des polars qu’on dévore, tel ceux de Franck Thilliez qui ont davantage l’allure de thriller tant ils sont porté par le suspens. Ce n’est pas le cas de celui-ci. Dès le départ, Cédric Bannel nous explique son souhait : faire aimer l’Afghanistan. C’est atrocement loupé. Tout ce qu’il a réussi à démontrer de ce pays ne sont que des paysages désolés, ruinés et habités par la haine et la corruption. Il essaie vraiment de nous accrocher à cet atmosphère en insérant même un léopard des neiges. L’animal a beau être merveilleux, il ne suffit pas à gommer les travers de ce pays. Le seul lieu qu’on aurait aimé voir (s’il n’avait pas été détruit par les talibans) serait les statues de bouddhistes debout. Et puis, comment apprécier un pays lorsque les hauts dirigeants, les hommes de foi et les mères elles-mêmes peuvent se corrompre ? Comment nous faire admirer la foi de ce peuple, lorsqu’il met bien à l’évidence les incohérences de leurs choix ? Bannel nous fait part de son admiration pour ce pays, pourtant il dénonce ses pratiques religieuses … Comment peut-il aimer un pays en rejetant ce qui fait de ses habitants ce qu’ils sont ? Est-ce véritablement de l’amour ou simplement un moyen de vendre en voguant sur la vague du terrorisme et des séries à succès ? Sans oublier la petite touche secrète : la défiguration à l’acide et le complotisme … C’est pitoyable ! D’autant plus que le roman n’est pas bon.

L’auteur nous gratifie d’un beau cliché dont les super-héros de Marvel en ont le secret : il ne meurt pas, devient amnésique et est recueilli par une gentille famille qui s’occupe de lui avant de revenir dans son village pour défendre la veuve et l’orphelin.

D’autre part, on remarque vite le grand intérêt de l’auteur pour les séries télévisées. D’abord, les Experts, puis Esprit criminel et enfin Breaking Bad. Et sur ce dernier point, il a fait fort. Ce n’est plus s’inspirer mais simplement plagier. Dans Breaking bad, la mét, appelée « la bleue » est pure à 98%. Dans Baad, « la neige » est pure également à 98%. On remarque aussi le choix du titre : Baad. C’est simplement de mauvais goût tant c’est peu subtil. En ce qui concerne les rapports à la série des Experts, ils desservent les personnages. L’expert de Baad semble totalement idiot à chaque fois qu’il essaie de ressembler à ces héros favoris. Du coup, ses recherches et son intelligence ne sont plus pris au sérieux par le lecteur. Ce n’est qu’un rigolo … 
L’intrigue est longue. Très longue. Et même trop longue. C’est un roman qu’il ne faut pas lire lorsqu’on est fatigué. L’auteur nous noie dans les relations politiques de ce pays. Et noyer est véritablement le mot à employer, car à la fin du roman on ne se souvient d’aucun nom ni de qui a fait quoi. Heureusement que l’histoire de Nicole est captivante. C’est dynamique. C’est en réalité le seul personnage auquel on s’attache. Pourtant le roman regorge de personnages. Elle est le personnage qui fera avancer l’histoire et dès son arrivée en Afghanistan, cela se ressent. L’intrigue est dynamisée et l’histoire devient intéressante. Dommage qu’on ne raconte pas ses retrouvailles avec sa famille puisqu’elle était le seul personnage intéressant. 
On regrette également certaines tournures de phrases qui nous coupent entièrement de l’intrigue (bien qu’on ait pas besoin de ça pour être coupé). Il faut réellement s’arrêter et relire la phrase dans son entièreté avant de la comprendre correctement. Et, l’auteur remercie son éditeur ? À sa place, je ne l’aurais pas fait !

On ne comprend pas pourquoi Cédric Bannel prend son lecteur pour un idiot en rappelant dans les détails l’histoire d’Achille. Tout le monde connaît Achille et son talon et personne n’a comprit à quoi servait de s’attarder sur cette histoire juste pour expliquer que tout le monde a un point faible … Il en fait parfois un peu trop, comme lorsqu’il veut ajouter un effet de barbarie à un acte déjà barbare. Ce n’est pas du théâtre, mais rien qu’à la lecture ça semble surfait, surjoué.

En conclusion, un grand merci au personnage de Nicole sans qui j’aurais certainement fini par abandonner la lecture de ce roman commercial qui me semble écrit sans cœur et sans passion.

Deux étoiles à ce roman **

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Commentaire ajouté par Julie-176 2018-05-02T23:07:48+02:00
Lu aussi

Deuxième enquête du Qomaandaan Kandar, après celle de « L’homme de Kaboul », Cédric Bannel m’a, à nouveau, totalement scotchée tout au long de son récit. Plusieurs raisons à cela : sa connaissance du pays qu’est l’Afghanistan, la justesse de sa plume dans les descriptions aussi bien des paysages que des personnages, le suspens qu’il instille tout du long.

J’avais déjà adoré « L’homme de Kaboul » (vous pouvez d’ailleurs retrouver sur mon blog, la chronique de ce premier volume) tant l’auteur avait su me plonger dans un pays que je connaissais peu et dans ses travées (une guerre sans fin, un régime politique si fragile,…). Encore dans cette histoire, j’ai retrouvé l’attachant Qomaandaan Kandar et son équipe qui partent ici à la traque d’un tueur de petites filles et d’un réseau de drogue impitoyable.

En parallèle avec l’enquête qui se poursuit en Afghanistan, on fait également la rencontre dans ce deuxième opus, de Nicole Laguna, ancienne agent des services secrets de la DGSE qui devra mener une enquête de tous les risques afin de retrouver son mari et ses enfants, enlevés par la plus importante des organisations criminelles mafieuses d’Italie.

Bien entendu, les enquêtes vont se télescoper mais l’auteur sait rondement régenter l’histoire pour que cela tienne la route et que le lecteur y soit complètement plongé.

En 2017, ce livre a reçu le Grand Prix du Meilleur Polar des lecteurs des Editions Points (prix auquel je participe cette année en tant que juré) et je trouve que c’est amplement mérité.

Maintenant, il me reste à découvrir dans cette lignée des aventures du Qomaandaan Kandar, la troisième enquête : « Kaboul Express ». Pour la petite histoire, on y retrouve également l’héroïne féminine du deuxième tome, Nicole Laguna. Je suis sûre que je passerai encore un très bon moment autour de la plume de cet auteur que j’affectionne dorénavant particulièrement.

http://musemaniasbooks.blogspot.be/2018/05/baad-de-cedric-bannel-policier.html

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Commentaire ajouté par lila11 2017-10-29T18:05:36+01:00
Argent

Dans ce livre, j'ai aimé les deux enquêtes menées en parallèle, l'une en France par Nicole et l'autre à Kaboul par Oussama.

C'est plus qu'un polar, c'est aussi une étude de la société afghane et surtout de la place des femmes.

Les personnages sont fouillés, la personnalité de Oussama est complexe et bien exploitée par l'auteur.

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Commentaire ajouté par Do 2017-08-03T12:54:56+02:00
Or

Objectivement... on tient ici un très bon recit, doublé de deux intrigues policières (celle des fillettes violentées et assassinées à Kaboul et celle franco-italienne -si j'ose dire- sur la mafia et le trafic ô combien "profitable" des stupéfiants)... qui, inévitablement, convergent... en Afghanistan, pays aussi légendaire que funèbre, principal et véritable sujet du livre.

Dans sa préface, l'auteur dit être un voyageur et résident régulier des régions afghanes. Il remercie également, en fin du livre, ses contacts là-bas, non-nommés... et après lecture de ce livre, on comprend aisément pourquoi. Ceci pour souligner que le texte de C. Bannel est indéniablement bien documenté. On le suit sans hésiter, mais avec effarement, dans ces exposés sur la géopolitique, les prises de pouvoirs corruptibles consécutives et les convictions religieuses coraniques (fanatiques comme modérées) des multiples clans, ethnies et factions qui parfois se rejoignent, souvent s'éloignent les uns des autres et qui sont les causes principales et directes d'une société économiquement affaiblie, n'ayant connu une x-ième guerre que pour en entrer dans une autre...

Subjectivement... j'étais indignée et révoltée par les faits ! Je n'ai pas pu lire ce livre d'un trait et je me suis souvent arrêtée pour "digérer". C'est peut-être parce que je suis une femme ...? Dans ce pays où les hommes sont rois et maîtres, la femme n'est rien, au mieux un objet auquel on s'attache.

Les hommes (les djihadistes en particulier) sont presque tous manipulateurs, fourbes, malhonnêtes, corrompus, méchants... en un mot : ils sont Baad !

Les hommes moralement droits et fiables, au moins autant qu'ils puissent l'être dans un pays où l'argent (et son pouvoir) est devenu un deuxième dieu, sont à compter sur les doigt d'une main.

Il est possible que je n'aurai pas terminé ma lecture sans la très riche présence d'Oussama Kandar, chef de la criminelle à Kaboul, ancien combattant et sniper au côté de Massoud, qui veut attraper avec tous les pauvres moyens dont il dispose (et même avec les moyens dont il ne dispose pas) le tueur pervers des petites filles...

L'enquête parallèle sur le réseau d'une nouvelle drogue est menée par la "flic" française Nicole Laguna qui, par un argument de pression effroyable, est obligée par la mafia italienne d'aller jusqu'au bout... coûte que coûte...

Et bien, oui, c'est une femme (et mère !), or je n'ai ressenti que peu de sympathie pour elle. Soit, parce que l'auteur a développé son caractère trop sommairement dans le strict cadre de son histoire, soit, plus probable, parce qu'Oussama Kandar éclipse les autres par sa forte personnalité.

C'est un homme croyant et physiquement imposant d'une cinquantaine d'années, qui essaie de rester tel qu'il a toujours été : juste et intègre. Et j'ai particulièrement aimé les rares instants d'intimité complice entre lui et sa femme Malalai qu'il aime par-dessus sa vie...

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Commentaire ajouté par lelette1610 2017-07-03T20:04:09+02:00
Diamant

Quand j'ai acheté ce livre paru en poche aux éditions "Points", il y avait une bande de papier sur la couverture mentionnant "satisfait ou remboursé".

Je dois dire que je suis tout-à-fait satisfaite. C'est le premier livre de Cédric Bannel que je lis et je suis littéralement emballée.

L'intrigue est formidable : mélange d'une enquête sur le meurtre de petites filles à Kaboul et la recherche d'un fabricant de drogue en France... pour arriver au même coupable.

J'admire le courage de Nicole face à la mafia qui lutte pour sauver sa famille et celui de Kandar qui doit se battre contre la corruption dans son pays pour faire éclater la vérité.

L'auteur décrit de manière très intéressante ce qu'est la société afghane avec son mélange d'ethnies, le carcan de la religion mais qui montre que les Afghans essaient de se tourner vers l'avenir et de reconstruire leur pays.

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Commentaire ajouté par mamantulisquoi 2017-05-05T09:23:01+02:00
Lu aussi

Ce roman est une immersion dans la culture Afghane entre modernité et tradition.

On est dans le vif du sujet dès le premier chapitre, c’est la troisième victime, des jeunes filles sont tuées et retrouvées vêtues de tenues de cérémonies. Le commandant Kandar, flic droit et agnostique, doit faire face à travers cette enquête aux pires horreurs perpétuées au nom de la tradition et des pires travers. Il devra composer avec la tension que cette enquête disséminera dans son équipe. Nous suivons Nahid, mère qui va devoir lutter contre l’une des ires traditions de son pays, le mariage forcé de sa fille, un témoignage émouvant et parfois la lecture est très dure en tant que mère.

L’auteur ne nous sert pas une mais deux enquêtes, nous suivons donc Nicole Laguna, qui va devoir se mettre au service de la mafia Italienne afin de découvrir qui en veut à ses enfants.

Comme d’habitude, Cedric Bannel nous dépeint avec précisions l’Afghanistan et ses moindre travers, mais aussi que ce pays est en souffrance, entre modernité et religion.

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Commentaire ajouté par apriltheseven 2016-10-03T02:27:43+02:00
Argent

Je remercie infiniment La Bête noire – et tout particulièrement Glenn Tavennec et Cécile Ruelle – pour leur confiance. Lorsque je commence un roman de cette collection, j’oublie que les thrillers ne sont pas ma tasse de thé, je laisse de côté mes préjugés, mes réticences, et je m’attends chaque fois à recevoir une énorme claque. Ce roman n’a pas fait exception à la règle. Il est dérangeant, intense, et m’a plongé sans ménagement dans une société en plein conflit. J’ai tourné la dernière page soufflée et épuisée.

Cette histoire à deux voix nous parle d’une société en perdition, un monde rongé par la corruption et le mensonge : l’Afghanistan. D’un côté, nous suivons Oussama Kandar, le qomaandaan afghan chargé d’enquêter sur des meurtres de fillettes. De l’autre, Nicole Laguna, française et ancienne flic réputée, dont la famille a été kidnappée par la mafia italienne.

Quel livre, les amis ! Je m’attendais à du très bon, évidemment, mais je ne pensais absolument pas tomber sur une histoire aussi éprouvante à tous les niveaux. Cédric Bannel a su construire ses deux intrigues de manière très adroite et sans attendre, j’étais prise entre ses griffes. Impossible de lâcher le roman avant d’en connaître le dénouement. Le rythme est soutenu et c’est tout juste si je pouvais reprendre mon souffle.

Les personnages – bien que trop nombreux à mon goût – sont une des plus grandes forces du roman. Oussama, chef de la police criminelle, est un peu la colombe blanche au milieu du chaos. Droit dans ses bottes au milieu de la corruption, c’est une personne qui a des principes et des valeurs qu’il porte en lui avec fierté.

La place de la femme est importante : elles sont fortes, prêtes à tout, quitte à faire justice elles-mêmes. Dans ce pays en souffrance où les femmes ne sont rien, elles ne restent pas tributaires, elles ne pleurent pas en silence… bien au contraire, elles peuvent sortir les griffes pour protéger ceux qu’elles aiment. Alors bien entendu, ça m’a fait mal de voir à quel point certains les asservissent, mais il y a un espoir, une petite flamme qui brille dans les ténèbres.

Le plus fort à mon sens, c’est que Baad s’ancre dans la réalité. Le dépaysement est total ! En l’espace de 400 pages, j’ai fait un bond de plus de 5000 kilomètres, je me suis retrouvée immergée dans un pays qui n’est pas le mien, dépeint avec une justesse effroyable. L’Afghanistan tel qu’il est réellement, un pays perverti, dévoré par le mensonge, la drogue, et gangréné par la montée de l’extrémisme. Un pays qui tente péniblement de s’en sortir.

Au-delà du contexte purement fictionnel, Cédric Bannel nous offre la possibilité de regarder ce pays d’une autre manière, et plus au travers d’images et d’informations véhiculées par les médias.

En résumé, je ne peux que saluer le travail fabuleux réalisé par Cédric Bannel. La plume est tout simplement bluffante, et le réalisme de l’histoire côtoie la puissance d’un récit dur et implacable. J’ai cru à cette histoire de toutes mes forces, je me suis passionnée pour ce pays fragile et en même temps si fort. Les intrigues fouillées m’ont happée jusqu’au dénouement final que j’ai trouvé fabuleux.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/thriller---polar/baad-cedric-bannel

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Commentaire ajouté par GabrielleViszs 2016-08-31T21:34:53+02:00
Bronze

Je remercie la maison d'édition Robert Laffont et NetGalley pour la lecture de ce livre numérique.

Déjà j'aime bien la couverture et le résumé qui donne envie, car j'aime beaucoup les policiers. Malheureusement, l'histoire n'a pas pris autant que je l'aurai voulu. Comme l'indique le résumé, un tueur de petites filles sévit en Afghanistan mettant en bourrique le quomaandaan Kandar, Nicole une ancienne des services secrets entre autre se bat pour sauver ses enfants et son mari qui se retrouvent aux mains de mafieux. Les deux histoires ont un point commun qui est voyant très rapidement.

L'histoire de Nicole, qui vit en France, va tout faire pour sauver sa famille. Ancienne dans bons nombre de services spéciaux, elle est dans la ligne de mire d'un gros bonnet. Son enlèvement, suivi de ceux de ses deux enfants et de son mari devient effrayant. Une tension nerveuse la fait travailler très vite. Logique et pertinente, son esprit tourne à une vitesse folle. Une histoire de drogue qui va soit s'arrêter soit continuer de manière tragique.

Du côté de l'Afghanistan, plusieurs petites filles sont retrouvées mortes, toutes habillées de manière très chics. L'auteur nous montre la pauvreté du pays, les us et coutumes dont j'ai eu beaucoup de mal à digérer. La place de la femme n'existe pas. Elles sont là pour avoir des enfants, servir, être utilisées tels un objet. Certains hommes leur laisse leur liberté, mais ils sont excessivement rares, tout comme Oussama Kandar. Ce dernier conçoit certains points, il est très croyant, agit en fonction de ce qu'il est : le commandant de police, mais aussi en fonction de sa religion.

Morts et drogues sont partis intégrantes du texte. L'un ne va pas sans l'autre. Que se soit dans un pays ou un autre, il y a inexorablement un lien entre les deux.

J'ai eu du mal avec pas mal de passages, beaucoup de descriptions sur le pays Afghan qui m'a déconnecté. Je pense aussi que la vision des hommes pour les femmes m'a rebutée à plusieurs reprises. Pourtant le sujet est intéressant, deux histoires qui se rejoignent pour aboutir à un même but : l'arrêt d'un monstre. Sauf que cela n'a pas été stupéfiant comme lecture pour ma part. Je pense aussi que certains mots de ce pays, de ces religions m'ont perdu.

J'ai aimé la façon dont Nicole et Oussama se débrouille pour en finir, par contre j'ai trouvé long l'histoire pour y parvenir. C'est trop sombre par moment et trop réaliste aussi pour moi. Cela n'enlève en rien la qualité de l'écriture de l'auteur.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/baad-cedric-bannel-a126813222

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Commentaire ajouté par PetiteCel83 2016-07-05T13:58:38+02:00

J'ai lu ce roman sur ma liseuse et ne vous moquez pas de moi, voici ce qu'il m'est arrivé. J'ai pris consciencieusement des notes sur chaque personnage pendant toute la première partie du roman. Il n'y avait eu qu'une seule note de bas de page, signalée par un "petit 1", mais je n'ai pas réussi à cliquer dessus pour être envoyée en fin de partie, je me suis dit que ce n'était pas grave. J'ai quand même rempli trois pages entières de mon carnet avant d'arriver à la fameuse note de bas de page. Et celle-ci était : "Voir la liste des personnages principaux en fin de roman". No comment... Je vous dis ça au cas où, que vous ne fassiez pas la même erreur que moi ;)

Résumé

BARBARIE

Des jolies petites filles, vêtues de tenues d’apparat, apprêtées pour des noces de sang.

ABOMINATION

Deux femmes, deux mères. À Kaboul, Nahid se bat pour empêcher le mariage de sa fille, dix ans, avec un riche Occidental. À Paris, les enfants de Nicole, ex-agent des services secrets, ont été enlevés. Pour les récupérer, elle doit retrouver un chimiste en fuite, inventeur d’une nouvelle drogue de synthèse.

AFFRONTEMENT

Il se croit protégé par ses réseaux et sa fortune, par l’impunité qui règne en Afghanistan. Mais il reste encore dans ce pays des policiers déterminés à rendre la justice, comme l’incorruptible chef de la brigade criminelle, le qomaandaan Kandar.

DÉFLAGRATION

Nicole et Nahid aiguisent leurs armes. Pour triompher, elles mentiront, tortureront et tueront. Car une mère aimante est une lionne qui peut se faire bourreau.

Éditeur : Robert Laffont

Date de parution : 4 mai 2016

Genre : Policier/ Thriller

Nombre de pages : 448 p

Date de lecture : juin 2016

Mon avis

Au début du roman, un constat s'est imposé à moi: ça n'allait pas être une lecture facile. Des noms afghans (et donc que je ne retiens pas facilement), beaucoup de vocabulaire inconnu, sans parler de la géographie des lieux, des vêtements et traditions locales. Une lecture exigeante donc, et comme en parallèle je lisais un roman historique de 670p (auquel je n'accrochais pas du tout mais que je continuais car c'est une lecture commune avec une amie, et me permettait de découvrir ce genre littéraire), j'ai failli remettre ma lecture à plus tard. Or, je ne regrette pas d'avoir persisté car même si les personnages sont nombreux, une fois la première partie terminée j'étais tellement dans l'histoire que je ne pouvais plus décrocher.

Deux intrigues parallèles sont présentées. Dans la principale, Oussama Kandar, aussi appelé le Qomaandaan, un haut gradé de la police criminelle de Kaboul, secondé par toute son équipe, se voit confier une affaire qui sort de l'ordinaire: alors que les motifs qui reviennent dans ses enquêtes habituelles sont toujours les mêmes (argent, drogue, sexe, trahison et religion), ici Kandar suspecte l'auteur des crimes d'agir pour un tout autre motif: le plaisir de tuer. Les petites filles retrouvées en habits de cérémonies sont abusées puis assassinées, et devant tant de violence gratuite le qomaandann et son équipe vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour comprendre les motivations du tueur et le démasquer. La seconde intrigue tourne autour d'un personnage, Nicole Laguna, et se situera en France et en Italie principalement. Ancienne agent du gouvernement français, numéro 1 dans la recherche de criminels en fuite, Nicole est enlevée par la Cupola, LA mafia italienne. Très vite, cette dernière découvre que sa famille a aussi été kidnappée. Ses enfants et son mari lui seront rendus si elle retrouve pour Vipere, le chef mafieux, un scientifique qui a mis au point une nouvelle drogue de synthèse et s'apprête à en inonder le marché.

Deux enquêtes donc, et au lieu d'organiser son roman en chapitres classiques, l'auteur a choisi une autre forme de subdivisions. On apprend au début que la prochaine victime du tueur de Kaboul sera Badria et qu'elle sera tuée dix jours après le dernier meurtre; ainsi seront les parties du livre: "Dix jours avant Badria, Neuf jours avant Badria" etc. A l'intérieur de ces sections, le lecteur peut savoir que l'on passe d'une intrigue à l'autre grâce à de petites * qui séparent les enquêtes.

Chacune des deux intrigues est captivante, et on veut absolument en connaître les dénouements. De plus, on s'interroge sur le lien éventuel qu'elles pourraient avoir, et ce n'est qu'à la moitié du roman environ que l'on comprend. Le suspense est vraiment là, et les personnages sont charismatiques, des deux cotés. Les hommes d'Oussama ont chacun leur particularité et sont autant travaillés que les protagonistes principaux.D'ailleurs, je n'avais pas encore remarqué le sous-titre de la couverture (une enquête de Nicole Laguna et du Qomaandann Kandar) et pourtant je me suis très vite demandé si ces personnages afghans n'avaient pas déjà été exploités dans au moins une autre histoire, ce qui est le cas, puisque ce deuxième roman a été précédé de "L'homme de Kaboul". Pas d'inquiétudes pour autant, on peut parfaitement lire ce roman sans avoir connaissance du premier. Ma seule interrogation à ce sujet c'est quand j'ai vu que l'inscription portait aussi sur Nicole. En effet, dans "Baad", elle et Oussama ne se sont jamais rencontrés, je me demande donc comment ils étaient reliés dans le premier roman les concernant. Mais j'aurais ma réponse car je compte bien lire "l'homme de Kaboul" un de ces jours.

Outre un thriller qui nous tient en haleine, je dois dire que ce livre fut pour moi une véritable révélation. En effet, je ne connais absolument pas ce pays qu'est l'Afghanistan et j'ai appris par ma lecture un nombre impressionnant d'informations à ce propos. J'ai souvent été révoltée, triste, étonnée aussi. Les conditions de vie dans ce pays sont vraiment dures, et pour les femmes intolérables. J'ai parfois été choquée aussi, notamment par les méthodes de ces flics qui sont censés être les plus honnêtes et qui chez nous seraient les plus ripoux. La pauvreté et l'omniprésence de la drogue, les guerres incessantes, autant de point qui m'ont marquée profondément. Cet aspect là de la lecture en fait un roman difficile à aborder aussi, et pourtant je suis vraiment contente d'avoir eu la chance de découvrir tout ça.

On voit bien que l'auteur a passé du temps là-bas et s'est intéressé de près à tous les aspects de ce pays, qu'il a voulu retranscrire dans ce roman. De la beauté des paysages à la psychologie des habitants, en passant par les dégâts causés par les guerres et la condition de la femme, personne ne peut rester insensible à cette évocation d'un pays dont on parle souvent mais que l'on connaît si peu...

L'écriture se fait à la troisième personne, il y a de nombreux dialogues mais aussi des descriptions, et la narration nous permet de connaître les pensées des personnages aussi bien que leurs actes. A part le vocabulaire spécifique, l'écriture est agréable et fluide. Les personnages sont vraiment étoffés et même attachants, leurs causes deviennent les nôtres, et nous avons l'impression de combattre à leurs côtés.

Si vous n'avez pas peur d'appréhender un monde nouveau pour vous, comme souvent la science-fiction nous en fait découvrir, avec ses habitants, ses coutumes, son lexique, si vous souhaitez vous plonger dans un roman noir et suivre deux personnages exceptionnels dans leurs enquêtes respectives, alors ce thriller est fait pour vous, n'hésitez plus, lancez vous dans cette lecture passionnante.

Un thriller obsédant et noir comme je n'en avais plus lu depuis "Les fauves" d'Ingrid Desjours...

http://leslecturesdunespondy.blogspot.fr/2016/07/baad-de-cedric-banel.html

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Commentaire ajouté par Joyeux-Drille 2016-06-28T18:09:17+02:00
Lu aussi

Un thriller aux frontières de plusieurs sous-genres : polar, serial killer, roman mafieux, techno-thriller... Deux trames, l'une dominant l'autre, mais la seconde, mettant en scène Nicole Laguna, ouvrant d'autres perspectives. Et puis, au coeur de ce roman, l'Afghanistan, pays rongé par la corruption, le fanatisme, la pauvreté, les ambitions, la drogue... Efficace, violent, mais non dénué d'espoir.

http://appuyezsurlatouchelecture.blogspot.fr/2016/06/vous-etes-comme-un-brave-chien-de.html

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Dates de sortie

Baad

  • France : 2016-05-04 (Français)
  • France : 2017-03-09 - Poche (Français)

Activité récente

nadepe le place en liste or
2018-01-03T16:18:39+01:00
ladiana l'ajoute dans sa biblio or
2017-09-09T09:50:46+02:00
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2017-08-03T12:54:13+02:00

Les chiffres

Lecteurs 22
Commentaires 13
Extraits 8
Evaluations 9
Note globale 7.11 / 10

Évaluations

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