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Bibliothèque de Batsheba : Liste d'Or

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Fahrenheit 451 Fahrenheit 451
Ray Bradbury   
Une oeuvre vraiment incroyable . On se retrouve face à des problèmes d'actualité . Bradbury a réussi à mettre le doigt sur le souci de notre société: les écrans, la télé et par extension internet ? On parvient à noyer les gens sous une tonne d'images, à les lobotomiser pour mettre de côté l'essence même du savoir: le livre. Quand les gens pensent, la population est moins facilement contrôlable alors que face à un écran, léthargique, on parvient à leur faire croire tout ce que l'on veut .
Un thème est quelque peu marquant pour l'époque et laisse planer une ombre assez mortifiante :
" La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l'histoire, les langues sont abandonnées, l'anglais et l'orthographe de plus en plus négligés, et finalement presque ignorés. On vit dans l'immédiat,[...] Pourquoi apprendre quoi que ce soit quand il suffit d'appuyer sur des boutons"
On est en droit de se demander si Bradbury n'avait pas déjà tout compris d'avance .

par Sadess
Crime d'honneur Crime d'honneur
Elif Shafak   
J'ai commencé à lire ce livre avec beaucoup de préjugés sur le sujet, les personnages et l'époque. Je n'ai pas honte de l'avouer car tous ont été balayés et cette lecture s'est d'elle-même muée en un véritable coup de cœur. Comment ne pas être chamboulé et transformé par cette œuvre ?
Les thèmes qui y sont abordés sont forts et importants (l'immigration, la xénophobie, le sexisme) et abordés sous divers angles : l'intégration, la racisme, la misogynie, pour n'en citer que quelques-uns. Mais il y est aussi question d'amour, d'amitié, de la famille ou de grandir.
Les quatre-cent-dix pages ont défilé en un rien de temps. J'ai rarement lu aussi vite. Il faut dire que ce roman est passionnant. Le récit nous fait passer de 1992 à 1952, en passant par 1969, 1978 et j'en passe, et ce sur trois générations, sans jamais nous perdre. C'est là un formidable tour de force de l'autrice.
Ce roman est un coup de poing aux idées reçues. Une œuvre à part, un drame social sur fond de crime(s). Crimes au pluriel car le titre et le résumé en présentent déjà deux : un crime d'honneur et un meurtre.
Les coupables et les victimes sont connus dès le départ. Mais alors, quel est l'intérêt de lire ce roman si l'assassin est déjà connu ? me demanderez-vous. Lisez et vous comprendrez, car l'important dans cette histoire n'est pas tant le crime en lui-même que ses personnages. Le contexte socio-culturel et géographique sert à leur évolution. Les drames sociaux (le destin ?) qui les unissent et les désunissent se jouent sur plusieurs générations d'une même famille.
Les personnages sont terriblement attachants et intéressants, qu'il s'agisse de la famille Toprak, des squatteurs ou des autres personnages secondaires. L'autrice nous fait pénétrer leur histoire, leur intimité (les drames qu'ils traversent) avec une pudeur touchante. Elle réussit à construire des personnages vivants en quelques lignes à peine. Même ceux ne faisant qu'une brève apparition acquièrent une présence marquante sous la plume de l'autrice.
Le roman nous fait passer de la chaleur de la Turquie à la grisaille de Londres, et pas seulement en terme de couleurs. La Turquie, c'est le foyer des Toprak, l'enfance, l'union, la joie, la vie. Londres, c'est la ville des ruptures, des drames, de la survie. Si la Turquie représente le pays des contes de fées de l'enfance, Londres est la réalité et le monde des adultes. Ce roman, c'est aussi le roman de personnages qui ont dû grandir trop vite et devenir adultes avant l'heure.
Et la fin... La fin ! J'aurais la sentir venir à des kilomètres mais l'autrice a tellement bien mené son intrigue que je n'y ai vu que du feu. J'ai été scotchée ! Et presque littéralement puisque je ne n'arrivais plus à décoller du livre avant même d'avoir atteint la moitié. Une histoire brisante (pour les personnages mais aussi pour notre pauvre petit cœur) se joue sous la plume brillante de l'autrice.
Décidément, les suggestions de lectures issues d'algorithmes font toujours mouche. J'avais déjà découvert Joyce Maynard et Nicholas Sparks par ce biais, eh bien « jamais deux sans trois » comme le dit le vieil adage : Elif Shafak vient s'ajouter aux très belles plumes que j'ai pu découvrir de cette manière, plumes auxquelles je ne me serais jamais intéressée autrement.
Ce roman mérite d'être lu. Vraiment. Et jusqu'au bout. Plus qu'une œuvre, un chef-d'œuvre.

par Sephiria
Loin de la foule déchaînée Loin de la foule déchaînée
Thomas Hardy   
C'est vrai que l'on pourrait croire que ce roman eu été écrit par Jane Austen ; à ceci près que l'héroïne Bathsheba, ne ressemble en rien aux héroïnes irréprochables Austenienne.
Car Bathsheba, est tout, sauf innocente.
Même si j'ai aimé sa liberté de pensée et sa grande indépendance, je n'ai pas apprécié son comportement volage vis-à-vis des hommes.
Je ne sais pas qui, de Gabriel ou de Monsieur Boldwood, m'a le plus fait pitié.
Bathsheba, n'a aucun scrupule à jouer avec les sentiments de ces deux hommes, pourtant bien sous tous rapports. Et ce n'est certainement pas, son indépendance, qui peut justifier un tel comportement.
Mais "tel est pris qui croyait prendre ", puisque Bathsheba finit par être la propre victime d'un homme volage et sans moral. J'ai bien envie de dire "bien fait pour toi" même si l'histoire finit plutôt tragiquement.

Finalement ce roman, me laisse un goût doux/amer, car même si tout se termine bien pour Bathsheba, j'ai de la pitié pour les autres personnages dont l'histoire se termine de façon tragique.



par Avalon
Le Monde selon Garp Le Monde selon Garp
John Irving   
Difficile de faire passer dans des mots toutes les choses qui me sont passées par la tête lorsque j'ai lu ce livre. Ca fait longtemps que je n'avais pas eu envie de continuer encore et encore ma lecture sans m'arrêter, de rire ou pleurer, d'en vouloir toujours plus. C'est l'un des meilleurs romans qu'il m'ait été donné de découvrir. On ne sort pas de cette lecture inchangé. Et comme dit l'auteur dans son livre : « Dans le monde selon Garp, nous sommes tous des Incurables. »

par x-Key
Au Bonheur des Dames Au Bonheur des Dames
Émile Zola   
C'est le Zola que je préfère. Une jeune fille qui semble banale mais qui va se métamorphoser quand elle devient vendeuse dans un grand magasin de Paris.

par Alienor
Le Ventre de Paris Le Ventre de Paris
Émile Zola   
Avec Germinal, La Bête Humaine,Nana, l'Assommoir et Au bonheur des dames, je pensais avoir lu les meilleurs oeuvres des Rougon-Macquart.Mais je me suis complétement trompée!J'ai été encore une fois transportée par une écriture bluffante, des descriptions magnifiques et des personnages plus authentiques les uns des autres. Je me suis balladée dans les rues de Paris, j'ai humé les mets divers et variés des Halles, j'ai été ébranlée par l'intrigue et la juxtaposition sociale entre les "Maigres" et les "Gras". C'est sublime, réaliste et exquis!

par Birginie
Anna Karénine Anna Karénine
Léon Tolstoï   
Anna Karénine... C'est sans doute le meilleur roman que j'aie jamais lu. Il porte pourtant mal son titre, car, en mettant au premier plan l'histoire tragique d'Anna, il nous fait négliger l'histoire d'amour de Kitty et Levine, et plus généralement tous les autres couples. Pourtant, la beauté de l'oeuvre réside dans ces comparaisons, ces mises en parallèle. On peut ainsi à nouveau constater la triste condition des femmes à l'époque, l'effet délétère de la société et des "convenances", le poids des remords sur une existence, entre autres choses. Le génie de Tolstoï est de rendre les humains infiniment bons, parfois trop cependant. Mais ici, l'histoire de Kitty et de Levine est contrebalancée par celle d'Anna et de Vronski, ce qui donne un équilibre parfait au roman.
Je dois avouer: j'ai eu les larmes aux yeux trois fois en lisant Anna Karénine. Les deux premières fois, c'était de joie. Et la troisième fois, j'ai fondu en larmes, bouleversée, abattue, comme si l'événement qui avait lieu dans le roman s'était déroulé sous mes yeux.
J'ai pu cependant me remettre de mes émotions car ce livre, contrairement à ce que l'on croit souvent, et malgré un certain drame que je ne dévoilerai pas, finit bien, et c'est sans doute ce qui rend le roman encore meilleur.
Un barrage contre le Pacifique Un barrage contre le Pacifique
Marguerite Duras   
J'avoue ne pas avoir, du tout, accrocher avec ce livre. C'est le seul livre à ce jour qui ait réussi à, presque, me dégoûter de la lecture. J'ai eu une grosse période sans plus aucune lecture après ce livre. Imposé en cours, je me souviens encore de la difficulté avec laquelle j'avais lu ce roman qui ne m'a pas du tout plu. Une grosse déception pour ma part.
L'Amant L'Amant
Marguerite Duras   
Bien qu'ayant lu ce livre il y a déjà quelques années, je me souviens avoir été touchée par cette rencontre.
Je me souviens du désir naissant entre les personnages, de l'esthétisme et de la sensualité des scènes, décrites plutôt crument et néanmoins magnifiques.
La différence de culture et le destin déjà lié de l'amant auraient dû les tenir éloigné l'un de l'autre... Et pourtant... cela n'aura fait qu'exacerber et nourrir leurs besoins, leurs désirs, leur obsession.
Une belle histoire et le fait qu'elle soit autobiographique ajoute une profondeur et une émotion sincère.

par ccmars
L'Argent L'Argent
Émile Zola   
"L'argent" est le 18ème volume des Rougon-Macquart. Pour écrire ce roman, Zola s'est inspirée du krach de l'Union général de 1882 et du scandale du Panama en 1889.
Un roman qui se rapproche plus du documentaire, parlant de la bourse, du jeu d'argent, des vices, de la luxure, du pouvoir, de la manipulation et de la jalousie.

Il est question ici d'Aristide Saccard et de ses ambitions démesurés afin de pouvoir s'enrichir, et ainsi devenir le "maître" de Paris. Pour cela, il n'hésite pas à attirer des pauvres gens aux abois, et leur soutirer toutes leurs économies en leur faisant miroiter une grande richesse future. Absolument sûr de lui et de ses plans, Saccard s'aveugle lui-même par l'argent et le besoin d'en avoir toujours plus, d'être reconnu et admiré de tous. Cela le mènera à sa perte ainsi que tous ceux qui lui on fait aveuglément confiance.

Un roman écrit avec intelligence qui dénonce la nature de l'homme à se laisser dominer par l'argent et le désir.
Bien que la lecture fût longue et parfois fastidieuse (beaucoup de termes techniques), j'ai beaucoup aimé son côté réaliste et instructif.

par Whale
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