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Commentaires de livres faits par bebi

Extraits de livres par bebi

Commentaires de livres appréciés par bebi

Extraits de livres appréciés par bebi

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 31-10-2013
"Je déteste l’idée d’une chaussette qui traîne, je déteste l’idée de tes cheveux laissés dans la baignoire, je déteste l’idée de ta crasse, je déteste tes mégots glacés abandonnés dans le cendrier. Je déteste tes assiettes sales dans l’évier. Je déteste tes cendres sur la moquette. Je déteste tes trous sur le canapé. Je déteste jusqu’à tes minuscules images collées partout pour laisser croire que tu es un artiste. Je déteste ton haleine chargée d’alcool, de bile, de tabac. Je déteste tes interminables allées et venues aux toilettes. Je déteste ta cigarette et ton café au réveil.
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date : 30-10-2013
La femme a toujours provoqué à la fois attirance et inquiétude chez ses partenaires. L'angoisse devant la femme a sans doute été vécue par chaque homme depuis les origines. Pour lui, les interrogations sont multiples : est-il à la hauteur, se met-il en danger en la pénétrant, sortira-t-il vivant du contact, son salut ne sera-t-il pas compromis ?
Il existe chez les mâles une terreur permanente de la femme, qui explique, bien mieux que la faiblesse musculaire du deuxième sexe et l'apparition du cheval dans la traction des charrues vers 8 000 avant Jésus-Christ, le fait historique qu'ils ont sous toutes les latitudes cherché à encadrer la liberté féminine, la sexualité féminine, la personnalité féminine, la nocivité féminine.

Dès lors que ces motifs d'angoisse sont des invariants pour les mâles de tous les temps, on comprend mieux que toutes les religions aient fait à peu près un sort identique aux femmes, et même, comme Pierre Bourdieu l'a montré (La Domination masculine, Seuil, Paris 1998), se soient employées pour que les institutions (famille, école, monde du travail) perpétuent cet état de dépendance."


"(...) pratiquement toutes les religions et morales anciennes ont insisté sur l'infériorité de la femme. L'Eglise (catholique) aussi.
On a vu partout la femme en putain, quelque fois aussi en être diabolique, mais déjà plus rarement, pour la raison qu'il existe peu de diables en dehors du christianisme. L'Eglise a tout cru, tout suivi. Elle a accumulé les griefs et en a rajouté.
Seule elle a pensé à la fois la femme inférieure, putain, infernale et, en plus, idiote, ce qui est d'ailleurs contradictoire : comment pourrait-on en même temps avoir les ruses du Diable et la bêtise de la bécasse ?"

"Matériellement, le christianisme a été généreux et protecteur pour la femme. On n'y trouve pas l'obligation du port du voile, ni les mariages d'enfants de moins de douze ans, ni toutes les séquestrations que d'autres religions ont recommandées ou au moins tolérées : gynécée, harem, purdah.
Inconnues aussi chez les chrétiennes sont les mutilations sexuelles et autres, les pieds déformés, la clitoridectomie, l'incision clitoridienne, la couture des grandes lèvres, et plus généralement la vente et l'asservissement corporel des femmes qui se perpétuent encore aujourd'hui dans d'autres civilisations.

En revanche, le christianisme a été plus sévère moralement. A tous les adjectifs minorants soulignant son infériorité, qu'il a utilisés concurremment avec les autres religions, il a ajouté des mots qui visaient à ridiculiser la femme, à la faire passer pour une enfant, une demi-personne, quelquefois la considérant comme un animal, et non des plus intelligents : oie, dinde, bécasse, etc.

Surtout, la femme portraiturée par les ecclésiastiques est coupable, elle le sera éternellement parce qu'elle est la descendante d'Eve. Et l'Eglise, restée fidèle à sa malédiction première à travers les siècles, a voulu que la femme s'humilie plus que d'autres, reconnaisse cette culpabilité sans équivalent chez l'homme : le péché d'être femme. Elle a longtemps exigé que la confession, en principe aussi à l'écoute des hommes, fût plus inquisitoriale chez la femme."
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date : 29-01-2012
Franck Temple III, ou « Troisième du nom », sortit de la prison du compté à dix heures du matin avec une migraine, une citation à comparaître pour ivresse sur la voie publique et le sentiment qu'il était temps de quitter la ville.
Ce n'était pas son arrestation qui l'en avait convaincu. Celle-ci n'avait guère été que la dernière tribulation d'une soirée d'adieux — Franck accroché au réverbère devant Nick's, dans Kirkwood Avenue, et regardant sous le nez un flic mort d'ennui d'avoir vu trop d'ivrognes et lui disant :
— Monsieur l'agent, je souhaiterais déclarer la disparition d'une culotte (…)
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