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Bibliothèque de Befa94 : Mes envies

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La Conjuration des imbéciles La Conjuration des imbéciles
John Kennedy Toole   
Infiniment drôle, c'est le fond critique et finalement sans gaieté de ce livre qui en fait un chef d'oeuvre.
Je pense que décrire ce livre comme humoristique serait une grossière erreur, car malgré les nombreux fou rires qu'il provoque, ce bouquin dénote une grande détresse de la part du "héros" qui ne trouve pas sa place dans la société américaine, et ne souhaite pas la trouver.
C'est un livre sur lequel je crois sincèrement qu'il faut s'attarder. L'humour est subtil, la critique toujours omniprésente mais si bien amenée... L'auteur était un grand, cela ne fait aucun doute.

par Lilith-
Karoo Karoo
Steve Tesich   
Sans être subjuguée, ce livre ne m'a toutefois pas laissée indifférente.
Il est excellemment écrit avec une certaine forme de lyrisme dans le style, presque euphorique dans la détresse et ...puis "splash", fin de la chute, et délires.

J'ai ressenti tellement de choses au cours de cette lecture. J'ai été, tour à tour, Irritée par le personnage (Saul Karoo),un humour limite...
Agacée par sa mauvaise foi affichée et son refus caractérisé d'écouter les autres,
Amusée par sa manière de se jouer ce certaines situations,
Triste soudainement de son hypothétique naïveté face au monde extérieur,
Suffoquée par son esprit carrément malsain et ses actions "culottées" pour essayer de se racheter ...
Interloquée et presque,
Outrée par ces méthodes et son retour de flamme quelque peu mystique... et "Homérien".

Bref, un ouvrage électrisant mais un peu flippant.


par fabie67
Vol au-dessus d'un nid de coucou Vol au-dessus d'un nid de coucou
Ken Kesey   
Un livre que je ne me lasse pas de lire car c'est une réflexion sur la nature de l'homme remplie de symboles
fort, comme la force tranquille de l'indien à la fin de l'histoire...
L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage
Haruki Murakami   
Scénario en carton....impossible à lâcher.
C'est japonais. Un livre où absolument tout peut arriver et où ne faut pas chercher d'explications.
Un de ces livres où il ne se passe rien, mais où le rien nous passionne. De ceux où une simple réflexion sur une gare apaise lorsque tous autres mots nous auraient laissés de marbre.
C'est la magie de Murakami.

par Aryana
Un pays à l'aube Un pays à l'aube
Dennis Lehane   
Dennis Lehane situe son action à Boston en 1918/1919. C’est la fin de la première guerre mondiale avec le retour sans gloire des soldats dont le travail a été pris par des Noirs.
L’intrigue est constante, le contexte historique méticuleusement rendu. À lire sans faute



par pierrot
Le dîner Le dîner
Herman Koch   
Un livre qui commence comme une comédie de moeurs. On s'attend à une histoire facile mais peu à peu le malaise gagne, la violence aussi. Les personnages sont plus complexes qu'il n'y paraît au début... Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour protéger nos enfants ?! Chacun se fera sa propre opinion. Pas franchement original dans son dénouement, ce livre se lit néanmoins très vite, très bien, son écriture est fluide et agréable. On n'y reste pas insensible ! Mon passage préféré : la description des hollandais qui viennent passer leurs vacances ou s'installer en France et notamment en Dordogne. Croustillant !
Mardi Mardi
Herman Melville   
L'équipage du narrateur rencontre une pirogue à bord de laquelle un vieux prêtre polynésien mène au sacrifice une vierge blonde.
Le héros, afin de sauver la jeune fille, Yillah tue le prêtre. Le héros aborde à l'archipel de Mardi, où le demi-dieu Tadji s'emparer de lui. Yillah disparaît. La quête devient l'événement central du roman. Yillah cesse d'être une femme pour devenir symbole de beauté de pureté, et d'harmonie. Comme Moby Dick, Mardi est un grand livre symbolique qui brasse tous les thèmes chers à Melville : la mer, la lutte contre le mal, la culpabilité, d'une transcendance.

par saltanis
Price Price
Steve Tesich   
Publié en 1982 aux Etats-Unis, le premier roman de Steve Tesich, traduit pour la première fois en France aux éditions Monsieur Toussaint Louverture, est un roman d'apprentissage empreint de poésie, l'histoire d'un jeune garçon dans la banlieue de Chicago dans les années 60, dont la vie se trouve bouleversée par la maladie de son père et l'arrivée dans son quartier d'une fille belle et mystérieuse.
L'histoire : Daniel Price vit dans la banlieue de Chicago entre sa mère, une très belle femme - un fort caractère et un trait de superstition - originaire du Montenegro, et son père, un petit homme qui trimballe une tristesse dont on ne connait pas au début l'origine. La mère prend le train tous les jours pour aller travailler dans un hôpital de Chicago. Le père est ouvrier dans une fonderie de la ville. Daniel passe presque tout son temps avec ses amis le gentil Freud et le volcanique Larry, deux autres garçons de son âge.

Les trois inséparables copains ont à peine 18 ans, c'est bientôt la fin du lycée et ils ne savent pas quoi faire de leur vie à part se "cramponner les uns aux autres". Dans le coin il n'y a guère que l'usine comme horizon. Ils fantasment sur la plus jolie fille du coin, Diane, mais aucun d'entre eux n'a de petite copine. "Nous attendions qu'il se passe quelque chose. Comme pour ceux qui avaient eu leurs examens avant nous". Il y a aussi les livres, que Daniel ne choisit de lire que si la dernière phrase l'emballe.

En attendant les trois garçons traînent chez Madame Dewey, une presque trentenaire affublée d'un mari violent, qui aime fréquenter les lycéens, la seule grande personne de leur connaissance à "pas vraiment être une adulte", mais une femme mûre ayant une expérience de l'amour. "Son expérience dans un domaine où nous étions totalement ignorants, sa connaissance de ce mystère, nous donnait envie de la fréquenter. Peu lui importait que nous reluquions sous ses jupes ou dans son décolleté; au contraire, elle nous rendait ce spectacle accessible avec le plus grand naturel".

A la maison, Daniel adore écouter sa mère raconter des histoires de son lointain pays, mais il redoute les moments passés avec son père, morose, grincheux, plongé dans les mots fléchés du Sun Times et "sa tête toujours pleine de choses tristes". Une maison où sans qu'il sache pourquoi, un climat de guerre, de haine s'est installé.

Le père tombe gravement malade et c'est juste à ce moment-là que cette chose que Daniel attend, sans trop savoir de quoi il s'agit, finit par arriver : un bouleversement dans sa vie qui prend la forme de l'installation dans son quartier d'une fille avec son père. Rachel, c'est son nom, "cheveux noirs, teint mat, pommettes hautes" fume et porte des boucles d'oreilles turquoises. A peine aperçue elle se met à hanter l'imagination du garçon. Le voilà enfin, le bonheur (ou la tragédie) auquel il aspirait…

"Et je m'en allai par le monde"

Entre la mort qui rôde dans la maison avec la maladie de son père, et l'amour pour une femme qu'il ne comprend pas, de transports en désillusions, d'enthousiasmes en renoncements, Daniel fait une entrée précipitée dans l'âge adulte. Les frottements avec la vie et les épreuves qu'il traverse lui ouvrent les yeux sur un monde jusque là sans contours, le rendant enfin capable, son père enterré, son premier amour consumé, d'entrer dans sa propre vie, de réaliser son rêve le plus cher : "s'en aller par le monde".

Des phrases courtes, un récit ancré dans la réalité de l'Amérique des années 60 en même temps qu'empreint de poésie (le "dernier rempart contre les démons"), "Price" est un très beau premier roman d'initiation, une perle exhumée par les éditions Monsieur Toussaint Louverture, qui avaient déjà publié "Karoo", du même auteur, en 2012. A déguster, en ajoutant au plaisir de la lecture celui de tenir ce bel objet livre entre les mains ("Sa couverture est du loop Uncoated Antique Vellum de 290 grammes imprimé en offset, puis cogné typographiquement pour lui apprendre un peu la vie. Le papier intérieur est de L'Ambegraphic de 80 grammes").

Par Laurence Houot @LaurenceHouot Journaliste, responsable de la rubrique Livres de Culturebox
Mis à jour le 06/12/2014 à 11H32, publié le 03/12/2014 à 13H52

par PoppyZ
Lâchons les chiens Lâchons les chiens
Brady Udall   
Un appel à l'aide en guise de long jappement, voilà comment résumer ce recueil. Des hommes –des chiens, des survivants- piégés dans les mailles de leur propre existence, qui étouffent du vide, du trop plein et du silence. Onze solitaires, des râtés, minables, qui luttent inlassablement contre la vie qui vient, qui va, tandis qu'eux, n'avancent toujours pas. Brady Udall parle ici des oubliés, loin du rêve américain, ces autres-là, en marge de la société, qui n'ont pas su avancer avec leur temps. Puis il y a cet espoir, révélé à demi mot, mais bien présent pour ces laissés pour compte. Une ligne de fuite, un ailleurs, la farouche volonté de se battre, et il y a quelque chose de poétique dans cette lutte constante dans le seul but d'exister. Parce qu'au fond, existent-ils vraiment s'il n'y a plus personne pour le remarquer ?

La suite sur : https://librairiedesastres.wordpress.com/2016/11/30/lachons-les-chiens-brady-udall/#more-175
Les Bienheureux de la Désolation Les Bienheureux de la Désolation
Hervé Bazin   
Tristan da Cunha, surnommée l'île de La Désolation, offrait au mi-lieu des tempêtes de l'Atlantique sud une vie rude, très primitive, à ses 264 habitants, lorsqu'en 1961 une éruption volcanique contrai-gnit ceux-ci à se réfugier en Angleterre, où ils découvrirent à la fois les merveilles et les méfaits de la civilisation. Dès 1963, n'y pouvant tenir, ils regagnaient leur village ravagé, sous le cratère encore fumant. On put écrire alors que grand-père disait non à notre société comme allaient le dire cinq ans plus tard, en France, les contesta-taires de 1968. Très vite pourtant les Tristans se ravisèrent. L'île est aujourd'hui entièrement modernisée. Mais elle l'est dans un esprit très particulier. S'ils ont accepté de la technique ce qui permet de mater une nature hostile, les insulaires refusent de se laisser dominer par elle. Ils demeurent fidèles à leur communauté qu'aèrent, avec le Vent et l'aventure à domicile, une liberté, une égalité, un type de vie où l'entraide chasse la compétition, comme le nécessaire chasse le superflu. Tristan, que son isolement protège, ne fournit pas de leçon, pas d'exemple. Mais ce cas, par ses résonances, déborde l'exception. Tel est le fait divers, peu connu en France, bien qu'il ait outre-Manche défrayé la chronique et passionné les sociologues, qui a inspiré à Hervé Bazin ce roman plein de couleur et de mouvement dont le ton s'apparente à celui d'un conte philosophique qui aurait l'avant d'être vrai.

par ninanina