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Bibliothèque de Belindave : Liste d'argent

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Red Queen, tome 3 : King's Cage Red Queen, tome 3 : King's Cage
Victoria Aveyard   
Put**n. C'est le seul de la série Red Queen que j'ai lu en VO, et c'est celui que j'ai le plus aimé. La traduction VF a-t-elle quelque chose à voir avec ça? Réponse dans 2 mois, je compte bien lire la version française également.
Alooooors. Déjà, sachez que y a trois points de vue différents dans ce bouquin, un gros plus, [spoiler]du moins pour les chapitres d'Evangeline, franchement pour Cameron, que ça soit elle ou un autre, ça n'aurait pas changé grand-chose[/spoiler] cependant Mare est toujours le pdv principal. Et heureusement, parce que les autres c'est pas la joie (enfin encore moins que Mare dépressive). On a donc Mare, prisonnière de Maven.
Et toute cette première partie est géniale. J'ai adoré Maven (oui je sais que je devrais le détester, mais c'est pas possible quoi), en savoir plus sur lui, son obsession sur Mare, ce que sa mère a provoqué etc. Ce "méchant" est l'un des meilleurs au monde, sérieux. Chaque scène où il est présent est super intense.
Mare se reprend vachement par rapport à Glass Sword, où elle était in-su-por-table. Sa psychologie est intéressante et bien développée.
Ensuite, Cal est légèrement moins ennuyeux (mais toujours transparent, franchement, sauf à la fin, mais juste parce que c'est centré totalement sur lui). Ce mec est un bloc de tous les clichés à lui tout seul, ça m'énerve, surtout qu'il n'a vraiment pas de personnalité définie [spoiler]ce qui cause quelques petits problèmes, cf la fin "Cal follows orders, but he can't make choices" biiiim [/spoiler]
Farley est un coup de coeur dans ce tome (et déjà celui d'avant même), tout comme Evangeline [spoiler]et sa relation avec Elane, boooooum[/spoiler]. Oui oui.
Jusqu'aux deux tiers du livre, où y a des scènes absolument géniales, on est bien. Ça retombe un peu façon soufflé au fromage juste après (selon moi), mais après on s'en prend plein la gueule pour un final MAGNIFIQUE. [spoiler]même si tout le monde ne sera pas d'accord, y a des gens qui aiment bien Cal, ce que je ne comprends toujours pas (Maven est tellement plus captivant, sans mauvais jeu de mots) Et oui, c'est vrai que malheureusement, ça ne laisse pas non plus la place à Maven mais l'espoir est toujours là, on sait jamais. Même si ça a l'air parti pour un "c'est tous des connards, j'ai pas besoin de gars pour vivre, laissez moi en paix, libre et vieille fille" [/spoiler]
Et par contre, elle aime bien passé trois heures sur la même scène, Victoria Aveyard, parce que je sais pas si c'est à cause de l'anglais ou quoi, mais ça m'a semblé vachement plus décrit que d'habitude (ce qui est plutôt bien).
Bref, tome trèèèèès cool, qui laisse un suspens de ouf comme d'habitude. J'ai hâte de le relire en français cette fois, et aussi d'avoir la SUITE.

par Y555
The Book of Ivy, Tome 1 : The Book of Ivy The Book of Ivy, Tome 1 : The Book of Ivy
Amy Engel   
Mon avis sur…
L’histoire
Autant vous prévenir, cette chronique risque de partir dans toutes les sens, un peu comme mon cœur qui s’est fait bourlinguer à gauche et à droite pendant ma lecture. Ce que je peux vous assurer, c’est que c’est un livre aussi génial que frustrant (et comme là je suis, vraiment, très frustrée, c’est vous dire à quel point il est magique !).
On s’immerge dès les toutes premières pages dans le monde post-apocalyptique créé par Amy Engel. Après une guerre nucléaire. On en apprend plus sur les nouvelles règles mises en place : le conflit entre les deux familles, les mariages forcés… Et qu’est-ce qu’on peut détester, tout comme Ivy, les Latimer, familles ennemies depuis des générations ! Puis, on découvre que tout n’est pas noir ou blanc, mais que cet univers est teinté de nuances, tout comme Ivy va finalement le réaliser.
Ivy est une jeune femme qui, au départ, souhaiterait être aussi forte que sa grande sœur Callie, celle qui, initialement, devait s’occuper des Latimer et en particulier du fils, Bishop. Puis, au fil du roman, elle va ouvrir les yeux, non seulement sur lui et son père, mais également sur sa propre famille. Je l’ai trouvée courageuse, sensible, timide et prête à tous les sacrifices pour ceux qu’elle aime. C’était une déchirure que de l’abandonner à la fin de ce livre.
Bon… sinon y a Bishop. Non. Sinon y a BISHOP ! Le Bishop charmant ! Le meilleur Book Boyfriend au monde ! Non, je n’exagère pas ! Damn, il est tellement parfait : beau, sexy, téméraire, humain, honnête, droit… Le genre qui ferait fondre même un bloc de glace en plein pôle Sud (contrairement à ce qu’on croit, c’est là qu’il fait le plus froid). Bref… Vous avez compris : je l’ai adoré. Et pour le coup, l’abandonner fut une réelle torture. Surtout de la sorte ! Amy Engel est une sadique… une vraie, une pure, une dure !
Dans les personnages secondaires, nous avons le père d’Ivy, un homme froid, distant, prêt à tout pour accéder au pouvoir et même à sacrifier sa propre fille. Plus on avance dans le livre et plus on le déteste, à mesure qu’on découvre qui il est réellement.
Puis, il y a Callie. Alors là, je n’aurais qu’une phrase pour elle : Callie, JE TE HAIS !!!
Voilà, c’est dit. Y a pas à dire : on se sent mieux après.
Parlons un peu histoire et action : autant vous le dire tout de suite, on ne s’ennuie pas une seconde dans ce roman. Et on est tellement pris que la fin arrive bien trop vite ! On suit Ivy dans la découverte de sa nouvelle vie de femme mariée, où elle doit mettre en place le plan établi depuis longtemps par son père. La tension augmente à chaque page du livre, pour finir en apothéose à sa toute fin… et QUELLE FIN ! Le genre qui vous donne envie de traverser les océans pour aller trouver l’auteur et mettre tout en œuvre pour lui soutirer les informations sur le tome 2 ! Sérieusement, c’est presque de la torture ! Surtout quand on apprend que cette suite sort en VO en novembre 2015 ! *PAN ! *
Bref, vous l’aurez compris : « The Book of Ivy » est une lecture totalement addictive, palpitante et haletante. Je l’ai refermé à la limite de pleurer toutes les larmes de mon corps, mais surtout avec la furieuse envie de tout casser chez moi.
C’est un roman que vous ne pourrez tout simplement pas lâcher dès l’instant où vous l’aurez ouvert. Un gros coup de cœur chez Lumen qui réussit là l’exploit que, sur quatre livres lus chez eux en ce début d’année, c’est le troisième Coup de cœur/Coup-de-poing/Coup de foudre !

L’écriture :
La plume d’Amy Engel est fluide tout en étant délicate. Elle parvient à nous toucher en plein cœur et on s’attache si facilement à ses héros au fil du livre, qu’on ne veut plus les abandonner. Elle décrit parfaitement les sentiments qui évoluent au fil des pages, en même temps que la réalité de la société se dévoile. Et des personnages qu’on adore au début, on en vient à la haïr à la fin, et inversement. Sa plume est tout simplement parfaite… et elle vous chamboulera à coup sûr !

Et si vous doutez encore de l’acheter, voici 15 raisons qui vous feront courir jusqu’à vote libraire :
Pourquoi faut-il avoir Ivy dans sa bibliothèque ?
1. Bishop.
2. Il y a un max d’action.
3. Bishop.
4. L’héroïne est vraiment touchante.
5. Bishop.
6. La société créée par Amy Engel est particulièrement saisissante de réalisme.
7. Bishop.
8. Les pages se tournent toutes seules tant on est happé par l’histoire.
9. Bishop.
10. On en ressort totalement chamboulé.
11. Bishop.
12. La couverture est juste sublime.
13. Bishop.

La Passe-miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune La Passe-miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune
Christelle Dabos   
Les livres de Christelle Dabos méritent plus que le Diamant.
Que dire de ce livre à part que je regrette de l'avoir refermer aussi vite, que j'attend la suite avec impatience et que je vais très certainement me relire ces deux tomes de nombreuses fois d'ici la sortit du prochain, comment ne pas parcourir cet univers incroyable encore et encore et dire qu'on va avoir le droit à deux autres perles de ce genre (peut être plus).
Il se passe tellement de chose pour notre chère Ophélie dans ce tome, impossible d'en faire un résumé ou de dire ce que j'ai préféré (en même temps j'ai tout aimé donc...).
Gros coup de cœur pour Thorn.

Le troisième est en cours de rédaction et même si je suis impatiente, Christelle peut et doit prendre son temps, mais son imagination est tellement magique qu'on ne risque pas d'être déçu.
Tant que nous sommes vivants Tant que nous sommes vivants
Anne-Laure Bondoux   
Ce livre, qui m'a été très fortement, et à juste titre, conseillé par une amie, est un ovni. La narration passe du Nous, à Ils, puis à Je, sans nette transition. L'histoire, si terre à terre au départ, avec le conte de la ville et de l'usine, nous amène aux frontières de la magie et de l'irréel. C'est très profond, très sensible et très juste. Ça ne se dévore pas, ça se savoure, car on prend le temps d'apprécier ces personnages si étranges, cette écriture si fine. Une belle découverte.

par -Fan-
Nos étoiles contraires Nos étoiles contraires
John Green   
http://wandering-world.skyrock.com/3080070673-The-Fault-In-Our-Stars.html

Il y a des livres qui vous plaisent, qui vous embarquent avec eux dans un univers fascinant et qui vous permettent de vraiment vous évader. Et puis, il y a des livres comme The Fault In Our Stars. Ceux qui vous font rire et pleurer, qui vous bouleversent jusqu'au point à penser à eux au lycée, lorsqu'on est avec des amis, qui nous dévastent et vous consument jusqu'à la dernière page. C'est définitivement le cas de ce magnifique ouvrage. Rien qu'en repensant à sa fabuleuse histoire, j'ai des papillons dans le ventre.
En lisant le résumé, on se doute que l'intrigue va nous toucher. Vous commencez à me connaître, j'ai des tendances un peu étranges, comme celle d'aimer les histoires atrocement tristes. Alors quand Marie m'a conseillé The Fault In Our Stars, j'ai vite compris que j'allais être bouleversé. Et mon sentiment s'est révélé exact. Ce roman m'a ébranlé au plus haut point. On passe du rire aux larmes en un claquement de doigt, on a sans cesse envie de rassure les héros, et on prend une énorme gifle à la fin du livre. Tout ce que j'aime.
Nous rencontrons deux protagonistes extraordinaires : Hazel et Augustus, tous deux atteints d'un cancer. J'ai envie de dire "Évidemment, ils vont se rencontrer. Évidemment, ils vont s'attacher l'un à l'autre. Évidemment, ils vont tomber amoureux. Et évidemment, il va leur arriver la chose la plus horrible du monde.", mais ce serait rendre affreusement justice au livre. Car oui, l'intrigue est exactement ça, mais également tellement plus. Tellement, tellement plus.
Tout d'abord, et peut-être que cela va paraître vraiment étrange, j'ai énormément ri pendant ma lecture. Hazel et Augustus possèdent un sens de l'humour franchement décalé, et une auto-dérision sur eux-mêmes et leurs maladies à toute épreuve. Leurs répliques sont sensationnelles et drôles, et on ne peut, grâce à celles-ci, que s'attacher à eux. Ils ne veulent sous aucun prétexte que leurs cancers ne prennent possession d'eux. Ils ne veulent pas qu'ils leurs dictent leurs vies. Ils veulent se battre. Toujours et encore. Pour vivre. Exister. Ne pas être oubliés.
Les personnages secondaires sont également marquants et hautement touchants. Les parents d'Hazel et Isaac, par exemple, sont aussi bien décris que les deux adolescents. Ils sont profonds, bruts, réels. On sent que l'auteur a vraiment travaillé son chef-d'œuvre. Tout y est parfait. D'ailleurs, John Green est vraiment un romancier exceptionnel. Sa plume est saisissante, haletante, prenante. On se perd dans chaque phrase, chaque tournure, chaque mot, chaque expression. Il parvient à nous faire sourire et à nous écrire des moments coup de poing quelques passages après. On passe par toutes les émotions possibles. Et qu'est-ce que c'est beau. J'en veux encore !
On s'amuse et on a les larmes aux yeux pendant premières deux cents pages, où tout se met en place. On apprend à découvrir pleinement Hazel et Augustus. Leurs failles, leurs faiblesses, leurs points forts, leur détermination à survivre malgré tout. Absolument tout. Et lorsqu'ils tombent amoureux, que la romance peut vraiment s'épanouir, c'est à ce moment précis que l'auteur décide de nous achever. Le coup de grâce est enfin donné.
Les cents dernières pages sont atroces. Aussi bien fascinantes qu'émouvantes. Notre moral connait alors une chute libre. C'est par la répétition de phrases frappantes et littéralement ravageuses que John Green rend son histoire encore plus renversante qu'elle ne l'était déjà. J'ai pleuré. Beaucoup. J'ai eu les yeux gonflés pendant de longues minutes. Cette horrible centaine de pages nous dévore et nous coupe le souffle. Ce n'est pas plus compliqué. Pourtant, je savais que j'allai avoir mal, que j'allai souffrir. Mais la peur n'évite pas le danger. J'ai donc plongé avec Hazel et Augustus dans un ouragan de sentiments annihilants. Ouaw. Juste ouaw.
Concernant la romance en elle-même, elle fait partie d'une des plus belles que j'ai jamais découvert. Nos deux fantastiques héros représentent tout l'un pour l'autre. Ils s'accrochent car ils savent pertinemment que la vie va horriblement les séparer. Alors ils profitent de chaque moment. Chaque seconde qui s'égraine est un pas de plus vers la conclusion de leurs existences. Ils décident d'écrire le dernier chapitre de leurs vies ensemble. Oh god. Comment ne pas succomber à cette histoire, sincèrement ?
En refermant The Fault In Our Stars, j'étais dans un état second. J'ai dû attendre un petit moment avant de pouvoir repenser normalement. J'avais le coeur qui battait à cent à l'heure, les idées confuses, l'esprit embué. Ce livre nous offre une très, très belle leçon de vie. On réalise qu'il y a des cas pires que les nôtres. Que la vie vaut la peine d'être vécue, malgré ses hauts et ses bas. Qu'il faut profiter de tout, à tout moment. Car d'un instant à l'autre, tout peut violemment basculer. Hazel et Augustus sont deux personnages qui resterons très certainement gravés dans ma mémoire pendant très longtemps, tout comme leur passionnante et frappante histoire. Merci à John Green pour avoir écrit un tel livre. Merci, merci, merci. Et, évidemment, merci à Marie pour me l'avoir conseillé. Je serais passé à côté d'un vrai trésor.

par Jordan
Alors vous ne serez plus jamais triste Alors vous ne serez plus jamais triste
Baptiste Beaulieu   
https://lamouchequilouche.wordpress.com/2015/08/28/alors-vous-ne-serez-plus-jamais-triste-baptiste-beaulieu/

J’ai connu cet auteur avec son roman Alors Voilà, qui a été un véritable coup de coeur pour moi. J’étais donc à la fois confiante et inquiète à l’idée de lire son second ouvrage, Alors vous ne serez plus jamais triste.

En effet, j’étais confiante sur l’écriture de l’auteur, écriture qui m’avait tant fait vibrée dans son précédent roman. Baptiste Beaulieu, avec Alors vous ne serez plus jamais triste, a su une fois de plus me toucher au coeur. Encore une fois, nous rions, nous pleurons. Pourtant, ce livre m’a paru trop lent,trop long. Il n’a pas une bonne dynamique. Si nous faisons une pause dans notre lecture, il y a de forts risques de ne jamais reprendre le bouquin entre nos mains, il serait très difficile de se remettre dans l’oeuvre. C’est dommage, ce livre n’est pas addictif, malgré la merveilleuse écriture de son auteur. Une écriture légère malgré les thèmes abordés, une écriture douce, poétique. J’aime d’amour cette plume.

Mais Alors vous ne serez plus jamais triste n’est pas addictif, malgré ses personnages hauts en couleur, notamment la Vieille, à moitié mythomane, mais surtout grande rêveuse, grande romantique qui semble avoir vécu de nombreuses vies. Je me suis beaucoup attachée à elle, contrairement à Mark, le personnage principal, le fameux médecin dépressif suicidaire. Il est très touchant, c’est vrai, avec son histoires d’amour et ses regrets. Mais ce qui m’a le plus touché, dans son histoire, ce sont ses anecdotes sur son métier, sur la médecine.
L’intrigue du roman est elle-même un peu plate, sans trop de surprise. Elle suit toujours le même schéma, le seul véritable rebondissement est en toute fin de roman, lors des révélations de la Vieille, dans sa lettre terriblement touchante.

Ce roman est donc pour moi une grosse déception, c’est un livre que l’on lit qu’une seule fois, que l’on apprécie moyennement et qui finit par jaunir sur une bibliothèque. J’en suis extrêmement déçue.
Le Pacte des Marchombres, Tome 1 : Ellana Le Pacte des Marchombres, Tome 1 : Ellana
Pierre Bottero   
Waouh.
C'est le seul mot auquel j'ai pensé en refermant ce livre. C'est le premier livre de Pierre Bottero que je lis et, franchement, c'est le plus vrai et le plus beau livre que j'ai jamais lu. On est transporté, envouté même par les mots de l'auteur. Car Pierre Bottero écrit bien. Très bien même. Et surtout, l'élément autour duquel l'intrigue nait... Le maitre-mot des marchombres. Leur but. La liberté. Car, qui n'a jamais rêvé d'etre libre? Car,après tout, être marchombre c'est le commencement d'une nouvelle vie... La voie. Celle ou on commence à apprendre, à comprendre...à vivre.
Quand j'ai refermé ce livre, je pensais autrement. Je revais. Je volais... Je restais au coté d'Ipiutiminelle, d'Ellana, de tous ces personnages qui m'ont bouleversés. Les mots sont fragiles, ils ont un pouvoir. Il ne faut pas essayé de les dompter, ils faut les comprendre. Les magner. Pierre Bottero à magner les mots. Les a fait vivre, leur donnant à chaqun une importance nouvelle. Liberté...Harmonie...Silence...Marchombre.
Comment l'auteur fait-il pour nous faire partager les émotions des personnages? Comment fait-il pour nous donner l'impression de les connaitre depuis toujours? Que nous ne sommes pas seulement spectateurs du livre mais que nous entrons en lui? Que nous sommes en lui?
Pierre Boterro n'écrit pas simplement ses personnages. Ils les fait vivre. Respirer. Penser. Ils sont nous, nous sommes eux. Sont-ils réels ou sommes nous , nous-mêmes nés des magnifiques mots de l'auteur? C'est cette question que je me suis posé en lisant, buvant, aspirant, les phrases, textes, paragraphes de cette histoire qui nous entraine bien plus haut que nous l'esperions.
C'est un chef-d'oeuvre.

"-Que devient une étoile qui meurt ?"
"-Un rêve qui vit."

J'ai fait mourir plus de milles étoiles...
Et j'ai vécu mon rêve. En lisant ce livre.
Si l'on à lu au moins un livre comme cela dans sa vie, on peut mourir. Heureux.
Pierre Bottero n'est peut-être plus de ce monde, mais il survivra toujours. Entre ses mots...
Avec ses personnages.
Dans les pages de ses livres.
Meme si vous n'êtes plus, M. Botterro, je voudrais vous dire:
Merci. Merci de m'avoir fait vivre le plus fabuleux des voyages.

par Fantalex
La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver
Christelle Dabos   
Une lecture enthousiasmante !!

J'ai mis du temps pour lire ce livre, pour différentes raisons, et je ne regrette pas de ne l'avoir découvert que maintenant, alors que je profite enfin de vacances, après de longs mois de travail : j'ai pu le lire à mon aise, presque d'une traite, et en profiter sans être dérangée.

Christelle Dabos a l'âme d'une romancière, une vraie, de celles (et de ceux) qui sont si rares. Elle maîtrise absolument tout : l'écriture (même les ornements de son style - dérives que je ne goûte guère d'habitude, subissant ce genre d'excès en grinçant des dents - sont en totale harmonie avec la magie du monde et les paradoxes de son héroïne, enfin... anti-héroïne, quel défi si brillamment relevé !) l'intrigue, ses personnages, le monde décalé.

J'adore l'écharpe !!!
(désolée, il fallait que ça sorte, alors j'ai cédé ^_^)

Je suis admirative de la manière dont l'auteur a réussi à créer une ambiance si personnelle, si envoûtante qu'il est impossible d'y retrouver des références. De nombreux auteurs (parfois très distrayants et maîtrisant parfaitement leur exercice) ne font que surfer à l'envi sur les thèmes porteurs. Les résultats sont bons, parfois même excellents, mais il n'y a jamais cette magie, cette possible immersion, où le sens critique part au placard (avec l'écharpe, par exemple <3). Mais par bonheur, quelque fois, la magie de l'écriture est là : l'auteur semble s'être si bien approprié les thèmes qu'il a choisi d'exploiter que l'on oublie qu'ils aient jamais été traités avant...

J'ai donc lu ce livre d'une traite ou presque, captivée par cette facilité de lecture - celle qui cache toujours un travail colossal. Aucun effort n'est demandé au lecteur, il peut se laisser bercer, sachant que tout viendra à point : les surprises, les justifications, les révélations.

Le style est incroyablement évocateur. Je suis en générale très hermétique aux descriptions : mon esprit décroche, je ne suis plus, mon regard décolle, il peut m'arriver de mollir, de reposer le livre / mon kindle...
Les descriptions de ce livre, nombreuses et courtes, sont remarquables de poésie et d'efficacité : en quelques mots choisis l'auteur fait jaillir une scène, des images, de la lumière, beaucoup de jeux d'ombres et de lumière, des visages... On s'y croirait ! C'est un grand talent de pouvoir ainsi permettre au lecteur de s'évader sans peine dans un monde imaginaire, comme s'il passait la tête à travers sa page ou son écran, un peu comme à travers un miroir...
(n'oubliez pas votre écharpe, on peut s'enrhumer facilement en plongeant le nez comme ça n'importe où)

Une des faiblesses récurrentes du roman "fantastique" (je mets tout l'imaginaire décalé dans cette rubrique : fantasy, urban-fantasy, steam punk, dystopie, uchronie, conte, SF, fantastique, surnaturel) est d'apporter avec une certaine lourdeur, ou du moins un manque d'élégance, les aspects décalés du monde - ces éléments qui vont permettre au lecteur d'apprécier le décalage entre le monde de l'auteur et le nôtre, et de profiter ainsi pleinement du récit. Parfois il y en a trop d'un coup (le fameux "info-dump" !) ou pas assez (on n'y comprend rien) ou trop tard (on n'est déjà plus là ou alors franchement énervé :( ). Ou alors, le roman s'appuie sur d'autre récits du même genre, alors c'est très clair ; si clair d'ailleurs que ça a de fortes chances d'être assez ennuyeux, parce que déjà vu mille fois (pas toujours cependant, grâce au miracle de la grâce de l'écriture... :) ).

Bon, tout ça pour dire que Christelle Dabos est une championne !! Je suis épatée par sa maîtrise, sa manière d’amener sur la pointe des pieds et avec une discrétion impalpable (l'écharpe peut aller se rhabiller, on parle d'un voile impalpable, là !) les informations nous permettant de nous immerger peu à peu dans son monde : c'est tout simplement du grand art !
Oui, parce que c'est difficile. Très difficile. Difficile du genre presque impossible.
Et que le résultat permet une lecture exquise, avec juste ce qu'il faut de questionnements ("c'est qui celle-là ? " "ça sert à quoi ça ?" "et comment ça se fait que ?") pour apprécier l'explication qui vient sans heurts, juste à temps, ni trop tôt ni trop tard.

De même les capacités "magiques" des personnes dotées de magie ne sont-elles pas exhibées comme des trophées, mais seulement vaguement exposées avant d'être mises en scène aux moment opportuns, jusqu'à l'apothéose finale...

Les personnages (mon grand point de sévérité) sont à l'image du reste : excellents.
Presque stéréotypés au départ pour beaucoup (ce n'est pas une critique, ce procédé me semble au contraire à privilégier dès lors que l'on sait faire évoluer ses personnages) certains nous étonnent alors que le roman se poursuit : Ophélie bien sûr, qui ne révèle bien plus héroïque que son départ chancelant, enrhumé, nauséeux, récalcitrant, ne l'aurait laisser croire. Et l'incroyable tante de Thorn ! Et le petit chevalier que l'on ne cerne toujours pas, mais qui fait froid dans le dos, les personnages secondaires, tout droit sortis de contes de fées pour certains (les vrais, ceux qui font peur)...

Il est rare de voir réunies tant de qualités littéraires chez un même écrivain : l'art d'écrire (je ne parle pas seulement du style, qui semble tant signifier pour un certain type de lecteurs français, mais de l'amenée des choses), l'imagination, la clarté, la faculté à évoquer des images terriblement vivantes et des personnages vrais, plausibles, complexes, humains tout simplement.
Et quand on a la chance de trouver cette harmonie, on le lâche pas !
Je suis sur les starting-blocks pour le tome 2, Christelle, c'est quand vous voulez ! XD


par milabette
Manifesto Manifesto
Léonor De Récondo   
Pendant la nuit du 24 au 25 mars 2015, Félix de Récondo a cheminé vers la mort. Trois ans plus tard, sa fille Léonor transforme le huis clos de la chambre d’hôpital en un vibrant manifeste, « manifesto », témoignant de la liberté et de la force de création que ce père artiste garda inlassablement intactes.
Deux narrations s’entrelacent, qui signent le portrait d’un homme dont la jeunesse fut marquée par la guerre civile espagnole et l’exil : celle de Léonor, envahie par les souvenirs et les émotions de la longue veille aux côtés de sa mère, Cécile ; et celle de Félix, dont l’esprit s’est échappé vers les contrées du passé.
Il y a rejoint l’ombre d’Ernesto (Hemingway), qu’il n’a jamais revu depuis les déjeuners du dimanche à Pamplona, alors que lui était encore un petit garçon, dans les années trente. L’écrivain, déjà auréolé de sa gloire, y suivait les courses de toros. Aujourd’hui, toute différence d’âge abolie, Félix se remémore ceux qu’ils ont connus, sa petite enfance à Gernika, les mystérieuses activités politiques de ses oncles dans la maison d’exil des Landes. Il en vient bientôt à évoquer la mort tragique de ses enfants nés avant sa rencontre avec Cécile, et confie à son vieux complice combien sa nouvelle famille l’a aidé à continuer à vivre, dessiner et sculpter. Ernesto, à son tour, lui raconte son besoin d’écrire, Martha et les femmes qu’il ne pouvait s’empêcher de séduire, sa propre fascination pour la mort, son suicide. Mais leur ultime conversation ne s’achèvera pas avant que Félix ait pu montrer à Ernesto le violon que, de ses mains, il fabriqua pour Léonor.
À son chevet, sa fille lui fait écouter une ultime fois leur sonata da Chiesa de Corelli… La musique a tant accompagné leur bonheur, leur pas de deux artistique, depuis que, élève précoce, Léonor apprenait à maîtriser son instrument. Cette même musique ponctue d’une déchirante douceur leur dernière nuit, dont le récit, magnifique tombeau poétique, donne à jamais vie au créateur et au père merveilleux que fut Félix.
La Petite Boulangerie du bout du monde La Petite Boulangerie du bout du monde
Jenny Colgan   
Quand j'ai commencé la lecture, j'avoue que je ne savais pas trop où ça allait me mener. Je n'accrochais pas vraiment... Et puis, l'histoire a débuter et j'ai été entraîné dans la vie de ce petit bout de terre, qui existe et vit au gré des marées. Je me suis prise d'attachement pour Polly, Huckle, Tarnie et tous les autres.
C'est un vrai petit bijou qui parle de la vie et de ses rebondissements qui font que notre existence n'est pas ennuyeuse, même si parfois on se passerai bien de certains.
Il y a beaucoup d'émotions et d'humour également.

par Marie-A
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