Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Commentaires de livres faits par bellajessica

Extraits de livres par bellajessica

Commentaires de livres appréciés par bellajessica

Extraits de livres appréciés par bellajessica

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 05-04
— Tu parles le langage des fleurs, Pierce ? Dans ce cas, il faudrait l’utiliser plus souvent… car d’autres pourraient bien te piquer la vedette.
Il se tourne brusquement vers elle.
— Donc tu sais qui les lui a offertes.
— J’ai ma petite idée. Tout comme toi.
S’il continue à serrer les dents de cette façon, il va se briser la mâchoire.
— Et Jessica ?
Clarisse se mord fort la langue. Qu’est-ce que ça la démange de lui dire que Jess ne l’aime pas et qu’elle en aime un autre à la folie ! Le problème, c’est que Jess elle-même n’est pas encore au courant. Et surtout, Clarisse n’a pas le droit de mettre son amie dans l’embarras.
— Je te l’ai dit, Pierce. Elle croit que le bouquet vient de toi.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 03-04
— Tu es ici pour l’été ?
Il a encore hoché la tête.
— Tu sais parler ? ai-je demandé, agacée.
Il a souri, amusé.
— Pourquoi t’es en colère, comme ça ?
— Je sais pas, ai-je répondu sèchement.
J’ai fermé les yeux, inspiré un grand coup, puis je l’ai regardé par en dessous.
— T’es jamais en colère, toi ?
— Comme tout le monde, je crois. Pourquoi ils crient ?
Il avait indiqué la maison d’un mouvement de tête.
— Mon… mon père a perdu son boulot, aujourd’hui.
— Il travaille pour la compagnie pétrolière ?
— Il travaillait.
Avez vous apprécié cet extrait ? +1
date : 13-03
— Merde, pardon, j’ai été surpris.

— Désolée, je ne voyais que ça pour attirer votre attention. J’ai tenté de vous appeler, mais avec ce bruit de fond…

— O.K., j’ai compris.

Il me semble impatient et irritable comme type, il essuie ses doigts noirs sur un torchon de couleur inidentifiable tant il est sale.

— Je ne vous sers pas la main.

— Non merci, en effet je préfère garder les miennes blanches donc…

Il ricane, cela a pour effet de le déstresser un peu.

— Alors je peux vous aider ?

— Oui. Je prévois de faire apporter une moto dans le coin afin de personnaliser la peinture sur le moteur. Je voulais avoir plus de renseignements et établir un devis, si vous êtes disponible.

— Dans ce cas, suivez-moi.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
— Tu as du chocolat dans les cheveux, m’informe Harper en levant le bras pour passer les doigts dans mes mèches, près de ma tempe.
Elle sent les cookies aux pépites de chocolat que nous avons cuits avec Lily et je veux enfouir mon nez dans son cou, l’embrasser et lui chuchoter que j’ai envie d’elle. C’est un aspect d’elle que je n’avais pas encore vu – gentil, doux, maternel. Elle a été sensationnelle à la piscine un peu plus tôt. Si sûre d’elle et altière. Elle m’a carrément scotché. Puis je l’ai regardée confectionner des cookies avec ma nièce et parler de natation. Quand elle a enrôlé Lily dans une société secrète de « nage-ja », j’ai été encore plus fasciné.
— Merci. Je suis presque certain que j’en ai aussi dans l’oreille. Les petites mains de Lily étaient maculées de chocolat fondu quand, après avoir dévoré deux cookies, elle a décidé de me tenir le visage et de m’embrasser pour lui avoir fait sa nourriture favorite.
— Ta nièce t’adore.
— Qu’est-ce qui n’est pas adorable, chez moi ?
— Par où je commence ? rétorque Harper.
— Tu ne peux pas me faire un compliment et ensuite le dégommer, Ham !
Elle se hérisse. Elle déteste que je l’appelle Ham, et c’est en partie la raison pour laquelle je le fais.
— C’était une observation, pas un compliment.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 11-03
— Qu’est-ce que tu fais avec un Glock 19 ?
— Donc c’est bien à toi ?
— Tu pointes un pistolet vers moi et tu prétends que c’est le mien ? commente-t-il en retroussant le nez.
— Bien sûr que c’est à toi. Sinon comment peux-tu savoir de quelle arme il s’agit ?
Il soupire en tournant légèrement les paumes et balance la tête, l’air courroucé par ma déduction.
— Parce que je connais les armes ! se défend-il avec émotion, son intonation suggérant que ma question est stupide.
— Ah bon ! Y a-t-il une raison particulière de ton intérêt pour les pistolets de ce genre ? dis-je en le faisant tourner de chaque côté pour l’observer.
Isaak se déplace à gauche et à droite en fonction du mouvement que j’effectue avec l’objet dangereux.
— Ça ne peut pas plutôt être parce que tu en as besoin pour… je ne sais pas trop… ton travail ? dis-je d’un ton accusateur en marchant de long en large, pareillement à ces agents qui interrogent des prévenus.
— Je suis photographe, Amélia, réitère Isaak en s’avançant vers moi.
J’ai l’étrange réflexe de pointer l’arme vers lui pour l’empêcher d’approcher. Ses yeux s’agrandissent de deux centimètres. Puis, en un battement de cils, je me retrouve allongée sur le lit, sous Isaak, qui tient le pistolet qu’il m’a subtilisé. D’un mouvement agile, d’une seule main, il retire les munitions du manche de l’arme et le catapulte sur l’autre lit.
— Arrête tes conneries ! grogne-t-il. Peut-on avoir une discussion sans que tu pointes un gun vers moi ? Tu ne parais pas savoir t’en servir, et ça me stresse.
— Tu as mis K.-O. trois hommes armés en claquant des doigts et, moi, je te stresse ? Où as-tu appris à te défendre ?
— Je pratique le kick-boxing pour garder la forme, répond-il.
— Ce pistolet n’était pas dans le plafond hier. Quand l’as-tu placé là ?
— Mais qu’est-ce que tu fiches à regarder dans le plafond ? Mon téléphone, mon sac et maintenant les tuiles de la salle de bain. Si la tendance se maintient, tu finiras par ouvrir les murs. Me diras-tu enfin ce que tu cherches ?
Je réalise d’un coup qu’Isaak, toujours allongé sur moi, n’est vêtu que d’un boxer alors que je suis nue sous ma mince sortie de bain qui s’est légèrement détachée. J’ai soudain très chaud.
— Je ne sais pas exactement, finis-je par admettre. Ne le prends pas mal, mais tu n’as pas l’allure… Tu as…
— J’ai l’air malhonnête ? tente-t-il de comprendre.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Il observe mon visage et baisse lentement les yeux sur mon corps.

— Tu es très jolie, Brooke. Sublime, même. Est-ce qu’un homme te l’a dit, aujourd’hui ?

— Euh… (Je prends une inspiration.) Aujourd’hui ? Non. Pas aujourd’hui.

— Dommage. J’aurais dû te le dire plus tôt. J’y ai pensé dans la ruelle… et quand je suis passé à ton travail. Je n’arrivais pas à détourner le regard de toi. Je n’y arrive toujours pas.

— Dans la ruelle. (Je m’éclaircis la voix. Les poils me collent sur la nuque. Je me sens rougir.) J’ai aimé l’épisode de la ruelle.

Bon sang, j’ai adoré l’épisode de la ruelle.
Avez vous apprécié cet extrait ? +1
— Je ne peux pas me contenter de regarder des photos de toi. Ça ne suffit pas.

— Eh bien, je suis juste là. Tu n’es pas obligé de regarder la moindre photo. Montons et tu pourras me regarder autant que tu veux.

Je m’apprête à me relever, mais il me retient par le poignet.

— Je te regarde tout le temps. (Je me rassois, tandis que son regard se perd dans le vide.) Si je ne te touche pas, il faut que je te voie.

— Je connais ce sentiment, je réponds, et il revient immédiatement au présent.

Son visage se durcit.

— Non, c’est faux. (J’ouvre la bouche pour protester, mais je m’en abstiens lorsque je vois la conviction dans ses yeux.) C’est constant, Dylan. Tu occupes chacune de mes pensées, même quand elles n’ont aucun rapport avec toi. Je ne suis pas seulement amoureux de toi, je suis un peu obsédé par toi aussi. Et la seule idée que quelqu’un d’autre puisse te regarder comme je te regarde, ou puisse avoir l’envie de te toucher comme je te touche… (Il s’interrompt et ferme les yeux.) Ça me terrifie.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Moi : Sais-tu le moment exact où j’ai su que j’étais amoureuse de toi ?

J’appuie sur « Envoyer » et j’entends l’alerte de son téléphone au loin. Je ne peux pas voir s’il le lit et s’il tape une réponse, s’il le lit et décide que je ne mérite pas de réponse, ou s’il m’ignore complètement. Je soupçonne la deuxième solution. Je ne suis pas sûre de mériter quoi que ce soit pour le moment.

Moi : C’était à ton anniversaire. Tu te souviens de ce qu’on a fait ?

Je suis en train de rédiger la réponse à sa place lorsque mon téléphone émet un bip.

Reese : Comment pourrais-je l’oublier ? Je ne pensais jamais réussir à te mettre dans mon lit.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Je me dirige vers l’immeuble et, une fois arrivée à son étage, je me retiens de courir jusqu’à sa porte, devant laquelle je m’arrête brusquement, les joues rouges. On pourrait croire, à la façon dont ma peau fourmille, que je n’ai pas vu Reese depuis plusieurs jours. Je sors mon téléphone, un sourire aux lèvres, et tape un message.

Moi : J’ai vraiment envie de te voir ce soir. Serait-il possible, par le plus grand des hasards, que tu cesses toute activité pour venir chez moi ?

J’attends patiemment, et c’est alors que je suis frappée par une pensée qui me donne l’impression d’être une vraie imbécile. Et s’il n’est pas chez lui ? Et s’il est à son bureau, ou ailleurs, et qu’il s’apprête à se rendre à la pâtisserie alors que je n’y suis pas ? Merde. Mais, alors que ma tension artérielle commence à atteindre des sommets, la porte s’ouvre et je le vois apparaître, son téléphone dans une main, ses clés dans l’autre. Mon téléphone émet un bip et il relève les yeux. La surprise lui arrache un petit cri. Je porte toujours ma robe rose, mais j’ai détaché mes cheveux qui retombent en cascades autour de mon visage. Tandis qu’il enregistre ma présence sur son palier, je comprends soudain que Reese a effectivement cessé toute activité pour venir me voir, et je sais que j’aurais fait la même chose s’il me l’avait demandé. Et je suis fatiguée d’essayer de me convaincre du contraire.

— Dylan ! Je ne… Je pensais…
Je lève une main pour le couper.
— Attends, je viens de recevoir un message de ce sex-symbol dont je t’ai parlé. C’est peut-être important.

Il s’appuie contre le montant de la porte, un grand sourire aux lèvres, pendant que je consulte mon téléphone. J’échoue lamentablement à retenir mon ridicule petit sourire.

Reese : Je cesserai toujours toute activité pour venir te rejoindre.

Oh, seigneur. Je penche la tête sur le côté et je m’approche de lui pour l’embrasser, puis je me détourne.

— C’est bon, j’ai eu ma dose. À plus ! je lance.

Mais il me rattrape par la taille et me soulève dans les airs, puis il me transporte à l’intérieur de son appartement.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
— Tu sais que ce sont des sous-vêtements qui coûtent cher, n’est-ce pas ? Je n’aimerais pas perdre de la lingerie aussi coûteuse si tu décidais de me la voler.
Tout compte fait, ça ne me gênerait pas tant que ça. En ce qui me concerne, il peut bien me voler tous mes vêtements.
— Qui t’a parlé de l’enlever ? Je m’agrippe au bord du plan de travail et je ferme les yeux, proche de la combustion spontanée. — Reese.
— Dylan.
Je baisse les yeux sur ma poitrine. Mes tétons dressés sont déjà visibles à travers le tissu. Je pousse un petit gémissement dans le combiné avant de répondre, dans un soupir :
— Je suis complètement trempée.
Un craquement sonore retentit dans le récepteur et je comprends qu’il l’a laissé tomber.
Ah, une petite victoire.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 25-02
– Et vous n’avez rien fait ? Il t’a juste ramenée ?
– Non, on n’a rien fait, c’était très romantique. Pourquoi ?
Ma coloc cligne des yeux et entrouvre la bouche, comme si ce que je venais de lui dire était impossible.
– Alors là, je suis vraiment étonnée, je ne connaissais pas cette facette de William. Il a toujours été très distant avec Kim, pas du tout le type romantique. Plutôt gros goujat qui prend et qui jette… Il ne l’a pas draguée, tu vois, il l’appelle juste quand il est en manque de sexe. Elle n’est jamais allée chez lui et ils ne dorment jamais ensemble… Enfin tu vois, ce genre de choses.
Ainsi, William ne se serait jamais comporté avec une autre femme comme il s’est comporté avec moi ? J’enregistre l’information. Je ne peux pas nier que j’adore l’idée qu’il soit si différent avec moi. Mais je me méfie quand même. De lui et de moi. Voulant paraître indifférente devant Léa, je hausse les épaules  :
– Bon, il est tard, je vais me coucher.
Je lui souhaite une bonne nuit et je me réfugie dans ma chambre. Une fois la porte close, j’entame une danse de la joie.
– Maya ! Tu as oublié ton téléph… Qu’est-ce que tu fais à te trémousser comme une folle ?
– Rien…
– Je le savais !
– De quoi ?
– Toi, ma vieille, tu es fichue.
– Non, pourquoi ?
– T’es mordue de lui !
Ma coloc sort de ma chambre en ricanant, me laissant rouge de honte.
OK, grillée…
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
– Putain, Finger, je n’ai vraiment pas besoin de me faire remarquer, ici !
– C’est toi qui ne voulais pas ouvrir ta porte, me reproche-t-il en s’enfonçant dans la cuisine.
– Et tu ne t’es pas dit que si j’ouvrais pas, c’est que j’avais pas envie de voir ta sale gueule de connard ?
– Hey, Sévan, pas besoin de m’insulter ! Moi, je suis passé en fraté, pour une petite soirée défonce comme au bon vieux temps. Ce con étale sans complexe son herbe sur ma table.
– Ne me dis pas que tu te trimballes avec tout ça ? Qu’en plus tu déballes chez moi ? Je sors de tôle, merde !
– C’est bon, calmos, mon pote.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 01-02
— Laisse-moi nous préparer quelque chose à manger d’abord…  
Je me détache de lui à contrecœur. 
— Alala, la jeunesse ce n’est plus ce que c’était !
Il me jette un regard en biais tout en fermant son jean et réplique : 
— Je vais faire comme si je n’avais rien entendu, espèce de petite insolente.  
J’éclate de rire. 
— Puisque Monsieur a besoin de reprendre des forces, je vais prendre une douche.  
Il pose sa main derrière ma tête et murmure contre ma tempe :  
— Prends ton temps.
Avez vous apprécié cet extrait ? +1
date : 01-02
— Mec, qu’est-ce que tu fous là-dedans ? Ne me dis pas que tu étais en train de te tripoter la nouille ? 
Je lui lance un regard faussement paniqué. 
— S’il te plaît, n’en parle à personne, mais… j’aime me branler dans la cuisine de ta femme. 
Il se marre en voyant que je me fous de sa gueule. 
— Allez, sors de là, espèce de bite molle, tu as loupé le dessert.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 01-02
— Ahem ! toussote Aileen dans son poing. Dixit le mec qui, cette nuit, s’envoyait tranquillement en l’air au beau milieu de son salon… 
Sa meilleure amie pouffe dans son verre.  
— Je ne vois pas le rapport ! protesté-je, amusé. 
— Lâche l’affaire, O’Shea, ça ne te va pas de jouer les vierges effarouchées, me taquine Lauren, en m’adressant discrètement un clin d’œil.
— Puisque tout le monde est contre moi, je me casse ! 
J’attrape mon café et traverse la pièce. 
— C’est ça, tire-toi et profites-en pour enfiler un tee-shirt ! me crie ma sœur alors que je suis déjà hors de la pièce. Je crois que c’est bon, tout le monde a compris que tu étais bien gaulé !
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
— Wing Chun ? Attendez, je croyais que c’était un groupe de rock.

Il ricana.

— C’était Wang Chung et ça n’a rien à voir avec les arts martiaux. Et d’ailleurs, rien à voir non plus avec de la bonne musique.

— Ça, je ne vous le fais pas dire, répondis-je en hochant vigoureusement la tête.

— Quoi qu’il en soit, le karaté, c’est plus qu’un simple sport pour beaucoup de monde.

— Donc vous êtes en train de dire qu’il ne faut pas forcément être sportif pour faire du karaté.

— Ça aide, clairement, c’est sûr, mais ce n’est pas obligatoire. Beaucoup de monde, surtout les femmes, ne le considèrent pas comme un simple sport, mais comme un exercice qui permet de s’émanciper et, dans certains cas, un exercice de self-défense…

Ce qui me cloua sur place.

— Vous voulez dire que Basia avait peut-être peur de quelqu’un ?

Il arqua un sourcil blond.

— C’est possible, je suppose. Franchement, elle ne m’a jamais rien dit. Quoi qu’il se passe, les arts martiaux sont un excellent moyen d’améliorer l’autodiscipline et l’autodéfense, et de rester en forme.

Je le scrutai attentivement.

— Vous êtes Suédois ?

Il sourit.

— Bonne oreille.

— Donc j’ai raison ?

— Je suis né en Suède et j’y ai vécu jusqu’il y a quelques années. Je suis Américain à présent, donc il serait politiquement correct de dire que je suis Américano-Suédois.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 24-01
— J’ai téléphoné à la compagnie de location, annonçai-je pour briser le silence qui nous entourait.
— Et qu’est-ce qu’ils ont dit ?
— Ils se sont excusés, et ils ont promis de m’accorder une ristourne lors de ma prochaine location.
Elle couina avec un air malicieux.
— Comme si tu risquais de faire à nouveau affaire avec cette compagnie !
Avez vous apprécié cet extrait ? +1
Je pouvais sentir mon pouls s’accélérer. Mon estomac se tendit instinctivement, j’aimais la sensation de son corps entre mes mains. Mais tout allait trop vite, je risquai de lui faire peur. Je la repoussai brusquement et me tournai pour partir.

« He ! » Cria-t-elle. « Où allez-vous ? »

« Dîner. Vous vous rappelez avoir accepté mon invitation à dîner n’est-ce pas ? »

Elle pressa le pas pour se mettre à ma hauteur. « Bien sûr que oui. Ne me laissez pas, j’ai du mal à m’orienter dans votre maison. »

Je m’arrêtai et la regardai en fronçant les sourcils. « Si vous acceptez mon offre, cette maison sera la vôtre aussi. Comment comptez-vous remédier à ce problème ? »

« Je suis sûr qu’avec le temps, j’apprendrais à me diriger. » Comme si c’était le geste le plus naturel au monde, elle se saisit de ma main et un délicieux frisson me parcourut l’échine. « En attendant, gardez-moi près de vous. Je ne veux pas avoir à vous courir après. Vous pourriez avoir envie de me fausser compagnie. »
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 24-01
— Je suis conseiller en fusions-acquisitions. Je guide les entreprises dans leurs opérations financières, si tu préfères. Je suis là pour mener à bien un projet de rachat de société, pour savoir quelles filiales stratégiques il serait bon de vendre, ce genre de choses.
J’opine consciencieusement, même s’il m’a perdue au cinquième mot.
— Ça a l’air…
— Fascinant ? C’est l’adverbe que tu cherches ?
— J’aurais dit « rasoir ».
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 24-01
— Dès que je sors du travail, j’arpente les rues de New York à la recherche du plus beau conteneur. J’en ai plus de vingt-cinq chez moi, je les expose dans mon salon. Savais-tu que les poubelles sont majoritairement composées de polyéthylène haute densité ou de polypropylène ? Elles sont mises en forme par un moulage à injection, un procédé passionnant.
Je remercie mes études de m’avoir contrainte à écrire des articles sur des sujets inutiles. J’ai enfin pu placer ces connaissances dans une discussion.
Il me considère, immobile, sans savoir comment réagir.
— C’est une blague, Jaxton.
— Ton humour est toujours aussi flippant.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 24-01
— Qu’est-ce que tu foutais sur le parking d’un club de strip-tease ?
Mes épaules se resserrent. Un « va te faire foutre » veut sortir de ma bouche, mais je me contiens.
— La même chose que toi.
Il émet un rire de gorge.
— Tu as changé de bord ?
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 08-12-2018
– Vous avez suggéré d’installer une boîte aux lettres au milieu de la brousse.
– Ah oui… dit-elle. Sa main se trouvait maintenant sur la poignée. Prêt ?
– Y a-t-il un protocole ?
– Bien sûr. D’abord, vous faites dix sauts puis vous chantez Auld Lang Syne, et vous êtes supposé poser sur le banc du gâteau rouge velours en guise d’offrande.
Il la regarda sans mot dire et elle émit un petit rire.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 16-11-2018
— Bon ! Tu as un plan ? demande-t-elle en se levant.
— Rester en vie.
— Et tu as une stratégie pour y arriver ? s’intéresse-t-elle avec son joli sourire largement affiché.
— Fuir les gars barbus et tatoués qui possèdent des pistolets.
— Ça me paraît être une excellente idée ! s’esclaffe-t-elle. Allez ! Viens, je dois trouver un moyen pour enlever ces menottes et ensuite, j’ai peut-être une solution pour sortir d’ici.
Voilà une très bonne nouvelle !
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 11-08-2018
— Pourquoi ne pas laisser le hasard décider ? On n’a qu’à réserver en disant qu’on n’a pas de préférence.
— Bonne idée ! m’appuie Mila. La surprise ajoutera de l’excitation.
— Bon pour moi, renchérit Korey.
— De toute façon, le site fait des siennes, nous informe Cody en délaissant son téléphone. Je réserverai demain si tout le monde est d’accord.
Mon frère guette Shay en attente de sa réponse pendant que je m’empare d’un verre et le lève vers la gang. Après un léger mouvement de tête affirmatif, mon amie saisit la boisson blanche d’une main et le citron de l’autre. J’ai connaissance que Jaymee souffle discrètement les instructions à Shay, qui, de toute évidence, n’a jamais bu de tequila.
— Lèche, bois, mords, répète-t-elle en souriant à mon frère.
— Alors, on trinque à Escape, dis-je tandis que les autres effectuent le rituel de leur côté et cognent tour à tour leur verre sur le mien.
— Es-tu game ? murmure Jaymee à l’oreille de Shay, faisant référence au slogan de la compagnie qu’on a lu sur le site.
— Je suis game ! lâche enfin Shay, avant d’avaler le shooter d’un coup sec.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 21-07-2018
— Pas un seul coup de feu ?
— Aucun entendu, remarquai-je tout en prenant une longue gorgée d’eau. J’en ai vu quelques-uns.
Un sourire lent s’étala sur le visage de Chuck.
— C’était notre nuit de chance.
— Toutes les nuits sont des nuits de chance, lâchai-je comme je me rasseyais et écoutais la radio.
— Fais une pause, mon vieux, m’incita Chuck alors que je passais en revue les appels.
— Je vais bien. Il faut que je me débarrasse de cette électricité, répondis-je tout en prenant la radio et répondant à une intervention que Michelle venait juste de dépêcher.
— Tu n’as pas besoin de retourner au poste ? demanda-t-il en regardant par-dessus son épaule.
— Putain, non. Je n’ai pas menotté ou pointé d’armes, répondis-je avec un sourire. Mais j’ai frappé quelques tibias.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 15-05-2018
« J'ai envie de te peindre », ai-je dit ou plutôt lâché.

Elle m'a jeté un coup d'œil soupçonneux.

« Me peindre ? s'est-elle exclamée en ouvrant de grands yeux. Qu'est-ce que tu racontes ?

— Juste ça : j'ai envie de te peindre. »

Mon cœur cognait de manière très inquiétante, il cognait vraiment, à la façon d'une énorme grosse caisse.

« Ah oui ? Avec deux nez et un pied qui me sortirait de l'oreille ? »

J'ai ignoré ce sarcasme sur mon style.

« Non, j'ai envie de faire ton portrait – un portrait de toi telle que tu es. »

Elle me considérait toujours avec un amusement sceptique.

« Mais tu ne peins que des choses, a-t-elle rétorqué, pas des gens, et quand ça t'arrive, tu leur donnes l'air de choses. »
Avez vous apprécié cet extrait ? 0