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Benzos



Description ajoutée par annick69 2019-11-14T09:34:07+01:00

Résumé

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller avec cette sensation de déjà-vu ? Sauriez-vous faire la différence entre le vrai et le faux ? Avez-vous une confiance absolue en vos proches ? Nick semble mener une vie tranquille, entouré de sa femme et de ses voisins. Pourtant, le jour où des amis de longue date arrivent, son existence tout entière va basculer dans l'étrange et l'impensable. Réalité ? Psychose ? Quelle preuve avez-vous finalement de votre réalité ?

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Classement en biblio - 34 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par GabrielleViszs 2019-11-16T13:18:32+01:00

Je me réveille dans mon lit, tut habillé. C'est devenu une habitude de ne pas me réveiller là où je m'endors. C'est très énervant et désagréable; mais je m'y adapte. Il fait encore nuit. Je sors mon téléphone de ma poche, 4 heures. Je descends boire de grandes gorgées de Coca et passe pisser un coup. Mes invités sont-ils à l'étage en train de dormir comme des bébés ou de s'envoyer en l'air ? aucune idée et là, maintenant, je m'en fous comme de mon premier somnifère. La honte que je me suis prise hier ! Enfin sur le coup pas vraiment la honte. Une des particularités de cet état est que notre cerveau refuse d'admettre qu'on est déchiré et nous pousse à nous comporter comme si tout était normal.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Severine-22 2020-09-19T22:18:39+02:00
Or

Une histoire machiavélique, terriblement efficace, terrifiante pour une personne qui connaît les benzos.

Jusqu’à la fin, j’ai été bluffée, je me doutais bien de quelque chose mais pas cette fin qui m’a laissée sans voix.

Un roman redoutable que je ne peux que recommander, j’ai vécu la longue descente aux enfers aux côtés de Nick Power et les ravages des abus de benzodiazépines.

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Commentaire ajouté par Enihpled 2020-07-05T10:09:23+02:00
Argent

Cette lecture a lieu dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus 2019, pour la catégorie Littérature Noire.

C'est avec une certaine hâte que je retrouve ce roman tant pendant la soumission, je le voulais absolument !

Je suis partagée sur cette lecture parce que l'atmosphère, le scénario me plaisent énormément... Mais je suis sur ma fin à la fin du livre.

Pourtant, cette histoire a pour moi un potentiel de malade. J'ai essayé de comprendre le pourquoi du comment, tout le long de l'histoire, et c'est bien ficelée, mais je suis déçu par la fin. J'ai eu la sensation d'être passé à côté de quelque chose d'un sens, et a la fois, non.

Pour autant, TOUS les rebondissements sont géniaux, il y a de quoi nous tenir en haleine tout du long ! Vraiment, j'ai eu le souffle coupé à plusieurs reprises. Les scènes sont détaillées et décrites à la perfection, j'avais l'impression d'y être. Certaines pourraient, pour les âmes sensibles nous faire tourner de l'œil.

Le sujet principal est vraiment bien, et il ne dit que la stricte vérité sur beaucoup de choses (je prends les même médicaments que le protagoniste principal); donc je sais ce qui  est potentiellement réelle. C'est flippant.

L'atmosphère est chargé tout le long, on ne sait plus qui croire, la confusion est là, aussi pour nous.

Ma lecture fut bonne, dans sa globalité, la plume de l'auteur est parfaite, fluide, et addictive.

Chacun de nous se fait une approche différente pour la fin, n'hésitez pas à venir me donner votre avis ! 

#Delphine - Chronique Accro de Romance

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2020-02-06T20:43:10+01:00
Argent

Non, Benzos n'est pas le nom d'une nouvelle céréales pour le petit déjeuner, ni celui d'une boisson chocolatée et énergique. Ce n'est pas non plus le nom du boss d'Amazon mal orthographié…

Benzos, c'est l'abréviation des benzodiazépines (au scrabble, si tu le places, tu gagne !) et si n'en prend pas, tu ne peux pas savoir que ce sont des anxiolytiques, utilisés dans le traitement médical de l'anxiété, de l'insomnie et autres.

Ne souffrant d'aucun de ces troubles, je ne peux pas comprendre que certains qui en souffrent bouffent des benzodiazépines comme d'autres des ©Dragibus.

Et Nick Power, le personnage principal de ce roman les avale à la chaîne, sans oublier de les faire descendre avec de la bière, de l'alcool ou un p'tit joint. On se dit qu'à se rythme là, soit il va clamser soit il va finir défoncé grave sa race (il l'est déjà) et commencer à avoir des hallucinations.

Ben tiens, ça commence… le couple d'amis qui est arrivé hier soir, avec qui il a mangé du rôti et qui ont disparu au matin, le rôti se trouvant toujours dans le frigo, cru… Et le couple d'amis qui revient au soir, comme si c'était leur premier jour, comme s'ils n'étaient jamais venu hier…

Moi aussi j'ai failli tourner en bourrique comme Nick ! Était-il fou ? Nous faisait-il un délire grandeur nature ?

Je n'ai plus lâché le roman tellement je voulais savoir de quoi il retournait, même si à un moment donné j'ai trouvé la couille de canard dans le pâté de foie gras d'oie (ou le contraire). J'avais bien déduis, malgré tout, il me reste quelques questions sans réponses que j'ai posées à l'auteur via un MP.

Note pour plus tard : lui demander aussi pourquoi tous les rêves de Nick sont bourrés de sexe, de pipe, de sperme et de sang… À la fin, cela devenait redondant, toutes ces scènes de cul oniriques et réelles (oui, c'est moi qui dit ça !).

Si j'ai ressenti peu d'empathie pour Nick qui se gave de cachetons à longueur de journée, j'en ai eu pour tous ces gens qui souffrent de troubles du sommeil (et autres) et à qui ont ne sait prescrire que des médocs au lieu de creuser plus loin pour trouver l'origine du problème, comme on ferait pour une dent qui fait mal, un dos, un genou…

La médecine et certains médecins ont dû ressentir le pied qui arrivait droit dans leurs parties car l'auteur frappe sous la ceinture, avec peu de mots, peu de phrases, mais tout est dit. Tiens, bouffe-le dans ta gueule (c'est plus poétique en wallon, cette expression).

Certains médecins sont très généreux avec les prescriptions d'anti-dépresseurs (j'ai vu un reportage édifiant à la télé Belge) et ça ne fait jamais que la fortune des labos pharmaceutiques puisque les gens deviennent accros sans que ça résolve leurs problèmes. Bon, eux ils pensent que ça les a résolus, mais mon cul…

Non, Nick n'est pas un personnage que j'ai aimé, mais j'ai flippé avec lui devant toutes ces journées qui avaient l'air de recommencer indéfiniment et ce couple d'ami qui n'en finissaient pas de revenir pour la première fois, encore et encore.

Plusieurs fois j'ai eu envie de plonger la tête de Nick dans de l'eau froide pour le réveiller, pour le faire stopper ses prises de médicaments, pour lui donner l'électrochoc nécessaire et qu'il comprenne qu'il foutait sa santé et sa vie en l'air avec ça.

Un petit thriller psychologique qui fait monter la tension assez rapidement, qui entretient le suspense tel un feu de camp où l'on remuerait les braises pour attiser le feu de la curiosité avant d'y verser un accélérateur pour booster le suspense encore plus fort.

Un roman court, juste ce qu'il faut pour faire passer un après-midi avec le palpitant qui palpite et le cerveau qui crépite pour tenter de démêler le faux du vrai… Bien que tout pourrait être vrai ou tout pourrait être faux… Ça, je ne vous le dirai que contre un virement sur mon compte off-shore ! Mhouhahahaha.

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Commentaire ajouté par Sylvie-332 2020-02-05T15:38:16+01:00
Or

Si vous ouvrez "Benzos" pour le lire, ce que je vous encourage vivement à faire, préparez-vous à prendre une grande claque. Préparez-vous, dès la première page, à plonger dans le grand huit de la super défonce. Et préparez-vous à adorer ça. Un roman noir surprenant et original !

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Commentaire ajouté par marie-nel 2019-12-21T15:07:35+01:00
Diamant

J'ai eu envie de lire ce roman tout simplement parce qu'il est édité chez Taurnada. Je le dis à chaque fois, mais c'est une maison d'édition qui porte bien son nom, elle crée à chaque fois une mini tornade dans la lecture. Elle est spécialisée dans le thriller et depuis que je la connais, je n'ai jamais été déçue par aucun de ses romans. Ils remplissent tous les codes des bons, voire des très bons thrillers. Sincèrement, si vous cherchez une bonne lecture dans ce genre là, n'hésitez pas à aller piocher dans les parutions de cette maison.

Et celui-ci ne déroge pas à cette règle. Il me permet de découvrir en même temps un auteur que je ne connaissais pas encore, et j'en suis ravie, c'est toujours un plaisir. Le titre m'avait intriguée, Benzos, c'était qui ? Un surnom de personnage ? Non, il ne s'agit pas de cela, on comprend vite à quoi cela fait allusion. On fait la connaissance de Nick Power, c'est son véritable nom, il lui vient d'un père américain. Il tire une certaine dérision de cela. Il est marié à Chloé et ils vivent tous les deux dans le Lot. Nick a un gros problème de dépendance à des somnifères qu'il prend depuis son adolescence. Au début, ils devaient l'aider à dormir, mais petit à petit, son corps s'est habitué, il est devenu de plus en plus dépendant, en a pris de plus en plus, même pendant la journée. Ils sont devenus une drogue dont il n'arrive pas à se passer. Avec un ou plusieurs cachets, il se sent tellement mieux... ça mélangé à de l'alcool et un joint de temps en temps, et le schéma est complet pour que Nick puisse faire face à ses journées.

Un jour, Chloé doit s'absenter pour le boulot. Ils doivent recevoir leurs amis, Pierre et Cath, qui viennent passer quelques jours de vacances chez eux. Nick est donc seul pour les recevoir. Il va tout préparer soigneusement, faire le ménage à fond (cette activité l'aide à faire de même dans sa tête), faire les courses. La première journée et soirée se passent bien, à part quelques faits la nuit qu'il pense être des hallucinations. Mais quelle n'est pas sa surprise lorsque le lendemain, au réveil, il se rend compte que ses amis ne sont plus là et qu'il reçoit le même texto que la veille lui annonçant leur arrivée. Et la journée de la veille va se répéter, dans le même ordre, les mêmes phrases, les mêmes gestes. Nick se pose alors des questions, a-t-il halluciné la veille, quel jour est-il vraiment ? Et ces faits bizarres vont s'enchainer pour lui, il va naviguer entre réalité et rêves, entre vérité et mensonge. Ses relations avec son voisinage vont également en prendre un coup, il va avoir des démêlés avec certains, d'autres vont avoir des accidents. Et quand il revit ses derniers moments avec Chloé avant son départ en formation, cette fois, il se perd de plus en plus, et plus il se perd, plus il prend de cachets avec de l'alcool, ce qui, bien évidemment n'arrange rien. Où est la part de vérité, que se passe-t-il, Nick va se le demander pendant un moment...et moi aussi en tant que lectrice, je me suis retrouvée aussi perdue que Nick.

Et cette sensation de ne plus savoir ce qu'il se passe fait que la lecture se fait de plus en plus vite, j'avais même l'impression que mes yeux n'allaient pas assez vite pour lire tellement je voulais savoir et avoir les réponses à mes interrogations. En plus, la narration se fait à la première personne du singulier, ce « je » nous fait rentrer dans la tête de Nick, on sait tout ce qu'il pense, on ressent la moindre de ses sensations, le moindre sentiment, j'ai vraiment eu l'impression de me retrouver dans la peau de Nick, à vivre son mal-être, ses élans de vitalité, à me questionner sur ce qui pouvait être vrai ou pas.. J'aime beaucoup ce procédé, il crée une telle intimité avec le personnage principal qu'on ne peut qu'être touché par ce qu'il vit, on a peur pour lui, on le voit faire des actions et on se demande alors dans quelle situation il s'est encore mis et comment il va s'en sortir. Je me suis donc attachée fortement à lui, il va avoir des révélations sur son passé, sur le pourquoi de sa prise de médicaments, et ça va le dévaster encore un peu plus. J'ai eu beaucoup d'affection pour ce personnage, j'avais envie de rentrer dans le livre et d'aller le réconforter, lui dire que tout allait bien se passer. Je l'ai plutôt regarder descendre la pente, sans pouvoir faire quoique ce soit, et c'est assez dur à vivre en tant que lecteur, on assiste à la descente aux enfers du personnage et on se demande alors jusqu'où a pu aller l'auteur.

Et il est allé loin, jusqu'au bout du bout. On a un commencement de réponse vers le milieu de l'histoire, on aperçoit un début d'explication, on en est à se dire « et si ? » mais on est encore loin de s'imaginer de là où va nous emmener l'auteur. Ce que j'ai trouvé de très bien, c'est qu'il n'en a pas fait des tonnes non plus, vu le sujet, il aurait pu faire encore plus dans le pathos et ça aurait pu partir à la dérive complète. Mais non, il a su rester sobre dans les événements et très réaliste, ce qui fait qu'on se prend au jeu et qu'on pense que Nick et les autres ont très bien pu exister. Et je ne m'imaginais pas du tout de la fin vers laquelle l'auteur allait m'amener. J'ai été plus que surprise, j'espérais très fort que la situation se redresse, mais non, l'auteur est allé jusqu'au bout et n'a pas épargné ses personnages. Quand j'ai tout compris, j'en suis restée un moment sur les fesses. Tout ce cheminement partait d'un bon sentiment, tout était bien réglé, mais tout ne se passe pas toujours comme on l'avait pensé au départ, et l'imprévu peut toujours faire tout capoter.

Je me suis attachée à Nick, comme je le disais avant, mais aussi aux personnages secondaires. On vit tout le long du roman dans une sorte de huis clos entre Nick, sa femme et son couple d'amis. De temps en temps, un voisin ou un médecin vient se rajouter au quatuor, mais tout est basé sur ces quatre personnages et c'est plutôt bien fait.

L'histoire est bien construite, l'angoisse monte crescendo, j'ai eu de plus en plus peur au fur et à mesure de ma lecture. L'ambiance est angoissante, étouffante, j'avais bien souvent envie de ralentir ma lecture pour souffler un peu, reprendre un bol d'air pur, mais je n'y arrivais pas, tellement j'étais prise dedans. Et surtout, j'avais tellement envie de savoir qu'il était hors de question de lâcher le livre avant la fin, juste ce qu'il faut pour les obligations...J'ai apprécié le style de l'auteur qui fait monter l'angoisse et le rythme de la lecture avec des phrases plus courtes, se répétant, parfois ne contenant qu'un seul mot, surtout quand Nick ne va pas bien, quand il fait des cauchemars ou tombe sous l'effet des somnifères.

Et à travers tout ça, Noël Boudou fait passer des messages importants sur l'accoutumance à ces médicaments. Il explique en préambule qu'il a été lui même dépendant de cela et à quel point il a eu du mal à s'en sortir au bout de vingt-cinq ans. J'ai connu également les effets des somnifères, pas aussi graves qu'ici, mais le moindre petit médicament est très difficile à se déshabituer. Il a ainsi pu reporter sa propre expérience sur son personnage principal, c'est pas étonnant qu'il soit aussi crédible.

Le tout agrémenté de touches musicales avec des références chères à l'auteur qui m'ont donné plus d'une fois un air à fredonner et l'envie de réécouter certains morceaux.

Pour terminer, je rajouterai juste que la couverture colle parfaitement à l'histoire et représente bien dans quel état d'esprit se trouve Nick et quelles souffrances il traverse.

Je pense que vous l'aurez compris, vu la taille de cet avis, j'ai adoré cette lecture, je pourrais encore vous en parler tellement il y a à dire et tellement ce livre est incroyablement stressant. J'ai passé un moment de lecture digne d'un grand thriller, angoissant à souhait et sombre au possible. Ma découverte de Noël Boudou est une réussite, je vais d'ailleurs suivre de près cet auteur et essayer de me procurer son précédent roman Elijah, qui, à la lecture du résumé, promet un nouveau moment de lecture intense.

Si vous aimez le thriller, noir, angoissant, prenant, n'hésitez pas et découvrez Benzos et Noël Boudou, je suis sûre que vous ne serez pas déçus !

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Commentaire ajouté par lecarnetdestitch 2019-12-16T15:26:15+01:00
Diamant

Je remercie la maison d'édition Taurnada pour leur confiance et pour l'envoi de ce service de presse. Pour le moment, je n'ai pas été déçue des romans de cette maison d'édition ; et celui-ci ne fait pas exception !

Avec ce roman, on se prend une claque ! Ce roman est un aller-simple vers les profondeurs de la folie. Vous allez avoir l'impression d'être dingue avec tous ces événements les plus dingues les uns des autres. Bienvenue dans les abysses d'un accro aux benzodiazépines !

Vous aurez, comme moi, l'impression de perdre la tête entre le réel et le faux-semblant. Un jeu auquel on se laisse volontiers berner ! Aucun indice pour prouver la culpabilité de Nick Power. Mais les pièces du puzzle se remettent en place au fur et à mesure qu'on avance dans la lecture. Une lecture qui va vous faire faire des insomnies pendant plusieurs nuits !

Les personnages sont très bien construits et dignes des thrillers psychologiques comme je les aime. Des personnages qui mettent en place un stratagème pour faire péter un plomb à Nick Power. Le tout ponctué de belles scènes meurtrières sordides !

L'écriture fluide et maîtrisée de l'auteur rend la lecture de ce roman addictive. Une fois la lecture entamée, il est très difficile de lâcher le livre des mains. Un petit page turner dont le suspens est très bien gardé jusqu'aux dernières pages !

Un roman coup de cœur que je vous recommande fortement de découvrir ! Un livre à mettre au pied de votre sapin à Noël !

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Commentaire ajouté par soukiang04 2019-12-13T19:42:32+01:00

C'est l'histoire d'un homme qui aime la vie plus que tout ...

L'histoire d'une passion amoureuse mais pas forcément celle que l'on croit ...

Une passion dévastastrice et addictive ...

Il s’appelle Nick Power, je vous invite dans son trip hallucinant ...

En voilà un thriller comme je les aime, inutile de tourner autour du pot de l’incertitude, aussitôt commencé aussitôt fini, un style sans concession, direct comme les images télévisées souvent violentes qui vous percutent de plein fouet, comme le boxeur qui vient de se prendre une branlée, pas le temps de se relever, une fois deux fois, sombrer dans les bras de Morphée, attendre un peu, il reste encore un infime espoir, tant qu'il y a de la vie, tout reste possible ! Et troisième fois.

Cette histoire, je l'ai vécue comme une descente aux enfers, celle d'une âme en perdition, quand vous êtes accro, vous savez que vous glissez sur une pente savonneuse, chaque jour se répète comme un jour sans fin, vous comptez les trains qui défilent sous vos yeux, vite encore un verre, vous faites des projets d’avenir, l'amour a enfin frappé à votre porte, vite vite une taffe, vous espérez des enfants pour voir afficher leur sourire au moment d'ouvrir les cadeaux de Noël ou d’anniversaire, vite vite vite un cachet (ou plutôt deux), vous sentez la caresse du soleil sur votre visage, des amis viennent vous voir, n'est-ce pas la belle vie ou alors, ne serait-ce que le début d’un long cauchemar ?

Peu importe le traitement, quand un auteur veut faire passer un message, souvent je devine d'autres intentions derrière, creuser un peu plus jusqu'à plus soif, comme l'archéologue qui n'en finit plus d'échafauder mille et une hypothèses sur ses découvertes, tour à tour délire psychédélique, suspense paranoïaque, une construction qui impose une dynamique spatio-temporelle à l’intérieur d’un esprit déboussolé, comportement et réactions jusqu’au-boutiste, bluffant et obsédant, aimer se perdre dans les méandres des trous de mémoire, quand le désordre devient l'ordre et vice-versa, impossible de ne pas penser à ces films et autres romans qui vous font perdre la tête, à l'endroit ou à l'envers, jour et nuit, blanc et noir, où commence et finit la réalité, flirter avec la zone rouge des sentiments paniqués, se remettre en question, trouver des réponses semble alors la seule chose qui compte, traquer la vérité quand tout n'est que paraître et son contraire autour de soi.

Si la narration à la première personne est vite devenue un axiome pour s'immerger viscéralement dans la tête de Nick, l'impuissance du protagoniste se traduit dans ses multiples échappées, dans ses travers à se libérer de ses entraves à tout prix, quitte à risquer sa vie qui ne tient qu'à un fil, l'empathie à son égard n'en est que renforcée, thriller psychologique et nerveux, la peur du manque ou de tout perdre, c'est une vertigineuse course contre la montre qui se profile au fil des pages, cet anti-héros par excellence est tellement humain que son voyage dans la spirale qui l’engloutit inexorablement pourrait être le vôtre, mordre la poussière c'est frôler souvent le point de non-retour ou de rupture mentale, comme un mauvais rêve, le songe d'une nuit d'été version bad trip, un personnage ambivalent et en prise avec ses démons intérieurs, la preuve par quatre, un thriller peut tirer quelques taffes d’à peine plus de 200 pages et faire sentir la douleur humaine de la manière la plus intense qui soit, survivre inlassablement, se relever à chaque estocade, la vie est une longue litanie, une parenthèse entre la naissance et le dernier souffle ici-bas, faut-il avoir tout perdu pour enfin prendre conscience de la valeur de la vie, faut-il atteindre sinon dépasser ses propres limites avant de déboucher enfin sur la voie de la lumière, ce sont autant d'interrogations que le personnage principal tentera d’en apprendre dans l’urgence, à ses dépens.

Le grand saut dans le vide de toutes les dépendances possibles, dérive mentale et curseur mis sur pause, la folie contagieuse grandit au fur et à mesure que l'histoire prend des proportions inquiétantes, la route est longue encore pour apercevoir le bout du tunnel, ne pas subir le temps qui passe dangereusement, flotter dans le subsconscient des émotions parasitées par des rebondissements, perdre la raison n'est-il pas la meilleure solution pour se protéger ?

Noël Böudoü aime torturer son personnage fétiche au nom digne d'un héros de Marvel, l'histoire résonne dans le continuum pour délimiter des zones de plus en plus cloisonnées, à l'abri d'un monde devenu pure démence ou plutôt n'est-il pas le produit de sa propre imagination, rarement j'ai été aussi fouetté pour comprendre la faiblesse touchante de l'être humain au bord du précipice.

L'amour est un mot qui veut tout dire et son contraire, on le trouve partout et force est de constater qu'il peut prendre des effets indésirables, jusqu'où l'amour peut-il aller, l'amitié et la passion sont deux choses étranges et paradoxalement liées, Benzos est un thriller étourdissant sur les jeux de lumière et d'ombre, une ambiance contrastant entre claustrophobie d'un monde extrême et étouffant avec celui qui se tient juste derrière la porte, prémices d'une renaissance possible.

Cette intervalle est le fruit de la gestation et des entrailles qui continuent de sourdre à la moindre montée d'angoisse, de ces peurs inconnues, le rideau qui descend insidieusement, si l'aiguille du compteur s'affiche dans le rouge complet depuis belle lurette, jusqu'où peut-on encore survivre à l'état d'apesanteur ?

Je remercie Taurnada Editions et Joël Maïssa pour leur confiance, je découvre une plume noire qui m'a scotché du début à la fin, c'est frontal, cruellement réaliste pour définir le mot dépendance, s’il est librement inspiré du propre vécu de l’auteur, si tout le monde est accro à quelque chose, Benzos de Noël Boudou est un bijou de thriller, une de ces lectures qui vous remuent et secouent, brut de décoffrage, perturbant jusqu'à en perdre ses repères moraux, en sortir indemne n’a pas sa place ici, l'amour fou et ses raisons mystérieuses ont encore de beaux jours pour alimenter tous les fantasmes et nous faire vivre des histoires déjantées et addictives, à fond les synapses !

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Commentaire ajouté par Christele-1 2019-12-10T13:46:17+01:00
Diamant

Un coup de cœur pour ce roman pas comme les autres, un thriller trop bizarre et pas mal barré. J’ai adoré me perdre dans les méandres du cerveau déjà bien court-circuité de Nick Power. Un Jeune homme dont on sait peu de chose et dont on va apprendre à connaître les conséquences de sont addiction aux somnifères et notamment aux benzodiazépines d’où le titre. Une mention spéciale à la couverture que j’ai trouvée parfaite. Très rapidement je suis passée en mode accro au style, au rythme et surtout au contenu que nous propose Noël Boudou. On accompagne la voix de Nick dans cette narration à la première personne qui nous donne la sensation d’une proximité affective avec le protagoniste. C’est déroutant et pas mal confus de suivre Nick dans ses pensées, ses actes , ses rêves et autres péripéties dont on ne sait jamais si elles sont réelles où bien si son cerveau les a inventés de toute pièce. Alors préparez-vous à une introspection bien déjantée car Nick ne dédaigne ni l’alcool ni les pétards. C’est un véritable tour de force de l’auteur d’arrivée à s’y retrouvé dans un scénario complètement tordu. Pour nous lecteur cela laisse un sentiment de mal être qui donne clairement l’envie d’éviter à tout jamais la case somnifère. Mais comment faire pour lutter contre l’insomnie, et les migraines, la solution de Nick est entrain de lui faire prendre un mauvais tournant. Un thriller hautement psychologique où l’on se régale pages après pages, cauchemars après cauchemars de quoi se triturer la cervelle et parcourir les arcanes de la dépendance. Les personnages secondaires sont un couple d’amis, la femme de Nick et un voisin, ils auront chacun un rôle à jouer et une responsabilité dans l’intrigue. Alors, ne lâchez rien, tenez bon la voile et embarquez pour le monde merveilleux des petites pilules qui font que la vie devient supportable ou insupportable, c’est selon. Bonne lecture.

http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/12/10/37724982.html

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Commentaire ajouté par Julie-176 2019-12-09T11:03:20+01:00
Lu aussi

Au fil de mes lectures, j’apprécie de plus en plus cette « petite » maison d’édition qu’est Taurnada qui commence à monter doucement. Chacune de ses publications offre de vraies surprises et de belles découvertes. Encore une fois, cela a été le cas par ce livre qui m’a retourné le cerveau mais pour la bonne cause.

Nick Power pourrait paraître comme un homme des plus ordinaires. Mais quand vient le soir, il ne peut s’empêcher de se gaver de mille et un somnifères et anxiolytiques en tout genre. En quelque sorte, trouver le sommeil est son pire ennemi. Lorsque des amis de longue date viennent lui rendre, ses certitudes s’effondrent quant à savoir s’il peut faire confiance en ses proches. Devient-il fou ou son monde est-il en train de s’effondrer?

J’avoue qu’à un tiers du livre, je me suis demandée où j’étais tombée. J’avais peur de ne pas comprendre la substance du récit et de me perdre complètement. C’est parfois déroutant, créant un certain malaise vis-à-vis de Nick. Et puis, les ficelles se mettent en place comme une toile d’araignée qui est déroulée et là, c’est le coup de foudre pour ce bouquin.

Thriller psychologique, il vous éblouira par sa maîtrise de l’addiction aux médicaments, maladie silencieuse dont des milliers de personnes souffrent sans parfois s’en rendre compte et dont les effets secondaires peuvent être plus nombreux qu’il n’y paraît. Cela sent le vécu et c’est justifié. L’auteur, Noël Boudou n’a pas honte d’avouer qu’il a lui-même souffert de cette addiction maligne et c’est une véritable mise en garde qu’il nous offre.

Nick, on l’aime ou on ne l’aime pas mais on peut ressentir aisément l’enfer dans lequel il est tombé. Par les chapitres courts, la lecture est rapide mais intense et pourtant, on aimerait y rester. Et alors, le final mais quel final. J’en ai été scotchée et ça, j’aime beaucoup!

Un tout grand merci à Joël et aux éditions Taurnada de m’avoir fait découvrir ce thriller qui sera indubitablement l’un de mes coups de coeur de cette fin d’année. Je ne peux donc que vous conseiller sa lecture.

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Commentaire ajouté par LesLecturesdAnneSophie 2019-11-29T11:16:40+01:00
Argent

Benzos est une claque. Une gifle douloureuse, mais nécessaire.

Chaque personne qui a elle-même vécu, ou qui connaît un proche qui a rencontré les problèmes que traverse Nick, reconnaîtra cette peur panique qui enchaîne et étreint l’esprit de celui qui doit faire face à l’insomnie ou à la douleur.

Au-delà de la fatigue physique que cela entraîne, la fatigue morale qui s’y ajoute semble ingérable à celui qui la subit.

Quand le peu d’heures de sommeil devient le refuge des pires cauchemars ou que chaque réveil est encore plus douloureux que le précédent, il est facile de tomber dans la dépendance.

Ce n’est ni une question de volonté ni une question de courage.

Il existe juste chez chacun un seuil, de fatigue ou de douleur.

Quand il est dépassé, on est alors prêt à tout pour repasser sous le seuil.

Même pour quelques heures ou quelques minutes.

Noël Boudou nous explique très bien tout cela, et bien plus encore, dans ce roman :

Nick a une vie que l’on définirait comme agréable : jolie maison, une boulot qui l’intéresse, un couple solide avec Chloé, sa femme, des amis sincères... Oui, décidément, sur le papier tout est parfait.

Mais sous les apparences, c’est déjà beaucoup moins idéal. Nick souffre d’une forte dépendance.

Quand Pierre et Catherine, les meilleurs amis du couple, arrivent pour passer quelques jours de vacances, Chloé a dû s’absenter pour le travail. Mais Nick est tellement heureux de revoir son meilleur ami qu’il a tout préparer au mieux.

Si la première soirée se passe très bien, le réveil du lendemain réserve de bien désagréables surprises...

A-t-il exagéré la veille ou perd-il réellement les pédales ?

Cette lecture interpellera chaque lecteur.

Vive et prenante, elle est impossible à lâcher avant la fin.

L’auteur nous conte cette histoire autant avec son cœur qu’avec ses tripes, se servant d’un style direct et sans fioritures.

Quant à l’utilisation de la première personne du singulier, elle permet elle une immersion totale dans la psyché de Nick, et le lecteur en ressort secoué et endolori, à l’image du personnage.

Bref, une lecture qui marque durablement, tant par le sujet que par la beauté de la plume de l’auteur.

Un roman à découvrir sans hésiter !

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Date de sortie

Benzos

  • France : 2019-11-14 - Poche (Français)

Activité récente

Mika07 l'ajoute dans sa biblio or
2020-12-28T19:09:05+01:00
Valeena l'ajoute dans sa biblio or
2019-11-27T13:04:36+01:00

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