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Berezina



Description ajoutée par x-Key 2016-02-24T13:21:09+01:00

Résumé

«Il y a deux siècles, des mecs rêvaient d’autre chose que du haut-débit. Ils étaient prêts à mourir pour voir scintiller les bulbes de Moscou.»

Tout commence en 2012 : Sylvain Tesson décide de commémorer à sa façon le bicentenaire de la retraite de Russie. Refaire avec ses amis le périple de la Grande Armée, en side-car! De Moscou aux Invalides, plus de quatre mille kilomètres d'aventures attendent ces grognards contemporains.

(Source : Folio-lesite.fr)

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Classement en biblio - 48 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par lou02 2016-11-05T15:30:06+01:00

Juillet, Terre de Baffin.

Six mois avant le départ.

LES IDÉES de voyage jaillissent au cours d'un précédent périple. L'imagination transporte le voyageur loin du guêpier où il s'est empêtré. Dans le désert du Néguev, on rêvera aux glen écossais ; sous la mousson, au Hoggar ; dans la face ouest des Drus, d'un week-end en Toscane. L'homme n'est jamais content de son sort, il aspire à autre chose, cultive l'esprit de contradiction, se propulse hors de l'instant. L'insatisfaction est le moteur de ses actes. «Qu'est-ce que je fais là ?» est un titre de livre et la seule question qui vaille.

Cet été-là, nous frôlions chaque jour des icebergs plaintifs. Ils passaient tristes et seuls, surgissant du brouillard, glaçons dans le whisky du soir. Notre voilier, La Poule, voguait de fjord en fjord. La lumière de l'été, brouillée par la vapeur, allaitait jour et nuit les côtes de Baffin. Parfois, nous accostions au pied d'une paroi de six cents mètres plantée dans l'eau. Alors, déroulant nos cordes, nous nous lancions dans des escalades. Le granit était compact, il fallait pitonner ferme. Pour cela, nous avions Daniel Du Lac, le plus vaillant d'entre nous. Il était à l'aise pendu au-dessus de l'eau - davantage que sur le pont du bateau. En ouvrant la voie, il délogeait des blocs. Les rochers nous fusaient dans le dos et claquaient l'eau avec un bruit d'uppercut dans une mâchoire coupable.

Cédric Gras suivait, soulevé par cette vertu : l'indifférence. Moi, je redoutais de redescendre. A bord du bateau, l'atmosphère n'était pas gaie. Dans le carré, chacun lapait sa soupe en silence. Le capitaine nous parlait comme à des chiens et nous prenait, le soir, pour son auditoire. Il fallait subir ses hauts faits, l'entendre dérouler ses vues sur cette science dont il s'était fait le spécialiste : le naufrage. Il y a comme cela des napoléons du minuscule ; en général, ils finissent sur les bateaux, le seul endroit où ils peuvent régner sur des empires. Le sien mesurait dix-huit mètres.

Un soir, avec Gras, nous nous retrouvâmes sur le pont avant. Des baleines soupiraient à la proue du bateau, nageaient mollement, roulaient sur le côté : la vie des gros.

«Il faut renouer avec un vrai voyage, mon vieux. J'en ai marre de cette croisière de Mormons, dis-je.

- Un vrai voyage, c'est quoi ? dit-il.

- Une folie qui nous obsède, dis-je, nous emporte dans le mythe ; une dérive, un délire quoi, traversé d'Histoire, de géographie, irrigué de vodka, une glissade à la Kerouac, un truc qui nous laissera pantelants, le soir, en larmes sur le bord d'un fossé. Dans la fièvre...

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Wampiir 2019-04-02T23:12:56+02:00
Or

Ce n'est pas à la base l'idée que j'ai des vacances, mais j'avoue que maintenant, ça me donne envie. Suivre les traces du passé, de l'histoire, des guerres, des combats, des héros, des soldats. C'est là un livre très intéressant à lire, racontant à la fois l'histoire des lieux et ce qu'ils sont devenus, 200 ans après les faits.

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Commentaire ajouté par fanfan50 2018-06-03T09:08:14+02:00
Bronze

L'auteur, Sylvain Tesson, doit assister en décembre 2012 à un salon du livre à Moscou et il s'avère que cette année-là, ce sont les deux cents ans de la retraite de Russie et une idée jaillit : Pourquoi ne pas revenir à Paris en side-car ? A bord d'une belle moto OURAL sur les traces du repli de Napoléon et de ses grognards. Aussitôt dit, aussitôt préparé ! Son ami, Cédric Gras et aussi Thomas Goisque, l'ami de dix ans, photographe devenu russophile plus tardivement sont de la partie. Ils découvrent l'engin, vert-kaki, dépourvu d'électronique, ne dépassant pas 80 km/heure, dont le modèle fut lancé en 1930 en imitant les BMW de l'armée allemande. Sylvain Tesson et Cédric Gras savent piloter le side-car mais non Thomas Goisque. Il ferait contrepoids. Ils lui offrent la place du mort dans un cercueil de zinc ! Mais tout se passera bien si ce n'est que ce ne sera pas une partie de plaisir et qu'il ne pourra pas lire au chaud dans le side. Ils partent donc à l'aventure le 2 décembre, jour du sacre de l'Empereur et d'Austerlitz. En fait ils seront cinq car leurs amis russes Vitaly et Vassili, eux, rouleront sur leurs Oural.

Le premier jour, ils vont de Moscou à Borodino. Puis de Borodino à Wiazma. Le troisième jour, ils partent de Wiazma à Smolensk puis de Smolensk à Borissov. Le cinquième jour ils gagnent Vilnius puis vont de Vilnius à Augustov. Le septième jour ils atteignent Varsovie et puis vont de Varsovie à Pniewy. Le neuvième jour ils vont de Pniewy à Berlin et de Berlin à Naumburg. Le onzième jour, il vont de Naumburg à Bad Kreuznach et de Bad Kreuznach à Reims. Le dernier jour ils rejoignent Paris en arrivant aux Invalides - but normal pour tout être féru d'histoire napoléonienne. Une belle épopée qu'il narre en parallèle avec celle de Napoléon.

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Commentaire ajouté par AnnBrashares 2018-01-08T12:36:06+01:00
Bronze

En parallèle de son voyage, Sylvain Tesson raconte l'histoire de Napoléon Bonaparte et son échec de la conquête de la Russie. On suit avec intérêt son expédition. On découvre le parcours compliqué qu'endurent ces voyageurs. Ils rencontrent des situations difficiles et aussi certaines parfois un touche d'humour. Un récit intéressant à l'hiver, car on sent le froid russe!

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Commentaire ajouté par LesLecturesDeLily 2017-01-12T21:26:16+01:00
Pas apprécié

J'ai écouté ce livre avec intérêt, au début, mais très rapidement, j'ai perdu le fil. Je n'ai pas réussi à rentrer dans ce récit, je suis restée sur le bas-côté de la route certainement à cause du texte en lui-même qui n'est pas passionnant pour un sou, mais aussi à cause de la plume de l'auteur qui ne m'a pas embarquée comme je l'aurais souhaité.

Lire l'intégralité de ma chronique : http://www.leslecturesdelily.com/2017/01/berezina-ecrit-par-sylvain-tesson.html#more

Blog : Les lectures de Lily (www.leslecturesdelily)

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Commentaire ajouté par zenpoete60 2016-04-25T21:47:35+02:00
Argent

Ce ne fut pas le plus intrépide des voyages de Sylvain Tesson. Treize jours de routes, fussent-elles encombrées de 15 tonnes vrombissants et bombardées de neige, en terres slavo-européennes, ne constituent pas une odyssée hors du commun. Pour le commun des mortels, sans doute, mais beaucoup moins pour l'auteur.

Ce n'est pas pour autant que le récit fut moins palpitant. Outre son originalité, j'ai énormément apprécié la juxtaposition du passé et du présent. Les chroniques historiques particulièrement précises et bien documentées m'ont téléporté dans le froid funeste et militaire qui fut si atrocement meurtrier deux siècles plus tôt.

J'ai trouvé l'écriture particulièrement rythmée et soignée.

L'hésitation apparue à l'instant d'acheter le livre s'est dissipée aussitôt que l' Oural pétaradante prit la route !

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Commentaire ajouté par stoufnie 2015-06-07T21:10:04+02:00
Argent

Ce roman nous retrace l'itinéraire de la fuite de Napoléon de Moscou à Paris en 1812. Il est d'une très grand richesse historique ( un gros travail de recherche ). Certaines citations des divers bras droits de l'Empereur sont régulièrement imbriquées dans le roman.

Du coup cela nous donne une très grande immersion de cette partie de l'histoire, limite à nous glacer le sang. D'ailleurs c'est un funeste passé qui ne m'avait pas du tout intéressée jusqu'alors. C'est extraordinaire de savoir que c'est une grande défaite de l'Empereur alors que ce n'est qu'une victoire en vérité. On ne peut être qu'en admiration par la tactique Russe mais je comprends tout à fait le sentiment d'exaltation pour Napoléon.

J'ai apprécié ce mariage du présent au passé, tout est mélangé et pourtant tout est très clair ! il n'y a aucune confusion possible.

La partie road trip n'est pas en reste, car nous ressentons le froid, les conditions difficiles des routes, les émanations de l'alcool ..J'ai aimé cette folie et cette recherche des traces du passé. c'est très enrichissante et c'est une aventure que j'aurai aimé faire mais en été ...

Le point négatif, pour moi reste la première partie . elle est longue, je ne l'ai pas trouvé intéressante. donc un début de lecture un peu laborieux . Je n'aurai gardé qu'un rappel de l'histoire afin qu'on sache les circonstances de cette retraite des terres Russes.

Le point positif , les deux cartes en préambule. Celle de 1812 et celle de 2012 dont je retournai consulter régulièrement.

Pour conclure, si vous aimez l'histoire et plus particulièrement celle de l'Empereur des Français, c'est une autre façon de découvrir cet épisode où tant d'hommes ont péri.( et de chevaux !) http://lesciblesdunelectriceavisee.blogspot.com/2015/03/berezina-sylvain-tesson.html

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Dates de sortie

Berezina

  • France : 2015-01-22 (Français)
  • France : 2016-03-10 - Poche (Français)

Activité récente

mcd30 l'ajoute dans sa biblio or
2019-09-30T09:27:50+02:00

Évaluations

Les chiffres

Lecteurs 48
Commentaires 6
Extraits 3
Evaluations 12
Note globale 7.82 / 10

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