Livres
472 566
Membres
445 340

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Il la considéra durement, avec colère et impatience.

— Putain, Abbie. Pour la dernière fois. Allez vous habiller. Nous ne poursuivrons pas cette conversation tant que vous ne serez pas vêtue.

Elle baissa les bras, et secoua la tête de frustration.

— C’est ça qui s’est passé entre nous ? Dans mon lit ? Était-ce… une conversation, Sam ? Ou plutôt un interrogatoire ?

Il serra les dents, et elle vit l’ombre de la culpabilité planer sur son visage.

— Pourquoi ne me l’avez-vous pas demandé ? reprit-elle doucement, alors que le silence pesait lourdement entre eux. Si vous aviez des questions à poser sur Cory, pourquoi ne pas me les avoir posées, tout simplement ?

Elle se passa un doigt sur le visage. Essuya d’un geste empreint de colère la larme qui roula sur sa joue quand elle reçut la vérité de plein fouet.

— Ce n’était pas la peine de me baiser, Sam, dit-elle avec un franc-parler volontaire et accusateur. M’enfoncer des clous dans la chair aurait été aussi efficace.

Et moins douloureux.

Elle l’étudia longuement. Mais ne vit rien sur son visage.

http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/

Afficher en entier

Cette femme… cette femme éveillait en lui des envies qui semblaient mettre en péril cette maîtrise. Parce qu’il ne savait pas s’il supporterait de se laisser aller, il avait préféré se retenir. Il avait préféré garder en cage une attirance qui vibrait encore entre ses cuisses.

Ça, c’était le pire de tout, vraiment le pire, se dit-il en se levant lentement. Il avait envie de tout reprendre à zéro. Il voulait l’embrasser éveillée, la caresser éveillée, l’exciter délicatement, et les emmener ensemble de l’autre côté de la limite, et au-delà.

Un coup pour l’équipe, et baise-la pour lui faire cracher l’info.

Les paroles de Reed lui revinrent en mémoire avec violence, et elles n’avaient rien d’amusant. Ce qui s’était produit n’avait rien à voir avec sa quête de renseignements. Tout avait été spontané et s’était imposé dans toute sa réalité.

C’était également l’une des plus grosses bêtises qu’il ait faite de sa vie entière.

http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/

Afficher en entier
Extrait ajouté par Matoline 2013-09-07T09:46:41+02:00

" Non. Une approche plus subtile s'imposait.

- Tu as dit qu'elle était célibataire ?

Reed inséra des pièces dans la machine à sous.

- Divorcée.

- Un petit copain ?

- A priori, non.

- Alors il lui on faut un.

Reed eut l'air écœuré.

- Je me suis débrouillé pour qu'on se croise, un soir, en me disant qu'on pourrait peut-être sympathiser. Tu vois ce que je veux dire ? Elle m'a envoyé promener sans même un "bonjour, comment ça va". Je lui ai fait passer tous les signes d'ouverture possibles, mais elle m'a carrément ignoré.

- Comment tiens-tu debout après un tel coup porté à ton amour-propre ?

- La plupart des femmes me trouvent irrésistible, mais celle-là n'a aucun goût pour les bonnes choses et je n'y peux rien. En parlant de mauvais goût, tu serais peut-être son genre, toi.

Ignorant la raillerie, Sam jeta un nouveau coup d’œil à Abbie Hughes.

- Ouais, dit-il, se sentant prêt à tout pour faire tomber Nader. Je suis peut-être son genre d'homme."

Afficher en entier
Extrait ajouté par bellajessica 2013-06-03T15:52:32+02:00

Il passait la moitié de son temps à attendre sans bouger.

S’il en avait les moyens, tout serait différent. Mais dans les faits, il était en sursis.

Il le sentait. Tout comme il sentait passer chaque seconde. Il savait également que s’il ne se sortait pas de toutes ces conneries clandestines, il finirait découpé en morceaux qui seraient dispersés dans la mer, du golfe du Honduras à Cuba.

Les gaz d’échappement et le kérosène imprégnaient l’air de l’aéroport de Pedro Sula, où il attendait Derek Styles en se demandant comment il en était arrivé là. Il se remémora l’époque où il revendait dans les rues de Las Vegas les objets artisanaux qu’il rapportait du Honduras. Un jour, il avait accepté de rendre service à un copain en échange d’un voyage gratuit au Honduras, et de la possibilité de choisir lui-même ses produits au lieu de passer par des intermédiaires lointains. Pour gagner ce billet, il n’avait eu qu’à ramener un paquet à Las Vegas.

Comment aurait-il pu refuser une telle aubaine ? Toute sa vie, il avait dû racler le fond de ses poches. Le marché du travail était restreint pour qui avait arrêté ses études après le lycée. Il avait besoin d’argent pour payer le loyer. Il devait manger. Et il s’était promis de ne plus demander d’argent à sa sœur. Alors il avait assuré la livraison. Il avait pensé que cela s’arrêterait là.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode