Livres
438 975
Membres
367 924

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par Folize 2016-11-27T20:18:24+01:00

Il repoussa ces pensées. Sa fièvre ne dépassait pas les 38°C quand il lui avait donné son médicament. Lydia lui aurait dit s’il fallait qu’il l’emmène chez le docteur.

Tout ça ne l’aidait pas avec son entretien d’embauche.

Wes redescendit. Tant pis pour le boulot. Jessie était plus importante. S’ils ne comprenaient pas ça, bosser pour eux ne serait probablement pas une bonne idée de toute façon.

Mais il pouvait peut-être demander à Noah. Il lui aurait fait confiance pour s’occuper de Jessie. Jess s’entendait bien avec tout le monde. Noah était vraiment la seule personne qu’il connaissait assez pour pouvoir laisser Jessie à sa garde. C’était difficile de trouver quelqu’un de plus responsable que lui.

Il essaya d’abord sur son portable mais ça ne répondait pas. Leur téléphone fixe sonna quelques fois avant qu’on décroche :

- Vous appelez le baisodrome de Cooper et Noah.

- Espèce de crétin ! hurla Cooper alors que Wes demandait :

- Braden ?

- Moh, je te manquais, hein ? Tu as appelé dans toute la ville pour essayer de me retrouver ? demanda Braden.

Il y avait de l’humour dans sa voix, mais aussi une petite touche sexy.

- Je n’ai pas le temps de jouer. Est-ce que Noah est là?

- Il est au boulot. Qu’est-ce qui se passe ? demanda Braden beaucoup plus sérieusement.

- J’ai un entretien d’embauche dans trois quarts d’heure, il me faut trente minutes pour y aller. Jessie est malade, Lydia travaille, et Noah aussi. Putain !

Ça faisait seulement quelques semaines qu’il s’occupait de sa nièce, et il était déjà perdu. Wes s’appuya au mur et laissa sa tête partir en arrière.

- Donne-moi dix minutes, j’arrive.

À ces mots, il ouvrit grand les yeux.

- Tu viens juste de répondre au téléphone en annonçant « le baisodrome de Noah et Cooper » et maintenant tu veux garder ma nièce qui est malade ?

- Pour être exact, j’ai dit Cooper et Noah, mais sinon, oui. Et c’est bête pour toi, mais tu n’as pas le temps de discuter.

Il raccrocha.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Folize 2016-11-27T20:14:27+01:00

- Il te fallait quelque chose ?

Braden se retourna au son de la voix fatiguée de Wes.

- Au cas où ça t’aurait échappé, tout le monde est parti.

Braden lui sourit.

- Tout le monde à part moi.

L’autre ne lui rendit pas son sourire.

- C’est là où je voulais en venir.

Wes croisa les bras.

Bon sang. Ça n’allait franchement pas être facile. Il se disait que, comme ils s’étaient entendus convenablement le temps d’aider Noah quand Cooper avait été blessé, Wes serait passé outre sa drôle d’aversion pour lui. Visiblement, ce n’était pas le cas. Braden haussa les épaules.

- Je me suis dit que tu aurais peut-être besoin d’aide. Pour nettoyer ou quoi que ce soit. Je suis sûr que tu n’as pas envie de t’occuper de ça en ce moment.

Wes ne bougea pas.

- Je peux m’en occuper avec Lydia.

- Je suis sûr qu’elle non plus n’a pas envie de faire ça. C’est pas grand-chose. Je…

- Pourquoi ? l’interrompit Wes.

Braden fit quelques pas vers lui. Il aurait pu flirter. Pour être seul avec toi. Parce que tu es sexy comme pas possible. Il lutta pour trouver ce filtre qu’il était censé ne pas posséder et répondit :

- Parce que ma maman m’a appris à être gentil et à aider les gens qui en ont besoin.

Le corps de Wes se raidit si visiblement qu’il aurait pu rivaliser avec du marbre.

- Je n’ai pas besoin de ta pitié. Si c’est…

- Pitié ? De quoi est-ce que tu causes ? Je peux te dire : la pitié est bien le dernier truc que je ressens quand je te regarde. Si tu veux, je peux te le prouver.

Dès que les mots eurent quitté sa bouche, il sut qu’il était grillé. Où son filtre était-il passé, bon sang ? Il soupira.

- Je suis désolé. Je ne suis pas venu ici pour te draguer. Je voulais juste…

- Tonton Wes ! Tonton Wes !

C’était une voix de petite fille, qui se rapprochait de plus en plus.

- Comme tu peux voir, j’ai des trucs un peu plus importants à gérer que ta queue. Tu trouveras la sortie tout seul.

Il lui tourna le dos.

- Wes, appela Braden.

Mais Wes continua à avancer, traversa la cuisine et sortit par-derrière. Braden laissa basculer sa tête en arrière.

- Putain.

Il avait vraiment merdé.

Afficher en entier
Extrait ajouté par alwayssarcastic 2018-06-20T22:04:31+02:00

Braden se leva, marcha jusqu’à lui et s’assit sur la table basse en face de lui. Wes avait des protestations sur le bout de la langue, mais il ne les laissa pas sortir. Il se contenta de rester appuyé au fond de son canapé et de regarder Braden.

— C’est quand la dernière fois que tu as fait quelque chose pour toi ? Que quelqu’un a fait quelque chose pour toi ?

Braden resta là où il était en attendant que Wes réponde.

— Quoi ? C’est quoi le rapport ?

— Tu fais des heures sup’ alors que tu es épuisé pour donner un coup de main à quelqu’un. Tu ramènes une autre personne chez lui, alors qu’on sait bien que tu voulais juste rentrer le plus vite possible. Et c’est juste ce que je sais de la journée d’aujourd’hui. Qu’est-ce que tu fais pour toi ? Qu’est-ce que tu laisses les autres faire pour toi ?

Il y avait des tas de gens dans sa vie qui avaient fait des sacrifices pour lui… Chelle, Lydia, sa mère.

— Ne fais pas comme si j’étais un héros. Et tu as gardé ma nièce aujourd’hui. Tu la gardes toutes les semaines, alors je pourrais te retourner la question. Tu fais quelque chose pour moi chaque semaine.

Braden secoua la tête.

— Non, je le fais pas pour toi. J’aime bien passer du temps avec Jessie, et tu es agréable à regarder. Je suis ici pour moi.

Afficher en entier
Extrait ajouté par alwayssarcastic 2018-06-20T21:43:18+02:00

— Puisqu’elle dort, tu peux y aller si tu veux. Je ne veux pas t’obliger à rester.

On était vendredi et Braden avait probablement quelque chose de prévu pour sa soirée.

— Non. J’ai promis à la petite que je lui ferais du bouillon de poulet, alors je vais le faire. C’était l’arme secrète de ma mère quand on était malades. À moins que tu ne veuilles que je m’en aille ?

Braden le regarda, un sourcil levé. Il faisait tout le temps ça. Ça n’aurait pas dû être aussi sexy, mais ça l’était.

Il aurait dû dire à Braden de partir. Il n’avait pas à se retrouver ainsi mêlé à leurs vies. Il ne voulait pas que Jessie s’attache à quelqu’un qui n’avait pas de raison de rester dans son entourage.

— Écoute…

Wes jeta un oeil dans le salon pour vérifier qu’elle dormait toujours.

— Je vais passer pour un connard en disant ça, ce qui, je pense, ne devrait pas trop te surprendre puisque j’en ai fait une habitude, mais c’est pas facile pour nous en ce moment. Elle a perdu sa maman. Je sais pas du tout comment élever un gamin. Je n’ai pas de temps dans ma vie pour quoi que ce soit d’autre.

Tout ça était vrai, mais ce que Braden ne savait pas, c’était qu’il n’avait jamais eu le temps pour quoi que ce soit d’autre. Lydia avait raison là-dessus.

Braden prit une minute pour répondre. Il se rapprocha de Wes et attrapa sa cravate. Et aussi simplement que ça, il se sentit brûler. Maudits soit ce type et la réaction physique qu’il avait sur lui.

— Je sais que je t’en ai fait baver, mais je comprends. Ça ne m’était encore jamais arrivé, mais tu as visiblement des choses plus importantes à faire que de me sauter.

Wes rit :

— Jamais sérieux.

— Sauf quand c’est important. Je sais faire la différence. Juste amis.

Il leva deux doigts.

— Parole d’honneur de scout.

— Ce n’est pas trois doigts ?

— Je sais pas. Je n’ai jamais été scout.

Il attrapa à nouveau la cravate de Wes et tira. Wes se laissa faire tout en se maudissant intérieurement. Son corps se retrouva collé contre celui de Braden. L’odeur de son savon le frappa à nouveau, et il sentit la chaleur du corps de Braden le contaminer.

Braden amena ses lèvres juste contre son oreille, et putain, son sexe se mit à frémir.

— Désolé. Cette satanée cravate était en train de me rendre dingue. Je voulais juste le faire au moins une fois. À partir de maintenant, on est juste amis. Parole d’honneur de scout.

Il le lâcha et recula.

Une petite pointe de colère se manifesta chez Wes, mais elle ne surpassa pas son amusement.

— Tu aurais fait un très mauvais scout.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Gwendolynee 2018-05-15T19:30:04+02:00

— Tu n’arrêtes jamais ?

Wes faillit se détourner après avoir posé la question, mais il ne s’en sentit pas capable et continua à regarder Braden, allongé à côté de lui.

— Est-ce qu’un jour tu arrêteras de faire comme si tu voulais que j’arrête ? contra-t-il.

C’était quoi, ce mec ? La moitié du temps, Wes ne savait pas comment réagir à ce qu’il lui disait, et il ne savait pas trop ce qu’il en pensait. Rien qu’avec les petits mots du matin, ou le fait que Braden soit parti au milieu de la nuit parce qu’il savait que c’était ce que Wes aurait voulu, naissaient en lui des émotions contradictoires : du respect, et l’envie de fuir.

Et c’était pour ça qu’il essayait de ne pas trop y réfléchir.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Moridiin 2018-09-18T02:36:56+02:00

— C’était qui ce mec ?

— Quel mec ?

Il savait pertinemment de qui elle parlait. Putain, Braden. Lydia l’avait remarqué.

— Tu sais qui. Il a passé la journée à te regarder.

C’était vrai. Wes n’avait pas fait exprès, mais lui aussi avait beaucoup regardé Braden.

— Eh bien tu sais qui c’est. Blackcreek n’est pas bien grand, et ça fait des années que tu vis ici.

— Oui, mais ça fait à peine un an que Braden est arrivé.

Il leva un sourcil.

— OK, d’accord. Je sais qui c’est. Pourquoi est-ce qu’il te regardait comme ça ? Est-ce que vous sortez ensemble ?

Wes gémit.

— Est-ce qu’on doit vraiment avoir cette conversation aujourd’hui ?

Lydia sourit.

— Il est canon. Si je n’étais pas mariée, il serait mon genre. Est-ce que tu as vu comment ses muscles ressortaient sous sa chemise ? Appétissant.

Entendre sa soeur qualifier d’appétissant un mec avec qui il avait passé la nuit – un mec dans la chair duquel il avait planté ses dents – était le genre d’expérience dont Wes aurait pu se passer.

— On ne sort pas ensemble.

— Tu pourrais, tu sais.

Elle fit passer ses cheveux derrière son oreille.

— Je veux dire, si tu vis ici, autant te mettre à l’aise. Avoir une vraie vie.

Tu sais qu’on te soutient. Chelle a toujours appris à Jessie que l’amour, c’est de l’amour, sous toutes ses formes.

Wes ferma les yeux à nouveau, comme pour bloquer ses souvenirs. Chelle lui avait montré le même soutien quand il avait fait son coming-out à seize ans. "Ce n’est pas qui tu aimes qui compte, frangin, ce qui compte, c’est que tu l’aimes de tout ton coeur".

Il rouvrit les yeux.

— Sans vouloir être méchant, sortir avec quelqu’un est le dernier truc que j’ai en tête en ce moment.

— Ne fais pas comme si c’était juste en ce moment. Ça fait des années que tu n’as pas été avec quelqu’un pour de bon. Ne mets pas ça sur le compte de la mort de Chelle, ou de Jessie.

Il n’avait vraiment pas envie d’aborder ce sujet maintenant. Il gratta la peinture sur la table.

— Je ne vais pas partir là-dedans avec toi. Braden est…

Qu’est-ce qu’il était, au juste ? Il ne pouvait même pas dire un ami. Ils avaient à peine passé quelques heures ensemble avant qu’il le ramène chez lui. Ils ne s’étaient quasiment pas parlé après ça jusqu’à ce que Cooper soit blessé, ou en tout cas, Wes ne lui avait quasiment pas parlé. Ensuite, il n’avait été question que de Cooper et Noah.

Mais le fait qu’ils ne soient pas amis n’avait pas empêché Braden de l’appeler deux fois ces dernières semaines. Ni de l’inviter à sortir ou de se pointer chez lui aujourd’hui.

— Braden est …? demanda Lydia.

Wes pensa à la petite fille qu’il venait de pousser sur la balançoire. La nièce qu’il était censé élever. Il pensa à sa soeur qui était morte et …

— Personne. Braden n’est personne.

Dire ça lui donna la sensation d’être un connard.

— Très bien. Je laisse tomber. Mais pour Jessie ? Elle voulait que tu aies la garde.

Son coeur enfla et sembla se briser à ces mots.

— Je n’y connais rien aux gamins, Lydia.

Elle leva les yeux au ciel.

— Personne n’y connaît rien avant de devenir parent. Ce n’est jamais comme tu penses que ce sera. Et tu sais qu’on t’aidera. On est une famille. On fera ça ensemble.

Lydia marqua une pause avant de reprendre :

— Tu sais que Jessie pourrait venir habiter chez moi, mais tu le regretterais. Si tu tournes le dos à cette petite fille, tu le regretteras.

— Je suis son oncle. Ce n’est pas que je lui tournerai le dos. Je serai toujours son oncle.

Même à ses oreilles, cela semblait une piètre excuse.

— Tu sais que ce n’est pas ce que je veux dire.

Afficher en entier
Extrait ajouté par annesophiea 2017-10-02T00:40:23+02:00

my mom is like Santa on crack

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode