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Bibliothèque de BlackRainyMood : J'ai lu aussi

Le pavillon des cancéreux Le pavillon des cancéreux
Alexandre Soljénitsyne   
Il est des chroniques plus difficile à écrire que d'autres parce qu'on ne sait pas vraiment par quel bout commencer, ni comment l'introduire.

Un peu comme un oeuf qu'une poule aurait du mal à pondre tant la lecture fut longue, dure, intensive, mélangeant des tas d'émotions qu'à la fin, on termine un peu saoule. Et devant sa page blanche.

Éliminons déjà le caillou dans la chaussure, perçons l'abcès de suite : j'avais pris plus de plaisir dans « Une journée d'Ivan Denissovitch » mais les deux romans ne sont pas comparables au niveau du nombre de pages (700 ici).

Pourtant, dans cet hôpital qui soigne les cancéreux, nous avons ici aussi un large panel de la société russe dans toute sa splendeur.

Paul Roussanov est un crétin fini (dans le sens de veule et méprisant) qui s'insurge qu'une tumeur ait osé s'en prendre à lui, cadre zélé du parti communiste ! Non mais… Il est exigeant, s'insurge qu'on ne l'ait pas encore examiné après 18h et menace toujours de porter plainte.

Face à lui, Kostoglotov, un relégué qui a vécu les purges staliniennes, les camps du goulag et la guerre. Un personnage que j'ai mis du temps à cerner…

Nous avons aussi, pour équilibrer le bateau, le bienveillant Sigbatov, condamné à se faire emporter par sa maladie, le cynique Pouddouïev, un moribond désoeuvré… Chaly qui boit de la vodka,

Sans oublier l'étrange Chouloubine, qui contemple la salle, silencieux. du côté des médecins, on a la dévouée Lioudmila Dontsova, Vera Kornilievna Gangart dont la vie se résume à son travail, le serein Léonidovitch, le chirurgien respecté, et Zoé, l'impudente et naïve infirmière.

Dans cet espèce de huis-clos où toutes ces personnes sont obligées de cohabiter, malgré leurs différences de statut social (le Roussanov a refusé le pyjama de l'hosto et a amené le sien), vous n'échapperez pas aux méthodes de soin de l'époque – déjà des rayons, oui ! – ni aux regards des médecins sur ce crabe qu'ils tentaient déjà d'enrayer à l'époque.

L'époque, parlons-en, tien ! Elle n'est pas de tout repos non plus… 1955, Staline est out, mort et embaumé, et le pays est dans une phase de déstalinisation, ce qui n'arrange rien.

La maladie, par contre, les met égaux, se fichant pas mal qu'ils soient ancien prisonnier ou cadre du parti ! Là, c'est égalité. Et la maladie vous montre aussi une part peu connue des gens malades. Pas toujours la meilleure chez certains.

Malgré le fait que j'ai aimé découvrir ce petit monde qui souffre, qui espère, qui partage, qui se chamaille, qui perdent courage, qui se battent, j'ai souffert de certaines longueurs dans le roman au point que j'ai sauté des lignes.

Problème aussi, le nom des personnages qui changent souvent, étant appelé selon un nom et ensuite un autre… ça n'aide pas ! Lioudmila Afanassievna alias Dontsova, par exemple ou Paul Nikolaievitch qui est ensuite appelé Roussanov ou Paul Nikolaievitch Roussanov. Bon, lui, vu son caractère de chien, il était reconnaissable.

Soljenitsyne a été soigné dans un pavillon pour cancéreux et il a connu le goulag… Kostoglotov devait lui ressembler un peu. Un homme qui a connu l'horreur dans la vie et qui malgré tout, avance encore et toujours. J'ai aimé le personnage.

C'est un roman sombre, qui vous parle de ce régime qui oubliait sciemment ses membres les plus faibles et qui se complaisait dans ses odieuses certitudes.

Un roman qui vous ouvrira tout grand les portes de la souffrance humaine…

Un roman qui vous fera découvrir la Russie du 20ème siècle, celle de tous les excès, sa grandeur, ses injustices et l'amour énorme que portent ses habitants à leur chère patrie.

Un roman où il ne faut pas vraiment chercher un récit, une histoire, du suspense, car vous êtes juste face à un panel de patients et des médecins qui sont confrontés à la maladie et au manque de place dans cet hôpital de Tachkent

Un roman sombre, un roman qui dénonce un régime, un roman humaniste aussi, qui met en avant la capacité de l'humain à s'inscrire dans son destin. Ou pas.
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
Harper Lee   
A travers les yeux d'une petite fille, on montre la ségrégation aux Etats-Unis. Le style est léger et drôle, mais derrière se cache une histoire pesante. Je le conseille à tout le monde.

par myosotis
American Psycho American Psycho
Bret Easton Ellis   
C'est compliqué de dire précisément ce que j'ai pensé d'American Psycho.
Pour partir sur quelque chose, j'aime bien les histoires me racontant la façon de penser et de vivre de personnes très différentes de moi, que ce soit dans les goûts, les opinions, les valeurs, etc. Lorsqu'un auteur parvient à me lier émotionnellement à des personnages très éloignés de que je considèrerais normalement comme "noble" est un tour de force qui m'a toujours fasciné.
Lorsque je cherchais une histoire de tueur en série, je m'attendais à une démarcher similaire. Et bien, pour American Psycho ce n'est absolument pas le cas. Pas un seul moment, l'auteur n'a pour objectif de te faire accepter le personnage, de provoquer de l'empathie pour lui, ou tout simplement de le rendre humain. Pas une fois.
Et je crois que c'est ce traitement du thème qui m'a premièrement troublé lors de ma lecture. En décrivant la folie et l'horreur d'un homme, Ellis nous rend tout les aspects de sa vie détestable. Tout, TOUT, dans ce roman est détestable, que ce soit le milieu social décrit (l'Amérique de Reagan, fin des années 80, où l'argent est roi), les obsessions des protagonistes (que l'écriture rend très bien en adoptant une sorte de tic qui consiste à décrire précisément les marques des vêtements de chaque personnage, le prix de chaque chose, le thème de l'émission de télé du matin, etc.) ou plus basiquement les scènes de torture atroces et inhumaines.
Plus largement, le fait que le narrateur adopte le même ton froid pour tous les aspects de sa vie : que ce soit un diner avec des amis, un démembrement, une scène de sexe, tout sera traité également avec le même froid et presque détaché de la scène. L'effet glaçant est très réussit.
Parallèlement, mêmes les chapitres prêtant à plus d'intimité avec sa famille (lorsqu'il est au chevet de sa mère par exemple) ont un effet détonnant puis-ce qu'on a l'impression d'être sur le point de changer de registre, sur le point de voir un aspect humain du personnage... Mais, méthodiquement, l'auteur arrête d'écrire et passe au chapitre suivant avant cela. Et c'est repartit pour des chapitres froids...
Globalement ce livre est très, très, très monotone, et si ça peut paraitre une critique ce n'en est pas vraiment puisqu'il réussit (par je ne sais quel miracle) à ne jamais être vraiment ennuyant. Alors que l'histoire comme l'écriture se font volontairement détestable, on se surprend à continuer de lire, dans un plaisir grinçant.

Vraiment, je ne sais pas trop quoi penser de ce livre. L'écriture est parfaite pour le style, audacieuse lorsqu'il le faut, tout en nuance, froide et calculé lorsqu'elle s'y prête. Les passages rédigés à la façon du théâtre, les chapitres sous forme de critique musicale journalistique, ce moment où le narrateur se détache tellement qu'il commence à se désigner lui-même à la troisième personne... il y a des passages de ce livre qui sont des tueries de lecture, sérieusement. Mais la démarche anti-emphatique entreprise par l'auteur n'est vraiment pas plaisante (à juste titre) et j'ai traversé tout le roman non pas avec un malaise (tel que voulu par l'auteur) mais avec une profonde attitude dubitative, ce qui est le contraire de l'effet recherché.
La forme est superbe, le fond tient la route, mais la démarche de l'auteur n'a pas fonctionné sur moi, ce qui est vraiment dommage.
Mais je reconnais à ce livre de vrais qualités et, si je ne le conseillerais pas forcément, sa lecture me laisse assez satisfait.
Les Voisins d'à côté Les Voisins d'à côté
Linwood Barclay   
Comme tous les livres de Linwood Barclay, pleins de suspens! J'adore ces livres car en plus d'être addictif ils sont intriguant. On pense toujours savoir comment ca va finir et pourtant la fin est toujours surprenante loin de ce que l'on avait imaginer.
Je le recommande a tous ceux qui aime les thriller.

par Naniee
Forbidden Forbidden
Tabitha Suzuma   
Ce livre ne m'attire pas du tout au début, mais après avoir lu et vu pleins d'avis positifs, je me suis lance et je ne regrette pas du tout me lecture !
L'histoire est superbe, magnifique, émouvante tout en traitant un sujet pourtant très tabou.
L'auteur a une écriture simple mais magnifique, le roman se lit vit.
Je le recommande a tous.
Un monde pour Clara Un monde pour Clara
Jean-Luc Marcastel   
Oh Mon Dieu. Je sais qu’il n’est absolument pas censé de commencer une phrase, et surtout une chronique littéraire par les mots « oh mon Dieu », mais je dois dire que sur cette lecture, sur ce livre, sur ce bouquin, sur ce chef d’œuvre, je me suis littéralement « pris une claque ». Il va être difficile de décrire avec précision combien cette lecture m’a plu… Mais je vais tenter de vous en donner tous les aspects et tout mon ressenti !

Il s’agit donc, pour clarifier les choses, d’une dytopie à l’état pur. Jean-Luc Marcastel met en situation des personnages plongés dans un monde tel que le notre, dans lequel l’économie compte pour l’économie, et le développement durable compte… Pour du beurre. Laissée de coté, la planète, hors des champs de vision, l’environnement, out, le développement durable. Peu importe la Terre sur laquelle vivront nos enfants, peu importe combien l’air est irrespirable.
C’est donc dans un monde tel que le notre que l’action prend place, et que l’on retrouve le même type de catastrophes liées aux actions de l’homme : les Gravelines, par exemple , sont une explosion du type Fukushima, qui affecte les familles des personnages de notre livre, allant jusqu’à faire mourir la fameuse Clara, sœur de Diane, et la famille de Léo, protagoniste également. De plus, on retrouve l’évocation de Fukushima et d’Haïti, autres grandes catastrophes naturelles (plus ou moins naturelles) de notre histoire.
Après une révolution dans les rues de Paris, Diane, sœur de Clara, reçoit une balle des forces de l’ordre, et tombe dans le coma. A son réveil, dix ans plus tard, le monde est un monde guidé par les écologistes, les Enfants de Gaïa, dans lequel bien des choses ont changé, mais est-ce pour le meilleur ?

J’ai été épatée, transportée, époustouflée, bouche bée par la plume de Marcastel. Non seulement le livre est bien écrit, mais en plus, le thème est bien dirigé. Tout est clair et l’auteur sait ou il va. Les idées s’enchainent sans anachronisme ni incompréhension. Chaque détail de ce nouveau monde écologiste est passé au peigne fin : Paris sans les voitures, l’électricité, les médicaments, l’industrie, l’économie, les opposants au régime, les dérapages qui ont parfois lieu, les inégalités résultant de ce nouveau régime…
Car il en existe énormément, des inégalités, et c’est ce qui m’a énormément plu. On crée un monde dans lequel la population se stérilise afin de ne pas avoir d’enfants dans des buts écologiques ! On endoctrine les enfants dès le début de l’école avec des lois apprises par cœur, on interdit de se soigner par des médicaments, on interdit la chasse, l’exploitation du milieu. Et petit à petit, on découvre le monde extérieur, hors des grandes villes et de la richesse. Diane, devenue une icône, ne peut supporter ce monde devenu véritable dictature.
Marcastel approfondit le sujet et va au bout de ses idées : Diane se retrouve en campagne, là ou la vraie vie existe. Corruption, inégalités, injustice, sont dévoilés. En effet, on observe les supérieurs profiter de leur pouvoir, on observe comment sont traités ces enfants qui ne sont pas supposés naître, on observe combien il est difficile de vivre sans viande, à moins de le faire illégalement… Marcastel nous plonge dans la dystopie sous tous les aspects. Tout est crédible, tout est impressionnant et prenant, touchant, bouleversant.

Les Personnages sont également bouleversants. Diane, dont le nom inspiré de la déesse de la chasse Gréco-Romaine, autrement nommée Artémis, est attachante. Elle fait des erreurs, lesquelles sont compréhensibles. Avec ses faiblesses, mais aussi ses points forts, elle est touchante, et nous entraîne au plus profond du livre. En voyant le monde de son point de vue, au travers de ses yeux, une véritable réflexion s’ouvre.
Le livre se construit également autour des membres de sa famille : sa sœur morte dans l’incident des Gravelines, celle qui lui offrait sa force, la fameuse Clara. Ses parents disparus depuis son réveil… Tout est mystère, mais tout se résous petit à petit, et agréablement sans gêne, car Marcastel tient une histoire parfaitement équilibrée.
Léo est également touchant. Par sa haine contre le système il développe une haine contre l’humain, et fait parfois également des erreurs. Dans le livre, chaque personnage tient une place importante et n’est pas là au hasard. La famille que rencontrera Diane en campagne joue également son rôle, et est attachante, d’une beauté à en pleurer.

Car il est vrai que ce monde pourrait être le notre, que cette situation, ce régime parfait finalement si totalitaire, pourrait être le notre. Nous pourrions tous nous retrouver des Clara, des Diane, des Léo. Qui sait de quel coté nous serions ? Le livre est moral, réfléchi, drôle, et attachant. Triste, sensible, émouvant, je n’ai pas assez de mots pour dire combien il m’a plu, mais je sais dire combien j’ai ressenti en le lisant.



Il est nécessaire donc, de dire que ce livre restera pour longtemps dans ma mémoire et qu’il est une de mes lectures préférées. Je pense qu’on ne peut pas passer à coté de cette nouvelle sortie Black Moon.



L’auteur, français, une première pour la collection, possède un véritable talent, et le livre n’est autre qu’un des plus beaux qu’il m’ait été offert de lire !
Qui ? Qui ?
Jacques Expert   
J’ai vraiment aimé l’idée que le livre se concentre sur une période très courte. La durée d’une émission, une heure dans la vie de quatre couples.
L’histoire pourrait sembler banale comme des meurtres qu’on peut voir à la télévision dont les affaires ne sont pas résolues et ne le seront malheureusement pas…
Mais là Jacques Expert choisis vraiment d’approfondir les choses, minutes par minutes.
Nous avons donc la vie de ces quatre couples qui a basculé un jour de mars.

Jacques Expert nous fait partager non seulement l’émission et dont l’enquête qui a durée des mois pour ne pas dire des années mais aussi la vision de ces quatre couples qui bien tranquillement installés dans leur fauteuil se rappellent.
Au début de l’histoire je pensais que l’auteur allait nous dévoiler tout de suite le nom de l’assassin et je me demandais alors pourquoi lire ce livre, mais petit à petit non se rend compte qu’en fait il veut nous faire réfléchir et nous montrer à travers les quatre points de vue externe des couples tous pouvaient être le meurtrier.
Le meurtrier même si c’est un montre pouvait être monsieur tout-le-monde.

Petit à petit au fil de l’histoire Jacques Expert mêle aussi des points de vue internes de l’homme, l’assassin, et de sa femme sans toutefois nous dire qui ils sont. Ce n’est que dans l’épilogue que l’on découvre enfin qui est vraiment le meurtrier.
On peut donc vraiment se faire sa propre idée de l’assassin, je l’ai d’ailleurs fait et je me suis bien trompée… C’est donc que le challenge de l’auteur est réussi, du moins c’est ce que je pense !

Au niveau des descriptions des personnages le physique pourrait être plus travaillée c’est vrai que ça manque de descriptions mais les sentiments et ressentis eux sont bien fournit et on peut facilement comprendre ce que ressentent les personnages.
J’ai beaucoup aimé le fait de mettre des passages de l’émission, elle aussi a son importance et finalement on peut considérer l’émission comme un "personnage" à part et important dans l’histoire.
Ce qui est intéressant aussi c’est que Jacques Expert nous décortique minutes par minutes l’histoire en revenant et au travers de l’émission et grâce aux souvenirs des personnages sur l’enquête et les souvenirs que garde ces derniers.

L’histoire est vraiment bonne, j’ai eu quelques réticences au début mais finalement je trouve que c’est un bon roman que tout le monde peut lire. Il n’y a pas de scène cru ou violente. L’histoire se concentre vraiment sur cette émission et sur l’état psychologique des personnages. Ce qui pourrait un peu manquer c’est de temps en temps des points de vue du commissaire chargé de l’affaire, c’est vrai que ce point de vue-là manque un peu je trouve.

http://fais-moi-peur.blogspot.fr/search/label/affaire%20n%C2%B0018

par manue14
Le Secret de Crickley Hall Le Secret de Crickley Hall
James Herbert   
Il n'y a pas à dire, James Herbert est le maître du roman d'horreur. C'est bien la première fois, qu'un roman basé sur une maison hantée, me tient autant en haleine et me fasse autant frissonner.
Frissonner, je devrais plutôt dire m'est autant effrayé !
C'est là que je me suis rendue compte, que mon idée de lire ce roman en pleine nuit, n'était pas forcément l'idée du siècle.

Mais même si je reconnais le talent de cet auteur, je ne peux pas dire que ce soit un coup de coeur.
Plusieurs choses m'ont dérangé au cours de ma lecture.
La première étant les descriptions interminables tout au long de l'intrigue. Je comprends bien que l'auteur doive décrire Crikley hall en détail pour que le côté effrayant ressorte, là pas de souci mais TOUT, absolument tout est décrit en long et en large. Comme la fois où la famille va dans une épicerie. Il ne faut pas moins de 10 pages pour décrire ce que contient l'épicerie et les étagères de celle-ci. Long, trop long. J'avoue avoir sauté des paragraphes inutiles.
L'auteur aurait pu raccourcir ce gros pavé, d'au moins 200 pages.

Les personnages quant à eux, ne sont pas très intéressants. Eve est terriblement égoïste et son mari Gabe, lui est plutôt en retrait par rapport à l'histoire. Disons que je me suis plus inquiétée pour Chester, le chien, que pour la famille en elle-même.

Pour ce qui est de l'intrigue, je l'ai trouvé originale et crédible mais certaines scènes m'ont choqué par leur cruauté et leur violence. Peut-être suis-je trop sensible mais je n'ai pas aimé le côté noir et malsain de l'histoire.

En résumé, je dirai que l'histoire faut le coup d'être lu pour son côté effrayant, très travaillé mais qu'il ne faut pas non plus s'attendre à lire un roman extraordinaire.

par Avalon
Le Livre de Perle Le Livre de Perle
Timothée De Fombelle   
Il a suffi de cette première phrase : « Qui pouvait deviner qu’elle avait été une fée ? » pour me replonger à nouveau dans cet univers exquis, travaillé, décalé propre à Timothée de Fombelle.

Je me suis donc plongé avec douceur dans Le Livre de Perle, dans cet enchevêtrement subtil d’histoires parallèles, qui finissent toujours par se lier, via ces petits détails que l’on avait remarqué sans savoir vraiment où ils nous emmenaient. Timothée de Fombelle nous emmène, oui, à travers le Paris de l’entre-deux-guerres, de la guerre, de l’après-guerre, à travers les amandiers de Provence, à travers le lac gelé d’un royaume lointain où règne un roi tyrannique, à travers cette forêt de France et ses petites grenouilles, à travers cette formidable maison Perle qui fabrique des guimauves et dont je suis tombé amoureux.

Timothée de Fombelle nous emmène loin, sans jamais vraiment nous déconnecter de la réalité triste de notre monde. Il ne nous perd pas, mais nous fait voyager à travers ces 3 histoires mélancoliques : celle de l’auteur lui-même, qui a réussi le pari de s’infiltrer avec brio dans l’histoire, celle d’un prince amoureux banni de son royaume (il existe, j’en suis convaincu !) et qui passera sa vie à essayer d’y revenir, et celle d’un marchand de guimauves, qui deviendra un vieillard replié de la société, dans sa petite cabane au bord de la rivière, où il entasse ses valises.

Mais Timothée de Fombelle réussit un tour de main avec ce roman différent des (formidables) Vango et Tobie Lolness. Car celui-ci est personnel, touchant, nostalgique, comme ci Timothée de Fombelle essayait de nous faire passer un message : ces royaumes existent, ces royaumes de princes charmants, de fées, de magiciens, de rois tyranniques …

Le Livre de Perle, c’est de la mélancolie, de la nostalgie, de la virtuosité, de la simplicité, de la beauté, de la subtilité, de l’habilité, de la puissance, et c’est la littérature jeunesse à son point culminant, et le petit drapeau est planté.

PS : je l’ai en dédicacé ! Niarf niarf ….

CRITIQUE COMPLÈTE SUR https://lecturefolle.wordpress.com/2015/01/29/le-livre-de-perle-de-timothee-de-fombelle/
Trente-six chandelles Trente-six chandelles
Marie-Sabine Roger   

Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger
29 FÉVRIER 2016 ~ SERIALBOOKINEUSE ~ MODIFIER
36Résumé :

Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, à l’heure de son anniversaire, Mortimer Decime attend sagement la mort car, depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à onze heures du matin, le jour de leurs 36 ans.
La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Y a-t-il un gène de la scoumoune ? Un chromosome du manque de pot ?
Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d’une malédiction familiale ?
Entre la saga tragique et hilarante des Decime, quelques personnages singuliers et attendrissants, une crêperie ambulante et une fille qui pleure sur un banc, on suit Mortimer finalement résigné au pire.
Mais qui sait si le Destin et l’Amour, qui n’en sont pas à une blague près, en ont réellement terminé avec lui ?

Mon avis

Mortimer Decime (qui ne se lit pas Décimé voyez-vous) va avoir 36 ans et en ce jour il s’est préparé à mourir. Pourquoi? Comment? Me direz-vous! La réponse est toute simple: depuis plus de 4 générations, les ainés de sa famille sont victimes d’une malédiction qui entraine leur mort le jour de leurs 36 ans.
Nous retrouvons donc Mortimer vêtu d’un costume d’enterrement et allongé bien sagement dans son lit en attendant l’heure fatidique de sa mort, à savoir 11h. Ce dernier s’est préparé à cette échéance depuis des années et rien n’a été laissé au hasard si bien qu’il a démissionné de son travail, résilié son bail, couper l’eau et l’électricité et vendu sa voiture.
Un peu avant 11h, un contre temps du nom de Paquita fait son irruption chez lui. Cette femme à l’apparence extravagante est la seule amie de Mortimer et gère un camion à crêpes avec son mari, Nassardine, venu de son Algérie natale à 19 ans. Le destin est toutefois contrarié car l’heure passe et Mortimer est toujours vivant…
J’ai apprécié cette lecture surtout que l’auteure traite le sujet de la mort et de l’incertitude quant à son échéance avec humour et légèreté.
Les personnages qui gravitent autour de Mortimer sont hauts en couleur, bons vivants et débordants d’amour et de tendresse, contrairement à ce dernier. En effet, il devenu morose et taciturne par la force des choses ou d’une dite malédiction, s’empêchant de vivre pleinement sa vie et évitant tout attachement affectif. J’ai bien aimé l’évolution de Mortimer qui doit réapprendre à vivre, lui qui n’a vécu que pour mourir.

En bref, je ne vais pas dire que ce livre m’a marqué mais il fait du bien au moral ^^
https://serialbookineuse.wordpress.com/2016/02/29/trente-six-chandelles-marie-sabine-roger/

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