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Extrait ajouté par TommyRollrbox 2020-09-07T04:35:27+02:00

Les trois lampes torches zèbrent la fosse.

Un rectangle parfait. Un mètre trente de long, cinquante centimètres de large. Du sur-mesure.

Il ramasse la pelle, la charge de terre et en arrose le trou. Une seule pelletée et les jambes sont déjà recouvertes ; on ne voit plus que les orteils. Des orteils doux comme des galets, froids comme des glaçons, qu’il aimerait toucher du bout des doigts.

Doux et froids.

Il jette un nouveau tas de terre humide sur le ventre. Elle se loge à l’orée de la cage thoracique, dans le nombril ; le surplus glisse sur les côtés. Quelques coups de pelle supplémentaires et il aura terminé.

Rapide, dis donc, cette histoire.

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Extrait ajouté par lelette1610 2019-09-07T22:03:19+02:00

Survivre à un camp de concentration est une prouesse inimaginable. On parle de la barbarie des camps nazis, mais seuls les survivants savent quel type d'horreur il y a derrière les mots.

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Extrait ajouté par lelette1610 2019-09-07T22:02:55+02:00

Et soudain elle les entendit. Tous ces enfants. Leurs hurlements. Sombres et sauvages. Des lamentations pétries de chagrin et de désespoir. Elle posa sa main sur celle de l'enfant qui gisait à côté d'elle, une menotte glaciale et maigre et elle lui dit de pleurer, de pleurer avec tous les autres jusqu'à ce que sa peine ne pèse plus sur son cœur, jusqu'à ce que la douleur s'évanouisse. Elle lui dit que, maintenant, elle les entendait tous, et qu'ils n'étaient plus seuls.

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Extrait ajouté par petitspock 2018-10-29T12:18:02+01:00

Deux mois plus tôt, assise en face de Rosemary à la prison de Low Newton, au nord du pays, Alexis avait examiné les mains de la criminelle, menues et délicates ; ces mains qui avaient rossé, étranglé, violé. Ces mains que Rosemary inspectait tout en racontant comment elle avait tué sa fille.

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Extrait ajouté par NathalieL 2017-03-01T10:33:33+01:00

« Sa lampe frontale éclairait la plage au rythme de sa foulée. Le serial killer lui parlait à travers chacun de ses actes, mais elle était incapable de comprendre son langage et le portrait qu’elle avait brossé de lui était toujours aussi flou. La frustration la rongeait. Pour y remédier, elle avait besoin d’espace, de nature. De se recentrer. De se discipliner. Comme le faisceau d’une poursuite, ses pensées devaient se focaliser : éclairer l’affaire et seulement l’affaire, sans se disperser. Voilà pourquoi, la veille, elle s’était échappée de chez Bergström : pour éviter les distractions et toute frivolité. »

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Extrait ajouté par NathalieL 2017-03-01T10:30:46+01:00

« Le grincement des freins se mêla à une clameur confuse, mélange d’aboiements féroces et d’ordres jetés en allemand. La porte du wagon s’ouvrit sur un groupe de soldats. Trois d’entre eux tenaient en laisse des chiens loups, la gueule écumante, qui bondissaient vers les nouveaux arrivants.

RAUS ! RAUS !

Le premier rang de prisonniers s’avança prudemment. Dans une pluie de craquements, les crosses et les bâtons s’abattirent sur les têtes, les épaules, sur les mains levées en signe de protestation. Les chiens étaient lâchés sur ceux qui ne parvenaient pas à se relever.

RAUS !

Au fur et à mesure que les prisonniers sortaient du wagon, les morts tombaient sur le quai comme des poupées de chiffon. Leurs dépouilles étaient écrasées par ceux qui, fuyant les coups, essayaient de survivre.

La matraque n’atteignit Erich qu’à l’épaule et au genou ; il échappa aux chiens et rejoignit en courant la file d’attente. »

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Extrait ajouté par AnitaBlake 2015-10-24T10:15:17+02:00

Dix minutes plus tard, ils s’arrêtèrent devant un immense hangar. Le repos était proche.

Mais, lorsque Erich pénétra dans le bâtiment, il ne découvrit ni les piles de vêtements ni le repas qu’il s’attendait à y trouver. Le choc l’immobilisa, hagard. Un prisonnier derrière lui le poussa vers un homme brun, armé d’une tondeuse. Au fil des passages sur son crâne, ses cheveux fins et blonds tombaient avec une grâce douloureuse sur des boucles brunes qui gisaient déjà là.

L’homme s’empara d’un rasoir et s’attaqua à ses aisselles, à ses bras, à son torse et à ses jambes. Lorsque le rasoir se posa à l’orée de son sexe, Erich ferma les yeux. L’humiliation le vida de ses forces. Il tourna docilement la tête lors de l’inspection des oreilles. On lui ouvrit la bouche pour examiner sa gorge desséchée. Ses lèvres craquelèrent et se mirent à saigner.

On le conduisit ensuite à coups de matraque vers une gigantesque baignoire. Un coup de botte dans le dos l’y fit basculer. Il reconnut aussitôt l’odeur du phénol. Il avait l’impression que sa peau prenait feu. Il s’immergea comme un SS souriant le lui demandait, en fermant la bouche et les yeux, et en ressortit dès qu’on lui fit signe. Lorsqu’il arriva sous le jet d’eau froide, il ouvrit grand la bouche, oubliant combien son corps le brûlait.

Le gars du train avait raison. C’était bien l’enfer qui les attendait au bout de ce long voyage. Mais un enfer organisé.

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