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Bibliothèque de booklove02 : Ma PAL(pile à lire)

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Jane Eyre Jane Eyre
Charlotte Brontë   
Très joli roman. J'ai beaucoup aimé. Charlotte Brontë n'est pas tout à fait dans le même registre que Jane Austen car Charlotte a un univers beaucoup plus sombre que Jane

par marjolen7
Ravage Ravage
René Barjavel   
C'est un livre incroyable. L'histoire presque plausible de toute une société qui s'effondre et se détruit elle même à cause d'une chose aussi banale qu'une coupure d'éléctricité. C'est terrifiant, et pourtant ça n'est pas totalement impossible que ça nous arrive un jour! Enfin bref, un livre magnifique.

par Idle
Le K Le K
Dino Buzzati   
Un livre splendide, reprenant les thèmes chers à Dino Buzzati, à savoir l'angoisse de la mort, la déchéance et le sens de la vie, avec beaucoup d'humour. Un chef d'oeuvre.
L'Écume des jours L'Écume des jours
Boris Vian   
Un petit roman riche de métaphores et d'images poétiques se laissant lire comme on boit un breuvage doux et sucré. Malheureusement, le bonheur n'est pas toujours le synonyme de l'amour. Les descriptions de l'innocence et les symboles de cette histoire d'amour surnaturelle, nous enveloppe (si on se laisse entraîner) par des jeux de mots (néologisme, inversion, déformations...), des points de vue satirique (religion, société, monde du travail, amitié...). La lecture de ce livre n'est rien d'autre qu'un rêve éveillé. J'ai aimé rêver avec ces personnages innocents.
Les Fourberies de Scapin Les Fourberies de Scapin
Molière   
La première pièce de Molière que j'ai lue et je l'ai adoré. Le fameux "Mais qu'allait-il faire dans cette galère" est comique à souhait et Scapin.. irrésistible ;)

par emy27
La Servante écarlate La Servante écarlate
Margaret Atwood   
https://jukeboxcornerblog.wordpress.com/

Je ne saurai dire à quel point ce livre me révolte, m'horrifie, me glace le sang... Depuis le début de sa lecture il me trotte dans la tête et me hante.
Margaret Atwood parvient à entretenir le suspens du début à la fin en distillant ses informations au compte-goutte. Tandis que le lecteur se convainc qu'un tel retournement, une telle société ne pourrait pas se mettre en place, l'autrice nous prouve le contraire. Bien sûr, elle a en tête le régime nazi et toutes ses pratiques, l'ex-URSS et cette cruelle séparation que représente le rideau de fer, le terrorisme islamiste montant dans les années 80 mais aussi toutes ces communautés religieuses extrêmes telles que les amishs, les mormons... De cet amalgame historique naît sa finalement très probable République de Gilead.
Le récit couvre trois périodes charnières: avant le changement, la période d'endoctrinement et le présent de l'action. L'héroïne, Defred (Offred en VO) jongle brièvement entre les unes et les autres de façon assez décousue ce qui donne rapidement cette sensation de frustration et d'avidité quant aux informations mais surtout laisse tout le loisir au lecteur de combler les blancs avec toutes les horreurs qu'il peut imaginer.
Le récit à la première personne s'attarde sur le ressenti de Defred. Car il y a ce qu'elle parait et ce qu'elle retient en elle. On la sent littéralement prisonnière de son corps tant on l'a dépossédée de tout: elle n'a plus de nom (Defred est la façon de nommer indifféremment toutes les servantes qui se succèdent chez ce commandant), plus de sentiments (elle les réprime pour ne pas se trahir et survivre dans cette société) et surtout elle ne dispose même plus de son corps. Ce qui lui reste, ce sont ses souvenirs douloureux et lointains, mais néanmoins vitaux, qui pourraient la faire basculer dans la folie si elle s'y attarde de trop et l'éventualité de mettre fin à ses jours si elle en trouve le moyen.
Certains pourront trouver cette femme très lâche, s'attendant à de l'action et des soulèvements à la Hunger Games ou Divergente, moi je la trouve très courageuse et surtout très forte pour endurer tout cela sans craquer. Dans cette société qui brise les individus et où sont entretenues terreur, paranoïa, délation, elle prend bien plus de risques qu'un lâche à sa place. La résistance et la rébellion commencent par là: défier les règles imposées, même les plus petites. Ce traitement réaliste est tout à l'honneur du livre.
Pour finir je parlerai de la série dont j'ai pu voir à ce jour les quatre premiers épisodes. Je la conseille vivement à toute personne qui voudrait vraiment approfondir l'univers et mesurer toute l'ampleur de l'horreur de cette société car elle va jusqu'au bout des choses (ce qu'on pourrait reprocher éventuellement au livre qui ne montre que ce que Defred connait, c'est à dire bien peu). Du point de vue ambiance, elle restitue bien ce sentiment de terreur, d'horreur, d'oppression et de malaise qui est le nôtre lors de la lecture avec en plus un décalage entre avant/après intelligemment accentué par la bande son et la photographie.
Le coeur est un chasseur solitaire Le coeur est un chasseur solitaire
Carson McCullers   
J'ai lu ce livre cinq fois. La dernière fois il y a plus de quinze ans. Chaque fois que je l'ai lu, je vivais un peu plus chacun des personnages. A chaque fois, je découvrais un peu plus la vie, la profondeur, l'immensité de ce roman qui était bien plus qu'un roman. Une fois, j'étais Mick; une autre fois, j'étais Jake; une autre fois, le docteur Copeland; en quatrième, le barman...; j'ai essayé d'être Singer, avant de comprendre qu'il était le contenant -qui ne pouvait être contenu. Il était le catalyseur de l'histoire.

Et lorsqu'on apprend que l'auteure avait vingt ans à peine au moment d'écrire ce livre, on se demande comment c'est possible...

Ce livre n'est pas seulement une fresque du Sud des USA; c'est un livre à la fois universel et traversant le temps.

Carson, on ne peut que t'aimer, décidément. Car, si l'auteur(e) et son oeuvre se confondent, c'est le roman d'un amour infini de toi pour nous, et de tes lecteurs pour toi.

par thitho
Quo vadis ? Quo vadis ?
Henryk Sienkiewicz   
8.5/10

Excellent !

L'accès pédagogique de ce livre est très réussi. Une multitude d'anecdotes et d'éléments historiques sont rassemblés dans une histoire passionnante.
J'ai accroché du début à la fin ! Malgré quelques moments un peu longuets, l'auteur sait nous transporter dans l'Antiquité sans revenir au présent avant plus d'1 heure !
L'auteur a cependant un vocabulaire soutenu, parfois légèrement éxagéré à certains moments de l'histoire.
La construction du récit, quand à elle, est parfaite. L'idée de découper le livre en 3 parties nous aide à comprendre le schéma narratif de l'histoire.
Pour les personnages, ils sont habilement représentés, d'une façon variée. Malgré tout, une certaine partie des personnages, du côté des Romains, n'est peut être pas assez décrite par l'auteur ce qui nous met en confusion sur les réels sentiments de ces personnages.
Chaque moment est complètement différent d'un autre, ce que j'avais rarement rencontré jusq'ici dans mes lectures. Une formidable histoire d'amour, qui fait un peu cliché, mais qui est tellement bien racontée !
Mais comme l'histoire présente 3 petits points faibles (moments parfois longuets, confusion entre les sentiments des personnages et vocabulaire parfois exagéré), j'ai voulu attribuer à ce livre la note de 8.5 pour sa valeur historique et romantique.

Ce que nous présente l'auteur dans ce livre, c'est une foule immense d'éléments, de mots, d'anecdotes, d'expressions, collés un à un, pour former un récit magnifiquement bien mené !
La Dame de pique La Dame de pique
Alexandre Pouchkine   
Nouvelle agréable à lire, au style fluide et riche portant sur un thème original, côtoyant le fantastique, celui de la quête de richesse matérielle par un jeu de cartes et notamment par l'usage de trois cartes censées garantir la victoire à chaque partie.
L'histoire apparait donc attractive, les évènements s'enchaînent rapidement sans lourdeur et ce en dépit de certaines descriptions inévitables dans une oeuvre russe d'époque. La manoeuvre de Hermann afin de dérober le secret de la comtesse sur la combinaison des trois cartes à employer afin de gagner toujours et plus est ingénieuse et remarquable, mais avant tout inattendue de sa part . En effet, l'on pensait de prime abord que Hermann n'était en aucun cas intéressé par les jeux d'argent, ne souhaitant pas "risquer le nécessaire pour gagner le superflu". Cependant, la combinaison de trois cartes permettrait de gagner sans risque de perdre, ce qui change la considération qu'a Hermann du jeu. Ces 3 cartes, en garantissant inévitablement la victoire, ôte le caractère aléatoire et risqué du jeu en question ce qui a incité Hermann à s'y lancer.
C'est pourquoi, cette nouvelle s'articule sur le thème de l'avidité matérielle mais aussi de la foi en toutes ces choses inexplicables. Sinon, comment expliquer que Hermann ait cru en cette histoire de cartes au point d'entreprendre une telle manigance afin de s'approprier la connaissance de ces cartes ?
Une nouvelle qui ne demande qu'à être lue et relue !

par Ravine
La Chartreuse de Parme La Chartreuse de Parme
Stendhal   
La Chartreuse de Parme est pour moi un chef d’œuvre du romantisme. L’histoire quoi qu’un peu lente à se mettre en place va crescendo dans l’addiction qu’elle procure.
Sur font historique Stendhal nous fait voyager de Waterloo, à Milan, de Milan à Parme, de ses palais à sa prison. Tout au long du récit, on ressent la passion de l’auteur pour l’Italie qu’il arrive à nous faire aimer. Je me suis pris à rêver y voyager.

Histoire de vengeance, d’inceste, de tyrannie, Fabrice, dépassé par le monde qui l’entoure évolue comme un fantôme dans la société Italienne du XIXe siècle.
Au file des pages, je me suis de plus en plus attaché à ce personnage (une peu anti-héros). Fabrice est un être candide et très sensible émotionnellement. C’est un enfant gâté mais sincère. Il est aussi indécis puisque après avoir voulu entrer dans la carrière militaire, il décide de s’engager dans les ordres. Mais ce qui fait son malheur, se sont toutes ses nobles femmes de la cour de Parme qui sont éprises de sa personne. Elles sont toutes prêtes à l’aimer et à tout lui offrir pour en être aimer. C’est sans compter sur l’incapacité de Fabrice à aimer. Il pense que son cœur est sec, mort et incapable d’éprouvé un sentiment d’amour, un sentiment de désir pour une femme.
Jusqu’au jour où « cette folie sublime » comme il l’appelle s’empare de son cœur et de ses sens. Cette révolution intérieur intervient après avoir vu Célia à travers les barreau de sa prison. Les élans d’amour de Fabrice pour Célia sont alors profondément attendrissant. Je dois même avouer que son désespoir, à sa sortie de prison m’a pris le cœur et a fait briller mes yeux.
Fatalement, l’issu de cette course au bonheur est tragique, bouleversant. Mais je vous invite à le découvrir par vous même…

Un dernier mot sur le style de Stendhal. Légère, tintée de moquerie et d’ironie savamment distillée, la lecture de la chartreuse de Parme a été pour moi,jouissive. Souvent les personnages, les actions, les paysages sont à peine esquissées ce qui m’a laissé une grande liberté de songes. On peut également en être perdu mais c’est aussi le charme du roman : ses sauts dans le temps, cette narration pleine d’allusion, ses changements de points de vues et le fatras des thèmes.

par RMarMat