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Extrait ajouté par Matoline 2020-07-24T11:44:25+02:00

Partie I : Chapitre 4 :

Février

Paige

«… Emma remonte les manches de son cardigan avant de secouer la tête pour, j’imagine, se remettre les idées en place. Machinalement, je me rapproche d’elle afin d’entendre sa prochaine déclaration tout en mangeant des chips pour essayer d’éponger la tequila, sans grand succès.

— Il faut monter un plan !

— Un plan ?

— On l’appellera le « Méga Plan » !

— Le méga plan ?

— Dis, t’arrêtes un peu de répéter tout ce que je dis !

— Oups, désolée, dis-je en ricanant.

— Déjà, tu vas retourner chez le coiffeur, parce que ta coupe est dans tous les sens.

Je baisse la tête sur les larges boucles auburn qui tombent sur ma poitrine, et ne vois pas vraiment où est le problème. Je relève mon visage trop vite et le bar se met à tourner autour de moi.

— Ensuite, on va s’occuper de ta peau ! Tu as un joli teint, mais on doit faire quelque chose pour ces rougeurs causées par le froid. Et puis il faut qu’on fasse du shopping.

— Tu peux t’arrêter deux secondes ? Pourquoi tu dis tout ça ? Je comprends rien du tout.

— Bah, Paige, il ne faut pas que tu rates ta chance.

— Quoi ?!

Un air interloqué se plaque sur mon visage.

— Il faut te caser avec Pettersen, nunuche !

— Hein ?

— Bah, oui !

— Tu es une grande malade, en plus d’être une complète obsédée sexuelle.

— Oui, je sais, mais il n’empêche que j’ai raison !

— Non.

— Si !

— Non… parce que, encore une fois, tu oublies deux choses : déjà, je n’ai pas-le-droit. Et ensuite, même si les mecs de Queer Eye se pointaient chez moi demain matin, je resterais toujours insignifiante.

— Chut !... »

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Extrait ajouté par Nanoue 2021-06-12T12:02:02+02:00

Thomas me regarde, un sourire tendre sur le visage. Il tend alors son poing vers moi.

– BFF forever ?

J’éclate de rire.

– Best friend forever forever ? Putain, Big G, t’en tiens une couche, s’amuse Jude. Entre les neurones qui te manquent et ton côté cucul la praline, je me demande vraiment comment t’as fait pour emballer ta femme !

– Elle ne doit pas être au courant de tout, se moque Isaac.

– Hé ! Attention à ce que vous dites !

Les deux lèvent les mains en signe d’excuse.

– Je préfère ça. Bon, Doc, BFF… F ?

Je frappe mon poing contre le sien en rigolant.

– BFF… F.

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Extrait ajouté par Nanoue 2021-06-12T11:49:41+02:00

– Je vais bien, vraiment. Mais vous, vous allez avoir des ennuis si vous ne retournez pas faire des pompes.

– J’ai prévenu le coach, Doc.

– On est embauchés pour te raccompagner chez toi, Paige.

– Quoi ? Mais non ! Il y a match, ce soir, je dois être là pour vous.

– Paige…

– Doc…

– Vous vous rendez compte qu’aucun de vous n’est mon grand frère ? Ni mon père, d’ailleurs, ironisé-je. Ce n’est pas parce que vous êtes des mecs beaucoup plus grands que moi que vous devez me dire ce que je dois faire.

– Ordre du coach. C’est plus fort que la famille.

– Non !

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Extrait ajouté par Nanoue 2021-06-12T11:47:46+02:00

– Vous pouvez partir, vous savez, me hasardé-je.

– Non, statue Soren en croisant les bras.

– Même pas en rêve, ajoute Thomas.

Leur réaction me fait vraiment chaud au cœur. Edwards, lui, s’en fout royalement et continue donc son inspection. Il me fait ouvrir la bouche et vérifie mes dents, avant d’examiner mes pommettes.

– Le coach doit vous chercher, non ?

Ils ne me répondent même pas, me faisant bien comprendre qu’ils ne partiront pas de sitôt.

– Ça va aller ? Vous pensez que le nez n’est pas cassé ? Tu ne t’es pas ratée, Doc. T’as de la chance que Soren était là pour te sauver. Tu aurais pu te blesser enco…

– Gatineau, pouvez-vous vous taire deux secondes, s’il vous plaît ? C’est douloureux, ça ? me demande le médecin en palpant doucement mes zygomatiques.

– Un petit peu.

– Et là ?

– Pas trop.

– Alors ? insiste Soren.

Le médecin fait volte-face et je suppose qu’il lance un regard assassin aux deux hockeyeurs, car ils lèvent les mains dans un bel ensemble et font une moue assez marrante. Edwards revient vers moi avec un sourire complice.

– Je ne pense pas que ce soit cassé, miss Kennedy. Mais j’aimerais quand même faire une radio, d’accord ? Pour être sûr. Je vais aller préparer la machine et je reviens tout de suite.

Il se relève et se tourne vers Soren et Thomas.

– Tous les deux, rendez-vous donc utiles et cherchez un moyen de trouver des affaires pour votre thérapeute, qu’elle se débarrasse de ses vêtements pleins de sang.

– J’y vais, lance Thomas sans réfléchir.

– Je reste pour la surveiller, annonce Soren.

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Extrait ajouté par Nanoue 2021-06-12T11:46:25+02:00

– Sérieux ? Mais, Doc, fais un peu attention à toi ! Respecte-toi un minimum, bon sang !

Je ne peux me retenir plus longtemps et, malgré la douleur, je lui fais un vilain signe du majeur. Ce crétin rigole avant de se positionner de l’autre côté de moi et de passer la main sous mon coude pour m’aider à son tour.

– J’aime ton caractère, Doc. Mais sinon, plus sérieusement, qu’est-ce que t’as foutu ?

– Je ne regardais pas où j’allais, expliqué-je à travers le pull, en avançant, flanquée de mes deux gardes du corps.

– Hein ?

J’écarte le vêtement légèrement et répète.

– Tu es trop facilement distraite, Doc, plaisante Thomas.

Soren a le mauvais goût de glousser et son coéquipier fait de même. Je m’arrête et les fusille tous les deux du regard.

– Doc, tu fais vraiment peur !

Je fronce des sourcils.

– Non, mais le regard de tueuse, le sang partout… Tu ne vas pas nous faire un remake de Carrie, hein ? Tu trouves pas, Soren ?

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Extrait ajouté par Nanoue 2021-06-12T11:37:37+02:00

– Miss Kennedy, vous nous faites l’honneur de votre présence… gronde l’entraîneur.

– Toutes… mes…. excuses, mons… euh, Coach, bafouillé-je, en réalisant soudain que l’homme qui se tient juste à côté de lui n’est autre que…

– Vous êtes malade ? demande-t-il.

– Non, Coach, réponds-je, la tête basse et profondément mal à l’aise.

Ne pense pas à Soren à côté de lui… ne pense pas à Soren.

– Votre chat est malade ?

– Non plus, Coach.

Je regarde mes baskets. Mais je relève vite la tête quand l’entraîneur enchaîne :

– Vous savez quelle est la punition en cas de retard pour mes joueurs ?

– Oui, Coach, acquiescé-je doucement, en cherchant autre chose à fixer que l’homme devant moi qui me fait passer un sale quart d’heure.

– Et donc ?

– Euh… un retard, cinquante pompes sur la glace, deux retards, un match sur le banc, et trois retards, votre poing dans la figure.

Achevez-moi, s’il vous plaît.

Je relève les yeux et essaie tant bien que mal de fixer Hennington, qui, malgré son ton ferme, me regarde maintenant avec un amusement certain. Ce n’est pas un gars méchant, juste autoritaire.

– Êtes-vous un de mes joueurs, miss Kennedy ?

– Non, Coach, affirmé-je en montrant un peu d’aplomb.

– Vous avez raison, même si je pense que vous pourriez sûrement faire mieux que ces incapables, en tout cas mieux que ce qu’ils ont pu faire pendant le match contre Calgary.

Il lance alors un regard mauvais à ses poulains, qui, en effet, ont joué comme des pieds avant-hier soir. Je vois, dans ma vision périphérique, que Jude et Erik, les jumeaux, se retiennent de rire.

– Quelque chose vous amuse, les deux crétins ? gueule le coach à l’adresse des deux frères. Vu votre performance stratosphérique au dernier match, je m’abstiendrais de l’ouvrir, si j’étais vous.

Ils ne répondent rien et baissent les yeux, penauds.

– Je suis plutôt magnanime aujourd’hui, donc je vais vous laisser décider de votre punition, miss Kennedy. Vous me direz ce que vous en pensez à la fin de la réunion, est-ce que c’est clair ?

– Limpide, Coach.

– Bon, très bien. Maintenant que tout le monde est là, je tiens à souhaiter bon courage à…

– Coach ? l’interpelle mon ami Thomas en se levant et en croisant les mains derrière son dos.

– Gatineau ? grogne-t-il.

– Si je peux me permettre, je me porte volontaire pour effectuer la punition du Doc. À sa place, je veux dire.

Je vois Isaac secouer la tête et lever les yeux au ciel. Il murmure à Antoine, à côté de lui : « Du Big G tout craché. » Ça me fait sourire. Mais pas seulement. Thomas vient simplement de faire le geste le plus adorable au monde pour moi et ça me touche profondément.

– Tiens donc ? s’étonne l’entraîneur.

– Oui.

– Tu as déjà été en retard une fois en octobre, non ? Tu veux vraiment être privé de match pour notre chère Paige ?

– Non, Coach. Si je ne suis pas là au prochain match, on va perdre.

Tout le monde éclate de rire. Jarkov le traite de crétin, et Gatineau esquive avec souplesse une casquette volante prête à s’écraser sur son nez.

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Extrait ajouté par Nanoue 2021-06-12T11:30:40+02:00

– Doc ? T’es célibataire ?

– Mets-toi sur le ventre, s’il te plaît, je vais terminer par un massage, lui ordonné-je.

J’essaie de garder un tant soit peu de contenance parce que, d’un côté, parler de ma vie amoureuse ne me met pas super à l’aise, et de l’autre, devoir me confier sur ce moment irréel que j’ai vécu avec Soren ne pourra que me faire passer pour la dernière des puck bunnies5.

– Donc, tu es célibataire.

Je le regarde et indique la table d’un signe impérieux du menton.

– Allez, Gatineau, sur le ventre !

– Ne m’appelle pas Gatineau, on dirait le coach. Pourquoi tu ne m’appelles pas « Big G », comme les autres, ou « lapin », comme ma femme ?

– Le prends pas mal, mais je ne te trouve pas vraiment des airs de lapin… On va s’en tenir à Thomas.

– C’est toi, le doc, Doc !

– Sur le ventre…

Il s’exécute en rigolant. J’ouvre mon flacon, verse une bonne dose de crème au creux de ma main et réchauffe le produit. Alors que je commence à masser ses trapèzes, il revient à la charge.

– On pourrait organiser un truc. S’il est célibataire, bien sûr, mais ce serait dingue, non ? T’imagines les journaux : la jeune thérapeute trouve l’amour auprès de la nouvelle star des Rangers et…

– T’as fini de raconter n’importe quoi ! m’écrié-je. On dirait une adolescente ! Tu te rends compte ?

– Ouais, je sais, Doc. Je me suis déjà donné comme mission de trouver la future femme de Clark, mais je peux carrément te mettre sur mon agenda. Mon épouse dit que c’est mon côté féminin. Je ne peux pas m’empêcher de m’occuper des histoires de cœur des autres.

Je laisse échapper un éclat de rire, car Thomas Gatineau n’a absolument rien de féminin en apparence. Il est immense, mesure près d’un mètre quatre-vingt-dix, ne doit pas être loin du quintal, tout en muscles, et il exhibe une magnifique barbe de bûcheron. Alors, l’entendre dire qu’il adore jouer les entremetteurs ne peut que me faire sourire.

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Extrait ajouté par Nanoue 2021-06-12T11:30:00+02:00

– On peut changer de sujet, s’il te plaît ? Déjà, ce boulot, je ne le quitterai pour rien au monde. C’est le rêve de toute une vie, rien de moins. Et j’ai fait une promesse à… Merde, ça n’a aucune importance ! De toute façon, je ne le quitterai pas, point final. Et en plus, ce que tu dis n’a aucun sens. Ça se saurait, si j’étais le genre de fille à attirer les joueurs de hockey. Il est sûrement déjà marié à une femme sublime, comme toi.

En plus, soyons honnête, contrat mis à part, j’ai énormément changé depuis mes 16 ans : j’ai pris du poids à la mort de mes parents et je suis loin d’avoir un physique parfait. Inutile de dire qu’un demi-dieu comme Soren est hors de ma portée.

Thomas se relève, m’obligeant à reculer précipitamment, et s’assoit sur la table, face à moi.

– Doc ?

– Oui ?

– C’est toi qui dis n’importe quoi, là.

Il lève les yeux sur l’horloge pendant que je m’essuie les mains.

– Merde, je vais être en retard à l’entraînement !

Il saute de la table et m’embrasse rapidement sur le front.

– Merci, Doc. Cette conversation n’est pas terminée.

Il s’enfuit en courant. Je soupire de soulagement. Quelle idée j’ai eue de m’entendre aussi bien avec le conseiller matrimonial officieux de l’équipe !

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Extrait ajouté par Nanoue 2021-06-12T11:28:19+02:00

– C’est Soren Pettersen.

Emma bloque. Littéralement. Elle attrape ensuite un quartier de citron, s’acharne dessus, l’esprit complètement dans les nuages, avant de boire le shot de tequila que vient de nous resservir le barman.

– T’as pas fait dans le bon ordre ! C’est le sel, ensuite l’alcool et ensuite le citron.

– Paige ! Pettersen ! C’est… c’est… merde ! Pettersen !

– Ouais, c’est tout à fait ça. T’as tout compris.

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Extrait ajouté par romaneee02 2020-11-23T17:15:25+01:00

– T’es sûre qu’on ne craint rien si on n'utilise pas de préservatif ?

demande-t-il alors que ses mains sont partout sur moi et que ses lèvres effleurent ma peau.

– Je suis safe aussi, si c’est ce qui te préoccupe, peiné-je à articuler.

Sa main remonte le long de ma colonne, me donnant des frissons partout.

– Non, pas ça…

Il enserre ma nuque et plonge sa langue dans ma bouche, m’empêchant de répondre. Je le repousse un peu pour pouvoir le rassurer.

– Tu parles d’un bébé, c’est ça ?

– Oui, dit-il, un peu tendu.

Je le fixe.

– J’aime les enfants, je t’assure, se dépêche-t-il de dire, mais… voilà…

c’est un peu prématuré, non ? Enfin… quoi qu’il arrive, si tu tombes enceinte, je serai là, je ne te laisserai pas tomber, je te le promets.

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