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Commentaires de livres faits par brendada

Extraits de livres par brendada

Commentaires de livres appréciés par brendada

Extraits de livres appréciés par brendada

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De ses lèvres glacées, Alexandre déposa un délicat baiser au commet de sa tête avant de lui murmurer :
- Je t'emmène en balade
Rompre un moment comme celui-ci ne manquait pas de cruauté, sauf s'il l'était de cette manière. Ainsi prononcés, les mots ressemblaient à de douces caresses. Et Emy ne manqua pas de les apprécier.
- Où allons-nous ?
La question avait pris forme d'elle-même et les mots s'étaient échappés de ses lèvres sans qu'elle s'en aperçoive. Au fond, l'endroit où il l'emmènera l'indifférait, tant qu'ils y allaient ensemble.
- Tu verras bien, lui répondit-il plus énigmatique que jamais.
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La chair de l’humain était tendre, pulpeuse.

Aurox avait été surpris de la facilité avec laquelle il l’avait démoli, et mis un terme aux battements de son faible cœur.

« Emmène-moi au nord de Tulsa. Je veux sortir dans la nuit », avait-elle dit. C’était sur cet ordre qu’avait commencé leur soirée.

« Oui, déesse, avait-il répondu, reprenant vie dans le coin du toit terrasse qu’il s’était approprié.

— Ne m’appelle pas déesse. Appelle-moi… »

Elle avait pris un air contemplatif.

« … Prêtresse. »

Ses lèvres pleines et lisses, maquillées en rouge, s’étaient relevées dans un sourire.

« Je crois qu’il vaut mieux que tout le monde m’appelle simplement prêtresse… du moins, pour l’instant. »

Aurox avait fermé le poing sur sa poitrine, dans un geste qu’instinctivement il savait ancien, mais qui lui avait tout de même paru maladroit et forcé.

« Oui, prêtresse. »

Elle l’avait effleuré en passant devant lui et lui avait indiqué de la suivre d’un geste impérieux. Il l’avait suivie. Il avait été créé pour la suivre. Pour recevoir ses ordres. Pour lui obéir. Ils étaient entrés dans ce qu’elle avait appelé une « voiture », et le monde avait filé. Elle lui avait ordonné d’en comprendre le fonctionnement.

Il avait observé et appris, exactement comme elle le lui avait demandé.

Ensuite ils s’étaient arrêtés et ils étaient descendus. La rue empestait la mort et la pourriture, la corruption et la crasse.

« Prêtresse, cet endroit n’est pas…

— Protège-moi, l’avait-elle coupé avec hargne, mais sans empiéter sur ma liberté. J’irai toujours où je veux, quand je veux, et je ferai exactement ce que je veux. Ton travail, non, ta raison d’être est de vaincre mes ennemis. Sois vigilant, et réagis quand je te le dirai. C’est tout ce que j’exige de toi.

— Oui, prêtresse. »Le monde moderne était un endroit troublant. Tant de bruits changeants ; tant de choses qu’il ignorait…

Il ferait ce que prêtresse lui demanderait ; il remplirait le rôle pour lequel il avait été créé, et…

Soudain, un mâle avait barré le passage à prêtresse.

« T’es bien trop jolie pour traîner aussi tard le soir avec un gamin pour seule compagnie, avait-il lâché avant d’écarquiller les yeux en remarquant ses tatouages. Alors, vampire, t’es venue t’offrir ce garçon en guise de snack ? Et si tu me donnais ton sac à main ? Après, on pourrait discuter de ce que ça fait, d’être avec un vrai mec… »

Elle avait soupiré et pris une voix ennuyée.

« Tu te trompes sur deux plans : je ne suis pas un vampire comme les autres, et ceci n’est pas un garçon.

— Ah ! Et qu’est-ce ça veut dire, ça ? »

Elle l’avait ignoré et avait regardé Aurox par-dessus son épaule.

« C’est le moment de me protéger. Montre-moi de quelle arme je dispose. »

Aurox avait fondu sur l’homme sans la moindre hésitation. Il avait plongé les pouces dans ses globes oculaires, et les hurlements avaient retenti dans la nuit.

La terreur de l’homme s’était déversée sur lui, le nourrissant. Tout naturellement, il inhalait la douleur qu’il causait. L’effroi de sa victime avait enflé en lui, chaud et glacé à la fois. Ses doigts s’étaient transformés en griffes, qu’il avait retirées des yeux de l’homme quand du sang avait commencé à couler de ses oreilles. Armé du pouvoir que lui conféraient la peur et la souffrance de sa victime, il l’avait soulevée de terre et plaquée contre le mur du bâtiment le plus proche.

L’homme avait hurlé de nouveau.

Quelle formidable et terrible excitation ! Aurox avait senti la métamorphose s’opérer dans tout son corps. Ses pieds s’étaient transformés en sabots fendus ; les muscles de ses cuisses s’étaient épaissis. En se bombant, son torse avait déchiré sa chemise. Et, plus merveilleux encore, deux cornes meurtrières avaient poussé sur son crâne.

Au moment où les trois amis de l’homme avaient accouru dans la ruelle pour lui venir en aide, ce dernier avait déjà cessé de hurler.

Aurox l’avait laissé tomber dans les détritus et s’était placé entre prêtresse et ceux qui croyaient pouvoir lui faire du mal.

« C’est quoi, ce bor… ? avait lâché le premier en s’arrêtant brusquement.

— J’ai jamais vu un truc pareil ! » avait soufflé le deuxième.

Aurox avait déjà commencé à absorber la peur qui irradiait d’eux. Sa peau palpitait sous ce feu glacial.

« Hé, c’est des cornes ! Alors là, non ! Je dégage. »

Le troisième homme avait déjà fait demi-tour et il s’enfuyait en courant. Les deux autres s’étaient mis à reculer doucement, les yeux comme des soucoupes, sous le choc.Aurox avait regardé prêtresse.

« Quel est votre ordre ? »

Une partie lointaine de son esprit s’était étonnée du son de sa voix, devenue bestiale, gutturale

.« Leur douleur te rend plus fort, avait-elle remarqué, l’air ravi. Et différent, plus féroce. »

Elle avait regardé les deux hommes en repli, et sa lèvre supérieure s’était retroussée dans un rictus méprisant

.« Comme c’est intéressant… Tue-les ! »

Aurox s’était déplacé si rapidement que l’homme le plus proche n’avait eu aucune chance de lui échapper. Il l’avait encorné en pleine poitrine avant de le soulever de terre alors qu’il se contorsionnait en hurlant

.Cela avait encore augmenté sa puissance.

Il avait brusquement tourné la tête, et l’autre était allé s’écraser contre le mur ; puis il s’était effondré, désarticulé et silencieux, près de la première victime.

Le troisième ne s’était pas enfui. Ayant sorti un long couteau d’aspect redoutable, il avait chargé.

Aurox avait fait une feinte sur le côté et il lui avait écrasé le pied avec son sabot. Pendant que l’homme tombait en avant, il lui avait arraché le visage.

Haletant, il avait contemplé les cadavres de ses ennemis. Ensuite, il s’était tourné vers prêtresse.

« Très bien, avait-elle commenté d’une voix dénuée d’expression. Quittons les lieux avant l’arrivée de la police. »

Aurox l’avait suivie, la démarche lourde, ses sabots creusant des sillons dans la ruelle sale. Les poings serrés, il avait essayé de comprendre la tempête émotionnelle qui se déchaînait en lui et le privait de la force qui avait nourri sa frénésie sanguinaire.

Faible. Il se sentait faible. Mais pas seulement. Il y avait autre chose…

« Que se passe-t-il ? » avait-elle demandé sèchement en le voyant hésiter devant la portière de la voiture.

Il avait secoué la tête.

« Je ne sais pas. Je me sens… »

Elle avait ri.

« Tu ne te sens rien du tout ! Manifestement, tu réfléchis trop. Mon couteau ne ressent rien. Mon pistolet ne ressent rien. Tu es mon arme ; tu es là pour tuer. Accepte-le.

— Oui, prêtresse.»

Il était donc monté dans la voiture. Tandis que le monde défilait à toute vitesse sous ses yeux, il se répétait :

« Je ne pense pas, je ne ressens rien. Je suis une arme. »
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Cependant, Anastasia n’avait pas l’air de nous voir. Toute son attention était captivée par le jeune homme qui marchait vers elle. Il avait de longs cheveux épais, attachés en arrière, et des larmes étincelaient dans ses yeux marron.

— Dragon ! dit Shaunee.

— Non, rectifia Thanatos. C’est Bryan. Son Bryan.

Le jeune Bryan Lankford toucha le visage d’Anastasia avec adoration.

— C’est toi ! dit-il avec émotion.

— Oui, fit-elle. Je savais que tu te retrouverais.

— Et, ce faisant, je t’ai retrouvée.

Souriant, il la prit dans ses bras. Quand leurs lèvres s’effleurèrent, le ciel se remit à scintiller, et la porte de l’Au-delà se referma.


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Son corps émettait une lueur couleur de lune émanant de son centre, près du cœur. La lueur s’intensifia jusqu’à l’envelopper tout entier. Alors, je compris ce qu’était réellement cette aura : c’était l’image d’un autre corps, fantomatique, éthéré, et en réalité elle ne protégeait pas Aurox, mais l’éclipsait, tant elle était brillante.

Et familière.

— Heath ! m’écriai-je.

Aurox, qui s’était déjà à moitié transformé, pivota vers moi, entraînant l’image luisante de mon ami mort. L’espace d’un instant, nos regards se croisèrent. Je vis les yeux de Heath s’écarquiller sous le coup de la stupéfaction.

— Terre ! lançai-je, empruntant l’énergie élémentaire que Lucie avait déjà appelée. Protège Aurox. Ne laisse pas Stark et Darius lui faire du mal !

Une partie de la lueur qui flottait autour de Rephaïm se détacha et vint former un mur entre Aurox et les deux combattants.

— Zoey, mais qu’est-ce que tu fous, bon sang ? protesta Stark en essayant de contourner ce rempart protecteur.

— Je sais ce que je fais, répliquai-je sans quitter Aurox des yeux.

Mais il n’était plus humain. La créature était entièrement formée, et l’image de Heath avait disparu. La bête poussa un rugissement de rage, d’agonie et de désespoir, baissa la tête et fonça droit sur moi.

J’avais beau savoir que c’était idiot, je ne bougeai pas. Je continuais de la regarder droit dans les yeux
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Chapitre Un
Savannah


Le jet privé du conseil vampirique, un cocon géant de cuir blanc et garnis en bois exotique, fredonnait une berceuse autour de nous, en essayant de m'endormir. Mais même si j'étais au chaud et en sécurité dans les bras de ce garçons que j'aimais, je ne pouvais pas céder à l'épuisement. Pas encore. On n'avait si peu de temps pour profiter de cette illusion vouée à l'échec de la paix et du bonheur parfait. J'avais besoin de lutter contre l'envie de dormir aussi longtemps que je le pouvais.

A côté de moi, Tristan Coleman avait déjà pêrdu cette bataille. Il était assis et affalé dans un coin du canapé, que nous nous partageons près de l'arrière de la cabine. Son menton avec sa barbe de trois jours réposé maladroitement sur sa poitrine, un léger sourire approfondi les coins de ses lèvres, et ses bras, solidement enrenlé autour de moi. Il essayait de me protéger même quand il rêvait.

A la place, j'aurai dû le protéger.

A cause du cuir souple en dessous de nous, Tristan devait être mal à l'aise. Après tout, contrairement à moi, il était humain et son corps ne pouvait suporter autant d'abus. Lorsque ses paupières avaient commencé des heures plutot à se fermer, j'avais tenté de la convaincre d'aller sur les chaises longues ou au moins prendre un canapé pour lui tout seul afin de pouvoir s'allonger de façons appropriée. Mais Tristan avait refusé, insistant sur le fait de dormir assis afin que nous puissions continuer à siéger l'un à coté de l'autre.

Sachant ce qui allait arriver pour nous, j'avais dit oui. Egoiste que ce fût, je ne voulais pas encore le lâcher. Une méche rebelle blond-or, comme son propriétaire, tomba sur son front. Soigneusement, je la lissa, forçant mes yeux à regarder au-delà du contraste entre ma peau pâle et son bronzage robuste.

Dans quelques heures, même le droit à cette petite touche sera perdu à jamais.

J'ai essayé de mémoriser chaque détails de son visage, d'ordinaire si dur avec sa détermination ou aveuglant tout le monde avec un de ses sourires infâmes, maintenant adouci par le sommeil et qu'il croyait à tort que tout allait bien. Il n'avait aucune idée de quels sacrifices j'avais fait pour obtenir du conseil vampirique sa libération après l'avoir utilisé lui et sa puissance magie de son sang pour teste mon self-control. Menotté à une chaise dans une cellule en ciment bordée d'une chambre d'interrogatoire à coté, il n'avait pas entendu la promesse que j'avais faite au cercle tortueux d'être froids.

J'aurais pu dire la vérité à Tristan après que le conseil nous ai libérés de leur siège social à Paris. Mais je ne l'avait pas fais car en partie parce que je redoutais sa réaction, mais surtout parce que je voulais être avec lui, aussi heureux que possible, chaque secondes que nous passions ensemble.




la suite du chapitre seras publier dans quelques jours
http://the-clann.eklablog.net/debut-du-chapitre-1-du-tome-2-a83883844
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Prologue et début du Chapitre Un : http://the-clann.eklablog.net/extrait-du-prologue-et-du-debut-du-chapitre-1-a81106658
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- Oui, j'allais quitter la Maison de la Nuit de Tulsa pour celle de Los Angeles. Ils me veulent là-bas, à Hollywood. J'aurais été le prochain Brad Pitt.
- Qu'est-ce qui te retient ?
Il me montra sa paume droite. J'écarquillai les yeux.
- Le labyrinthe de Nyx ! soufflai-je.
J'avais reconnu le tatouage couleur saphir sur sa paume, mais mon esprit tournait à vide, et je n'avais toujours pas saisi quand la voix d'Aphrodite s'éleva derrière moi.
- Oh, bordel ! Erik est un Traqueur.
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- [...] Si je ne suis pas dans mon cercueil, je viendrai te chercher à l'aéroport.
- Lucie, tu ne dors pas dans un cercueil.
- Je pourrais bien ; je suis morte dès que le soleil se lève.
- Oui, Stark aussi.
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Prologue

Zoey




Je crois que ma mère est morte.
Je testais ces mots en silence. Ils me paraissaient faux, pas naturels, comme si j'essayais d'imaginer le monde à l'envers.
J'inspirai profondément, secoué de sanglots, et roulai sur le coté pour prendre un autre mouchoir en papier dans la boite posée par terre, à coté du lit.
Stark marmonna, fronça les sourcils et remua dans tous les sens.
Lentement, avec précaution, je me levai, ramassai son pull extra-large, l'enfilai et me blottis dans le grand pouf, près du mur de notre petite chambre souterraine.
Stark grommela à nouveau, le visage contracté. je me mouchai doucement. Arrête de pleurer, arrête de pleurer, arrête de pleurer ! Çà n'arrangera rien. Çà ne ramènera pas maman. Je clignai plusieurs fois des yeux et m'essuyai le nez. Ce n'était peut-être qu'un rêve. Cependant, mon cœur connaissait la vérité. Nyx m'avait sortie de mes rêves pour me monter une visions de ma mère pénétrant dans l'Au-delà. Cela signifiait qu'elle était morte. Elle a dit à Nyx qu'elle était désolée de m'avoir laissé tomber, me souvins-je, alors que de nouvelles larmes coulaient sur mes joues.
- Elle a dit qu'elle m'aimait, chuchotai-je.
J'avais à peine fait un bruit, mais Stark s'agita et se retourna brusquement.
- Arrête !
Je serrai les lèvres, même si je savais que ce n'était pas moi qui avais troublé son sommeil. Stark était mon combattant, mon gardien, et mon petit ami. Non, ce terme trop simple ne convenait pas. Ce qui me liait à Stark était bien plus profond qu'une relation amoureuse normale. Voilà ce qui expliquait son agitation. Il ressentais ma tristesse ; même dans ses rêves, il savait que je pleurais, que je souffrais, que j'avais peur et...
Il repoussa la couverture et je vis son poing serré. Mes yeux remontèrent jusqu'à son visage. Il dormait toujours, mais il avait le front plissé, les sourcils froncés.
Je fermai les yeux et pris une grande inspiration.
- Esprit, s'il te plaît, viens à moi.
Je sentis aussitôt la caresse de l'élément sur ma peau.
-Aide-moi. Non, aide plutôt Stark en le protégeant de ma tristesse.
Et peut-être pourrais-tu m'en protéger un peu, moi aussi, ajoutai-je silencieusement. Ne serait-ce qu'un tout petit moment.
L'esprit tourbillonnant en moi et autour de moi fila vers le lit. J'ouvris les yeux et je vis onduler l'air autour de Stark. On aurait dit que sa peau luisait alors que l'élément le recouvrait telle une couverture diaphane. Soudain, je ressentis une bouffé de chaleur et, en jetant un coup d’œil à mes bras, je vis la même douce lueur sur ma peau. Stark poussa un long soupir au même moment que moi : l'esprit nous prodiguait un peu de sa magie apaisante, et pour la première fois depuis des heures, je sentis une infime partie de ma tristesse me quitter.
- Merci, esprit, murmurai-je.
Le voile réconfortant de l'élément dont je me sentais le plus proche m'enveloppait, et le sommeil commençait même à me gagner. Mais alors, une chaleur différente pénétra ma conscience. Lentement, ne voulant pas rompre le charme, je touchai ma poitrine.
Pourquoi ma pierre de prophète chauffe-t-elle ? La petite pierre ronde reposait sur ma poitrine, pendue à une chaîne en argent. Je ne l'avais pas enlevée depuis que Sgiach me l'avait offerte, avant que je ne quitte Skye, cette île superbe et magique.
Étonnée, je la sortis de sous mon pull et passai les doigts sur sa surface lisse en marbre. Elle ressemblait toujours à un bonbon à la menthe, mais le marbre de Skye scintillait avec un éclat surnaturel, comme si l'esprit lui avait insufflé la vie.
La voix de la reine Sgiach retentit dans ma mémoire : "Une pierre de prophète est liée seulement à la magie la plus ancienne : celle que je protège sur mon île. Je t'en fais cadeau pour que tu puisses reconnaître les Anciens s'ils existent encore dans le monde extérieur..."
Alors que ses paroles se déroulaient dans ma tête, la pierre se mit à tourner avec lenteur, presque paresseusement. Le trou en son centre formait comme un mini-télescope. Alors qu'elle tournait sur elle-même,je voyais Stark illuminé à travers elle, et mon univers se mit à bouger lui aussi, à rétrécir, puis tout se transforma.
Grâce à la proximité de l'esprit, peut-être, ce que je vis ne me fit pas le même effet hallucinant que la première fois que j'avais regardé à travers la pierre, sur Skye. J'avais alors fini par m'évanouir.
Mais cette expérience n'en restait pas moins perturbante.
Stark était là, allongé sur le dos, le torse presque entièrement dénudé. La lueur de l'esprit avait disparu, remplacée par une autre image indistincte. On aurait dit l'ombre de quelqu'un. La bras de Stark tressauta et il ouvrit la main. L'épée du gardien - l'arme longue et massive qu'il avait reçue dans l'Au-delà - y apparut. Je réprimai un cri quand le combattant fantomatique tourna la tête dans ma direction et referma la main autour de la poignée.
Aussitôt, l'épée se métamorphosa en une longue lance noire, et mortelle, couronnée de sang, et par trop familière. La peur me transperça.
- Non! m'écriai-je. Esprit, renforce Stark ! Fais disparaître cette chose !
Dans un bruit de battement d'ailes géantes, l'apparition s'envola, la pierre se refroidit, et Stark se redressa brusquement. Il me regarda en fronçant les sourcils.
- Qu'est-ce que tu fabrique là-bas ? demanda-t-il en se frottant les yeux. Et pourquoi fais-tu autant de bruit ?
J'ouvrais la bouche pour tenter de lui expliquer ma vision bizarre quand il poussa un gros soupir, se rallongea, et me fit signe de la rejoindre d'un air ensommeillé.
- Viens là. Je ne peux pas dormir quand tu n'es pas blottie contre moi. Et j'ai vraiment besoin de dormir.
- oui, moi aussi.
Je me précipitai vers le lit, les jambes tremblantes, et me pelotonnai contre lui, posant la tête sur son épaule.
- Euh... Quelque chose d'étrange vient de se produire, commençai-je, mais quand je relevai la tête pour le regarder dans les yeux, ses lèvres trouvèrent les miennes.
Ma surprise fut de courte durée, et je me laissai aller à ce baiser. C'était tellement agréable d’être près de lui. Il m'enlaça. Je me pressai contre lui alors que ses lèvres parcouraient la courbe de mon cou.
-Je croyais que tu avais besoin de dormir, soufflai-je, haletante.
- J'ai surtout besoin de toi.
- Oui. Moi aussi.
Nous nous perdîmes l'un en l'autre. Avec ses caresses, Stark chassait la mort, le désespoir et la peur. Ensemble, nous nous remémorions que la vie, le bonheur et l'amour existaient eux aussi. Ensuite, nous finîmes par nous endormir, et la pierre de prophète reposa sur ma poitrine, froide et oubliée, entre nous deux.

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Chapitre Un : http://www.wobook.com/WBIz43j1Qt4H/Lire-un-extrait-de-Lenobia.html
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Elle avait tellement hâte de retrouver les chevaux ! Car ses excursions matinales n'avaient, bien entendu, aucun rapport avec les épaules musclées de Martin, son sourire, ses yeux verts, ni avec la manière dont il la taquinait et la faisait rire...

— Les percherons ne mangeront jamais le pain que tu leur as apporté. Personne n'en voudrait, d'ailleurs, dit-il le lendemain de sa première visite.

Lenobia fronça les sourcils.

— Bien sûr que si ! Il est très salé, et les chevaux raffolent du sel.

Les paumes à plat, elle tendit le pain rassis aux deux hongres. Ils le reniflèrent, puis, avec une délicatesse étonnante, prirent chacun un morceau et le mâchèrent en agitant la tête. Martin et Lenobia éclatèrent de rire.

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- Tu as l'air vraiment fatigué.

Je touchais le visage de Stark comme si je pouvais enlever ses cernes sous les yeux.

- Je croyais qu tu avais dormi pendant presque tout le vol.

Stark a embrassé ma main. Il a fait de ce qui semblait être une tentative de son sourire arrogant qui a lamentablement échoué.

- Je vais bien. C'est juste le décalage horaire.

- Comment est-tu victime du décalage horaire avait même d'avoir ouvert la porte de l'avion ?

J'ai désigné de mon menton le vampire qui été en train d'ouvrir la porte de l'avion. Il y eu un bruit de chuintement et la lumière de la ceinture de sécurité à fait un bruit assourdissant : Ding ! Ding !

- La porte est ouverte. Je peut être victime du décalage horaire maintenant, dit Stark en détachant sa ceinture de sécurité.


Source : http://la-maison-de-la-nuit.eklablog.com/chapitre-extrait-et-spoilers-du-tome-8-c18193751/1
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date : 04-11-2012
‘Isabelle, I need help!’

Crouching in the dark, Allie whispered urgently into her phone.

For less than a minute she listened to the voice on the other end of the line. Occasionally she nodded, her dark hair swinging. When the voice stopped she fumbled with the phone, snapping off the back to remove the battery. Then she yanked out the SIM card and ground it into the dirt with her heel.

Scaling the low brick wall around the tiny square of London garden in which she hid, almost invisible in the moonless night, she ran down the empty street, slowing only long enough to drop the hollow phone into an open rubbish bin. A few streets away, she threw the battery over a tall fence into somebody’s garden.

Then she heard something above the sound of her own feet pounding on the pavement. Ducking behind a white van parked on the side of the road, she held her breath and listened.

Footsteps.

Her eyes darted around the quiet residential street lined with terraces of homes, but it offered few hiding places. She could hear her pursuer running – she didn’t have much time.

Dropping to the ground, Allie wriggled her way under the van. The smell of asphalt and oil filled her nostrils. Her cheek rested on the rough tarmac, cold and damp from a rainstorm earlier that day.

She listened hard, willing her heartbeat to quiet.

The footsteps grew closer and closer. When they reached the van, she stopped breathing. But without slowing they passed her hiding place.

She felt a rush of relief.

Then the footsteps stopped.

All sound seemed to be sucked from the air and for a moment Allie could hear nothing at all. Then a muffled curse made her flinch.

After a moment she heard a quiet male voice whispering. ‘It’s me. I lost her.’ A pause then, defensively, ‘I know, I know . . . Look, she’s fast and, like you said, she knows this area.’ Another pause. ‘I’m on . . .’ his feet shuffled as he moved to look ‘. . . Croxted Street. I’ll wait here.’

The silence that followed stretched on for so long Allie began to wonder if he’d somehow tiptoed away without her hearing. She never heard him move once.

Just as her muscles began to ache from lying so still, a sound made her spine tingle.

More footsteps.

These rang out crisply in the cool night air.

As they neared her hiding place the hairs on her arms stood up. Her heartbeat thudded in her ears. Her palms were slick with sweat.

Calm, she thought fiercely. Stay calm.

She practised the breathing techniques Carter had taught her over the summer – focusing on slow breaths in and out helped stave off the panic attacks that would otherwise be uncontrollable.

Three breaths in, two breaths out.

‘Where’d you see her last?’ The low, menacing voice drifted above her as she breathed quietly.

‘About two streets back,’ the original voice replied. She could hear the rustling sound his jacket made when he pointed.

‘She probably turned off somewhere or ducked into a garden. Let’s backtrack. And check behind the bins – she’s not very big. She could hide behind them.’ He sighed. ‘Nathaniel’s not gonna like it if we lose her. You heard what he said. So let’s not, shall we?’

‘She’s fast as hell,’ the first man said, sounding nervous.

‘Yeah, but we knew that already. You take that side of the street. I’ll take this one.’

Their footsteps moved away. Allie didn’t budge until the sound had completely disappeared. Even then she counted to fifty before carefully slipping out from beneath the van. When she was on her feet, she hid between cars and looked as far as she could see in every direction.

No sign of them.

Hoping she was headed the right way, she ran, faster this time.

When things were normal she loved to run, and even now her feet automatically adopted a smooth, easy rhythm. Her breathing steadied as she moved.

But things were not normal. She fought the urge to look over her shoulder, knowing that tripping and injuring herself could mean discovery. And who knew what might happen then?

In the dark the houses flew by as if they were moving, rather than her. It was late – the street was quiet.

Motion detector sensors became her enemy; if she ran on the pavement porch lights clicked on as she passed them – simultaneously blinding and exposing her. So she kept to the middle of the street, although there the street lights harshly illuminated her.

Suddenly the street ended at a junction and Allie skidded to a stop, panting as she looked up at the signs.

Foxborough Road. What did Isabelle say? She rubbed her forehead as she tried to remember.

She said left on Foxborough, she decided after a moment. Then right on the High Street. But she wasn’t certain. Everything had happened so fast.

As soon she turned left, though, she saw ahead the bright lights of the High Street and she knew she’d been right. But even as she ran towards them she wondered whether the presence of the taxicabs, buses and lorries rumbling down the road meant she was safer. She was out in the open now.

Without slowing, she powered right down the High Street looking for the place Isabelle had told her about.

There! At the garishly decorated sandwich shop on the corner Allie veered right and found the little alleyway where the headmistress had told her to wait. Without looking back, she dashed into the shadows between two massive metal rubbish bins.

Leaning back against the wall, she paused to catch her breath. Her hair hung into her eyes, clinging to the sweat on her face, and she shoved it back absently as she wrinkled her nose.

What the hell is that smell?

The bins reeked but there was also some other awful stench around that she really didn’t want to think about. Focusing on her rescue, she kept an eye on the entrance to the alley. Isabelle had said she wouldn’t have to wait long.

But as the minutes ticked by she grew impatient. Even here in dark she felt too exposed. Too easily discovered.

If I were looking for me, this would be one of the first places I’d look, she thought.

Frowning, she chewed her thumbnail absently, until a noise by her ankle drew her attention. Glancing down, she saw a discarded sandwich box moving by itself. At her first she couldn’t register what she was seeing then her mouth opened in startled astonishment as the box crept slowly towards her from the far side of the alley. Only when it moved into a pool of light did she see the thin, prehensile tail dragging the ground behind it.

Allie covered her mouth with her hands to stifle a scream.

She was crouching in a rats’ nest.

She looked around desperately but there was no place to go. As the sandwich box made its uneven way towards her, she could feel her heart flutter with fear and she struggled to stay still. She had to remain hidden.

But when the rat-box bumped against her left foot it was too much – she tore out of the alley as if she’d been scalded. When she stopped, she found herself back on the street with absolutely no idea of what to do now.

At that moment a sleek, black car skidded to a stop in front of her. Before Allie could react, a tall man leaped out of the driver’s side door and whirled to face her, all in one smooth move.

‘Allie! Quick! Get in the car.’

She stared at him in astonishment. Isabelle had told her she’d send people to help. She hadn’t said ‘I’ll send one guy in a posh car.’ He looked very much like the men who’d chased her earlier – he wore an expensive-looking suit and his dark hair was cropped short.

Allie raised her chin stubbornly.

No way am I getting in that car.

But as she turned to flee two figures appeared out of the darkness on Foxborough Road. They were running straight for her.

She was trapped.

New extract begins:

Looking back at the man with the sleek car she saw that he was watching her worriedly. He’d left the car running and it purred like a tiger, spotting its prey. As she took a hesitant step away from him, he stretched out his right arm, his hand turned sideways. He spoke rapidly and without punctuation.

‘Allie my name is Raj Patel I’m Rachel’s dad Isabelle sent me to get you please get in the car as fast as you can.’

Allie froze. Rachel was one of her best friends. Isabelle was the headmistress at Cimmeria Academy.

If he was telling the truth, she was safe with him.

With only seconds to make up her mind, she searched for a sign to tell her what to do. Any indication that he was who he said he was.

His extended hand was steady; he had Rachel’s eyes.

‘You do not want those men to catch you, Allie,’ he said. ‘Please get in the car.’

Something in his voice told her he was telling the truth. As if he’d said the magic words that somehow made her function Allie sprang towards him, scrabbling at the car’s unfamiliar door handle and then leaping in. She was still reaching for her seat belt when the car took off.

By the time the catch clicked into place they were doing sixty miles an hour.







Chapter Two








The thing was, the night had started out so well.

Allie had gone out with her old friends Mark and Harry for the first time in months. These were the guys she’d hung out with back when she was always getting into trouble – she and Mark had been arrested together just a few months ago.

Her parents loathed them both, so she’d expected a bit of pushback when she announced her plans for the evening. But they hadn’t appeared cross at all.

Her mother said only, ‘Be in by midnight, please.’ And that was that.

Ever since she’d come home from Cimmeria Academy that summer they’d treated her differently. With respect.

It felt weird to go out without a row.

Weirder still was going back to the park where they used to hang out together every night to find Mark and Harry still swinging on the exercise bars in the dark like overgrown children.

‘You lot need to get a job,’ she said, striding through the gate.

‘Allie!’ they’d roared, running across the dark playground to her.

She was so happy to see them she couldn’t stop smiling. And they’d seemed thrilled to see her again – pounding her on the back and shoving a can of lukewarm cider into her hand. But once they’d settled down, the two boys on the swings and Allie perched at the top of the slide, the conversation lagged. All they talked about was skiving school, sneaking on to the railway lines to tag, nicking stuff from Foot Locker. The same things they always talked about.

Only now it seemed . . .

Boring.

Just two months had passed since she’d last seen them, but Allie felt like she’d aged years; so much had happened during the summer term at Cimmeria. She’d helped to save the school from fire. She’d nearly died. She’d found another student’s dead body.

Remembering that, she shivered.

She felt sure they wouldn’t understand if she tried to explain what Cimmeria was like. When they asked her about school she replied in vague terms: it was ‘kind of crazy’, but ‘pretty cool’.

‘Are all the people there, like, total toffs?’ Harry asked, crushing a cider can in his hand and throwing it into the park. Allie studied the can as it glinted amid the soft green leaves of grass.

‘Yeah, I guess,’ she said, still staring at the can.

But, she thought but didn’t say aloud, I really like them.

‘Do they treat you like the hired help?’ His voice sympathetic, Mark was trying to read her expression. She avoided his eyes.

‘Some do,’ Allie conceded, thinking of Katie Gilmore and her group. But by the end of the term, she and Katie had been working together to save the school from fire and they’d developed a grudging respect for one another. ‘But they’re not so bad,’ she finished.

‘I can’t imagine going to school with a bunch of toffs.’ Harry stood up on the swing’s seat and launched it into the darkness. His voice floated to them as he swung by. ‘I’d tell them where they could go and then get kicked out, I reckon.’

‘Like they’d let you in in the first place,’ Mark scoffed, shoving the chains of Harry’s swing until it gyrated sideways.

‘You going back?’ Mark asked, looking at her with sudden seriousness.

‘Yeah, my parents say I have to. And I kind of . . . want to, you know?’ She held his gaze, hoping he’d understand.

Mark’s background was different from her own – his dad wasn’t around and he lived with his mother in a tower block. His mum went out to nightclubs and bars with her friends – she didn’t act like a regular parent. After Allie’s brother Christopher ran away two years ago, Mark had been as much like a brother as anybody could be. She knew he’d missed her since she’d gone away to school. But the truth was, after the first couple of weeks at Cimmeria she hadn’t thought about him much at all.

‘I’ll write you letters,’ she promised now, guilt making her more fervent.

Mark’s sarcastic smile reminded her fleetingly of Carter.

‘Yeah?’ He popped open another can of cider and jumped up on to the swing. ‘I’ll write you notes on the Hammersmith and City line.’

He shoved off with his feet and arced out towards Harry, who was singing nonsense songs to himself as he swung.

Allie sat on the slide and watched them joke around – jerking at the swings as if they wanted to rip them from the metal frame. Her expression was thoughtful; the can of cider sat untouched next to her.

It was nearly midnight when Harry’s phone rang. After a brief conversation, he conferred with Mark before turning to Allie.

‘We’re gonna hit the bus depot in Brixton – give it a bit of work. You coming?’

After a pause Allie shook her head.

‘I promised the rentals I’d be home early,’ she said. ‘They’re still treating me like a criminal.’

Harry held out his fist and she butted her own against it. His bag rattled when he picked up.

‘Later, Sheridan,’ he said, heading out of the park. ‘Don’t let the posh bastards get to you.’

Mark lingered behind.

‘If you want to write those letters, Allie,’ he said after a long second, ‘that’d be cool.’

‘I will,’ she promised, determined to do it.

At that, he turned and ran after Harry. For a little while she could hear them talking and laughing in the distance. When the sound faded, she climbed down off the slide and picked up all the empty cider cans, depositing them in a rubbish bin. Then she flipped her dark hood up over her head and walked back towards home, her feet moving slower than her thoughts.

She was almost there when she saw them – four men standing outside her house. Their suits were perfectly tailored; haircuts short and neat. One wore sunglasses in the darkness; as she stared at him her heart began to pound. His athletic stance and intense focus reminded her of Gabe.

She stopped in her tracks. That was her first mistake – she should have just walked into Mrs Burson’s garden and sneaked out the back.

But she didn’t.
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La vision d'Aphrodite :

- Ok, donc dit moi sur quoi c'était cette fois, demanda Zoey.

- C'était encore une de ces purée de visions sur la mort. J'étais à l'intérieur du gars qui se faisait tuer, répondit Aphrodite.

- Un gars? Zoey sentit la panique la gagner. Est-ce que c'était Stark?

- Relaxe, c'était ni ton copain ni le mien. C'était Rephaim. J'étais dans son corps quand il s'est fait tuer. Et en passant, elle hésita et prit une autre longue gorgée de vin. Le garçon oiseau à des idées vraiment bizarre qui se promènent dans sa tête
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POV Rephaime


Il entendit un hurlement sinistre avant d'avoir atteint le mur. C'était un bruit tellement rempli de désespoir et de chagrin qu'il en a eu froid dans le dos. Qui as provoqué ce hurlement terrible ?
Il sut la réponse aussitôt qu'il eut formulé l'idée : le chien de Stark. Pendant un de ses monologue Lucie lui avait dit comment l'un de ses ami, le jeune homme nommé Jack, avait pris plus ou moins possession du chien de Stark - quand celui-ci avait était transformé en novice rouge - et à quel point le garçon et le chien était devenu proche. Lucie pensait que c'était une bonne chose pour eux deux car le chien était si intelligent et Jack si doux. Quand il se rappela ces paroles, tout ce mis en place. Au moment où il atteignis la limite de l'école, il entendit des pleurs accompagné du terrible hurlement. Rephaime savait ce qu'il allé voir il franchisa soigneusement et tranquillement le mur et regarda la scène de dévastation en bas devant lui.
Il pouvait pas s'en empêcher mais il voulait que Lucie vienne le voir. Après tout, il ne pouvait rien faire sauf regarder. Rephaime ne pouvait pas permettre à tout les vampire de le voir.
Il avait raison : l'innocent dont le sang avait rempli la dette de Neferet à l'obscurité était Jack l'ami de Lucie.
Sous l'arbre brisé par lequel Kalona s'était échappé de sa prison, un garçon se mit à genoux, en sanglotant :
- Jack ! encore et encore.
Le chien qui hurlait était à coté de lui au milieu de l'herbe ensanglanté. Le corps n'était plus là mais la tache de sang était là. Rephaim se demandai si quelqu'un remarquerai le fait qu'il y ai moins de sang qu'il y aurait dû en avoir. L'obscurité s'était nourri complètement du cadeau de Neferet.
A coté du garçon, se tenait Dragon Lankford, le maître d'escrime de l'école qui pleurait silencieusement, la main sur son l'épaule du jeune homme. Tous les trois étaient seuls et Lucie n'était pas là. Rephaim essayait de se convaincre que c'était mieux ainsi. [...] Puis, les bras chargés avec un gros chat couleur blé, Lucie se précipité vers le trio. Il était si bon de la voir qu'il avait presque oublié de respirer.
Puis, les bras chargés avec un gros chat couleur blé, Lucie se précipita vers le trio. Il était si bon de la voir qu'il avait presque oublié de respirer.
- Duchesse, tu dois arrêter ceci, maintenant ! sa voix a déferlé sur lui comme une pluie de printemps dans le désert.
Il l'a regarda s'accroupir à coté du gros chien avec la chatte déposé entre les jambes. Le félin a commencé à se frotter au chien comme s'il essayait de le consoler. Rephaime cligna des yeux de surprise quand le chien une fois calmé, à commencé à lécher la chatte.
- Tu es une bonne fille. Laisse Cameron t'aider.
Lucie leva les yeux vers le Maître d'escrime. Rephaime l'a vu hoché imperceptiblement la tête. Elle tourna son attention vers le jeune homme qui pleurait. Elle a sorti un mouchoir de sa poche et lui a tendu :
- Damien, tu dois arrêter ceci maintenant, toi aussi. Tu vas te rendre malade.
Damien à pris le mouchoir et a essuyai rapidement son visage. D'une voix tremblante, il dit :
- Je ne peut pas
Lucie toucha sa joue :
- Je sais que cela te plaît pas mais ton chat et Duchesse ont besoin de toi. De plus, Jack n'aurai pas souhaité que tu te mette dans cet état.
- Jack ne me reverra plus jamais.
Damien avait cessé de pleurer, mais sa voix tremblait. Il lui sembler entendre le cœur du garçon cogner contre sa cage thoracique.




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date : 11-10-2012
Cette histoire ne pourrait etre entamée sans que vous compreniez, chers lecteurs, qui était Camille. Je pourrais très bien vous lancer dans le bain de ses péripéties, mais peut-etre alors, auriez-vous ,quelques difficultés à comprendre son comportement ?
Aussi je me permets de vous faire un résumé de sa vie antérieure à cette histoire. Comment comprendre le présent sans avoir en poche quelques notions du passé ?

Camille était une charmante jeune femme de vingt neuf ans. Ses grands yeux, d'un bleu cyan, mangeaient son petit minois. Ses cheveux chatains bigarrés étaient coupés en un carré plongeant. Elle ne dépassait pas le mètre soixante, tout chez elle était petit : sa bouche, ses mains, sa taille, ses seins.
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Chapitre Premier
Une vie immortelle
— Je suis enceinte !
J’étais bien forcée d’admettre que j’aurais pu le lui annoncer autrement. Mais nous étions dans
la chambre qui avait vu naître notre amour. Quel autre endroit aurait mieux convenu ?
J’étais enceinte, je l’avais appris quelques heures seulement avant de partir de l’Archipel de
Svalbard. Isabel l’avait senti. Elle avait posé sa main sur mon ventre à plusieurs reprises. Et, en
y repensant, ma mère aussi avait eu ce geste.
Une chose pourtant me chagrinait. Au début de ma grossesse, durant mes premiers jours,
j’étais morte. Enfin morte… c’est un bien grand mot. J’avais juste activé la part de vampire qui
sommeillait en moi depuis ma naissance. Celle que m’avait transmise mon père, William.
Mais je n’étais pas qu’une vampire, j’étais aussi et surtout une sorcière. Une sorcière d’une
grande et ancienne lignée, les Rosa.
Mon histoire avait réellement commencé au décès de ma mère. Ce si funeste événement
avait à jamais changé ma vie. C’était comme si je m’étais éveillée d’un très long sommeil. Ce
que j’avais vécu jusqu’alors n’était qu’un rêve. La réalité était tout autre.
Ma mère, Laura Rosa, avait, dans ses jeunes années de sorcière, rencontré mon père,
William, un vampire de plus de cinq cent ans d’existence. Durant deux petites années, ils
avaient vécu une idylle merveilleuse basée sur un amour des plus sincères. Mais voila, les
sorcières et les vampires étaient, depuis des siècles, des ennemis mortels.
Le Coven d’Oviedo, mon clan, avait accepté William bien que sa nature profonde restât un
problème. C’était sans compter sur le passé de l’immortel. Il était recherché par une Reine
usurpatrice qui le désirait à tel point qu’elle faisait de lui sa propriété et son arme. Pour
protéger sa femme et son enfant à naitre, mon père nous abandonna, laissant ma mère seule.
De désespoir et de dépit, Laura renia la Magie qui coulait dans ses veines, ainsi que sa famille,
s’exilant dans la vie qu’elle avait choisie. Une vie sans magie.
C’est ainsi que ma vie se déroula durant les vingt années qui suivirent, élevée par ma mère et
par Adrian, l’homme que j’avais toujours pensé être mon père. Ces deux là s’étaient rencontrés
peu de temps après le départ de William. Bien qu’elle vécût un réel bonheur avec son époux,
ma mère n’oublia jamais le vampire de ses rêves.
Revenant à la réalité je pus, dans l’obscurité de la chambre, voir les yeux ébahis de Cyriel, le
vampire de mes propres rêves.
— Pardon ? Tu es quoi ?
Je déglutis difficilement.
— Enceinte, marmonnai-je.
Il ne pipa mot, se bornant à me regarder. Patiente, j’attendis une réaction, qui semblait
tarder.
Soudainement, son visage s’éclaira et un sourire apparut, se faisant de plus en plus radieux.
Il se leva précipitamment. Mes yeux me permettaient désormais de percevoir les détails de
ses mouvements, ce qui n’était pas le cas avant l’activation de mes gênes vampiriques.
Il me prit dans ses bras et me serra fort.
— C’est merveilleux mon amour !
— Tu trouves ? lui demandai-je doucement.
Il s’écarta de quelques centimètres et fondit son regard dans le mien.
— Tu en doutes ?
Je ne savais pas trop qu’en penser. Certes, être enceinte était une chose merveilleuse pour
une femme. Mais je n’avais pas pensé devenir mère si tôt, et surtout aussi tôt après ma
transformation, et pendant le voyage qu’il nous restait encore à parcourir.
— Non pas vraiment. Je suis un peu perdue Cyriel.
Il me sourit, d’un sourire si tendre que mon coeur aurait de nouveau cessé de battre s’il en avait encore été capable.
— Tu n’es pas seule Selena, nous sommes deux dans cette aventure.
— Humph, grommelai-je.
Arquant involontairement un sourcil, il m’observa avec plus d’attention encore.
— Quoi ?
— Je te trouve adorable lorsque tu doutes.
Je lui tirai la langue, à la manière de Raïza. Il m’attrapa dans ses bras et m’embrassa vigoureusement, avec passion.
Chacun de ses baisers m’emportait loin, très loin de mes doutes. Durant quelques instants j’oubliai ce qui était en cours, la mission, le bébé, tout.
Une nouvelle fois, il n’y eut plus que d’un côté Cyriel et moi, et de l’autre le reste du monde.
Quelques minutes plus tard, le soleil semblait couché car déjà nos peaux se détendaient, sous la douceur de l’avènement de la lune. Il était étrange que je ressente son action sur nous, vampires. Mon homme et les autres vampires ne pouvaient supporter la lumière du jour à moins de vouloir finir en tas de cendres.
En ce qui me concernait, j’étais différente. Je le savais. Je n’étais pas un vampire ordinaire.
Je n’avais pas de supers pouvoirs, comme Superman ou Buffy, j’étais simplement la seule représentante d’une nouvelle espèce, d’une nouvelle race. A demi-sorcière et à demi-vampire, par naissance et par choix.
J’étais née ainsi, mais le côté vampire en moi ne s’était jamais manifesté. Pas d’attirance pour le sang, et pas d’allergie au soleil. Non j’étais une enfant normale, puis une adolescente avec tout ce que cela implique mais pas de comportement étrange. Et alors j’étais devenue une femme des plus banales. Plutôt jolie, je devais l’avouer mais rien de vampirique. Du moins cela avait été le cas jusqu’au décès de ma mère. Là j’avais tout appris et il m’avait paru nécessaire de rencontrer mon père, ce vampire.
Durant ma quête d’identité, j’avais rencontré Raïza, une amie, une soeur pour moi, dans un coven-ami en Pologne, ainsi que Joshua, un jeune sorcier éperdument amoureux de cette dernière. Et enfin et surtout, j’y avais rencontré Cyriel. Le vampire de ma vie.
Il nous avait conduites, Raïza et moi, jusqu’à mon père, emprisonné par Tarja, la Reine Usurpatrice.
J’avais appris à connaître mon père durant quelques jours, et un soir il me proposa une chose qui me pendait au nez depuis quelques temps. Il me fallait activer le vampire en moi.
Faire se côtoyer la sorcière et le vampire.
Après réflexion, et parce que je voulais passer une Eternité d’amour avec Cyriel, j’acceptai.
Mais durant une bataille qui tourna mal, je perdis une nouvelle fois mon père. Se volatilisant dans un nuage de cendres, il m’échappa, pour toujours cette fois.
Nous avions pourtant mené à terme le Coup d’Etat qui visait à remettre sur le Trône la véritable Reine des vampires : Isabel.
Cette femme, ce vampire qui cumulait pas moins de 1852 ans, mais qui arborait toujours un visage jeune et presque adolescent, avait l’étoffe d’une Reine. Cyriel, Raïza, mon père, Lydvack – le compagnon d’Isabel et l’un de mes nouveaux amis – et moi, avions combattu pour elle, et nous avions triomphé. Non sans perte, de toute évidence !
Mais le combat avait été nécessaire et les quinze jours qui s’étaient écoulés depuis la bataille désormais avaient fini par me faire comprendre que la perte de mon père n’était qu’un mal pour un bien.
Je l’avais peu connu mais je tendais à espérer que désormais Laura Rosa et William étaient réunis. Pour l’Eternité.
Une pensée fugace me traversa l’esprit alors que Cyriel me serrait contre lui et me demandait :
— A quoi tu penses ?
Je restai silencieuse une minute, méditant sur le fond de ma pensée, puis lui dis :
— A mon père.
Son visage se figea, et je compris la méprise.
— Je veux parler d'Adrian. Mon père adoptif si tu préfères.
Je n’appréciais pas trop l’idée de parler de lui en ces termes, après tout il m’avait élevée comme sa fille, sachant pourtant pertinemment qu’il n’en était rien.
Cyriel ne dit mot, attendant que je continue.
— J’ai peur de le revoir.
Mon vampire se crispa légèrement et me demanda, le regard fixé sur moi, interrogateur.
— Peur ? Pourquoi as-tu peur ?
— De sa réaction Cyriel. Il a quitté une fille humaine. Et il va retrouver une fille vampire.
— Mais tu restes toi Selena. Tu es encore plus belle qu’auparavant, mais sinon tu restes toi.
Il n’y a pas une once de méchanceté en toi, on ne voit pas le visage d’un monstre quand on te regarde.
Il tenta d’attirer mon regard mais je restai fuyante. Je devais parler à Raïza.
Lorsque j’entrepris de sortir du lit il ne me retint pas. Nue, je traversai la chambre pour récupérer mes vêtements abandonnés sur une chaise.
Je pouvais sentir le regard brûlant de Cyriel dans mon dos. Provocante, je me retournai, lui faisant face. Je m’attendais à le trouver allongé, les bras croisés derrière la tête, m’observant de son regard plein d’amour et de désir, mais je sentis déjà ses bras m’emprisonner la taille et me jeter sur le lit. Là, couchée sur le dos, j’observai mon beau vampire s’allonger de tout son long sur moi. Il déposa un baiser sur ma cuisse et je poussai un grognement étouffé. Lorsqu’il remonta et embrassa mon ventre plat un soupir s’échappa doucement de ma bouche. Il passa ses lèvres sur mon sein gauche sans même s’y arrêter avant de finir contre les miennes dans un ultime baiser ardent.
M’arquant sous le désir, je sentis contre moi sa propre envie, son propre besoin. J’avais le même. Il me désirait autant que je le désirais. Mais j’avais à faire, là.
Comme s’il comprenait mes pensées, il ralentit l’allure de ses baisers, pour finalement effleurer tout juste ma bouche entrouverte. Dans un grognement, il s’effondra à mon côté et me
regarda, tout sourire.
— Je t’aime ! lui dis-je avec un sourire composé.
— J’y compte bien !
Dans un souffle, je me vêtis et sortis de la chambre sans qu’il n’ait eu le temps de me rattraper.
Dans la chambre mitoyenne se trouvait Raïza. Mon amie.
C’était la première sorcière du Coven d’Urkotów que j’avais rencontrée. Et c’était celle qui m’avait accompagnée dans la quête qui consistait à retrouver mon père. Aussi lorsque mon but changea et qu’il se transforma en un Coup d’Etat à la Couronne de l’Ombre en faveur d’Isabel, je lui avais proposé de repartir en Pologne. Elle n’était pas obligée de rester, et encore moins de mettre sa peau en danger pour moi. Là, elle avait décidé de rester, de m’accompagner jusqu’au bout, et force est de constater que j’en avais été heureuse. Raïza m’avait été indispensable, elle m’avait aidée à tenir. Aujourd’hui je devais lui annoncer la nouvelle de ma
grossesse.
Je frappai trois coups à la porte. Elle aussi vivait aux heures de nuit, comme un vampire, bien qu’elle soit humaine à cent pour cent avec un brin de magie cependant puisqu’elle était la fille de la Grande Prêtresse de son clan.
Il ne fallut à mon amie que quelques secondes pour se ruer vers la porte et l’ouvrir bruyamment. C’était ce que j’aimais chez elle. Elle était nature, presque brute de décoffrage.
J’aimais sa fraicheur et son humour. Le voyage en sa compagnie avait été allégé par sa bonne humeur et je ne l’en remercierais jamais assez.
— Selen’ ! Je ne t’attendais pas si tôt !
— Je suis réveillée depuis un moment. Et je dois te parler de quelque chose.
Tout en parlant, j’étais entrée dans sa chambre et m’étais assise sur le lit. Je ne m’étais jamais étonnée que les vampires n’aient pas besoin d’invitation pour entrer quelque part contrairement à ce que les croyances laissaient entendre.
Je chassai cette pensée aussitôt, me concentrant sur ce qui était important.
Je levai les yeux vers elle et m’aperçus qu’elle semblait anxieuse.
La voyant ainsi je ne pu m’empêcher de lui sourire. Cette mine dépitée ne lui allait pas du tout, ses traits étaient beaucoup trop fins et doux pour se voir striés de rides d’inquiétude.
— Bon ! Tu vas faire durer le suspens longtemps ? s’énerva-t-elle.
— Pardon, m’excusai-je. Ce n’est pas vraiment facile à dire en fait !
Je pris une grande inspiration et lui annonçai :
— Je suis enceinte !
— Oh ! lâcha-t-elle, tombant assise, choquée.
Voilà une des réponses made-in-Raïza.
— De Cyriel ?
— Evidemment de Cyriel. De qui d’autre ?
Elle arborait une mine renfrognée lorsqu’elle continua d’une voix timide :
— Tu m’as dit que tu avais fait l’amour avec Alejandro peu avant ton départ.
J’y avais pensé.
— Je sais. Mais les calculs correspondent à Novembre. Or le dernier rapport que j’ai eu avec Alejandro c’était en Septembre. Ça ne colle donc pas. Et il n’y a eu que Cyriel après.
Je me sentis mal. Cette histoire avec Alejandro d’un côté et Cyriel de l’autre me rendait malade.
Devinant mes pensées Raïza continua :
— Tu en as parlé avec Cyriel ?
— Pour l’essentiel. Il sait que je suis enceinte. Mais je ne lui ai jamais parlé d’Alejandro.
Jamais.
Mon amie lâcha un soupir, que je ne tardai pas à imiter.
— Tu crois que tu auras une vie tranquille un jour ? rigola-t-elle.
— J’en sais rien, mais je suis immortelle, il va bien falloir que ça arrive au moins une fois !
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Mon propre corps me faisait mal et je n’arrivais pas à bouger. La douleur était telle que je
sentais poindre l’ombre menaçante de la mort. Mes paupières étaient lourdes et pesantes, je
ne pouvais les ouvrir. J’avais la moitié des os brisés, je pouvais le sentir au plus profond de
moi. Ceci dit, ma mission avait été menée à bien. J’avais réussi à me venger et à sauver le
monde.
— Non Selena, ce n’est pas fini.
— Mais je ne peux plus combattre, je suis brisée. Je sens que… je pars.
— Laisse-toi guider sur les chemins de l’immortalité, murmura Alvina d’une voix faible.
Je comprenais enfin.
Ma dernière pensée fut pour Evanah. J’avais construit pour elle un monde où règnerait la
paix entre les vampires et les sorcières. Elle construirait maintenant le mythe d’une nouvelle
espèce. Elle serait la mère d’une nouvelle engeance. Cela n’avait jamais été mon rôle, c’était le
sien. Je n’avais fait qu’ouvrir la voie.
La douleur vrilla une nouvelle fois tout mon corps tandis que je revoyais le visage de Cyriel et
celui d’Evanah. Le visage de l’homme de ma vie dans les traits de ma fille.
J’étais fière d’elle. Elle deviendrait une merveilleuse jeune fille.
J’étais prête. Ma vie humaine, ma vie de sorcière et ma vie de vampire touchaient à leur fin.
Mes paupières se fermèrent… à jamais.
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Je me propulsai en avant, bras tendus et récupérai Evanah qui se cramponna à mes bras,
juste à temps. Les larmes coulèrent sur mes joues lorsque je sentis son petit corps contre moi.
Cyriel sentit une nouvelle fois mon changement d’humeur car nos regards se rencontrèrent
une fraction de seconde… de trop. Xann profita de cet instant pour frapper mon vampire avec
une force démesurée. Le corps de Cyriel se retrouva projeté au sol et notre échange de regard
se brisa.
J’entendis un simple « Oh » et Cyriel disparut de la surface de la Terre.


—Noooon ! hurlai-je à pleins poumons. Non ! Non ! Cyriel non !
Je pressai Evanah contre moi avec le plus de douceur et de fermeté possible et fonçai sur
Xann avec une rage incroyable. Les larmes me brulaient les yeux et la douleur de mon coeur
semblait anéantir toute notion de prudence.
Devant mon regard déterminé, le vampire recula légèrement, observa la fenêtre de la pièce
et fis un geste en sa direction.
— Non ! Si tu te casses je te poursuivrai jusqu’à ce que je te trouve et que je tue ! Affrontemoi
tout de suite et je te ferai payer sa mort, ordure !
Etrangement, il ne répondit pas. Il semblait peser le pour et le contre. Mais je ne lui laissai ni
le temps de la réflexion ni celui de lancer l’offensive en premier. Je fondis sur lui.
Mais je ne rencontrai aucune résistance. Aucun corps.
Un nuage de fumée blanche envahit la pièce tandis qu’un loup apparaissait de l’autre côté,
près de la fenêtre. C’était le loup que j’avais rencontré ce fameux après midi en Espagne.
— Pars, mais je te retrouverai Xann, je te retrouverai et tu mourras !
Ses oreilles se redressèrent en signe de défi, puis il sauta.
Je me retrouvai là, seule, assommée. Ma fille contre mon sein m’observait de ses grands
yeux gris. Son visage n’exprimait aucune émotion. Seuls ses yeux semblaient parler avec une
efficacité déconcertante. Cyriel. Ses yeux me rappelaient tant son père.
Les larmes commencèrent à couler et je m’écroulai au sol, serrant la petite fort contre moi.
La douleur me vrilla le ventre, la tête et l’ensemble de mon être. Je ne sentais plus rien d’autre
que son corps contre le mien, et l’absence de celui de Cyriel. Sa présence avait disparu, à
jamais. Je l’avais perdu. Il reposait là, sur le sol de cette pièce. Des cendres éparpillées sur le
plancher du château de Dracula. Ma tête heurta le sol à grand fracas et je me roulais en boule,
Evanah au creux de mon ventre. Elle resta là, silencieuse, tandis que je pleurais sur les cendres
de Cyriel.
Je ne parvenais pas à réaliser qu’il n’était plus. Les larmes ne cessaient de couler et je
m’entendis bientôt hurler son prénom.
— Cyriel ! Cyriel ! Cyriel ! Cyriel ! ….
Des heures passèrent sans que je ne parvienne à m’arrêter et sans obtenir de réponse à
mes appels. Il n’était plus là, il ne répondrait plus jamais. Autour de moi, le château était
silencieux, seules mes suppliques résonnaient dans la demeure du Comte.
Une main sur Evanah et l’autre dans les cendres, une seule pensée me torturait, un seul
désir, un unique besoin. Je voulais qu’il revienne. Je voulais que l’on me rende l’homme que
j’aimais plus que la vie elle-même.. Celui qui m’avait fait connaitre une nouvelle manière d’aimer.
Une nouvelle façon de vivre
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— Oh ma petite chérie, est-ce que tu devineras ?
Maman t’aime, maman t’aime.
Oh ma petite chérie, maman t’aime.
Même si je ne suis pas à côté de toi,
Toujours dans ton coeur tu me trouveras.
Oh ma petite chérie, maman t’aime...
Lorsque les paroles se noyèrent sous les larmes, je sus que je devais arrêter. Evanah avait
les yeux rivés sur moi et m’observait. On aurait dit son père.
Je déposai un baiser sur ses deux joues, un sur son front et un sur ses deux minuscules
mains avant de la poser dans son berceau.
— Je t’aime très fort mon petit coeur. Maman revient, je vais faire ce que papa aurait aimé
faire et je reviens. Je t’aime de tout mon coeur ma chérie.
Je me penchai une nouvelle fois sur elle et embrassai son front.
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Le moment était venu de présenter la petite à mes amis.
En attendant qu’ils reviennent, accompagnés de Cyriel, je me penchai sur le bébé qui se
trouvait sur ma poitrine. Nous étions seules toutes les deux alors j’en profitais.
— Bonjour ma petite merveille, c’est maman… Si tu savais comme je suis heureuse que tu
sois là aujourd’hui…Tu es si belle… si belle.
En y regardant de plus près, je pouvais voir sa chevelure brune déjà bien dense pour son
âge.
— Tu as des airs de ta grand-mère ma chérie. Tu l’aurais adorée, c’était une maman
géniale…. (Je ravalai un sanglot). Je te promets que je serai une maman tout aussi géniale
mon amour… Ma petite beauté.
Ma fille leva les yeux vers moi, comme si elle comprenait ce que je lui disais. Ses lèvres se
plissèrent légèrement et mon esprit l’interpréta comme un sourire.
— Oh ! lança la voix de Raïza en entrant dans la pièce.
Derrière elle, entrèrent Joshua, Lydvack et Isabel. Cyriel avait repris sa place à mes côtés. Il
caressait la main de mon bébé avec une douceur dont je ne le savais pas capable.
— Toutes mes félicitations !
Joshua vint m’embrasser sur le front et s’écarta légèrement pour faire place aux autres.
Lydvack s’approcha doucement, inclina la tête pour observer ma fille et eut un petit sourire
adorable. Leurs regards se rencontrèrent et le géant de muscles se trouva pétrifié sur place.
Ils restèrent un moment à s’observer.
— Cette petite est stupéfiante, les amis ! s’exclama-t-il en nous embrassant. Vous avez fait
du bon boulot !
Et pour la première fois depuis notre arrivée, le couple discret Isabel-Lydvak se transforma
en un duo passionné. Lorsqu’il s’écarta du lit, notre ami plongea sur la Reine et l’enlaça
fiévreusement. Durant quelques secondes, ses pieds ne touchèrent plus le sol et son rire
résonna dans la pièce. Nous détournâmes tous les yeux devant cet amour si parfait.
Quelques secondes plus tard, Isabel s’approcha à son tour de moi. Elle commença par se
mettre à la hauteur de ma fille et embrassa son petit front plissé.
— Toute naissance est la renaissance d’un ancêtre, me confia-t-elle doucement en venant
déposer un baiser amical sur mon front. Toutes mes félicitations Selena, bravo Cyriel. Votre
fille est la plus belle petite fille qu’il m’ait été donné de voir durant toute mon existence.
Je la remerciai en souriant.
Il était vrai qu’elle était belle. Sa peau de marbre, encore plissée, ses petites mains toutes
menues avec ses ongles minuscules, ses yeux, comme des petites perles, aussi vifs que ceux
de son père dont la couleur avait été copiée au degré près, ses cheveux d’un noir de jais qui
rappelaient tant ceux de ma propre mère, sa bouche et la petite fossette au dessus de la lèvre
supérieure qui était la réplique exacte de la mienne et son nez retroussé qu’elle avait hérité de
William, son grand-père. Toutes ces personnes formaient son héritage, et son héritage avait
façonné la vie qu’elle allait avoir.
La dernière qui s’approcha de nous fut Raïza. Elle aussi se pencha légèrement sur notre fille
avant de relever des yeux embués de larmes vers moi.
— Elle est merveilleuse Selena, me confia-t-elle en larmes.
Je donnai la petite à Cyriel tout en me relevant légèrement. Mon amie se jeta dans mes bras
et nous versâmes quelques larmes ensemble.
Lorsque le flot se tarit, Cyriel me rendit la petite et un regard suffit à nous comprendre. Il
était venu le second moment important de cette journée.
— Raïza ?
— Oui ? répondit-elle en s’essuyant les yeux.
Je vis Isabel me sourire. Elle avait compris.
— Avec Cyriel, nous aimerions que tu sois la marraine de notre fille.
Un sourire éclaira le visage de mon amie lorsqu’elle prit l’entière conscience de notre
proposition.
— Bien sûr que j’accepte ! Merci à vous.
Nous nous embrassâmes encore quelques instants durant lesquels nos émotions furent mises
à rude épreuve.
Un reniflement discret se fit entendre dans le fond de la chambre. Notre attention se dirigea
par là. Lydvack. Il avait les yeux et le nez rougis.
— C’est qu’il est sensible le grand et fort Lydvack, lâchai-je, moqueuse.
Il tenta de se cacher derrière Isabel, qui, avec une longueur d’avance sur tout le monde avait
encore tout compris. Elle l’empêcha de se cacher et il dut montrer son visage ému.
— Lyd’ ? commença Cyriel.
— Oh arrête de te moquer. Je suis un grand sensible au fond.
Tout le monde rit tandis que Cyriel continuait :
— Non, je ne me moque pas. Selena et moi voudrions que tu sois le parrain de la petite….
Isabel affichait un air de parfaite béatitude devant le visage étonné et heureux de son
compagnon.
Il bafouilla une réponse incompréhensible avant de se reprendre. Je n’avais jamais vu
Lydvack dans cet état là… et apparemment Cyriel non plus. Je le vis se mordre l’intérieur des
joues pour ne pas rire.
— C’est un grand honneur que vous me faites tous les deux, répondit-il d’une voix rauque.
Merci.
Cyriel tourna les yeux vers moi et caressa mes cheveux d’un geste tendre.
— Qui veut porter Evanah en premier ? lançai-je.
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Spoiler(cliquez pour révéler)
J’ai rencontré plusieurs Rosa dans ma vie, mais Selena
est celle qui avait le coeur le plus imposant, le plus noble. Elle était autre chose qu’une Grande
Prêtresse, autre chose qu’une sorcière très puissante et dévouée à sa cause, elle était surtout
une amie incroyable. Elle aurait préféré tout donner plutôt que faire du mal aux gens qu’elle
aimait. Aujourd’hui, elle a donné sa vie, ce qu’elle avait de plus précieux, pour le monde. Elle a
préféré combattre jusqu’à la toute fin pour permettre aux créatures du monde magique, nous,
de vivre en Paix. En faisant cela, elle nous a tous sauvés.
Elle se tourna vers Lydvack qui releva la tête, comme si elle l’avait interpellé.
— Un jour, Selena m’a dit qu’il n’y avait rien de plus important pour elle que l’amour. Elle a
aimé profondément chacune des personnes qui ont croisé sa route, elle a aimé avec passion
Cyriel qui nous a quittés pour les mêmes raisons, elle a donné la vie avec amour et a tout perdu
pour cet amour. Selena vivra toujours en moi et en chacun de vous. Tant que vous penserez à
elle, Selena vivra toujours et à jamais.
Isabel, les larmes aux yeux, leva la tête vers les cieux avant de prononcer doucement ces
mots :
— Merci Selena. Merci pour tout ce que tu as fait pour moi, pour nous tous. Je te serai à
jamais reconnaissante. Sois heureuse maintenant. Sois heureuse.
Lorsqu’elle eut terminé, un sanglot déchira le silence. Raïza. Dans ses bras reposait la petite
Evanah, le fruit de l’amour de Selena et de Cyriel.
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Spoilers dans le NightMag (magazine de la maison de la nuit) :
http://la-maison-de-la-nuit.eklablog.com/nightmag-n-1-a47235369
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— Vu toutes les rumeurs et les théories insensées qui circulent, je ne sais même pas par où commencer. Officiellement, il n'y a pas de version officielle. (Il sourit.) La police de Beaulac refuse de donner une explication à ton absence et à ta réapparition, mais officieusement, on fait courir discrètement le bruit que tu appartenais à une unité top secrète du FBI. (Il rit.) C'est certainement le scénario le plus intelligent, étant donné la grande quantité de ton sang retrouvée sur les lieux et le fait que vingt officiers t'aient vue surgir de nulle part au poste, dans un éclair de lumière blanche. Nue comme un ver, qui plus est, précisa-t-il avec un sourire encore plus grand.
—Et tu as raté ça, le taquinai-je. Il s'assit sur le bord du lit.
— Oui, mais ce n'est pas grave.
—Ah bon?
—Tout à fait, dit-il en se penchant vers moi. Parce que je crois que j'aurai très bientôt l'occasion de le voir en privé.
Je levai un sourcil interrogateur, incapable de refréner un sourire.
—Tu penses ?
Son sourire se fit malicieux.
—Oui. Car je suis persuadé que les photos font le tour d'Internet en ce moment.
Mon cri de désarroi informa tout l'hôpital que j'étais effectivement vivante, à défaut d'aller bien.
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— Rentre avec moi, Kara.
Rhyzkahl tendit sa main couverte de sang pour saisir la mienne. Une soudaine lumière blanche nous entoura, et je me retrouvai avec lui dans un autre
lieu.
J'étais allongée sur ce qui semblait être un piédestal, devant un trône en pierre, blanc et doré, gravé d'un motif qui m'était familier. Je percevais
vaguement une odeur forte et piquante, pas totalement déplaisante, et remarquai que l'on parlait un langage inconnu au-dessus de moi. Au-delà, je
distinguai des murs de marbre blanc, rehaussés de grandes voûtes ouvertes, que l'on avait décorées d'ornementations complexes en or bruni. L'une
des arcades donnait sur un large balcon, et plus loin, sur une mer bleu turquoise embrasée par les rayons du soleil levant ou couchant. Au-dessus de
l'eau, je vis des silhouettes voler, et me rendis compte, stupéfaite, qu'il s'agissait de zhurns, de graas et de syrazas, qui tournoyaient dans un ballet
aérien compliqué d'ailes, de serres et de crocs.
Juste devant le trône se tenait une créature ayant l'apparence d'une femme nue, dont les cheveux touchaient le sol, mais dont les ailes de coléoptère
et les innombrables filaments qui s'enroulaient à la place de la langue m'indiquaient que c'était un mehnta. À sa droite s'élevaient des volutes de
fumée, des dents et des couleurs changeantes, et j'identifiai ce démon comme un ilius.
J'étais en train de mourir, mais contempler ces créatures, leur royaume, leur monde, était un spectacle qui en valait presque le coup. Il ne
correspondait pas du tout à ce que je m'étais imaginé et je m'aperçus à regret que j'étais tombée dans le même piège que ceux pour qui tous les
démons étaient mauvais. J'avais envisagé leur univers comme un endroit composé de rochers et de feu, alors qu'il était beau et raffiné, plutôt
conforme à la représentation traditionnelle du paradis. Combien d'humains ont déjà été témoins de cela ?
Je n'avais presque plus la force de garder les yeux ouverts, mais je sentis et vis Rhyzkahl s'accroupir à côté de moi.
— Oh, ma chérie, je ne peux pas te sauver. Il est trop tard, et même mes pouvoirs ont leurs limites.
Ce n'est rien, songeai-je, commençant à distinguer de petites étincelles de lumière à la périphérie de mon champ de vision. Alors c'est réellement le
royaume des démons ?
— Oui, c'est mon domaine. Si seulement je pouvais te garder avec moi ! Mais même ici, tu meurs.
Dommage que je ne puisse pas découvrir davantage ce lieu. Mais, tant pis. Le scintillement se fit plus insistant.
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Mon pouls s’est emballé ; j’ai commencé à transpirer. Jake a effleuré ma poitrine luisante et, un sourire satisfait aux lèvres, a commenté :
— Tu t’amuses bien, en fin de compte ?
— On peut boucler ça en vitesse ? ai-je lancé, dégoûtée.
— Tes désirs sont des ordres. Il s’est mis torse nu, m’a mordillé l’oreille et susurré en me léchant le cou du bout de la langue :
— Tu trouves ça intense ? Ce n’est que le début. Tu verras, tu auras l’impression d’exploser.
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