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Bibliothèque de Brouillon : Liste d'argent

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Scènes de vie villageoise Scènes de vie villageoise
Amos Oz   
Nous voici à Tel-Ilan, un village centenaire fondé par les pionniers bien avant la création de l'Etat d'Israël. Une petite communauté y vit entourée de vignes et de vergers, et la vie semble s'écouler paisiblement. Depuis quelque temps pourtant, les gens de la ville envahissent les rues du bourg au moment du shabbat et, avec eux, la spéculation immobilière et la vulgarité. Mais Pessah Kedem, ancien membre de la Knesset, est un vieillard inquiet pour d'autres raisons. Il n'aime pas le jeune étudiant arabe que sa fille Rachel héberge dans l'annexe au fond de la cour et, surtout, il est convaincu que quelqu'un creuse sous sa maison la nuit. L'agent immobilier Yossi Sasson, lui, convoite depuis longtemps la maison de Batya Rubin, une des plus vieilles du village, et lorsque la fille de la propriétaire l'invite non seulement à la visiter de fond en comble, mais se montre très affectueuse à son égard, il croit déjà toucher au but. Sauf que... Kobi Ezra, lui, cherche à surmonter la timidité de ses dix-sept ans pour séduire la jolie bibliothécaire du village, pendant que Gili Steiner, médecin remarquable et célibataire endurcie, attend en vain l'arrivée de son neveu Gideon, dont elle a pourtant cru trouver le manteau clans le dernier car arrivé de la ville. Quant au maire du village, Beni, il ne comprend pas pourquoi sa femme lui a fait remettre une note contenant seulement ces mots : " Ne t'inquiète pas pour moi" ... En huit nouvelles qui se lisent comme un roman, Amos Oz fait surgir une société villageoise imaginaire. Un décor unique et des personnages récurrents lui permettent de tendre un miroir à nos passions, nos doutes, nos misères et nos joies. Son écriture oscillant entre tendresse, mélancolie et âpreté serre de très près la fragilité de nos vies, et sa manière subtile de nous plonger clans une comédie humaine, certes très israélienne mais surtout universelle, confirme une fois de plus son immense et incomparable talent.

par Lilou
Louis parmi les spectres Louis parmi les spectres
Isabelle Arsenault    Fanny Britt   
Mes yeux...
Visuellement, ce roman graphique est un bonheur. C'est magnifique.
Crayons à papier, graphite, quelques touches de crayons de couleur, d'aquarelle, de feutres, ou encore d'encre de Chine...
L'ambiance est douce, le temps s'arrête.
Comme il s'est arrêté dans la famille de Louis et de son petit frère Truffe depuis que leurs parents se sont séparés. Depuis que leur père boit.

Inquiétude pour la vie, découverte de l'amour, ce roman graphique est un poème.

par dadotiste
Anne… la maison aux pignons verts Anne… la maison aux pignons verts
Lucy Maud Montgomery   
Quelle histoire ! Je n'ai pas pu m'empêcher de dévorer ce premier tome alléchant...les aventures extravagantes et les ennuis qu'a vécu Anne n'ont cessés de me faire rire aux éclats...D'ailleurs je me suis énormément attaché à Anne, et à tous les habitant d'Avonlea. Chacun son petit caractère et sa façon de penser bien à lui. Grace aux belles descriptions poétiques d'Anne j'ai pu m'imaginer les paysages de l'île du Prince Edouard ! C'était transportant !
Le style de l'auteur est splendide...esthétique et fluide....du beau et du bon ! Les relations entre les personnages m'ont aussi ému, par delà leur évolution !

par nina-nani
Balzac et la petite tailleuse chinoise Balzac et la petite tailleuse chinoise
Dai Sijie   
Un roman frais, dur et réaliste sur la transition entre l'adolescence et l'âge adulte, chez une jeune fille de la Chine rurale post-révolutionnaire, poussée par l'ambition et le désir de vivre une vie pleine et intense. Un parcours initiatique en somme, même s'il est transposé loin de nos horizons culturels d'Occident !

par isa
Le petit Nicolas Le petit Nicolas
Jean-Jacques Sempé    René Goscinny   
Je l'ai découvert en 4e, en Allemagne, puisque c'était des livres qu'ils étudiaient en français et j'ai trouvé ça drôle, touchant. On se reconnaît forcément dans un personnage et on retrouve également la plupart de nos amis. C'est agréable à lire et je le conseille fortement pour se détendre !
Vol de nuit Vol de nuit
Antoine De Saint-Exupéry   
Les débuts de l'aviation, certes, mais surtout une aventure humaine incomparable
Ferdaous, une voix en enfer Ferdaous, une voix en enfer
Nawal El Saadawi   
(Quatrième couverture)

Ils m'ont condamnée à mort non parce que j'ai tué — car il y a des milliers de gens qui tuent chaque jour —, non, ils m'ont condamnée à mort parce qu'ils ont peur que je vive. Ils savent que si je vis, je finirai par les tuer. Et de fait, ma vie signifie leur mort, et ma mort leur vie. Or ils sont assoiffés de vie et la vie pour eux, c'est un surcroît de crimes, un surcroît de richesses. Moi, j'ai vaincu la vie, j'ain vaincu la mort ; je ne recherche pas la vie et je ne crains pas la mort. Je ne recherche rien, je n'espère en rien, je n'ai peur de rien, cela, parce que je jouis de ma liberté !

par Brouillon
Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ? Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ?
Pierre Bayard   
La première fois je l'ai détesté mais en le relisant un an plus tard, je l'ai nettement plus apprécié !
C'est vrai que l'auteur fait un peu l'apologie de la non-lecture, ce qui pour des lecteurs assidus ou réguliers comme ceux qui sont sur Booknode est un peu frustrant... Mais personnellement depuis que j'ai lu ce livre je ne vois plus les gens sous le même angle et par quelques petites questions bien précises on peut constater si la personne a effectivement lu le livre dont on parle ou non... Et même si ça peut paraître sadique, je trouve ça plutôt amusant de les voir se dépêtrer avec leurs mensonges ^^
Le livre de Pierre Bayat, je l'ai donc pris comme un manuel de "repérage" des faux lecteurs... beaucoup plus amusant :)

par emy27
Ru Ru
Kim Thúy   
Le terme Ru qui signifie «berceuse» en vietnamien, est vraiment adapté a ce livre : ce livre est une berceuse, une douce mélodie accompagné des souvenirs de cette nouvelle romancière.
KIM THÚY se dévoile le long du livre tout en sachant rester pudique et en nous offrant un récit bouleversant sur sa vision du monde et de la guerre.
Son écriture est claire, fluide, dénué de rancœur et de ressentiments, ne laissant aucune haine envers les acteurs des quelques échec de sa vie tout en multipliant les descriptions légères associé a des images nettes et précises aux yeux du lecteurs.
La mémoire impressionnante de l'écrivaine de part sa clarté est certainement du a des souvenirs vivaces qu'elle évoque avec beaucoup de délicatesse pour mieux nous transmettre la sensibilité et la puissance qu'ils exercent en elle.
Son roman est constitué de cours fragments (généralement pas plus de deux pages) représentant un lieu, une activité, une personne ou encore une pensée qui a marqué sa vie
Incendies Incendies
Wajdi Mouawad   
« Il y a des vérités qui ne peuvent être révélées qu'à condition d'être découvertes »
 
Ce livre n'est pas beau, il est sublime. Ce livre n'est pas dur, il est terrible. Que dire — mais pourquoi dire ? comment dire ? — de ce livre ?
 
Si les Incendies du titre annoncent les Incendies des personnages (qui divisent la trame narrative en trois sections), ils préparent aussi les Incendies dont le foyer sera le lecteur. Incendie de la prose, Incendie de la dramaturgie, Incendie de l'horreur.
— Incendie de la prose, d'abord, parce que la maîtrise de W. Mouawad est grande ; c'est avec maestria qu'il met dans la bouche de ses personnages des mots justes, des mots touchants, des mots pour suggérer leurs émotions, leurs sentiments, leur caractère. Je garde un souvenir ému — mu hors de moi, tant ce qu'elles ont suscités m'ont atteint — de plusieurs scènes, de plusieurs tirades, dont le terrible n'égale que la puissance de l'expression.
— Incendie de la dramaturgie, ensuite, parce que la manière dont l'auteur exploite les ressources théâtrales sont particulièrement originales et déroutantes, mais savent faire mouche. Entremêlement des réalités, des temporalités, des époques et des personnages, qui s'interrogent et se répondent sur une même scène sans réellement se voir, voilà la réussite de W. Mouawad. Cet écho à travers les âges, à travers les personnages, cette manière dont présent et passé s'entrecroisent et se nouent, tous ensemble tendus vers un même événement, l'acmé et dénouement de toute cette tension dramatique, voilà le génie d'Incendies.
— Incendie de l'horreur, surtout, horreur de la guerre, des massacres, des viols et des bûchers, horreur face à la haine et la barbarie. Horreur qui se dessine doucement, dont les contours s'esquissent imperceptiblement pour monter, monter, monter et gronder, tonner, rugir, pour finalement exploser lors de l'acmé finale, point de convergence entre les temporalités, moment de la compréhension dévoilant de l'épouvante.
Il me faut ajouter que cet avis émane d'une deuxième lecture. La première, pour "plaisante" (avec cette pièce, utiliser cet adjectif est peut-être un peu malvenu) qu'elle a été, n'a pas été particulièrement marquante ; pourtant, cette relecture va me hanter un certain temps et je pense retourner à cette pièce assez régulièrement. Même une fois l'intrigue et la tension dramatique déflorées, il reste le texte, magnifique, puissant, envoûtant aussi. Au contraire même, la tension dramatique devient tension tragique justement parce que l'issue étant connue, tout n'est plus qu'une marche lente et inexorable vers cet achèvement terrible, et ce fait donne une profondeur toute nouvelle à la pièce. De plus, une fois la tension dramatique atténuée restent les belles pages, les belles scènes, les plus frappantes, celles qui font s'élever leur voix et leur particularité, celles qui se distinguent hors de l'uniformité dans laquelle l'aspiration du dénouement les avait plongé. C'est cette relecture qui m'a pleinement révélé le génie de cette pièce et de son auteur.
 
Ce livre est violemment sublime, prodigieusement terrible, entre retour aux sources du théâtre, retour aux sources de l'auteur et grande innovation qui en font une pièce magnifique, bouleversante, édifiante.
 
P.-S. : Relisez vos livres. Ça en vaut le coup !