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Bibliothèque de Brunilde : Liste d'argent

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La Trilogie de l'empire, Tome 1 : Fille de l'empire La Trilogie de l'empire, Tome 1 : Fille de l'empire
Raymond E. Feist    Janny Wurts   
L'hommage au Japon des samouraïs et leur code de l'honneur est réussi. L'écriture est classique et le scénario assez linéaire et tout l’intérêt se situe dans les personnages : tout repose sur Mara mais les personnages secondaires sont tout aussi importants. J'ai une petite préférence pour la nourrice. Malgré un nombre de pages assez conséquent, ma lecture a été très rapide.

par Brunilde
Un palais de cendres et de ruines Un palais de cendres et de ruines
Sarah J. Maas   
«We will occasionally remind each other that what we think to be our greatest weakness can sometimes be our biggest strength.»

Petit trou de mémoire : Qu'est-ce que je faisais de ma vie avant ACOWAR déjà?

J'ai besoin de boire un truc. «A bottle of wine. "It's fine if you drink directly from it", was all Mor said.» Je me contenterai d'un coca, merci.

Oh. Je ne sais pas quoi vous dire. J'ai le cœur brisé. En un million de petits morceaux qu'un milliard d'années ne pourraient réparer.

Et maintenant, je ne sais absolument pas quoi faire. Est-ce que je ris? Est-ce que je pleure? Est-ce que je me roule par-terre? JE NE SAIS PAS.

Petit conseil pour survivre à Sarah J. Maas: ACCEPTEZ VOTRE DESTIN, VOUS ALLEZ MORFLER. AGONISER.

Alors pour la petite histoire, je ne me suis pas autorisée à lire plus de 100 pages par jour pour faire durer ma lecture sans pour autant finir frustrée. ^^ Et je n'ai dit nulle part, à personne, que j'étais en train de lire ACOWAR. Pourquoi? C'était entre Sarah J. Maas et moi. Je ne voulais personne entre deux. Et je voulais pouvoir pleurer toutes les larmes de mon corps en paix. Merci.

Je ne sais pas quoi vous dire. Sarah J. Maas ne me déçoit jamais. Elle me fait souffrir, oui. Elle me fait rire, oui. Elle me fait pleurer, oui. Elle me fait, oui vous avez compris. Mais jamais elle ne me déçoit.
En gros, je viens de me faire tabasser par 699 pages et j'en veux encore.

«There are more tales to be told in the land of Prythian... The series will continue in 2018.» Ta gueule. Ta gueule et donne-moi le quatrième tome! Par pitié, je ne survivrai pas jusque 2018. Je serais gentille. Avec Tamlin. (uh.)
Ah oui aussi, j'ai eu des envies de meurtres en lisant ACOWAR. Coucou TamTam! [spoiler]Quoi que j'admets que je lui pardonne, un peu. Pour le «Be happy, Feyre.»[/spoiler]

Est-ce que je dois vous préciser que ACOWAR est fabuleux ou est-ce que vous l'aviez déjà compris? Non parce que ça ne me dérange PAS DU TOUT de vous le dire encore et encore.
ACOWAR est fabuleux.
ACOWAR est fabuleux.
ACOWAR est fabuleux.
ACOWAR est fabuleux.
ACOWAR est fabuleux.
ACOWAR est fabuleux.
ACOWAR est fabuleux.
ACOWAR est fabuleux.
J'ai tout aimé. Du début à la fin. Des surprises à la Sarah J. Maas jusqu'au plus petit détail. Qui n'est jamais véritablement un détail avec SJM quand on y pense. Je l'ai appris à la dure, maintenant je me méfie. ;)

Comme à chaque fois que je lis un bouquin -et surtout un livre de Sarah- j'ouvre un traitement de texte où j'écris tout ce dont je veux me souvenir, mes réactions, mes pensées, etc pour pouvoir au final fournir un commentaire plus ou moins complet. Eh bien, mon traitement de texte pour ACOWAR c'est le livre, réécrit à la sauce Louan avec des insultes et des OMFG un peu partout. Voilà.

J'ai même fait un tableau avec tous mes ships de la série qui dit si les deux personnages sont en couple et mates, en couple mais pas mates, mates mais pas en couple, etc. Ça ne sert à rien, mais j'avais besoin de faire ce tableau.
Et le temps qu'on en parle, Azriel is mine. C'est mon mate, je le sens! ^^ Du coup, je me ship avec lui. Soyons fous. #Lazriel

Donc l'histoire était géniale. Avec des moments franchement comiques, des moments romantiques, des moments badass, et j'en passe. Clairement, ACOWAR ne nous laisse pas une seconde pour reprendre notre souffle.

Je n'essaierai même pas de vous faire un résumé. Je me connais. Il va faire cinq pages (précis) et il n'y aura que des spoilers. Donc. Mieux vaut pour vous que je ne le fasse pas. Ça serait tellement dommage de vous gâcher toutes les surprises, tous les rebondissements, tous les retournements de situations, toutes les révélations, tout. N'est-ce pas?

Cependant, je tiens juste à préciser que je me casse. Je fais ma valise et je pars pour Velaris. Ras-le-cul de ce monde pourri. À moi la Court des Rêves!

Maintenant, place aux PERSONNAGES. Inutile de vous dire que je les adore, bien-sûr. OK. Il faut que je le dise: Je les adoooooooooooooooooooooooooooore!

Azriel. Comme vous l'avez sûrement compris: je l'aime d'un amour fou. C'est l'anti-social (psychiatriquement parlant il n'est pas antisocial mais bon) le plus mignon et sexy que je connaisse. Je vous assure qu'il est fait pour moi. Et j'ai savouré chacune des scènes où il était présent.

Morrigan. Mor, c'est Mor. Elle est belle, intelligente, et on était au courant qu'elle était badass. Mais dans ACOWAR elle nous le prouve et j'ai adoré.

Amren. C'est un personnage que j'ai toujours beaucoup aimé. Mais j'avais l'impression que par rapport aux autres personnages, elle restait assez inaccessible (ce qui faisait partie de son rôle). Dans ACOWAR, on la découvre un peu plus en profondeur et je ne pouvais qu'adorer. Maintenant, j'en veux plus. Toujours plus. Je n'aurais jamais assez d'Amren.

Feyre. Je trouve qu'elle a bien évolué depuis le premier tome. C'est une héroïne que j'aime beaucoup et un personnage auquel je me suis indéniablement attachée.

Rhysand. "Ah, Rhys", soupira-t-elle d'un ton rêveur.

Nesta. Mon modèle dans la vie c'est Nesta. Je veux être forte comme Nesta. Froide comme Nesta. Belle comme Nesta. Badass comme Nesta. Sauvage comme Nesta. Tout comme Nesta. Cette fille ferait même peur à la mort. Je suis sa fan numéro 1. ;)

Elain. Eh, bien. J'admets que j'ai eu envie de la secouer pendant une bonne partie du livre. Elle m'agaçait! Heureusement, arrivé la fin elle a commencé à s'éveiller comme une jolie fleur qui éclot et j'ai compris que ça faisait partie de son personnage et ce que j'ai ensuite découvert m'a vraiment plu. ^^

Lucien. J'étais plus que ravie de le retrouver. Lucien aura toujours une énorme place dans mon cœur et j'approuve les choix qu'il a fait dans ACOWAR. Et je crois qu'ils m'ont même fait l'aimer encore plus. Mais je n'ai pas encore eu assez de lui. J'en veux pluuuuuuuus!

Cassian. Cassian. Je ne sais pas quoi vous dire. Il est parfait. Un véritable rayon de soleil qui vous donne envie de fermer les yeux et de savourer sa présence, sa chaleur... *in love*

Et puis il y a tout un tas d'autres personnages que j'ai adoré. Le Suriel (Ah, celui-là. Un rêveur.) [spoiler]On a enfin l'occasion de rencontrer Myriam et Drakon qui sont extraordinaires.[/spoiler] Il y a Jurian (si, si, je l'ai adoré.) Et puis, il y a Varian qui est un véritable coup de cœur pour moi. Et aussi Vassa (un nouveau personnage). Etc.

Un livre de Sarah J. Maas sans personnages géniaux, sans problèmes qui vous font frôler la crise cardiaque, et sans romances qui vous font hyperventiler, ce n'est pas du Sarah J. Maas.

ROMANCES.

Les romances de Sarah me font désespérée. Elles font de moi la personne la plus désespérée et romantique (berk) du monde! Mais qu'est-ce que je les aime! De Feyre et Rhys jusqu'à Cassian et Nesta en passant par Amren et Varian. Please, épargnez-moi. Mon pauvre petit cœur...
[spoiler]Pour ce qui est du couple Elain/Lucien, je suis contente que Sarah n'ait pas décidé que parce qu'ils sont mates ils s'aiment directement. Lucien désire bel et bien Elain, et il aimerait vraiment apprendre à la connaître, etc. Mais du côté d'Elain, c'est bien plus compliqué. Et à la fin d'ACOWAR ils ne sont toujours pas en couple.

Du côté de Azriel et Mor, Sarah nous a offert une belle surprise à laquelle je ne m'attendais pas. du. tout. Effectivement lors d'une conversation, Mor avoue à Feyre qu'elle aime le sexe avec les mâles et les femelles mais que d'un point de vue romantique, elle préfère les femmes. OMG! J'ai cru que je ne m'en remettrai pas. Je suis sincèrement heureuse que Sarah ait pris ce chemin-là. Mor a véritablement une histoire touchante. Mais j'admets qu'en l'apprenant, je lui en ai voulu un peu. Parce que ça fait 500 putains d'années qu'elle connaît les sentiments d'Azriel et qu'elle ne lui a jamais dit. Cependant, je comprends pourquoi et je pense qu'Azriel s'en doute d'une manière ou d'une autre. Tout ce que j'espère c'est que lorsqu'elle sera prête à l'avouer aux autres (pas dans 500 ans please) elle prendra Az à part et lui dira en premier. Il mérite au moins ça. Et j'espère qu'ils trouveront tous les deux la personne dont ils ont besoin et qu'ils méritent.[/spoiler]

BROMANCES.

«You belong to all of us, and we belong to you.»
Comme si j'allais louper une occasion de parler bromance. Non mais pour qui vous me prenez? ^^ Bon, c'est pas comme si j'avais plein de trucs à dire. Honnêtement, l'amitié n'a pas vraiment d'importance dans ma vie personnelle et j'ai parfois du mal à même apprécier une amitié dans un roman. Avant Sarah, je ne connaissais même pas le terme "bromance". Et justement Sarah J. Maas présente des amitiés fortes et sincères qui me plaisent énormément, qui me font autant fangirler (toujours pas grammaticalement correct, quand est-ce qu'on l'ajoute au dictionnaire celui-là?) que les romances. Sarah nous offre le genre d'amitié où on s'accepte les uns les autres avec nos points communs et nos différences, les choix qu'on fait et ceux qu'on ne fait pas, des amitiés qui se rapprochent d'avantage d'une famille sur laquelle on peut compter même dans les moments les plus difficiles et pour qui on ferait n'importe quel sacrifice.
«Our family - our court. The Court of Dreams.»
Entre Rhys, Cassian, Mor, Az, Amren, et Feyre, on a le droit à une belle brochette de bromances. Et j'adore quand les garçons s'appellent des frères avec un véritablement sentiment d'attendrissement. Vous voyez où je veux en venir?
«The great joy and honor of my life has been to know you. To call you my family.»

LA FIN.

La fin est tout ce que j'attendais. Tout en émotions et sourires idiots de ma part. Et je ne sais sincèrement pas quoi vous dire.

Un tas d'évènements se déroulent à la fin. Des évènements qui m'ont fait passée par toutes les émotions possibles et imaginables. Des moments qui m'ont fait désespérée, rire, simplement sourire, ou même pleurer. Un peu. Et même des moments qui m'ont amenés un petit peu de paix intérieure.

À la fin, il y a toujours ce silence. Quand vous venez juste de lire le dernier mot et que l'espace d'une seconde votre monde arrête de tourner. Une fraction de seconde pendant laquelle vous êtes perdu, où vous ne savez pas quoi faire. C'est une seconde douce et brutale. Et ACOWAR me l'a donné. Sarah J. Maas me l'a donné. Merci, Sarah.

Maintenant, je n'ai plus qu'à attendre 2018. Je vais me torturer l'esprit jusqu'en 2018. Pauvre petit cerveau... OMG. Je ne sais pas si je survivrai jusque-là! Avant de l'avoir entre les mains, il y a le titre qui sera révélé, le synopsis, et la couverture. Et déjà rien que d'attendre ces petits moments va être une torture. En tout cas, j'ai besoin d'un synopsis. Vite. Au moins pour savoir! Parce que là, on ne sait rien. du. tout. sur le quatrième tome. C'est l'horreur! ^^

Aussi, j'admets avoir une liste de ce que j'espère voir dans les prochains tome. Je n'ai pas pu m'en empêcher. Voici cette liste : [spoiler]∴Je veux découvrir le fils de Feyre et Rhys (celui dont le Carver prenait les traits aux yeux de Feyre). Mais je ne sais pas encore si je veux le voir enfant ou au début de l'âge adulte.

∴ Je veux plus de Cassian et Nesta. Parce qu'à la fin de ACOWAR ils ont certes des sentiments l'un pour l'autre mais il n'y aucune officialisation ni rien qui nous dit qu'ils soient en couple. Je voudrais donc les découvrir sous le point de vue de Nesta ou de Cassian, comme dans Wings and Embers (nouvelle à la fin d'une édition spéciale de ACOMAF). Et puis, je serai curieuse de découvrir s'ils sont mates ou non. Et si c'est le cas, quand le mating bond m'a se déclencher, etc. Et si ce n'est pas le cas, est-ce que ça les dérangerait d'être ensemble en pensant qu'il y a sûrement quelqu'un quelque part qui est leur mate, etc. Tant de questions. ^^

∴ Pareil concernant Varian et Amren. Surtout qu'après la fin de ACOWAR Amren est à présent une High Fae à part entière donc. Et simplement, je voudrais voir d'avantage de ces deux-là. Leur retrouvailles à la fin page 556/557 étaient délicieuses. ♥

∴ Je voudrais en savoir plus sur Eris, l'héritier de la Court de l'Automne. Parce qu'il m'intrigue et que je pense que c'est un personnage que je pourrais véritablement aimé. J'aimerai donc que Sarah se penche sur beau Eris.

∴ Lucien et Elain? À la fin de ACOWAR Elain semblait seulement commencer à faire un pas vers Lucien et j'aimerai vraiment voir leur relation se développer. Elain va finir par définitivement faire le deuil de sa vie d'humaine et de son ex-fiancé humain. Et je pense qu'ensuite elle pourra véritablement avancer vers Lucien qui n'attend que ça. Désespérément. ^^

∴ Je veux découvrir d'avantage de Vassa, qui était l'une des six reines humaines. Cette reine évoquée dans ACOMAF mais qu'on n'avait pas encore eu l'occasion de rencontre avant la fin de ACOWAR. Elle est sous l'emprise d'une malédiction et retenue captive sur le continent par un mystérieux lord. J'aimerai en savoir plus sur sa malédiction; pourquoi elle l'a reçue et comment elle va la briser. Je voudrais savoir qui est ce fameux lord... Et puis, Vassa a proposé une place à Jurian à sa court (quand elle se sera débarasser de son lord et de sa malédiction, je suppose) alors j'aimerai les découvrir tous les deux. Voir une alliance se former entre Vassa et Jurian. Ce qui permettrait de retrouver Jurian (que j'aime beaucoup). Alors pourquoi pas?

∴ Pour finir, je voudrais voir quand et comment Mor va annoncer à Azriel (et aux autres) sa préférence pour les femmes. Je voudrais la voir dans une romance F/F. Et du côté de Azriel, je voudrais qu'il ait une nouvelle histoire d'amour. Qu'il rencontre quelqu'un qui l'aime comme il le mérite. Parce qu'il le mérite. J'arrête pas de me dire que leur mate respectif est quelque part et je voudrais les voir découvrir le mating bond et tomber amoureux de quelqu'un de nouveau... [/spoiler]
Je sais, ça fait beaucoup. Mais je croise les doigts pour que Sarah cale tous ça dans les prochains tomes. Je lui fais confiance. :)

Alors voilà, je crois que c'est tout, je m'arrête là. Waouh. En conclusion, ACOWAR est un troisième tome génial, addictif, et un énorme coup de cœur. C'est la fin de l'histoire de Feyre et Rhysand mais pas la fin de la saga ACOTAR. Ce qui fait que j'ai leur cœur seulement à moitié brisé, en fait. ;)

«I'll see you on the other side.»

https://theblacksunshineblog.wordpress.com/2017/05/12/a-court-of-wings-and-ruin-sarah-j-maas/

par Sheo
Porcelaine Porcelaine
Estelle Faye   
En début d'année, je me suis constitué une petite pile de livres numériques que je voulais absolument lire en plus des petits imprévus. Porcelaine en a très vite fait partie et entrait par la même occasion dans mon challenge littérature de l’imaginaire spécial SF/Fantasy. La belle excuse donc pour découvrir enfin cette auteure française que tout le monde encense. 

Un voyage dans le folklore chinois 
Porcelaine, raconte l'histoire de Xiao Chen, comédien maudit à la face de tigre qui traverse les siècles accompagné de sa troupe théâtrale. En chemin, il va rencontrer Li Mei, une douce fille de marchand qui deviendra son épouse. Derrière un résumé classique se cache un petit bijou littéraire profond fortement influencé par la culture asiatique autant dans la manière d'écrire (et surtout de raconter) que dans les créatures que peuple Porcelaine. J'ai souvent eu la sensation d'être face à un Miyazaki mélangé à Guin Saga (pour le personnage à tête d'animal) pour mon plus grand bonheur.  



Pourtant ce n'était pas gagné d'avance et j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire durant quelques pages. Les noms pleuvent et l'univers est assez particulier pour demander un petit temps d'adaptation, mais une fois passé la première centaine de pages, c'est le coup de cœur assuré. Il y a tant de douceur et de poésie dans ces lignes que s'en est émouvant parfois. J'ai rencontré des fées, des hommes-oiseaux ou encore des démons de la forêt (coucou Miyazaki) et tellement de choses différentes que j'en ai prises plein les yeux. J'ai découvert des villes chinoises, des senteurs et des tissus chatoyants brodés. 

Conclusion, un livre superbement écrit inspiré par les contes et légendes chinoises qui nous fait voyager sur des siècles d'Histoire. Un conte abouti avec des personnages tous uniques et marquants. Une version illustrée de ce livre serait un plus tant l'univers est superbe. Une belle entrée pour moi qui ne connaissait pas Estelle Faye. 

https://wp.me/p8ww3Y-16B
Royaume de vent et de colères Royaume de vent et de colères
Jean-Laurent Del Socorro   
Un livre assez court qui se lit rapidement, et plutôt réussi pour un premier essai.
Le cadre historique est bien choisi, j'avoue que je ne connaissais pas cet épisode de l'histoire marseillaise et que j'ai apprécié de m'y retrouver plongée.
Le choix de scinder le récit en brefs chapitres et d'adopter tour à tour le point de vue de plusieurs personnages (dont les histoires s'enchevêtrent) ne manque pas d'originalité, c'est assez plaisant à lire.
On peut regretter peut-être que les personnages manquent de relief, on peine du coup à s'attacher réellement à l'un ou à l'autre. La présence de magie, qui donne certes un côté uchronique au récit, ne m'a pas parue indispensable... Effet de mode ?
Cela reste malgré tout un livre agréable à lire, qui ne manque pas de qualités, et on se prend effectivement à attendre avec curiosité les futurs romans de M. Del Soccoro.

par Coriolis
La petite communiste qui ne souriait jamais La petite communiste qui ne souriait jamais
Lola Lafon   
Ce n'est pas une simple biographie que nous sommes amenés à lire. Nadia Comaneci est bien sûr le coeur de l'histoire, elle s'en sert pour décrire la Roumanie de l'époque, la situation du monde à cette époque et aussi une critique ne notre monde.

Ce livre ne nous permet pas de nous attacher à Nadia parce qu'il ne parle jamais de ses sentiments ou de ses émotions. On suit avec intérêt son parcours, ses exploits et sa maturation. Comment elle devenue à 14 ans, aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976, la première gymnaste qui obtient 10/10 et c'est cet avec cet exploit qu'elle devient l'icône de la Roumanie. Puis, on suit sa transformation en adolescente et en femme, Nadia en souffre parce qu'elle aux yeux de tous, cette petite gymnaste de 14 ans avec le corps d'un enfant. Lorsque son corps change avec la puberté, ce qu'elle appelle "la maladie" parce que pour elle ce n'est pas normal, et qu'elle apparaît aux yeux de tous en femme en 1978, le monde lui tourne le dos parce qu'elle n'et plus celle qu'ils ont connu en 1976 (j'ai vu les vidéos et c'est vrai la différence est énorme en deux ans). Puis on suit sa déchéance après l'arrêt de sa carrière et sa fuite aux Etats-Unis quelques semaines avant la chute Ceaucescu en 1989.

On découvre dans ce livre, la Roumanie de l'époque avec la description des habitants et de Nadia, comment ils vivaient à l'époque Ce n'est pas le tableau gris qui nous est raconté, comme celui que j'ai eu lors de mes cours d'histoire, mais il est décrit un monde certes différent du notre dans lequel les gens étaient heureux.

Cette histoire nous est raconté du point de vue de l'auteur en de très cours chapitres. Elle raconte ce qu'elle a obtenu de ses recherches et de ses interviews. Puis lorsqu'il y a des vides, elle les comble par son imagination mais toujours dans le contexte du monde et de Nadia, si bien que je suis incapable de vous dire ce qui est vrai et ce qui a été imaginé Dans ce livre, il y a des discussion inventées entre Nadia et l'auteur, qui nous permette de balancer nos jugements sur le communisme et le capitalisme.

J'ai beaucoup aimé ce livre, ce n'est pas un coup de coeur mais en tout cas il est bonne voie pour remporter mon vote pour le prix dans lequel il concours et où je suis jury. Mais je n'est pas fini la lecture de tous les romans donc rien n'est joué ! C'est un livre qui fait réfléchir, qui m'a fait découvrir un personnage que ne connaissait que de nom. Mais je pense que ce livre a sa place dans le top des ventes en tout cas et qu'il mérite les bons échos que j'ai pu lire dans la presse.
La geste du sixième royaume La geste du sixième royaume
Adrien Tomas   
Un livre que je ne regretterai pas d'avoir lu.
Même si dans les grandes lignes, notre première idée est celle du "déjà vu" il n'en est rien.
Tout d'abord car ce n'est pas l'ordinaire opposition bien/mal que l'on trouve généralement dans ce type de roman.
Non c'est deux "Aspects" deux voies possibles pour le monde qui s'affrontent, le progrès et la nature sauvage. (on sent le diplôme et la fibre écologique de l'auteur)
Ces deux Aspects, Le Père et l'Autre ne s'affronte pas de manière directe, mais comme de juste à travers des personnages.
Et là aussi originalité, ce n'est pas les jeunes héros merveilleusement gentil et idéaliste de l'un et les méchant fanatique et cruel de l'autre...
Du côté dont le lecteur souhaite (normalement) la victoire, celui des "héros", doute, refus, ambition ne sont pas absent.
De l'autre, certes il y a bien deux personnages assez noirs, mais aussi un personnage qui n'a pas de libre arbitre et une jeune fille persuadée d'être du bon côté et qui n'est pas mauvaise en soit... ( qui est d'autant plus sympathique qu'il y a une belle histoire d'amour tragique à la clef, mais bref, je n'en dirais pas plus.)

Bref de nombreux points font de ce roman un roman qui se démarque du reste, et la fin notamment est vraiment bien pensée et tout à fait inattendue.

L'écriture est fluide, ce qui ne gâche rien, et l'intrigue riche en péripéties sans exagération.

Bref pour moi, un excellent roman, j'en lirais volontiers d'autre de cet auteur.


par Mondaye
Un éclat de givre Un éclat de givre
Estelle Faye   
Comme le résumé le souligne, nous allons suivre Chet dans un Paris post apocalyptique qui s’est plutôt bien remis, car même si beaucoup de choses ont changées dans la capitale, on y retrouve la vie parisienne, les lieux emblèmatiques de la ville et une population importante et hétéroclite.

J’ai dévoré ce livre en quelques heures pour un gros point positif : L’ambiance. Le Paris présenté est absolument génial et chaque page est truffée de bonnes idées originales. Les personnages sont très attachants et on sort vraiment des sentiers battus habituels (avoir comme personnage principal un homme bi-sexuel se travestissant pour chanter du jazz dans des bars, c’est inhabituel).

paris-tour-eiffel-apres-apocalypse.jpgL’histoire est secondaire et on le ressent surtout dans la deuxième moitié du récit. Je n’ai pas vraiment adhéré à l’intrigue dans les dernières pages, lorsque l’enjeu nous est présenté.

À la fin, nous restons avec beaucoup de questions sur le personnage principal et sur son amie. Si Chet a évolué le long du roman, on a tout de même le sentiment que son chemin n’est pas fini.

Je me dois également de préciser que ce roman n’est pas destiné à de jeunes lecteurs. Tout d’abord car on est beaucoup dans du descriptif de ce que voit et ressent Chet, et également car nous avons beaucoup de ses réflexions amoureuses et sexuelles (et quelques scènes / rêves sexualisés).

par Kirlan
L'Enfant aux cailloux L'Enfant aux cailloux
Sophie Loubière   
C'est bizarre comme les romans que me recommandent Dadotiste provoquent une fois sur deux chez moi soit un rejet dubitatif, soit un livre de diamant. Puisque le dernier, Reflex de Maud Mayeras, ne m'avait pas plus convaincue que ça, je vous laisse deviner la place de L'Enfant aux cailloux, maintenant.
Je dis ça, mais le fait que j'ai passé une quasi nuit blanche pour finir de le dévorer parle de lui-même: ça ne m'était pas arrivée depuis Harry Potter et l'ordre du phœnix, c'est dire !

Pour résumé, on suit le quotidien d'Elsa Préau, une retraitée vieille école et un peu parano, qui entre son médecin, son kiné, ses courses bio et ses problèmes de chats borgnes dans le jardin, s'ennuie et doit bien trouver de quoi s'occuper dans sa grande maison où elle vit seule. Ni une ni deux, elle s'achète une paire de jumelles pour espionner ses voisins, chez lesquels elle soupçonne que quelque chose ne tourne pas rond. Ce petit garçon qu'elle voit jouer seul dans le jardin et dont personne ne semble se soucier, existe-t-il vraiment ? C'est là toute la question, parce que mamie Elsa, avouons le, n'a plus toute sa tête.
J'ai véritablement bu l'encre des pages pour le finir plus vite, tant l'histoire était prenante. Au début, on commence avec l'enfance d'Elsa, en sautant de plusieurs années entre chaque chapitre, pour avancer jusqu'au présent. Et si on ne comprend pas tout de suite l'intérêt de la chose, ce n'en est pas pour autant ennuyeux, le style de Sophie Loubière filant sous nos yeux fluidement, sans accros, et avec un soupçon d'humour noir qui m'a ravie.

par Spika
L'empreinte de l'ange L'empreinte de l'ange
Nancy Huston   
Touché - coulé par cet « ouvrage-émotion » qui ne juge pas.
C'est l'enfance et ses traumatismes.
C'est l'amour qui se soumet et materne, l'adultère qui transfigure, le mensonge qui se développe et la passion qui dévore un autre amour aveuglé. C'est aussi la haine, l'incompréhension, puis la sagesse des années...
C'est l'histoire des crimes, le nazisme, la guerre d'Algérie, la torture, le massacre du 17 octobre 1961, la révolte, la responsabilité humaine, la culpabilité avec des points de vues différents : Saffie est allemande, Andras est juif polonais et Raphaël est un bourgeois français.
C'est aussi la bouleversante intensité du drame et l'attachement aux personnages.
C'est divinement écrit...
Récits du Demi-Loup, tome 1 : Véridienne Récits du Demi-Loup, tome 1 : Véridienne
Chloé Chevalier   
Chloé Chevalier nous plonge au cœur du royaume du Demi-Loup, petit pays perdu aux confins d'un Empire, partagé en deux par une chaine de montagne avec au Nord-Est les Eponas et au Sud-Ouest Véridienne. Un royaume au climat froid et humide qui va servir de théâtre à ce premier tome. La particularité du Demi-Loup c'est de désigner à chaque enfant de la famille royale un Suivant(e). Un enfant né un jour après l'enfant royal qui arraché à sa famille va grandir avec le Prince ou la Princesse à qui il va être lié toute sa vie. Élevé(e) comme un enfant royale le ou la Suivant(e) entrera directement dans la ligne de succession royale. Ce premier tome des récits du Demi-Loup nous présente les enfants royaux et leurs Suivants, principalement la princesse des Eponas, Calvina et Lufthilde sa Suivante, ainsi que la princesse de Véridienne, Malvane, qui a la particularité d'avoir deux Suivantes : Cathelle et Nersès.Ce premier tome est une large introduction au monde créé par Chloé Chevalier. Un récit à plusieurs voix, entre passé et présent qui nous entraine dans les coulisses du palais royal de Véridienne. Entre géopolitique, obligations, épreuves et éducation, la découverte des coulisses de cette royauté en décadence s'avère passionnante. Ces cinq jeunes filles que l'on regarde grandir, inconséquentes, gâtées, d'une certaine manière incultes et loin des responsabilités de leur rang, sont parfois insupportables d’aveuglement à tout chose hors de leurs petites personnes. De l’absence d'autorité du roi et de son laissé vivre, ces jeunes filles, Princesses et Suivantes vont grandir en ignorant beaucoup trop de choses de leurs responsabilités et de leurs devoirs, ce qui va avoir beaucoup de conséquences sur l'avenir du Royaume. A partir de l'observation de la vie de ces jeunes filles, Chloé Chevalier nous montre en fond un royaume qui se délite au fur et à mesure que le Roi abandonne ses obligations, qu'une maladie incurable commence à le gangréner de l'intérieur et que la guerre civile pointe le bout de son nez : c'est une immersion tout en douceur, servie par une très belle écriture... je n'ai pas trouvé de longueur, juste une découverte pages après pages d'un nouvel univers. Tout d'abord simple, l'histoire se complexifie avec le retour du Prince au milieu de la vie de cinq adolescentes et de la découverte de la réalité du puissant Empire aux portes du Royaume. Par petites touches, le fond de l'histoire se densifie et nous ouvre d'autres portes sur le destins de ces cinq jeunes femmes dans le dernier tiers du roman. J'ai particulièrement aimé cette narration à quatre voix entre le Prince Aldemor et les Suivantes Cathelle, Lufthilde et Nersès. Plusieurs points de vues, qui donne de l'ampleur au récit et nous transporte dans le quotidien de Véridienne ou en plein cœur de la guerre avec l'Empire de l'Est. Pour le moment, on reste assez loin d'un roman fantasy, ni magie, ni créature extraordinaire ou peuple exotique, juste le Demi-Loup et son monde médiéval aux prises avec la décadence d'un Roi que le pouvoir n’intéresse plus, la soif de pouvoir de comtes toujours promptes à critiquer plutôt qu'à agir et à une population analphabète et pauvre. Une très bonne lecture, la qualité de l'édition des Moutons Électriques est un très bel écrin à ce tome 1 tout en délicatesse et en originalité narrative, et résolument féminin. Le début de saga que nous propose Chloé Chevalier est plus que prometteur et nous laisse entrevoir par l'intermédiaire du destin de cinq jeunes femmes une grande fresque médiévale fantastique. Je ne demande qu'à me laisser transporter dans les intrigues du Demi-Loup entre les ambitions des Princesses, les craintes du Prince et le silence du Roi et de la Reine. Une belle entrée en matière avec un gout de trop peu. J'ai hâte de replonger dans les intrigues politiques du Demi-Loup, de me mêler aux destins de ses femmes et d'en découvrir plus sur les Terres de l'Est !

par Bleuopale