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Bibliothèque de c-dll : Ma PAL(pile à lire)

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Petites confidences et grandes confessions à Martha's Vineyard Petites confidences et grandes confessions à Martha's Vineyard
Sarah Morgan   
-DOUBLE AVIS : https://wp.me/p6618l-fPQ

(JENNI) : Un tableau peu glorieux aux premiers abords montrant que les apparences peuvent être trompeuses et qu’il est facile de taire ses émotions pour ne rien laisser paraître... L’auteure nous plonge dans une histoire regroupant quatre femmes issues de la même famille, de trois générations différentes.

Pour commencer il y’a une mère Nancy que la vie de famille n’a pas épargnée. Puis ses deux filles, à savoir Jenna et Lauren, deux sœurs soudées l’une à l’autre comme les doigts de la main. Elles ont fait les quatre cents coups ensemble lorsqu’elles étaient plus jeunes, mais aujourd’hui elles sont confrontées à tous un lot de difficultés les affectant pour pouvoir s’y retrouver dans leur vie respective. Et pour finir, il y’a la petite fille, Mackenzie, la fille de Lauren qui voit sa vie bouleversée et totalement chamboulée alors qu'elle est en pleine crise d’adolescence.

On découvre au fil des chapitres et à travers le point de vue de chacune que leurs visions sont entrecoupées par des mensonges qui pèsent lourds sur leur conscience. Elles font leur maximum pour joindre les deux bouts en s’accrochant à ce qu’elles ont de plus précieux pour se construire. Chacune a son lot de soucis au quotidien et elles ne montrent que ce qu’elles ont envies de montrer... Pourtant, plus que jamais elles ont toutes les quatre un besoin de se ressourcer en prenant du recul pour se retrouver et lâcher prise car aucun membre de cette famille ne parvient à vraiment penser à soi...

L’histoire va évoluer à Martha’s Vineyard, ville au grand cœur et au paysage apaisant pour faire le point et le bilan de leur vie. Mais c’est aussi là que tout a commencé et où le passé bloque le présent car il les rattache à toutes leurs douleurs...

On retrouve la particularité de la plume de l’auteure pour nous véhiculer un message d’amour sur les liens forts d’une famille aimante qui se sont laissé enliser dans des secrets et dans des non-dits. L’heure des confessions est au rendez-vous.

J’aime beaucoup la tournure que prend le récit puisqu’on avance tambour battant dans des révélations, des confessions nous permettant de nous projeter dans la vie de chacune pour les comprendre en toute intimité face au désarroi et drames qu’elles rencontrent. Ces quatre nanas vont apprendre à composer avec la réalité pour panser leurs maux et se soutenir dans les épreuves. L’alliance de ces femmes va gonfler votre cœur d’amour sans fausses notes !

Le charme de cette histoire a immédiatement opéré sur moi !

Il y’a beaucoup de douceur et de sensibilité dans les mots de Sarah Morgan. Elle aborde avec tact divers sujets de la vie quotidienne auxquels on peut tous être confrontés. Il y’a des moments où il faut faire face à la situation et prendre les mesures appropriées... Et ces quatre femmes vont avoir quelques sujets de fond à aborder.

Prendre les bonnes décisions, ce n’est jamais simple. Comprendre qui on est et ce qu’on attend de la vie, ça ne se fait pas tout seul non plus... mais une chose est sure, c’est qu’en se serrant les coudes la vie devient beaucoup plus belle ! Leurs révélations mutuelles vont les rapprocher de manière spontanée et touchante. Après tout, on ne peut pas revenir en arrière, ni défaire ce qui a été fait, mais rien n’interdit d’aller de l’avant... alors découvrez leur histoire, vous aussi vous-y succomberez !!

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(JULIE) : C’est le poids des secrets qui va finalement rapprocher les filles de la famille Stewart, les deux sœurs inséparables Lauren et Jenna, la mère Nancy et la petite fille, Mack.

Suite au décès brutal de son mari, Lauren rentre à Martha’s Vineyard, où elle a grandi avec sa fille de seize ans, Mack. Ces quatre femmes Stewart, la mère, les deux soeurs et la petite fille, subissent depuis trop longtemps le poids des secrets qui va leur exploser au nez ...

Quelles seront les conséquences de ces révélations ? Les rapprocheront-elles ou au contraire seront-elles un gouffre ?

La plume de Sarah est toute en douceur, on dénoue les liens petit à petit comprenant les tenants et les aboutissants des secrets cadenassés depuis tant d’années. C’est avec subtilité que chacun des personnages révèle ses peines profondes, ses pensées, et doit faire face à des déconvenues sans pour autant avoir la force de se confier ou de demander de l’aide.

Le destin de ces quatre femmes est lié par le sang mais aussi par les choix faits par le passé dont il faut faire face au présent, s’en accommoder pour affronter le futur.

C’est avec plaisir que l’on assiste au changement qui s’opère en chacune d’elles pour aboutir à une réelle osmose familiale. L’auteure met bien en évidence le poids des secrets dans ce livre, et des conséquences qu’ils peuvent avoir. Dans une petite île où tout se sait, le choix de se taire pour protéger est vital pour survivre, mais jusqu’à quel point ?

L’amour familial qui transparait au travers des pages de cette histoire est fort, à tel point que qu’il permet le pardon et la reconstruction. Car le retour de Lauren va lui permettre de panser ses plaies, trouver des réponses, de se reconstruire, de trouver un sens à sa vie, et de renouer des liens avec les siens et sa fille. Elle va se battre comme une lionne pour s’en sortir et soutenir toutes les femmes de cette famille, mais qui l’aidera, elle ?

Cette auteure nous fait traverser toutes les tourmentes des filles Stewart avec justesse, on passe un moment dans une bulle sur cette belle île, où il fait bon vivre pour les vacanciers, mais où les silences peuvent être très lourds à porter, pour les autochtones.
Une belle métamorphose que l’on suit, pas à pas, avec un but atteindre : l’apaisement et le bonheur, l’amour. Même si la romance est un peu secondaire, mais pour autant lorsque les sentiments s’en mêlent, le passionnel et le fusionnel sont bien présents. Je ne ferai aucun spoil en vous dévoilant les personnages masculins de cette histoire, avec leur profondeur, et leur bonté, ils sont tout aussi importants.

Une agréable parenthèse de lecture, grâce au style toute en finesse de Sarah Morgan, qui nous fait découvrir cette île, ses habitants ainsi que les très attachantes femmes Stewart.
Ça raconte Sarah Ça raconte Sarah
Pauline Delabroy-Allard   
Ça raconte une belle histoire. Une histoire qui fait rêver. La plume est magnifique, elle nous transporte, nous fait vivre le récit. C’est une plume simple, simple comme l’histoire, comme les personnages, simple comme l’amour, simple comme la vie. Cette histoire d’amour n’est à aucun moment niaise ; au contraire, elle casse les clichés, elle est forte, puissante, elle transmet mille et mille émotions au lecteur. Les personnages sont réalistes, attachants, pleins de vie, on ne peut que s’y identifier pleinement. Sarah est l’image même de la vie, pleine de joie et pleine d’entrain, on ne peut que l’aimer. On tombe de haut, au moment du grand bouleversement. On s’éveille de notre rêve. On est perdu. Mais l’histoire n’en est pas moins belle. Même la fin, pour la moins inattendue, n’altère pas la beauté du roman.
Ça raconte la joie, ça raconte les rêves, les espoirs, les découvertes, ça raconte la passion, ça raconte la beauté, ça raconte l’amour. Mais ça raconte aussi l’angoisse, ça raconte la perte, le chagrin, le désespoir, ça raconte la tristesse, ça raconte les larmes. Ça raconte la vie, ça raconte ça, ça raconte Sarah.
Casse-gueule Casse-gueule
Clarisse GOROKHOFF   
Je n'ai pas aimé ma lecture même si elle avait bien commencé. J'ai trouvé ce roman très beau mais avec peu d'action et répétitif. Dans la deuxième moitié je me suis totalement ennuyée. Déception encore plus grande puisque j'avais lu que des critiques excellentes dans l'ensemble.

par Meels
La lectrice La lectrice
Raymond Jean   
J'ai vraiment passé un très bon moment à lire ce livre qui est rempli de touches d'humour très subtiles et détectables ; les références littéraires/historiques/picturales sont aussi nombreuses que pertinentes pour le propos. C'est avec art que l'auteur fait danser les extrait de livres connus avec son histoire inattendue et cocasse. La fin est théâtrale, surprenante !
Un livre qui ne fut pas ce que je croyais mais dans le bon sens !
Si par une nuit d'hiver un voyageur Si par une nuit d'hiver un voyageur
Italo Calvino   
Très étrange lecture que ce roman de Calvino...

Dans ce roman, le personnage principal c'est vous en tant que lecteur...
D'où une narration particulière à la deuxième personne du singulier...

Et globalement, l'histoire est une suite de lectures interrompues...
Vous commencez à lire un roman, et au moment où vous commencez à accrocher à l'histoire, vous voilà interrompus...
Quand vous pensez pouvoir continuer cette lecture, il s'avère que ce que vous pensiez la suite est un nouveau roman qui n'a rien à voir avec le précédent...

Roman à considérer comme un exercice de stylé un peu comme pourrait l'écrire un Queneau ou un Ionesco...

Lecture distrayante et un intéressante quoiqu'un peu déstabilisante...

par Ertiammot
Un Homme qui dort Un Homme qui dort
Georges Perec   
Je ne peux pas m'empêcher de faire un parallèle entre Un homme qui dort et La désobéissance d'Alberto Moravia que j'ai lu juste avant (troublante coïncidence non?).Ces deux livres se ressemblent mais sont très différents à la fois.On y retrouve deux personnages murés dans le stoïcisme le plus total, réfugiés dans le silence et le sommeil et faisant front à l'identité sociale qu'il leur est imposée.Luca dans La désobeissance s'exprime par la colère et la violence, en revanche dans Un homme qui dort le personnage est amorphe,vide, rendu quasi à l'état de larve déambulant dans les rues.Même si c'est psychologiquement très intéressant, j'ai eu parfois du mal à accrocher,le personnage est tellement passif que ça en est un peu soporifique.

par Birginie
Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux
Martha Hall Kelly   
Avis complet : http://vibrationlitteraire.com/2018/01/10/lilas-ne-refleurit-quapres-hiver-rigoureux-de-martha-hall-kelly/

Le récit de trois femmes fortes embarquées dans la violence de la seconde guerre mondiale…

Dans cette histoire nous allons suivre trois femmes aux personnalités hors du commun de l’aube de la seconde guerre mondiale aux années 1960.
Ces trois personnages féminins principaux sont inspirés de jeunes femmes ayant réellement existé et ayant eu une destinée particulière durant cette grande guerre.

Tout d’abord, nous suivons Caroline Ferriday, une jeune américaine qui tente par tous les moyens d’aider la France comme elle le peut et qui fera des choix déterminants, permettant à sa destinée de croiser les autres femmes fortes de ce roman.
Ensuite, il y a Kasia, une jeune polonaise qui va vivre l’inimaginable, l’innommable. En effet, cette jeune fille va voir son pays envahi et va être déportée dans le seul camp de femmes existant : Ravensbrück. Elle va alors subir l’impossible et faire partie des femmes mutilées sur lesquelles les allemands expérimentaient « pour la science ».
Enfin, nous allons suivre un personnage que l’on penserait détestable dès le premier abord : Herta Oberheuser. Celle-ci est la seule femme médecin qui sera jugée à Nuremberg pour crime contre l’humanité. Elle fait partie de l’équipe dédiée aux expérimentations sur les jeunes femmes.

Je dois dire que j’ai été extrêmement surprise. Je ne m’attendais pas à rencontrer des personnalités aussi emblématiques de la seconde guerre mondiale au féminin. Je n’avais jamais lu de livre sur ce sujet.
J’ai été vraiment saisie par ces personnages et ces faits plus réalistes les uns que les autres.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Caroline qui est armée de toute la générosité du monde. Elle ne pense qu’à aider les plus nécessiteux, quitte à se sacrifier et à oublier sa vie personnelle. Après avoir lu ce livre, j’avoue avoir voulu en savoir encore plus sur cette femme si inspirante.

J’ai aussi bien aimé Kasia même si c’est surement elle qui m’a fait passer les heures les plus sombres de cette lecture ! J’ai apprécié la complexité de sa personnalité et les répercussions de ses traumatismes répétés sur celle-ci. En bref, Kasia est tout de même la grande victime de ce récit et pourtant, elle reste si forte et déterminée, si courageuse jusqu’aux dernières lignes. Cette guerre lui a énormément coûté et pourtant elle continue de se battre, coûte que coûte. Elle est aussi une belle source d’inspiration !

Enfin, on retrouve Herta, la femme médecin nazie. Je ne vous cache pas avoir ressenti pas mal d’antipathie pour ce personnage. Cependant, on ne peut pas lui enlever sa force de caractère et sa détermination. D’abord promise à un avenir radieux en tant que médecin, tout va changer avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Grande cible de la propagande hitlérienne, Herta fait partie de cette jeunesse qui prône ce nouveau gouvernement et le changement qu’on lui promet. Elle en finit aveuglée et avec de sérieux troubles du jugement qui vont lui gâcher ses si beaux projets. Elle tombe bien malgré elle dans ce cercle infernal et se rend coupable des plus grandes atrocités sans se montrer réellement actrice de sa propre vie. C’est un personnage complexe que l’on ne peut pas que détester dans ce récit !

Martha Hall Kelly nous sert dans un récit poignant de réalité le fruit de plusieurs années de recherche et de nombreuses rencontres à travers le monde. Cette histoire est bouleversante car elle est inspirée de faits réels et suit trois personnalités féminines marquantes de la seconde guerre mondiale. J’ai été vraiment chamboulée par certaines scènes, certains faits que l’on connaissait déjà grâce à nos livres d’histoire, mais que l’on retrouve ici d’une façon bien plus marquante car l’histoire en appelle à notre empathie, à nos émotions. Le récit est en effet parfois dur mais il m’apparaît comme nécessaire dans un devoir de mémoire de ces faits atroces. On ne peut que s’attacher à ces personnages qui vivent l’inimaginable et c’est surement ce qui rend l’histoire d’autant plus marquante. On ne lit plus l’histoire de milliers d’inconnus dans un livre d’histoire, on suit la destinée d’une poignée d’entre eux avec une implication émotionnelle certaine. On ne peut pas ressortir indemne de cette lecture qui ne demande qu’à dénoncer et faire connaître des choses que l’on ne devrait jamais oublier, des destins tragiquement interrompus.

Malgré toute l’horreur contenue dans ce récit, d’autant plus atroce qu’elle a été réelle pendant des années dans l’histoire de l’Humanité ; on trouve aussi une belle note d’espoir. En effet, les trois jeunes femmes dont il est ici question vont être comme des fleurs prêtes à refleurir et s’épanouir bien plus belles et plus fortes que jamais après avoir subi ou fait subir les pires atrocités. Chacune est impliquée dans cette guerre d’une façon qui ne peut laisser indifférent. Même Herta, qui est pourtant nazie, peut inspirer une certaine pitié quand on voit ce que le régime a alors fait de son bel avenir ; ce que des idéologies, une propagande bien menée, peuvent faire à une jeune femme pleine de bonnes idées et de beaux projets. On voit aussi les nazis se repositionner en tant qu’êtres humains, ce que l’on a souvent tendance à oublier. Il aurait été bien plus facile de les pointer du doigt comme des monstres sans remords et sans morale et j’ai beaucoup apprécié cette vision donnée par l’auteure.

J’ai découvert grâce à ce récit le côté sordide des expérimentations sur les jeunes polonaises en bonne santé qui m’a vraiment horrifié. Je pense néanmoins qu’on n’en parle en général pas assez et que l’on a trop tendance à oublier ces « Lapins » qui ont pourtant souffert le martyr au nom de la science.

Ce roman a été une très bonne lecture combinant l’horreur à la pérennité de l’espoir. Les trois personnages principaux sont criants de réalisme et on ne peut vraiment pas ressortir indemne de cette lecture. Je pense que Caroline, Herta, Kasia et même sa sœur Zuzanna vont me marquer pendant un long moment. Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux raconte simplement l’histoire vraie de trois jeunes femmes brisées de multiples manières qui finissent par s’épanouir à nouveau, comme le beau lilas de Caroline Ferriday qui refleurit encore et toujours à Bethlehem…

par Mayumi
Je ne souffrirai plus par amour Je ne souffrirai plus par amour
Lucía Etxebarria   
J'ai commencé par faire le test préconisé au début, j'ai obtenu :17
Je l'ai refait après lecture, j'ai obtenu : 54
Suis-je donc vraiment ce que je pensais être ?
Toubib or not toubib ?
En tous cas, c'est moins cher et mieux qu'un psy, parce que Lucia Etxebarria nous répond quand on la lit...
Merci pour la consultation Madame, je m'en vais vous faire de la pub en guise d'honoraire....

par SOLEYLLE
Ces rêves qu'on piétine Ces rêves qu'on piétine
Sébastien Spitzer   
"Un pas, une pierre, un chemin de poussière.
Un printemps qui bourgeonne. Au fond bruit un torrent."

1945. La fin de la guerre.
Magda Goebbels est recluse avec ses six enfants dans le führerbunker, gélules de cyanure dans la poche.
Après les avoir revêtus de robes blanches, elle n'attend que l'assaut final pour administrer à sa marmaille la potion fatale.
Voici l'histoire romanesque de Magda Goebbels, délivrée par Sebastien Spitzer, journaliste et historien.
Magda est la femme de Goebbels, bras droit d'Hitler, elle est née "enfant illégitime", élevée par un juif ", folle amoureuse d'un juif, idolâtrée par des millions d'allemands, elle deviendra la plus puissante femme du troisième Reich.
En parallèle, Ava, petite enfant fragile et muette, née de la prostitution des camps, s'accroche à la vie et tient contre son cœur, dans un rouleau de cuir, les lettres de Richard Friedländer, raflé partis les premiers juifs, qui crie son amour à sa fille ; Magda.
Ava avance avec les premiers "libérés des camps" sur ces routes longues, froides, et semées d'embûches jusqu'au jour où elle est recueillie par les "sauveurs américains".
Au delà de ce roman, parfaitement construit, né d'un véritable travail d'historien et grâce à son talent de conteur, Sebastien Spitzer nous délivre une véritable histoire romanesque : l'histoire de Magda, fille de rien, devenue femme adulée par la société "à la mode du moment".
Rien de manichéen dans ce roman... comme l'était cette guerre... et puis, à cette époque ... qui était blanc ? qui était noir ?
Dès les premiers pages, la narration des "libérés des camps" marchant sur les routes, encore sous le joug de leurs bourreaux, est totalement bouleversante de réalisme.
Quel talent d'écriture !
Ce livre est poignant, percutant, dérangeant.
Le style de Sebastien Spitzer est affûté , sans pathos, d'une finesse absolue.
Le rythme est haletant... comme la marche terrible de ces migrants fuyant les camps.
Des phrases courtes et aiguisées pour une histoire qui vous fera peut-être verser des larmes.

par Laure-18
La Fin de la solitude La Fin de la solitude
Benedict Wells   
https://mademoisellemaeve.wordpress.com/2017/12/15/la-fin-de-la-solitude-benedict-wells/

Je me lance dans un exercice périlleux aujourd’hui : un véritable exercice d’équilibriste. Je vais vous parler d’un roman regroupant des caractéristiques qui a priori ne me plaisent pas et qui pourtant m’ont justement fait l’adorer.

J’ai des goût alimentaires bizarres. Je déteste la crème pâtissière mais je raffole des éclairs au chocolat et au café, alors que le café me donne toujours envie de vomir. Et ce ne sont que quelques exemples. Tout ça pour vous dire que, s’ils sont bien travaillés, mélangés, ou cachés, je peux arriver à aimer des choses que je déteste.

Mais vous vous demandez peut-être si j’ai l’intention de vous parler de littérature ? Rassurez-vous. Je voulais vous faire comprendre que bien que je vous dise de temps en temps que je n’aime pas ceci ou cela, il peut arriver que je me retrouve avec un éclair au chocolat littéraire entre les mains.

Combien de fois ai-je écris ici que je n’aimais pas la littérature allemande ? Je suis un peu plus nuancée depuis que j’ai lu Le violoniste de Mechtild Borrman (quel beau roman !).
Et surtout combien de fois ai-je écris ici que je n’aimais pas les livres qui font pleurer de tristesse ? Et bien La fin de la solitude est un roman allemand qui m’a fait pleurer de tristesse. Et pour autant, je l’ai aimé. Tellement.

La fin de la solitude est le quatrième roman de Benedict Wells, mais le premier traduit en français. Jules Moreau vivait dans l’insouciance, avec sa sœur Liz et son frère Marty, puis ses parents sont morts dans un accident de la route. Ils se sont retrouvés tous les trois orphelins démunis, dans un internat, séparés les uns des autres par des murs. Ce roman va nous parler de Jules et de sa famille au fil des années, trente-quatre au total. On verra les personnages grandir, tomber, souffrir, rebondir, se perdre et se retrouver, s’abîmer et s’aimer.

J’ai presque eu la sensation de lire plusieurs romans dans ce roman. Comme si, à l’image de la vie, certains passages n’étaient que des parenthèses et en même temps que c’étaient eux qui conditionnaient tout.
J’ai été totalement bouleversée par l’histoire de Jules et de la petite Alva, son amie, son amour, mais également par les liens qui unissent les trois enfants Moreau. Leurs caractères si différents et leur manière à eux de gérer le deuil.

Et le style… Je ne note pas souvent d’extraits des livres, il me semble l’avoir fait deux fois auparavant pour Lait et Miel et Rupi Kaur et pour Le roman du mariage de Jeffrey Eugenides, mais là, j’avais envie de partager avec vous un petit passage de La fin de la solitude. J’aurais pu vous en mettre dix ou vingt, tellement certaines phrases m’ont sauté directement au cœur.

« La vie n’est pas un jeu sans gagnant ni perdant. Elle ne nous doit rien et les choses arrivent comme ça. Parfois c’est juste et tout a un sens, et parfois tellement injuste qu’on doute de tout. j’ai arraché son masque au destin et, en dessous, je n’ai trouvé que le hasard. »