Livres
476 004
Membres
454 707

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

C'est le cœur qui lâche en dernier



Description ajoutée par x-Key 2017-06-12T16:17:44+02:00

Résumé

Le nouveau chef-d'oeuvre de Margaret Atwood, l'auteure de La Servante écarlate.

Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture... Aussi, lorsqu'ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent sans réfléchir : ils n'ont plus rien à perdre.

À Consilience, chacun a un travail, avec la satisfaction d'oeuvrer pour la communauté, et une maison. Un mois sur deux. Le reste du temps, les habitants le passent en prison... où ils sont également logés et nourris ! Le bonheur. Mais le système veut que pendant leur absence, un autre couple s'installe chez eux avant d'être incarcéré à son tour. Et Stan tombe bientôt sur un mot qui va le rendre fou de désir pour celle qui se glisse entre ses draps quand lui n'y est pas : " Je suis affamée de toi. "

Avec C'est le coeur qui lâche en dernier, Margaret Atwood nous livre un roman aussi hilarant qu'inquiétant, une implacable satire de nos vices et travers qui nous enferment dans de viles obsessions quand le monde entier est en passe de disparaître.

(Source : Robert Laffont)

Afficher en entier

Classement en biblio - 112 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Ambere 2018-02-20T23:09:01+01:00

Stan a saisi le message. Il a autorisé les rendez-vous clandestins avec la volaille. Et son rôle dans tout ça, c'était quoi alors ? Souteneur de poulets. Ça valait mieux que d'être mort.

Afficher en entier

Commentaire le plus apprécié

Or

Dans cette nouvelle dystopie, Margaret Atwood joue avec les codes du genre et nous entraîne dans un roman à la fois glaçant et farfelu. Dès les premières lignes, nous voilà emportés dans l’histoire de Charmaine et Stan, son mari, subissant de plein fouet la crise économique qui sévit aux États-Unis. Sans domicile, sans emploi, le couple subsiste dans leur voiture en tentant de protéger leurs maigres possessions. Jusqu’au jour où Charmaine tombe sur un spot publicitaire qui semble leur proposer LA solution à leurs problèmes…

Le Projet est un vaste programme mettant en scène deux villes jumelles : Concilience et Positron. L’une ville ordinaire, l’autre ville-prison, signer les documents d’engagements permet aux participants de trouver une place dans la communauté de Concillience, un logement, un emploi. Devant cette promesse de jours meilleurs, nos deux protagonistes n’hésitent pas signer. Cependant, loin de l’idylle qu’on leur avait promis, la vie à Concilience est basée sur les interdictions, les contraintes, le conformisme. Mais prêts à tout pour retrouver un peu de dignité, les personnages ne semblent nullement s’en incommoder. Après tout, si les choses sont ainsi, c’est pour que « tout aille bien ». On est parfois étonné par leur façon de se leurrer, aveuglés par leur désir profondément humain d’être heureux, à mesure que le système qui les entoure dévoile ses failles et devient, lui, de plus en plus inhumain.

L‘Homme se retrouve réifié sous la plume de Margaret Atwood, devient un objet de désir purement sexuel, un acteur économique, une marchandise. La ville de Consilience devient rapidement un théâtre clos, les participants du projet y vivent leur petite routine à cercle fermé : une fois rentré, il est impossible d’en sortir. Dans une routine de conformité, de maisonnettes bien rangées avec draps, serviettes, théières commandés sur le catalogue de la ville, Yoga et films non violents des années 50 diffusés à la télé, travail pour tous et journées régulées, le lieu fermé se transforme en incubateur, faisant resurgir la vraie nature des personnages. Fantasme, sexualité débridée, paranoïa, la ville en vase clos révèle ce qu’il peut y avoir de pire en chacun.

J‘ai été fascinée par ce roman de société qui se lit comme un thriller d’abord, puis comme un récit d’espionnage loufoque ensuite. Le cynisme de l’auteur m’a énormément plu, son style vif, intelligent et absurde captive alors qu’elle remet en question l’idée de liberté des hommes, celle de penser par soi-même, de réellement désirer ce qu’on pense vouloir. Faut-il choisir entre la facilité ou la liberté ? La facilité n’est-elle pas une forme d’enfermement ?

Avec cette histoire dérangeante, Margaret Atwood nous propose une dystopie jubilatoire dans laquelle des personnages froids et calculateurs se servent de l’aspiration au bonheur pour contrôler les masses et plonger dans la déshumanisation des hommes. La critique de la société alternant farfelu, absurdité et moments glaçants fait immédiatement penser aux plus grands noms de la SF, le Soleil vert d’Harry Harrisson nous viendra à mainte reprise à l’esprit. Cet univers dystopique réempruntant le décors des fifties dans une Amérique en pleine crise économique m’a conquise.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2017/08/15/cest-le-coeur-qui-lache-en-dernier-de-margaret-atwood/

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Diamant

J'ai complètement embarqué dans cet univers. Il s'agit du premier roman que je lis de cette auteure et j'espère que ces autres livres me plairont autant !

Afficher en entier
Pas apprécié

L’idée de base est bonne. Le 4ème de couverture donne envie et promet de belles choses. Je me suis perdue. L’intrigue s’essouffle très rapidement. Des longueurs inutiles et des phrases vides ont eu raison de moi. Je n’ai pas apprécié du tout.

Afficher en entier
Or

Troisième livre que je lis de cette auteur. J'ai lu la Servante Ecarlate et le Temps du Déluge.

Ce livre est dans le style de l'auteur, on reconnait son écriture, son style et surtout les thèmes.

J'ai bien accroché à l'histoire ainsi qu'aux personnages principaux. Je trouve que l'auteur a le don de les rendre humains, de décrire leur état d'esprit, leur peur, leur faiblesse et leurs erreurs, ce qui les rend très humains. Elle aborde beaucoup de choses dans ce livre : la sexualité et son commerce, les envies des Hommes (trouver un truc qui leur assureraient un partenaire rien qu'à eux, totalement dévoué), mais aussi les travers de la société. Comme beaucoup de dystopie, l'auteur nous montre qu'il y a toujours "un revers de la médaille". D'ailleurs, ça fait un peu flipper car c'est le genre d'histoire qui vous montre que l'Homme est toujours pourri et avide d'argent ou du moins, que les Hommes ayant le pouvoir sont comme ça... à méditer.

J'ai donc trouvé dans l'ensemble que c'est un très bon livre, je l'ai lu assez rapidement et avec beaucoup de plaisir. La fin m'a un peu surprise, mais je l'ai bien aimé.

Afficher en entier
Bronze

C'est mon premier roman de l'auteure malgré le fait que je sois une fan de la série adaptée de sa dystopie. Elle a une plume très grinçante, donnant un ton particulier au livre et qui n'a pas pris sur moi. Toutefois, l'univers est décrit avec brio et il semble très tangible. Il met en exergue le "pire" dans notre humanité et la nature humaine démange et dérange alors. Ce qui est renforcé par ce côté huis-clos et communautarisme qui se finit rarement bien notamment dans l'Histoire avec un grand H. Ensuite, j'ai trouvé les deux personnages très antipathiques mais je ne crois pas qu'ils avaient vocation à susciter d'autres émotions que celle-ci. Par contre, le livre était bien rythmé et certaines révélations m'ont surprises malgré une fin un peu trop bateau. En conclusion, un bon livre mais qui n'est pas le CDC auquel je m'attendais.

Afficher en entier
Bronze

Premier livre de Margaret Atwood que je lis. J'ai aimé ce livre, le sujet m'a intéressé mais sans plus. J'ai trouvé l'histoire sympathique mais j'ai difficilement accroché aux deux personnages principaux ! En revanche, j'ai adoré la plume de Atwood (ce qui me fait dire que j'ai bien fait d'acheter une partie de ses livres que je vais définitivement apprécier).

J'ai énormément accroché à l'idée du livre qui met en place un système pour permettre aux gens de vivre sans se soucier de perdre son emploi etc. Un système qui forcément risque de comporter des failles... Et qui met en place aussi des avancées technologiques. Mais pour le pire ou le meilleur ?

J'aime beaucoup les thèmes que Atwood soulève. Son livre permet de mener une réflexion sur le futur et j'aime les livres qui font réfléchir !

Afficher en entier
Bronze

Emballée par "La Servante écarlate", j'étais assez enthousiaste à l'idée de replonger dans un roman de Margaret Atwood. Et bien la magie n'a pas opéré cette fois ... Peut-être n'était-ce pas le bon moment, mais au regard des autres commentaires, je n'ai pas l'air d'être la seule ...

Ce que j'ai aimé c'est la narration : on nous raconte cette histoire et l'auteure l'entremêle les pensées des personnages, nous faisant ainsi complètement entrer dans leurs têtes. C'était bien trouvé, rendant le tout vivant.

L'intrigue, dénonçant des dérives de la société, comme l'auteure a pu déjà le faire dans "La Servante écarlate", est plutôt bien trouvée et intéressante ; encore une fois pas si éloignée de la manière dont pourrait évoluer notre propre réalité. Mais l'ambiance sérieuse et austère qui avait servi "La Servante écarlate", a été remplacée ici par un humour grinçant, qui met limite mal à l'aise. Peut-être est-ce ton qui rend le tout un peu glauque ...

Malgré tout, c'est un roman qui se lit aisément, l'écriture de Margaret Atwood étant toujours aussi fluide.

Afficher en entier
Argent

Je ne sais pas exactement quoi penser de ce livre.

D'un côté, je l'ai beaucoup apprécié : on rentre assez vite dans l'histoire, les personnages sont attachants de prime abord, la plume de l'auteur m'a beaucoup plu...

Au final, même si certains personnages sont décevants voire antipathiques, ils ne reflètent qu'une réalité dans certains caractères, ce qui rend leur histoire toujours intéressante à suivre. Plusieurs situations sont vraiment malsaines, mais ne semblent pas forcément impossible considérant la nature humaine.

Mais j'ai aussi des réserves. Je m'attendais à ne pas pouvoir lâcher ce livre, et pourtant certains passages m'ont semblé bien trop longs. J'ai ressentit comme une sorte d'irrégularité dans l'action : des passages vraiment bien mais parfois trop rapides, d'autres qui m'intéressaient moins étaient trop détaillés... La fin est aussi un peu trop prévisible.

Au final, le positif l'importe et j'ai apprécié ce livre mais ce n'est pas le coup de coeur que j'espérais en ouvrant un livre de Margaret Atwood.

Afficher en entier
Argent

J’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, alors que tout se passe très vite au début, Stan et Charmaine arrivent très vite à Consilience et tout part en vrille assez vite. Arrivé là, les pages se tournent toutes seules pourtant je n’ai pas trouvé l’histoire si addictive. Le point qui m’a vraiment dérangé, c’est le sexe. Surtout entre Stan et Jocelyne. J'ai trouvé ça assez malsain. Et j’ai un peu l’impression que la fin a été bâclé.

Afficher en entier
Argent

Je ressors de cette lecture avec un sentiment étrange. J'ai dévoré certains passages que j'ai trouvé palpitants alors que d'autres m'ont paru plus longs sans pour autant être ennuyeux. Quoi qu'il en soit, je reste sur cette désagréable impression que l'enthousiasme du début s'est essoufflé au fil de la lecture.

Je me suis beaucoup attachée au couple Stan/Charmaine au départ pour petit à petit éprouver une certaine antipathie pour le second personnage, un peu trop dans les standards que je déteste chez mes congénères même si je reconnais là la marque d'un personnage réussi puisqu'il réussi tout de même à susciter des sentiments. La fin est plus ou moins prévisible même si je ne m'attendais pas à un tel dénouement en cours de lecture et peut-être qu'au fond c'est ce qui fait que j'ai du mal à me situer parce que sur le fond j'adore toujours autant la précision avec laquelle Margaret Atwood dépeint avec un humour grinçant les travers et les paradoxes de l'âme humaine et de son besoin de vivre en société. La toute fin en est un bel exemple même si elle était prévisible.

Pour résumer je suis dans le flou, j'ai aimé mais ce n'est pas le coup de cœur auquel je m'attendais au départ.

Afficher en entier
Argent

Deuxième roman que je lis de Margaret Atwood et cette femme à vraiment un don pour la dystopie. Elle parvient à construire un monde à la fois rassurant et terrifiant qui nous fait comprendre que tout ça est réellement possible. La manipulation et l'attrait matériel sont omniprésents, main dans la main avec la corruption et l'immoralité du marché du sexe dans une histoire à perdre haleine où le lecteur se demande sans cesse où sera la limite.

Ce que j'aime c'est que ce roman est intemporel. Relisez le dans 50, 100, 200 ans et vous pourrez toujours vous identifiez aux problèmes soulevés parce que ce sont des problèmes liés aux développements actuels de notre société. Alors, bien sûr, ça reste de la fiction qui extrapole mais les personnages, eux, sont tout ce qu'il y a de plus réels, de plus actuels et il est impossible de ne pas s'identifier à eux à un moment ou à un autre. Et à ce moment là, on se prend une sacrée claque

Afficher en entier

Dates de sortie

C'est le cœur qui lâche en dernier

  • France : 2017-08-17 (Français)
  • France : 2018-08-16 - Poche (Français)

Activité récente

Celin le place en liste or
2019-07-26T11:31:35+02:00

Titres alternatifs

  • The Heart Goes Last - Anglais

Évaluations

Meilleurs classements dans les Listes Booknode

Les chiffres

Lecteurs 112
Commentaires 29
Extraits 17
Evaluations 54
Note globale 6.74 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode