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Bibliothèque de Cacoethes-scribendi : Mes envies

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Le Monde des hommes Le Monde des hommes
Pramoedya Ananta Toer   
Une magnifique découverte !

L'auteur nous plonge en Indonésie, sur l'ile de Java précisément, à la fin du 19ème siècle, où les Pays Bas sont encore des colons.

Nous apprenons énormément à travers ce livre sur la culture javanaise, ses coutumes et ses croyances. Nous avons également un aperçu de la vie d'un peuple colonisé où les Européens sont considérés comme supérieurs grâce à leurs connaissances et à leur science.

Dans un pays où les indigènes sont considérés comme des animaux qu'il faut cultiver, deux personnes s'élèvent contre cette oppression : Minke et Nyai (concubine d'un Pur-Blanc). De part leur intelligence, ils contestent les décisions judiciaires dont ils font l'objet.

par kisa
Celles qui attendent Celles qui attendent
Fatou Diome   
Sur fond d’émigration des hommes vers l’Europe, ce livre dépeint parfaitement les états d’âmes des proches, particulièrement les mères et épouses restées au pays dans l’attente de leur hypothétique retour et de l’aide financière qu’elles attendent de ce choix.
C’est en même temps une fresque vivante de la vie africaine, rehaussée de ses proverbes, coutumes qui nous sont présentées dans un style vivant, colore, enrichi d’un vocabulaire riche et d’images percutantes et réalistes.
Un livre qui se lit sans difficulté, amenant à chaque ligne le lecteur a la découverte d’une vie quotidienne. Plus qu’un roman, c’est surtout un témoignage d’une société.
A RECOMMANDER SANS RESTRICTION AUCUNE !


Une poignée d'étoiles Une poignée d'étoiles
Rafik Schami   
Ce roman m'a énormément bouleversée. J'ai du le lire pour le collège, mais je ne pensais pas que je l'aimerai autant. Il est plein d'émotions. Bref, un très beau livre que je conseille à tous.

par Fofifora
Les âmes brisées Les âmes brisées
Alan Duff   
Quatrième de couverture
Après le suicide de sa fille, dont il fut tenu pour responsable, Jake Heke n'est plus tout à fait comme ses frères maoris de la banlieue d'Auckland. Pour lui, l'ordre des choses semble avoir changé. Cet homme au passé violent, au caractère jusqu'alors méprisable, prétentieux et vulgaire, va tenter de donner un tout autre sens à sa vie en la fondant sur le respect de soi et la rédemption. Mais dans cette métropole de Nouvelle-Zélande demeurent les paumés, les tueurs et les dealers, les femmes soumises, battues ou calculatrices et les adolescents perdus. Tout un monde sous l'emprise du sordide, une communauté, une famille réinventée organisée et possessive, qui ne laissera pas si facilement l'un des siens s'échapper vers les rives salvatrices de l'intégration. A travers un livre hanté par l'effroyable destinée des minorités face à la modernité, Alan Duff retrouve les personnages de L'Ame des guerriers (Actes Sud, 1996) mais il s'attache ici plus particulièrement à l'itinéraire tumultueux d'un homme aux prises avec le rôle " tribal " qui lui incombe. Dans ce puissant roman où lyrisme et oralité s'entremêlent, l'écrivain néo-zélandais déploie les voix de l'intime, du sensible et du charnel pour atteindre à une représentation sans faille du territoire malheureusement universel de la violence urbaine de notre temps.

par Lilou
L'homme qui savait la langue des serpents L'homme qui savait la langue des serpents
Andrus Kivirähk   
De son style élégant, Kivirähk nous conte la folle histoire d’un jeune estonien coincé entre le passé dépassé et la modernité irrationnelle. Entre sa mère qui le gave d’élan rôti et sa sœur qui veut se marier avec un ours. Entre les croyances dégénérées du Sage du Bois Sacré et le christianisme aveugle des gens du village. Je m’attendais à une lecture un peu laborieuse autours d’un folklore que je ne connaissais pas et même si l’aventure me tentait, je partais avec quelques appréhensions. Mais cette histoire est fluide et les pages se laissent tourner à la vitesse du vent. Avec son humour et une certaine subtilité, l’auteur nous entraîne facilement dans la vie de Leemet et on se met à croire à la Salamandre, aux poux géants, à la langue des serpents.

On sent tout de même que derrière ce conte, Kivirähk tient des propos engagés et virulents sur les traditions, la politique ou encore les mœurs de son pays. Le postface de Jean-Pierre Minaudier (qui est aussi le traducteur du livre) explique bien le contexte dans lequel cette œuvre et les idées que véhicule l’auteur s’inscrivent ; et, ne connaissant rien de l’Histoire ou de la politique estonienne, j’ai trouvé que cela venait bien compléter ma lecture. Il nous explique aussi qu’avec la traduction beaucoup de références, de subtilités et de jeux de mots sont passés à la trappe et cela me rappelle que à quel point j’aimerais savoir lire toutes les langues du monde !

Cela dit, je me suis aussi rendue compte que, auteur estonien ou pas, les questionnements soulevés dans ce livre ont un écho universel. C’est pour cela que je ne me suis pas sentie perdu face à ces traditions et à cette Histoire étrangères. S’adapter c’est survivre, certes, mais la modernité et le progrès doivent avoir un sens. On ne peut pas les suivre par mode ou par déférence pour des peuples que nous croyons plus avancés que le notre sans risquer de perdre notre identité. Mais on ne peut pas non plus fantasmer un passé meilleur que ce qu’il a été en réalité et faire fi des changements qui s’opèrent autours de nous. A une époque comme la notre, où la globalisation menace l’identité des petits pays mais aussi où nous commercialisons la nostalgie et l’authenticité du passé, ce livre gratte là où c’est absurde et dénonce l’ambivalence complètement inassumée de l’être l’humain.

Une belle lecture, drôle, surprenante et pleine de réflexions que je conseille, que l’on soit fan de littérature scandinave ou pas.

par Keikana
Je ne suis pas la Je ne suis pas la
Slavenka Drakulic   
Un matin de mai 1992, près de Sarajevo, une jeune institutrice bosniaque de mère serbe et de père musulman est arrêtée par les soldats serbes avec les autres femmes du village. Les hommes, eux, sont exécutés sur-le-champ. Dans le camp où elle est transférée, la jeune femme découvre l'horreur du nettoyage ethnique. Alors que de l'autre côté du mur, dans le camp des hommes, les Serbes brûlent des cadavres jour et nuit, S est enfermée dans la " chambre des femmes ", mise à la disposition des soldats, humiliée, torturée et violée, jusqu'à ce que le capitaine du camp fasse d'elle sa protégée. En se livrant à cette curieuse prostitution, S échappera à l'effrayante bestialité des soldats mais pas à la véritable infamie : le renoncement à soi, la perte de son identité.
A travers les yeux de S, Slavenka Drakulic rend compte de la tragédie des Balkans, décrivant l'horreur des camps avec une précision troublante. Un texte poignant, fin et pudique sur la barbarie qui semble toujours prête à resurgir chez l'être humain.

par saralice
Les sourds Les sourds
Rodrigo Rey-Rosa   
Le jeune Cayetano apprend vite. Il quitte Jalpatagua, son village natal, pour Guatemala City où, grâce à l’intervention de son oncle Chepe, il trouve enfin un travail : il devient le garde du corps de Clara, la fille d’un riche banquier. Au fil des jours, une certaine intimité s’installe entre ces deux êtres que tout sépare. Mais la disparition soudaine de Clara va changer leur histoire. Fugue, séquestration, ou simple ruse pour soutirer de l’argent à sa famille?
Les recherches entreprises par Cayetano pour la retrouver – et se retrouver – vont transformer ce roman en un thriller passionnant nous conduisant jusqu’au cœur du Guatemala, aux abords du Lac Atitlán et du territoire des Mayas. Le jeune homme y découvrira ce qu’il n’était pas censé découvrir : un lieu où l’amour, l’ambition et la folie jouent, comme les dieux anciens, avec les destins des hommes.
D'une écriture sensible, précise et élégante, Rodrigo Rey Rosa dresse le portrait d’une société ravagée par la violence, la corruption et le racisme, mais qui cache toujours, dans son passé le plus lointain, les prémices d’un avenir différent.
Les Filles de Riyad Les Filles de Riyad
Rajaa Alsanea   
Un livre qui mérite vraiment d'être lu pour son message. Il nous offre un témoignage rare et qui m'a semblé sincère. On nous décrit sans fard et surtout sans cliché une réalité souvent très mal connue : la place des femmes en Arabie Saoudite.
ça a parfois, à mon gout, des relents trop féministes, dans le mauvais sens du terme (type "les hommes c'est tous les mêmes..." et non pas "il semblerait normal qu'on ait les mêmes droits"), mais l'essentiel y est. Ce livre remplit sa fonction, il nous apprend des choses et il fait vraiment réfléchir sur pas mal de sujet. Donc la promesse intellectuelle qui est faite est très largement tenue, bien qu'on ressente parfois une certaine pudeur dans les propos tenus par l'auteur. Un peu comme si elle avait d'autres choses à nous dire, mais qu'elle n'a pas osé.


Malheureusement, d'un point de vu littéraire, ce livre n'a pas grand chose pour lui.

Je sais pas trop comment l'expliquer, mais on ressent vraiment que ce n'est pas une vraie auteur ou une journaliste qui a rédigé ce texte. On sent un certain amateurisme. Le style est assez brouillon voire confus par moment. Les descriptions sont trop minimalistes.
Les personnages sont nombreux, et ont des histoires intéressantes, mais ce ne sont pas des personnages travaillés pour autant. On ne constate aucune différence dans leurs caractères, à tel point que j'ai parfois eu du mal à les distinguer.

Le texte est divertissant, car les péripéties sont nombreuses. Mais, je peux pas dire que ce soit une révélation non plus. Ce n'est finalement qu'une successions d'amourettes, dont la seule vraie originalité est le pays où ça se passe. J'aurais lu un livre de chick-lit un peu débile, j'aurais eu une histoire du même genre.

Enfin, j'ai pas aimé la construction même du récit. L'histoire avait initialement été rédigé sous forme d'une chaine de mail. En gros, on a prit ces mails, on les a agrafé, et on les a vendu sans les modifier d'un iota... Même les liens "cliquez ici" n'ont pas été enlevés ! Pour moi c'est un peu trop simple. Je pense qu'un minimum de travail de réécriture aurait dû être fait pour la publication en librairie.
Chaque "chapitre" est construit comme ça :
- Les références du mail initialement envoyé (date, expéditeur, objet...) : ça n'a aucun intéret dans la version librairie de cette histoire
- Un petit message personnel de l'auteur : ok, c'est pas inintéressant car ça nous renseigne sur la façon dont les mails ont été perçu... Mais là aussi ça n'a rien à faire dans la version librairie du texte. J'aurais préféré qu'on nous explique clairement dans quelles circonstances le texte a été rédigé, en début ou en fin d'ouvrage.
- Le texte lui-même : enfin ! Mais accompagné d'une citation d'un kitch absolue et sans grand rapport avec le contenu du mail...
Bref, je trouve qu'on perd trop le texte au milieu de tous ces éléments inutiles, pour moi il y a trop de fioritures, limitant l'impact que le texte aurait pu avoir.
Souvenirs d'une vie inattendue Souvenirs d'une vie inattendue
Reine Noor   
En 1976, une Américaine de 24 ans rencontre sur la piste de l'aéroport d'Amman le roi Hussein de Jordanie, ami de son père, haut responsable dans l'aéronautique aux Etats-Unis. Un an plus tard, de retour dans le pays, sa route croise encore celle du roi, entre-temps devenu veuf. Commence alors, pour la jeune femme, un conte de fées qui fera d'elle la reine de Jordanie.
Adoptant avec bonheur ce nouveau pays, elle se consacrera avec autant de dévouement à son couple et à sa famille qu'aux problèmes de la région. S'impliquant dans la vie de la nation, soucieuse des causes humanitaires, elle suivra chaque étape délicate du processus de paix, combattant au côté de son mari. Elle nous entraîne ainsi dans les coulisses des accords de Camp David, nous fait vivre les événements qui ont précipité la guerre du Golfe, raconte le choc de l'assassinat d'Yitzak Rabin, analyse le rôle clé de la Jordanie sur l'échiquier moyen-oriental, n'hésite pas à montrer les oppositions à la modernisation du pays, lève le voile sur l'intimité du couple royal et narre la terrible maladie qui emportera son mari à l'âge de 63 ans. Il ressort de ces pages le portrait d'une femme courageuse, d'une grande maturité, et celui d'un homme vénéré par son peuple, qui n'a jamais cessé de lutter pour lui apporter espoir, progrès et paix.

par Nyselia
Juliet Juliet
Katherine Mansfield   
Commencé à Londres en 1905, à l'âge de 17 ans, poursuivi en Nouvelle-Zélande et durant la traversée entre les deux pays, Juliet, premier texte de Katherine Mansfield et le seul roman qu'elle ait entrepris, fut finalement abandonné à la fin de 1906. Ce roman inachevé ou éléments pour un roman en cours, devait rester inconnu jusqu'en 1970, même si certaines parties avaient été publiées en 1933, dans une biographie de Katherine Mansfield due à R.E. Mantz.
Juliet est une héroïne romantique qui emprunte beaucoup de ses traits à son auteur, notamment le cadre géographique et familial comme la passion qui la lie à David, jeune violoncelliste, ainsi que ses tribulations qui la mènent de la Nouvelle-Zélande à Londres. Même si certains passages restent inachevés et si certains débuts de chapitres sont rapidement abandonnés, Juliet constitue un roman dans la veine de Mansfield : sens de la description, art de l'évocation, attention scrupuleuse au monde et aux autres. K.M., qui s'est rendu célèbre par ses nouvelles, a écrit là un livre annonciateur de son œuvre future. Nul doute que cet inédit intéressera l'important public attaché à l'œuvre et à la personnalité de Katherine Mansfield.