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Commentaires de livres faits par Cacoethes-scribendi

Extraits de livres par Cacoethes-scribendi

Commentaires de livres appréciés par Cacoethes-scribendi

Extraits de livres appréciés par Cacoethes-scribendi

Reniée par son père qui ne vient la voir qu’une fois par semaine, éduquée par une mère désabusée et triste : déjà petite, Mariam n’avait pas de chance. Mais cela empire lorsque ce père, qui n’a jamais rien fait pour elle, la marie à un cordonnier de Kaboul. De triste, la vie de Mariam devient alors un enfer de solitude et de violence. Pendant vingt ans, jusqu’au jour où Laila, une jeune voisine orpheline des bombardements, vient habiter sous leur toit. Dans leur malheur, les deux épouses deviennent solidaires… et une lueur d’espoir surgit au bout du tunnel.

Khaled Hosseini nous livre la vie, malheureusement relativement ordinaire, d’une épouse à Kaboul, au temps des guerres civiles et des talibans : brimée, entièrement soumise au bon vouloir de son mari… Ce roman historique est résolument féministe et un plaidoyer pour toutes les libertés.
La première partie n’a pas été facile à lire, la pauvre Mariam va de Charybde en Scylla ! J’ai cru qu’on en verrait pas le bout et, même si la fin se veut porteuse d’espoir, je reste bouleversée par le destin de Mariam, une femme solide que les vicissitudes de la vie n’ont pas réussi à briser.

Mille Soleils splendides est un très beau roman. Il est trop dur pour que ce soit un coup de cœur, mais il vaut le coup d’être lu, c’est le genre d’histoire qui ne s’oublie pas…
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date : 11-10
Si je reste est un roman dont j’avais pas mal entendu parler ces dernières années. Je n’avais jamais spécialement eu envie de le lire, mais en le voyant en bouquinerie, je me suis dit que ce pouvait être le genre de lecture sans prise de tête qu’il était bon d’avoir dans sa PAL entre deux lectures demandant plus de concentration.

Alors, entendons-nous : c’est sans prise de tête, car il est court et se lit facilement, mais pas sans émotions !
Le roman débute par l’accident de voiture de Mia et sa famille. Dans le coma, la jeune fille « sort de son corps » et voit ce qui se déroule. Se pose alors la question : après ce drame, aura-t-elle le courage de « rester » ? En parallèle de son coma, Mia revient alors sur les moments marquants de sa vie : sa famille, son petit frère, sa passion pour le violoncelle et sa relation avec Adam, un guitariste punk/rock.

J’ai fini ce roman la gorge nouée, c’est difficile de ne pas se mettre à la place de Mia et de rester insensible à sa vie qui s’effondre. Mais ce que j’ai préféré, ce sont les petits moments de vie et la musique qui est omniprésente à chaque page. La musique est ce qui unit Mia et sa famille et Mia et Adam, malgré les différences de styles, et ça m’a beaucoup plu.

J’ai trouvé ce roman très mignon et c’est tout à fait ce que je voulais lire. Donc même s’il n’est pas extraordinaire en soi, je vous le conseille si vous voulez lire un petit roman bouleversant mais sans prise de tête.
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A la recherche du daemon perdu. La guerre des roses. La cité de la Lune. Voici des titres qui auraient pu être ceux de ce deuxième tome de la Trilogie de la Poussière.
On retrouve Lyra étudiante, 8 ans après la fin du tome 3 d’A la croisée des mondes, mais on c’est bien l’intrigue initiée dans La Belle Sauvage qui se poursuit, avec une guerre larvée entre les autorités religieuses et une société secrète.
Lyra et Pantalaimon ont bien évolué, ce ne sont pas les mêmes personnages que lorsqu’ils étaient enfants ! Lyra est devenue très réfléchie et sceptique et Pan voudrait la voir retrouver sa curiosité et sa fraicheur…

Ce n’est pas un coup de cœur, mais rien que retrouver cet univers cher à mon cœur me ravit. Peut-être manque-t-il un peu de magie et de nature : dans ce roman, Lyra fuit de ville en ville jusqu’au Moyen-Orient, on est dans une atmosphère très urbaine et un peu inquiétante.

Je regrette un peu que la deuxième partie se concentre intégralement sur Lyra, alors qu’on alternait au début entre différents personnages (Pan, Alice, Malcolm, le camp adverse…). Ça donne un rythme un peu déséquilibré et une sensation d’inachevé, comme si certains personnages étaient laissés totalement en plan au milieu de l’histoire !

Ça n’en reste pas une lecture que j’ai dévorée et j’en avais bien besoin !
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date : 09-10
Le challenge qui me fait découvrir les littératures du monde entier me sort décidément souvent de ma zone de confort. Sia Figial est l’autrice incontournable pour découvrir les Samoa et j’ai pu lire son dernier roman, qui évoque une histoire d’amour interdite entre une adolescente et son professeur, qui plus est son frère symbolique.

La plume de Sia Figiel est pleine de poésie, elle est à la fois crue et pleine de métaphores. A travers elle, on découvre les particularités de la culture samoane. J’ai beaucoup aimé les petites explications historiques glissées ici et là, ainsi que la reprise de certains dialogues en langue samoane : rien de tel pour une réelle immersion !

Cependant, l’histoire en elle-même m’a laissée plutôt froide. Je n’ai pas compris la soudaine attirance entre Sia et Ioane et leurs multiples discussions m’ont un peu perdue ; je n’étais plus sûre s’il s’agissait d’une seule et même scène ou si elles avaient lieu à différents moments. Peut-être était-ce voulu, pour illustrer le perpétualisme de leur relation, mais je suis restée trop dans le flou pour réellement apprécier ma lecture.

J’essaierai de relire ce roman à un moment plus propice ; peut-être n’étais-je pas dans le bon état d’esprit pour apprécier pleinement cette histoire.
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Quelle douceur dans la plume d’Ogawa Ito ! Tout est simple, d’une simplicité apaisante. 200 pages au côté de Hatoko, c’est 200 pages dans un cocon de bienveillance à la japonaise.

Nous retrouvons en effet dans ce roman l’écrivain public de la papeterie Tsubaki. Fraîchement mariée et devenue maman d’une petite fille, elle poursuit ses promenades dans la petite ville de Kamakura, tout en écrivant des missives pour ses client.e.s en choisissant avec soin tant les mots que le papier et le stylo et en prenant soin de sa nouvelle famille.
Et tout est sublimé, chaque petit moment devient une cérémonie pleine de sens et d’harmonie : boire un thé avec sa fille, lui apprendre la calligraphie, déguster le nouveau plat de son mari cuisinier…

Malgré les petits drames, l’atmosphère reste empreinte de douceur et de grâce et c’est tellement agréable d’être plongée dans cette petite bulle.
C’est très personnel et peut-être que certain.e.s s’ennuieront ! Mais pour ma part c’est une petite pâtisserie que je déguste avec délectation. Je croit qu’Ogawa Ito est la seule autrice dont j’achète les nouveaux romans dès leur sortie, tout simplement parce que la douceur de ses romans est incomparable.

Je recommande ce roman à n’importe qui – il n’est pas forcément nécessaire d’avoir lu La papeterie Tsubaki, je ne m’en souvenais presque pas et ce n’est pas gênant – qui aurait envie de douceur et plus particulièrement aux nipponophiles : les lettres écrites par Hatoko sont reproduites dans le livre, de même que certains mots japonais, ce qui est super agréable et intéressant !
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date : 09-09
Marceau accompagne les gens. Il repère des inconnu.e.s qui l’intriguent et les suis chez eux/elles, à leur travail, à leurs activités. C’est sa façon d’avoir des ami.e.s. Oui mais voilà, parfois ça n’est pas si simple et Marceau va se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment…
Dans ce roman, l’auteur mélange plusieurs thèmes et, si j’ai bien aimé ma lecture car je me suis attachée à Marceau, je n’ai pas trop su où il voulait en venir. Il nous présente deux autres personnages, qui ont habité au Château, un squat organisé qui a fini par être démantelé. Alors que c’est cette facette qui donne son titre au roman, je n’ai pas bien saisi l’intérêt de cette partie de l’histoire par rapport à celle de Marceau.

Je me suis immergée dans ce roman, mais j’en ressors sans trop savoir qu’en penser. Il est court, à peine 200 pages. Il n’est pas superficiel et pourtant je n’ai pas été bousculée. Sans doute aurait-il fallu plus développer le personnage de Ruby, qui fait le lien entre Marceau et le reste, afin que l’on comprenne mieux le cheminement de l’histoire ?
Ce que je retiens de positif dans cette lecture, c’est d’abord la plume, qui est simple et posée, efficace. Ensuite le personnage de Marceau, qu’on comprend petit à petit, auquel je me suis attachée malgré ses côtés dérangeants et sombres. Et enfin la tension montante, juste comme il faut.

C’est dommage que les thèmes abordés (l’autisme, le harcèlement, la petite délinquance qui va trop loin, la culpabilité) n’aient pas été plus exploités, il y avait de bonnes perspectives qui me laissent sur ma faim.
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Réparer les vivants est un roman unique. En vingt-quatre heures top chrono, il nous fait rencontrer plusieurs personnages, tous acteurs et actrices d’une même pièce : une transplantation cardiaque. De la mort du jeune donneur jusqu’à l’implantation de son cœur dans le corps d’une femme sur le seuil de la mort, en passant par la décision prise par les parents du premier et de tous les métiers impliqués dans le don d’organes et la transplantation.

L’autrice opère le tour de force de nous immerger totalement dans chaque minute de cette course contre la montre. On pleure avec les parents, on est concentré avec les médecins et les infirmiers et infirmières, on est plein d’espoir avec la receveuse. En plus de vivre ces vingt-quatre heures auprès d’eux, on apprend une facette de leur vie, leurs passions, leurs amours, leur histoire. Et pour cette raison, ce roman, qui est un vibrant hommage au système et aux acteurs et actrices du don d’organes en France, est aussi profondément humain.

La force de ce roman, celle qui nous fait ressentir aussi bien ces choses, est aussi ce qui peut rebuter : le style. Le roman est fait de phrases à rallonge, de phrases d’une page ou plus. Pour cette relecture, ça ne m’a pas dérangée. Il faut se laisser porter par le flots des mots, sans forcément chercher à tout saisir, juste se laisser emporter par la vague qui charrie tant d’émotions et de sensations en même temps. Mais ce n’est pas toujours facile à faire ; ça demande d’avoir un environnement calme et un cerveau plutôt concentré.

Je vous recommande donc mille fois cette immersion émouvante dans le milieu médical au travers d’une problématique éthique originale, mais je vous conseille de prévoir des plages de lecture au calme, pour en profiter au mieux !
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Nils est un vilain garnement. Pour lui donner une bonne leçon, un « tomte » (sorte de lutin) le transforme en tomte. Le voici parti avec les oies sauvages et, avec elles, il remontera toute la Suède jusqu’en Laponie, en passant par toutes les régions suédoises et en vivant de folles aventures : échapper une bonne fois pour toutes à Smirre le renard, sauver un aigle, un ours…, écouter les histoires de chaque animal, de chaque localité.

Ceci dit, c’est très vite répétitif et tout ne m’a pas charmée ; j’ai fini le roman à la va-vite. Pourtant, quelques histoires m’ont beaucoup émue ; j’ai particulièrement aimé l’histoire en filigranes d’Asa la petite gardeuse d’oies et de son frère le petit Mats.

J’ai appris dans la préface que ce roman avait été commandé à Selma Lagerlöf en tant que « livre de lecture » : « on souhaitait une œuvre qui révélât aux petits Suédois la beauté de leur pays ». J’ai apprécié avoir cette donnée à l’esprit à ma lecture. En plus des valeurs de travail, de courage, de solidarité prônée dans le roman, l’autrice vend clairement les charmes de la Suède. Chaque région est valorisée et a droit à sa petite légende locale.

C’était tout de même agréable de voir la Suède par les yeux de ses habitants et émouvant de lire tout l’amour que Selma Lagerlöf porte à son pays et fait partager à ses lecteurs !
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Vous savez, quelquefois, on ouvre un livre et son ambiance nous poursuit dans notre vie. Le roman nous happe sans effort dans son univers et continue de nous hanter une fois le livre refermé.
Un bûcher sous la neige est l’un de ces livres. Comment résister à Corrag, prisonnière attendant une météo assez douce pour qu’on allume son bûcher, qui raconte ses quatre vies à un homme d’Eglise venu lui poser des questions ?

Depuis sa naissance, on appelle Corrag « sorcière », « gueuse ». Comme sa mère avant elle. Corrag trouve de la beauté dans la neige, dans les fleurs des montagnes, dans les lochs écossais. Chaque personne rencontrée qui comptera saura surmonter ses préjugés : Corrag est toute petite mais elle est d’une force rare, Corrag est sale mais elle reste lumineuse, Corrag ne croit pas en Dieu mais elle a la foi.
Laissez-la vous raconter son histoire et l’histoire de son clan d’adoption massacré. Laissez-vous bercer par sa voix qui recrée la vie de la forêt écossaise, ses cascades, ses biches et ses plantes guérisseuses.

J’ai passé sept jours au côté de Corrag et Charles. Comme cela arrive parfois, cette lecture fut parfaite pour ces sept jours, un autre roman n’aurait sans doute pas su aussi bien m’emporter dans son univers. C’est un roman que je voulais lire depuis des années, je ne sais plus du tout comment j’en avais entendu parler et ce qui m’avais attirée. Eh bien je suis ravie de cette découverte et il va directement dans la case « bons souvenirs » !
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Un premier roman sur les jeunes des quartiers les moins huppés de Marseille et la gentrification. Sur le papier, ça avait tout pour me plaire : un roman écrit avec passion, avec l’envie de partager ses souvenirs et ses impressions sur des personnes dont on parle beaucoup dans les médias mais qu’on connaît finalement peu de l’intérieur. Voilà, un roman sur les jeunes défavorisés, qu’ils soient Blancs ou fils d’immigrés.
Le genre d’histoire qui me plaît, car elle n’est pas de celle que l’on a l’habitude de lire ou de voir. C’est le côté du roman que j’ai apprécié : des portraits sur le vif, à la fois tendres et tristement réalistes, d’hommes et de femmes qui s’en sortent comme ils peuvent.
Malheureusement, j’ai eu énormément de mal à accrocher. La faute d’abord à une narration qui mêle passé et présent et où j’avais du mal à identifier les époques. Mais j’ai eu aussi du mal avec la plume : l’auteur mélange de jolies phrases et métaphores avec du langage parlé, parfois vulgaire, et ce décalage m’a trop souvent fait tiquer. Soit ça fait trop étudié, soit au contraire ça force trop le trait : dans les deux cas, ça manque de naturel, il aurait fallu choisir un style et y rester.
Je suis un peu déçue, car ce genre d’histoire et de personnages devraient être plus visibles et je pense pas que ce roman donnera envie à plus de gens de s’intéresser à ces vies différentes de la leur…
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date : 25-08
Savitri, Nat et Saroj. Une fille de domestiques indiens amoureuse du fils des Anglais, un orphelin adopté par un médecin altruiste et une jeune Indienne rêvant de liberté au Guyana. Qu’est-ce qui relie ces trois destins ? On comprend très vite que ce sont les liens du sang, mais l’autrice arrive jusqu’au dernier moment à faire vaciller nos convictions.

Je ne suis pas une grande fan des secrets de famille, mais ici j’ai été passionnée. Entre l’Inde et le Guyana, les coutumes indiennes, la vie dans ces pays depuis les années 40/50… j’étais immergée dans l’ambiance historique et pleinement au côté des personnages. Les chapitres alternent entre les héros et sont souvent courts, ce qui permet d’avoir une histoire bien rythmée et sans longueurs malgré ses 600 pages.

Ce roman met en scène de beaux personnages qui évoluent et nous les montre sous différentes facettes et sous différents points de vue. Peut-être y a-t-il un peu de trop de drames et de retournement de situations dans le dernier tiers du roman, alors que le reste était plutôt réaliste, mais cela m’a tenue en haleine, donc c’est plutôt réussi !

Je vous conseille ce roman si vous aimez les mystères de famille et les contrées exotiques !
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C’est l’été. Tandis que le père de Piero marche en montagne, toujours plus haut, toujours plus vite, il avale les sommets, le petit garçon remonte tranquillement le cours d’un ruisseau pour dénicher sa source et se fait un meilleur ami pour la vie.
Au fil des étés passés à Grana, une vallée nichée à moitié en ruines au cœur des Alpes italiennes, on suit Pietro et Bruno, le citadin et le montagnard, devenir adultes et forger leur vie. L’un choisit de partir à l’aventure découvrir d’autres montagnes au Népal mais reviendra toujours à son petit coin de montagne, l’autre restera sur place coûte que coûte, car la montagne est la seule vie qui vaille.
Et entre les deux, l’ombre d’un père pour qui la montagne l’été était la passion de sa vie.

Un roman qui donne terriblement envie de tout quitter pour vivre en autarcie dans une maison abandonnée de toute civilisation ! Ou au moins, de s’évader juste quelques jours respirer l’air pur des sommets, sentir les muscles dans ses jambes et « être » au milieu des beautés simples de la nature.
Malgré toute sa poésie, cette histoire est bien réaliste et elle n’en est que plus touchante. Je la sens déjà partir de mes souvenirs et j’ai déjà envie de la relire pour avoir l’impression d’être au côté de Bruno et Pietro dans leur baita, à boire de la grappa et se baigner dans le lac, seuls au monde ou presque.

C’est une belle histoire d’amitié, doublée en filigrane d’une relation père-fils, et le roman parfait pour retrouver un air de vacances !
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date : 15-08
Partant en voyage, Budaï se retrouve à la descente de l’avion dans une ville inconnue, situé dans un pays inconnu. Pire que tout : il est incapable de déchiffrer l’écriture étrange du pays et ses habitants parlent uniquement un langage qu’il ne connaît pas du tout, alors qu’il est linguiste. En sortant de l’avion, il suit le flot jusqu’à un hôtel, qui lui échange sa monnaie et lui fournit une chambre. Ce sont les seuls éléments sur lesquels Budaï pourra se baser pour survivre les premiers jours, au milieu de la cohue urbaine où il faut faire la queue plus d’une heure pour la moindre broutille…

J’ai patiemment suivi les différentes tentatives de Budaï de comprendre quelque chose à son environnement et essayer de rentrer chez lui. La narration est efficace : elle nous prend dans ses filets tout en nous faisant ressentir le désespoir de Budaï, qui oscille entre détermination et découragement.
Ce roman peut avoir deux effets : soit nous déprimer, soit au contraire nous faire mieux accepter notre vie si on en avait besoin. Pour ma part, tout dépendait de la fin, car j’ai attendu pendant tout le roman de voir comment Budaï allait bien pouvoir s’en sortir. Pour moi, dans ce genre de roman, c’est la fin qui peut donner tout son sens à l’histoire – où au contraire, nous laisser dans le flou total.
Ici, nous sommes dans la seconde catégorie, ce qui me frustre beaucoup !

Ce roman plaira sans doute aux personnes qui aiment les romans d’ambiance, avec peu d’action, ou alors à celles qui s’intéressent à l’étude des langues, puisque les tentatives de déchiffrage de la langue par Budaï, qui est linguiste, sont une part important de l’histoire.
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date : 12-08
La veuve fuit ses deux beaux-frères. La veuve fuit son crime, à travers la forêt et la montagne, à travers les villages. Tiraillée par la faim et les blessures, sentant mauvais et apeurée. Mais la veuve, heureusement, tombe sur de bonnes âmes qui prennent soin d’elle… jusqu’à la prochaine fuite.

On est dans un roman d’ambiance, un roman de nature writing. C’est un roman résolument « masculin », avec des silences bourrus et des odeurs de tabac. Et pourtant on a une héroïne qui coud ses habits, qui fait des erreurs au milieu d’une nature qui ne pardonne pas et qui ne s’en laisse pas conter malgré les épreuves.

Il n’y a pas beaucoup d’actions, ni même beaucoup de dialogues, mais les 400 pages de ce roman se lisent très bien. Tout est dans l’atmosphère et les relations humaines. J’aime toujours autant les histoires de survie et ici, ce qui change, c’est qu’elle se passe en 1903 et qu’on a affaire à une jeune femme novice. J’ai trouvé cet angle très original et je me suis laissée portée par les aventures de Mary, cette jeune veuve qui cherche un foyer où vivre en paix.

Une belle histoire de femme forte, dans un cadre sauvage et dominé par les hommes : ce fut une bien jolie lecture, que j’ai dévorée !
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Babo et Sian se rencontrent à Londres en 1968. Il est indien, elle est galloise ; c’est le coup de foudre. Lorsque les parents de Babo le font rentrer en Inde, c’est la catastrophe… et c’est finalement Sian qui quittera son pays pour vivre dans une autre culture et y fonder une famille avec l’amour de sa vie.
Des années 70 au 21° siècle, on suit l’histoire de cette famille entre deux continents, comment Babo et Sian inventent leur propre culture et comment leurs filles s’approprieront leurs racines. Plusieurs autres personnages gravitent autour d’eux, comme Ba la bienveillante grand-mère de Babo ou Chotu, son frère qui ne sait pas quoi faire de sa vie.

Pas de temps mort dans ce roman, mais pas de grosses péripéties non plus. C’est la vie comme elle vient, avec ses soucis et ses petits bonheurs, les relations familiales et amicales. Une jolie immersion dans la culture indienne, d’autant plus caractérisée qu’elle est mise en parallèle avec la culture britannique.
La narration est très cinématographique : les décennies passent, avec quelques arrêts sur image pour immortaliser quelques scènes et des flash-back pour renforcer la nostalgie du temps qui passe.

Ce fut une jolie lecture et une évasion sympathique !
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Constance Chatterley déprime dans son manoir. Son mari, qu’elle n’a connu que quelques mois avant son départ pour la guerre, en est revenu handicapé de tout le bas du corps. Dans une demeure grise et maussade, dans un domaine qui n’est pas le sien, Lady Chatterley se demande se qu’elle peut attendre de la vie. Jusqu’au jour où elle croise Olivier Mellors, le garde-chasse du domaine. Malgré ses manières un peu frustres et son obstination à parler patois, c’est le coup de foudre. Mais bien des embûches se dressent entre leur idylle : ils sont tous les deux mariés et ils ne sont pas de la même classe sociale…
Mes impressions sont mitigées sur ce classique. Il y a beaucoup de passages consacrés à des discussions ou des réflexions vaguement philosophiques qui ne m’ont pas du tout intéressée. De manière générale, même quand j’étais captée par l’action, ce roman s’est révélé un peu soporifique (c’est rare quand je m’endors sur mes lectures et là ça m’est arrivé plusieurs fois !).
A côté de ça, j’ai été surprise par la modernité du roman du point de vue de la liberté de parole à propos du sexe. Il a fait scandale à l’époque de sa parution en 1928 – d’ailleurs, il n’a pu paraître au Royaume-Uni qu’en 1960 et a fait l’objet d’un procès. C’est très étonnant de lire des mots comme « baiser », « pénis » ou « lesbienne » dans un roman de cette époque, en plus des scènes érotiques plutôt explicite ! Je dois dire que ça m’a beaucoup amusée.
L’histoire du roman ne me laissera pas une grande impression, ce que j’en retiens c’est surtout son incroyable modernité. Rien que pour ça, je vous le conseille !
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Années 60. Hekla porte le nom d’un volcan. Ecrivaine, elle quitte le foyer familial pour tenter sa chance à Reykjavik. Elle y retrouve sa meilleure amie, Isey, jeune mère au foyer déboussolée, et Jon John, homosexuel brimé par ses rudes collègues marins qui voudrait vivre ses amours au grand jour.
En quelques mots, ce sont les thèmes de ce roman : la volonté de se réaliser, les questionnements pour y parvenir, malgré les images que les autres plaquent sur nous.

En soi, c’est un bon roman. La plume de l’autrice est toujours aussi concise et douce. Elle fait passer de nombreux messages par des phrases toutes simples. Il y a beaucoup de poésie et de réflexions intéressantes. Je ne me suis pas vraiment ennuyée. J’ai aimé les personnages, surtout Isey et Jon John.

Je ne sais pas pourquoi je ne l’ai pas plus que « bien aimé ». Je suis un peu restée à la lisière des émotions. J’ai aimé intellectuellement, mais mon cœur n’a pas été touché, si l’on peut dire ? De plus, je n’ai pas trouvé que l’histoire allait « quelque part », ce qui me gêne toujours un peu. Je ne suis pas sûre que les problématiques posées soient résolues et ça me frustre.

C’est mon deuxième roman d’Audur Ava Olafsdottir et je vous le conseille pour découvrir cette autrice. Il permet de d’avoir un aperçu de la culture islandaise et comporte des touches féministes, ce qui est toujours sympa :)
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L’été avant la guerre. Pour une fois, le titre correspondant parfaitement à l’histoire : au début c’est l’été, le début d’une nouvelle vie, la campagne, les nouvelles connaissances. A la fin c’est la guerre, les blessures, les morts, les deuils.

Beatrice Nash, jeune institutrice de latin, arrive à Rye au début de l’été 1914, bien décidée à vivre indépendante malgré son maigre pécule et sa grande culture, mal vue par la bonne société. Elle rencontre les Kent et leurs neveux, qui lui prodiguent affection et soutien. Au loin, les rumeurs de la guerre grossissent, puis prennent la forme concrète de réfugié.e.s belges à héberger, pour enfin parvenir aux premiers enrôlements et à la menace de perdre des êtres chers.

Le début du roman est tout en douceur, je me suis retrouvée dans les problèmes de l’héroïne pour s’installer dans son nouveau chez elle et appréhender sa nouvelle vie. Pendant toute ma lecture, Beatrice m’a fait penser à Emma Morley dans Un Jour ! Une littéraire, féministe, avec une volonté d’indépendance et une tendance à dévaloriser son physique… Les autres protagonistes sont tout aussi attachants, comme la Tante Agatha, maternelle et décidée à tenir son rang dans la société, et Hugh Grange, jeune chirurgien prometteur et altruiste.
D’ailleurs on a toute une brochette de personnages truculents, du jeune poète sarcastique à l’écrivain à succès narcissique, en passant par les bonnes dames hypocrites et le jeune garçon pauvre passionné par Virgile…

J’ai passé une très bonne lecture ; j’ai beaucoup souri pendant la première moitié du roman, pour finir les 50 dernières pages en larmes. Un roman historique servi par une plume délicate, avec des personnages émouvants : je vous le recommande chaudement !
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L’histoire de ce roman se passe dans plusieurs siècles, sur un territoire qui semble être l’Europe. Depuis le Déclin, la population masculine a drastiquement baissé. Après la période des Harems où les femmes étaient asservies, est venu le temps des Ruches, une véritable révolution féminine tyrannique. A l’époque du Pays des mères, la situation est apaisée mais reste un problème démographique. En effet, les hommes ne représentent que 3% des naissances et les grossesses vont rarement à terme, sans parler des maladies infantiles. La société, hyper majoritairement féminine, à la technologie peu évoluée et disciple d’Elli, est donc organisée autour de ce problème de fertilité.
L’héroïne est Lisbeï, une jeune fille qui aura à cœur d’en savoir plus sur la société et surtout sur les civilisations qui l’ont précédée. Elle bousculera ses contemporaines en remettant en cause leurs croyances et leurs préjugés.

Clairement, c’est le genre de roman qui doit être relu. Il est foisonnant d’informations, de réflexions et de mystères qui ne sont qu’à moitié résolus.
Si j’ai beaucoup aimé la démarche de l’autrice – une société féminine avec le vocabulaire qui va avec, comme le fait de tout féminiser, des noms d’animaux (les animales sont par exemples des chevales, des poussines…) aux accords (au féminin même s’il y a un homme dans le lot) –, j’ai eu un peu plus de mal avec l’histoire qu’elle nous propose.
Ce roman m’a tellement fait réfléchir que j’ai presque eu l’impression de lire un essai, l’histoire passant au second plan. Pourtant, il la part de réflexion par rapport à la part d’action n’est pas si élevée, mais je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages.

Bref, ce roman ne m’a pas fait vibrer. Ça arrive ! Il n’en reste pas moins un roman passionnant, qui pose des questions intelligentes en remettant en perspective les rapports femmes-hommes et les façons de penser liée à notre société contemporaine.
Je prendrai le temps de le relire dans quelques années, quand il aura bien décanté et que j’aurais peut-être lu d’autres romans dans la même veine.
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J’ai entendu parler de ce roman il y a des années, mais je ne sais plus comment ni pourquoi. En tout cas ça m’a intriguée suffisamment pour que je n’hésite pas à le prendre en le voyant dans une boîte à livres.

Nous sommes dans une ambiance mystérieuse, un peu gothique. Deux sœurs vivent dans un manoir avec leur oncle, six ans après que toute leur famille s’est faite empoisonnée à l’arsenic pendant le petit-déjeuner. Seule Merricat sort du manoir pour faire des courses au village, une excursion pleine de tension. Constance, accusée des meurtres à l’époque puis relaxée, s’occupe de leur oncle, du jardin et de la cuisine, pendant que Merricat gère la partie plus « mystique » de leur vie en enterrant des trésors dans le jardin pour les protéger, par exemple.

J’ai beaucoup aimé le début. J’aime quand on ne comprend pas tout tout de suite, qu’on reste à l’affût des indices, qu’on se pose plein de questions. Je me suis demandée si Merricat était un fantôme par exemple !

Cependant, j’aime quand même recevoir des réponses à mes questions, ne serait-ce qu’à la fin ! J’ai déchanté au fil de ma lecture et la fin m’a complètement déçue : je n’ai pas été plus éclairée sur le comportement des deux sœurs. Je n’ai pas vu de réponse sur un éventuel élément fantastique ou folie des deux sœurs ou n’importe quoi d’autre qui expliquerait leur comportement.

Au final, je retiens de ce roman son atmosphère pleine de mystère et le style, cette narration faite par une narratrice dont on ne sait que penser, mais je regrette d’être restée dans le flou le plus total jusqu’à la fin. Peut-être ce roman mérite-il une relecture dans quelques années, pour percevoir des éléments de réponse que j’aurais manqué à ma première lecture.
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date : 05-07
Liv Maria est plus qu’une héroïne. C’est un symbole. Le symbole des multiples facettes de nos vies.
Liv Maria est l’enfant sauvage d’une petite île bretonne. C’est la jeune fille qui découvre la vie et le sexe à Berlin. Liv Maria, c’est la femme d’affaires sensuelle au Chili. C’est l’épouse et la mère de famille rangée en Irlande.
Comment concilier toutes ces versions de soi-même ? Comment savoir laquelle de ces versions nous correspond vraiment ?
D’autant que ce n’est pas tout : ce qu’a vécu Liv Maria à Berlin la rattrape dans sa vie de famille et ce qui était un souvenir plein de mélancolie, derrière elle, revient la hanter et devient un secret qui la ronge.

Ça, c’est l’histoire. Elle m’a touchée, malgré quelques petites facilités scénaristiques – qu’on peut pardonner en estimant qu’on est plus proche du conte que de la tranche de vie.
Ce qui m’a vraiment charmée, c’est la plume, c’est la manière de raconter ce portrait de femme. J’ai senti les embruns bretons sur mes joues, j’ai été étourdie par la vie à 100 kilomètres/heures et les hommes rencontrés en Amérique du Sud, j’ai vibré auprès de son premier amour et j’ai été bouleversée par la confiance et la simplicité de Flynn. Julia Kerninon sublime les petites choses de la vie, ces détails auxquels on ne pense pas et pourtant qui sont évidents une fois qu’ils sont dits. Pleins de petites phrases ont ainsi résonné en moi.

Liv Maria a une farouche volonté de vivre, d’être en harmonie avec elle-même. Elle est totalement à l’opposé de moi et pourtant je l’ai comprise. Je l’ai admirée de faire des choix de vie forts et sans concession. Et je suis absolument conquise par la plume de Julia Kerninon, dont j’essaierai de lire d’autres romans, c’est certain !
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Avis pour les adeptes de romans historiques et d’aventures : cette petite brique de 700 pages est faite pour vous !

De la campagne italienne à Jérusalem, en passant par Venise et Alger, nous suivons les péripéties de Giovanni, un jeune paysan qui, par soif de connaissances et pour l’amour d’une jeune fille noble, amassera les savoirs sur la philosophie, la théologie et l’astrologie. Si vous aimez ces thèmes, foncez, car le roman regorge de réflexions à leur propos – pour ma part, ce sont les passages sur l’astrologie que j’ai préférés, car cette science m’a toujours intriguée !

En suivant Giovanni dans sa quête autour de la Méditerranée, nous découvrons divers milieux et cultures, différentes religions… L’occasion pour l’auteur de nous rappeler leurs enseignements – ce à quoi j’ai été plus ou moins réceptive selon les moments. J’ai apprécié que l’on aborde à la fois le christianisme, le judaïsme et l’islam et leurs branches mystiques (comme la Kabbale ou le soufisme), ce fut enrichissant.

Je ne parle pas trop de l’histoire, car même si je l’ai appréciée, j’ai eu l’impression qu’il s’agissait plus d’un support pour aborder ces thèmes qu’un récit en tant que tel. Pourtant, c’est une vraie fresque historique, mais trop de facilités dans la narration la rende peu réaliste – c’est peut-être le propre des romans d’aventures ? Ceci dit, je ne me suis pas du tout ennuyée, au contraire c’était sans prise de tête pour ma petite heure de lecture du soir et les quelques pages lues dans le métro !

J’ai été étonnée car la quatrième de couverture évoquait un thriller historique et j’étais préparée pour cela… mais ce n’est pas du tout le cas ! Il y a un petit mystère qui est l’un des fils rouges de l’histoire – la fameuse missive que l’on devine sur la couverture, mais rien de « thrilleresque ».

Je vous recommande ce roman si vous avez soif d’aventures et de péripéties !
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Wladyslaw Szpilman est un pianiste polonais juif. A partir de 1939, lui et sa famille subissent les exactions des nazis. Il vivra des choses affreuses, tous les jours il sera sur le fil de la survie. Et pourtant, il sera l’un des rares à échapper au pire du pire. J’utilise cette expression, car le « pire », à cette époque, est plutôt relatif…
Au début, dans le ghetto de Varsovie, Wladyslaw et sa famille ont à peine de quoi survivre, mais au moins ils sont ensemble. Tous les jours, ils tremblent à l’idée d’être la cible d’un malade qui les tuerait pour son bon plaisir, en toute impunité. Lorsque sa famille entière est déportée alors que lui y échappe par miracle, c’est le début d’une lutte de tous les instants. Les premiers temps, il arrive à travailler, mais arrive un moment où il doit se cacher. Se cacher au milieu des décombres, des cadavres, des nazis qui sont partout. Tenir grâce à la charité de quelques ami.e.s, de quelques bonnes âmes. Pendant plusieurs années, tous les jours, risquer sa vie, dans une tension intenable.

Voilà ce que vous lirez dans ce témoignage, écrit à chaud. Un récit autobiographique glaçant, comme le sont tous les récits sur la Seconde Guerre mondiale.
Pour moi, ce le fait que ce soit un témoignage en est d’autant plus bouleversant. L’histoire de Wladyslaw Szpilman n’a pas besoin d’être romancée, car c’est celle d’une miraculeuse survie. C’est terrible à dire, car il a vécu des choses horribles, mais il a survécu sur le fil tellement souvent qu’on ne peut s’empêcher de se dire qu’il a eu de la chance…

Le témoignage est enrichi de trois éléments. Un avant-propos de son fils, qui contextualise le récit. Des extraits d’un officier allemand qui a tenté d’aider de nombreux juifs, y compris M. Szpilman, et qui est choqué par les exactions de ses compatriotes. Et une postface d’un ami de Szpilman, qui boucle la boucle en complétant la fin de l’histoire.

Encore une fois sur un tel sujet, c’est un livre à lire.
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Ce roman est absolument unique en son genre. Un improbable croisement entre le roman policier, l’uchronie, la SF, la fantasy et l’hommage littéraire.
Nous suivons les péripéties de Thursday, détective littéraire, dans un Royaume-Uni légèrement différent : en pleine guerre de Crimée contre la Russie, le Pays de Galles étant une république populaire indépendante, les Britanniques se déchirant passionnément pour déterminer si Shakespeare est bien l’auteur des œuvres qu’on lui attribue et se divisant en clans quasi politiques en fonction de leurs passions littéraires. Ah, et une branche de la police est spécialisée dans les voyages dans le temps.
Voilà l’univers quelque peu déjanté dans lequel ce roman nous propulse. C’était agréable de se sentir un peu en perte de repères au début, mais j’aurais bien aimé que le flou soit plus dissipé au fil du livre… d’autant plus que l’avalanche de péripéties ne permet pas de reprendre son souffle et de rendre du recul sur cet univers étrange.

Pour moi, le vrai point fort du roman et ce que j’ai vraiment aimé, c’est l’hommage littéraire, en l’occurrence à Jane Eyre. Retrouver ses protagonistes et jouer avec l’histoire comme le fait Jasper Fforde, j’ai trouvé ça vraiment génial et jouissif – pour pleinement en profiter, mieux vaut avoir lu Jane Eyre avant, c’est certain.
C’est pour cet aspect que ce roman est une bonne lecture, car j’avoue que les multiples rebondissements m’ont un peu lassée – j’avais l’impression d’être devant un feuilleton où tout s’enchaîne à la va vite. On n’a pas le temps de s’attacher aux personnages et c’est dommage !

C’est une très bonne lecture pour s’évader totalement et tourner les pages sans effort, une très bonne lecture détente ! J’avoue qu’au vu des retours que j’avais, je suis un chouïa déçue… mais reste épatée devant l’imagination débordante de l’auteur. Si je tombe sur les tomes suivants, je me laisserais peut-être tenter par la suite des aventures de Thursday Next !
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Au moment de sa fuite avec sa fille, Hortense consigne ses souvenirs. Comment en sont-elles venues à quitter leur ville et leur mari et père pour se retrouver à errer à travers les chemins, vers le Nord ?
La réponse tient en deux mots : guerre civile. Le Viétongo est déchiré entre deux ethnies, les Nordistes, minoritaires mais au pouvoir, et les Sudistes. Hortense est une mariée à un Sudiste. Et lorsqu’un coup d’Etat survient et que les Petits-Fils nègres de Vercingétorix endoctrinent son mari dans leur rébellion… tout vole en éclat.

En soi, c’est un bon roman, mais il ne m’a pas trop emportée. Déjà, j’ai un peu mélangé les histoires d’Hortense et de son amie Christiane, qui sont un peu similaires. Et puis, j’avais un peu trop de recul sur le récit, je n’étais pas plongée émotionnellement dedans.

Je n’ai pas grand-chose à dire de plus. C’était une bonne lecture, intéressante sur les mécanismes d’une guerre civile et ses impacts sur les familles. Ce n’était sans doute pas tout à fait le bon moment pour en profiter au mieux, j’ai fait traîner le début de ma lecture un peu trop longtemps.

Je suis contente d’avoir découvert la plume d’Alain Mabanckou et je pense que je lirai d’autres de ses romans !
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J’ai choisi de lire ce roman après une lecture longue et exigeante, pour me plonger dans une histoire courte et sans prise de tête. De ce point de vue, c’était un bon choix, mais je reste un peu déçue.
Nous suivons 3 personnages abîmés par la vie. Millie, rongée par un traumatisme depuis ses 12 ans, utilise un accident pour simuler une amnésie et tenter de recommencer sa vie sur de nouvelles bases. Monsieur Mike, ex-militaire SDF, qui n’a plus confiance en personne et sûrement pas en sa bonne étoile. Et Mariette, institutrice minée à la fois par ses élèves et par un mari pervers narcissique. Jean les accueille tous les trois dans son atelier où il tentera de les réparer un peu…

Ce roman n’est pas aussi prévisible qu’il en a l’air et c’est le gros point positif. Le revers de la médaille, c’est que cela m’a un peu dérangée, car j’avais envie pour une fois d’un vrai bon feel-good où tout va de mieux en mieux et je n’ai pas été tout à fait servie à ce niveau-là !
Cependant, je me suis beaucoup attachée à Mariette et Millie, deux petits bout de femme qui font du mieux qu’elles peuvent pour surmonter leurs traumatismes et retrouver une vie saine et heureuse. Pour le coup, c’était tout à fait ce que j’avais envie de lire, donc je m’y suis quand même retrouvée !

Pour moi, le bémol, c’est le style : décidément, les dialogues insérés dans les paragraphes au milieu du reste, ça ne passe vraiment pas ! Surtout lorsque le style est un peu plat comme ici…

Mais enfin, ce roman sans prétention et feel-good correspondait bien à ce que je voulais lire. Il a fait le job, c’était tout ce que je lui demandais et je vais maintenant repartir sur une lecture un peu plus « qualitative ». Encore une fois, on ne peut pas lire que des pavés intellectuels et porteurs d’une réflexion socio-historico-philosophique, ça fait du bien de changer d’air de temps en temps ;)
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