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Commentaires de livres faits par Cacoethes-scribendi

Extraits de livres par Cacoethes-scribendi

Commentaires de livres appréciés par Cacoethes-scribendi

Extraits de livres appréciés par Cacoethes-scribendi

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 05-04
Frankenstein fait partie de ces classiques que j’ai vu pas mal passer il y a quelques temps et qui me tentait pour ses côtés précurseurs : roman de science-fiction classique ET écrit par une femme, c’est rare !
Je ne connaissais rien. Dans ma tête (comme dans celle de beaucoup j’imagine), Frankenstein était le nom du monstre, l’histoire était glauque et s’attachait principalement à sa création.

Eh bien pas du tout. Victor Frankenstein est un jeune homme avide de savoir. Intelligent, il parvient au cours de ses études, dans sa fièvre scientifique, à créer – on ne sait trop comment – un être de toute pièces. Il est horrifié par ses actes, s’enfuit et sa créature s’en va vadrouiller à sa guise. L’histoire a pour cadre les massifs alpins, on est donc loin du sombre laboratoire que j’imaginais : le héros se pose quantité de questions et réfléchit aux conséquences de ses actes tout en se promenant dans la nature, en faisant du bateau sur le lac de Genève…
Voilà ce qui constitue la majeure partie du roman : les questionnements moraux et l’accablement de Frankenstein, qui s’accuse des crimes commis par sa créature.

Du coup, une grande partie du roman n’était pas passionnante, d’autant plus que je n’ai pas du tout aimé ce héros. Il n’arrive pas du tout aux bonnes conclusions et ça m’a beaucoup agacée.
Néanmoins, cela m’a fait réfléchir. Frankenstein m’a fait penser à une métaphore de l’être humain, qui crée des choses sans les maîtriser et qui essaye ensuite de réparer les symptômes du problème sans jamais apprendre de ses erreurs.
J’ai eu beaucoup de compassion pour la pauvre créature (elle ne reçoit jamais de nom), livrée à elle- même. Encore une fois, le problème pour elle a été les êtres humains, qui ne lui ont jamais laissé de chance d’être autre chose qu’un monstre.

En résumé, je dirais que ce roman fait réfléchir à la nature humaine et qu’il pose les bases pour de nombreuses œuvres de science-fiction postérieures. Rien que pour ça, il vaut le coup d’être lu, même si certains passages ne sont pas passionnants !
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date : 03-04
Ce roman me tentait depuis sa sortie. Il a fallu que je tombe dessus en bouquinerie pour que je lise enfin et ça valait le coup d’attendre !
Odette, Clarice et Barbara Jean sont trois quinquagénaires afro-américaines. Leur présent dans les années 2000 est le fil conducteur du roman, qui s’attache aussi à nous raconter les évènements marquants de leur passé. Mari infidèle, rêves mis de côté, amour interdit, alcoolisme… L’auteur met à l’honneur trois femmes fortes, qui ont vécu des drames mais que leur amitié fait tout surmonter – ou presque.
Je voulais du romanesque et j’ai été servie. J’ai été souvent touchée, parfois amusée (car il y a beaucoup d’humour dans ce roman). C’est vraiment un roman parfait pour s’évader : il se lit facilement, n’a pas de temps mort, aborde des thèmes variés, à la fois graves et légers…
J’ai été totalement conquise par Odette et ses amies, par leur personnalité et leurs failles.
Je n’ai pas grand-chose de plus à en dire : c’est un bon roman comme on souhaite en lire !
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date : 30-03
Hamlet fait partie de ces textes classiques très connus, presque incontournables dans une vie de lecteur. Donc je me suis lancée, ne connaissant de l’histoire que le fameux « Être ou ne pas être… ? ». Ah si, juste avant ma lecture, on m’avait rappelé que Le Roi Lion en était une réécriture : voilà qui me donnait quelques indications sur le scénario et à vous aussi. Un fratricide, donc, et la mise à mort finale du traître (désolée pour le spoil éventuel).

Comme très souvent quand je lis du théâtre, je n’ai pas été touchée (je pense que seuls Antigone d’Anouilh, Cyrano de Bergerac et Roméo et Juliette font figure d’exception). J’ai lu, parfois difficilement, les longues tirades en vers, à haute voix pour mieux les comprendre au besoin.
Je ne peux que donner mon avis, qui est celui d’une lectrice du 21ème siècle et qui ne se veut pas « critique ». Je me suis relativement ennuyée (mais la pièce est courte). Sans doute un peu parce que les thèmes de base ont été vus et revus dans les siècles suivants – ce qui prouve bien entendu qu’il s’agit d’une œuvre majeure, mais qui ne participe pas au plaisir de lecture… Et puis trop de morts à la fin de la pièce, pourquoi tant de haine ?

Pour résumer, je n’ai rien d’intéressant à dire sur cette pièce. Je l’ai lue, je vous encourage à la lire également pour vous faire votre propre avis.
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date : 26-03
Ludovic est recouvreur de dettes. Vous savez, la personne qui vient réclamer des impayés auprès des personnes démunies. Pas un boulot facile, mais parfois nécessaire pour que les commerces restent à flot. Un beau jour, il fait la connaissance de sa voisine et ils tombent amoureux. Or, Aurore a monté sa propre société de mode et se retrouve justement face à un mauvais payeur qui risque de faire couler sa petite entreprise ; leur liaison prend alors une autre tournure…

Ce roman est décidément trompeur. Je m’imaginais une mignonne petite romance, un peu feel-good… Mais sous ses airs de lecture légère, il cache bien son jeu : nous avons ici un roman qui tire un peu vers le thriller ! C’est léger, certes, mais tout de même bien présent.
En effet, les deux personnages passent leur temps à douter, avant tout l’un de l’autre. Sur ce que l’autre attend de cette relation, sur la confiance qui les lie… ce qui fait monter la tension de manière imperceptible et nous fait basculer dans un autre registre.

Je n’ai eu aucune difficulté à lire ce roman, l’adictivité était bien présente. En revanche, la plume ne m’a pas trop plu. Ce sont des longues phrases, qui reproduisent le fil de la pensée des deux héros. Pour certains passages, c’était indiqué et agréable, mais dans la majeure partie du roman, c’était juste de trop !
Heureusement, l’histoire m’a passionnée et était facile à lire, donc j’ai facilement pu passer outre ce souci de style.
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date : 25-03
C’est un titre que j’avais pas mal vu passer à une certaine époque ; pour moi c’était une sorte de valeur sûre. Je n’ai donc pas hésité quand je l’ai vu à la bibliothèque.

Kimiâ est une Iranienne, réfugiée en France depuis l’enfance. Sur 300 pages, elle raconte l’histoire de sa famille, sur 3 générations, de manière pas totalement linéaire. Telles les Mille et une nuits, ses histoires s’emboîtent pour n’en former qu’une, au fil de ses souvenirs. Cette construction peut être parfois difficile à suivre : savoir de quelle partie de la famille on parle, à quelle époque… Et il y a beaucoup d’informations sur la politique iranienne du 20ème siècle que j’ai eu un peu de peine à digérer.

Ce fut donc une lecture un chouïa laborieuse et pourtant j’ai beaucoup aimé la plume de l’autrice et la personnalité de sa narratrice.
Négar Djavadi aborde plein de thèmes passionnants et variés : la culture iranienne et orientale, l’émigration et l’immigration, l’opposition à une dictature, l’homosexualité, l’insémination artificielle… Elle nous fait voyager dans l’exotisme de son passé familial et dans les problématiques du monde actuel, en s’adressant parfois directement à nous. J’ai aimé sa fraîcheur et le sentiment de proximité qu’elle a créée entre elle et sa lectrice/son lecteur.

Même si ce ne fut pas une totale réussite pour moi, je suis contente d’avoir enfin lu ce roman et je pense qu’il me marquera !
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date : 22-03
D’Erik L’Homme, je connaissais les romans jeunesse, qui ont contribué avec Harry Potter et Ewilan à me faire rêver adolescente. Je découvre ici son écriture pour adulte, dont la poésie ressemble beaucoup à celle que j’avais observée, un peu surprise, dans Le regard des princes à minuit.
Dans ce roman, nous sommes dans un futur où le soleil est caché, ne traverse pas les nuages. Dans cette obscurité quasi-permanente, les inégalités se sont exacerbées, entre la populace qui vit dans des caves, selon des clans, et les plus nantis qui bénéficient d’une technologie permettant de rallonger leur vie.
Les existences se croisent et avec elles les questionnements sur le but de la vie. Poésie, sensualité, adrénaline, proche de la nature : quelques clés qui semblent donner un sens aux vies humaines.
Vous remarquerez que je ne parle pas de l’histoire. Tout simplement parce qu’elle me semble un prétexte à ces thèmes, à cette vision du futur. Et que je me suis retrouvée un peu incapable, une fois le roman refermé, à exprimer l’histoire que l’auteur avaient voulu nous narrer.

Indéniablement, ce roman sombre a particulièrement résonné avec le moment où je l’ai lu : la période de confinement liée au Coronavirus. Ces quelques jours où l’on a pris conscience que la Nature pouvait parfaitement reprendre ses droits et qu’on y pourrait pas grand-chose. Ces quelques jours également où on a bien vu la différence entre les différentes couches de la population : celles qui font un travail souvent ingrat ou difficile et pourtant absolument nécessaire à la survie de tout le monde, celles qui pouvaient se permettre de se mettre au vert sans peur financière, celles qui ne pouvaient que se terrer dans des conditions pénibles en attendant que ça passe.

Un de ces romans un peu contes philosophiques, qui percutent certain.e.s et pas d’autres, à certains moments et pas à d’autres. Pour moi ce fut une jolie parenthèse et une redécouverte de la plume d’Erik L’Homme.
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date : 20-03
Le roman entier est compris dans son titre. Celles qui attendent. Celles qui attendent, dans le roman, sont quatre femmes : deux mères et deux épouses. Les deux mères ont réussi à faire partir leurs fils pour l’Espoir, pour l’Europe. Juste avant, voire même juste après, un mariage à la va-vite : cela fait rêver toutes les familles, ces jeunes hommes qui vont tenter leur chance en Europe pour y revenir un peu moins pauvre, un peu plus moderne.
Le style du roman est à cette image : les phrases sont languissantes, elles ne vont pas droit au but et imitent la lenteur de la vie au village. En raison de ce style, ce n’est pas un roman qui se lit rapidement. On sent que l’autrice a cherché à nous faire pénétrer dans cette touffeur, dans ces familles où l’espoir se dispute à la résignation.

Peut-être que ce n’était pas le bon moment pour cette lecture, qu’il m’aurait fallu un roman avec plus d’action pour m’aider à m’évader pendant ces premiers jours de confinement lié au Coronavirus. Plus d’une fois, mon cerveau a lu un mot à la place de ce lui qui était écrit ; je pense que c’est lié à cette période particulière…

Si je n’ai pas été totalement emportée, je dois dire qu’objectivement c’est un beau roman. Un roman qui montre l’émigration plutôt que l’immigration, les espoirs des familles qui restent au village et qui continuent leur routine sans savoir si le fils ou le mari reviendra. J’ai beaucoup aimé cette vision de l’intérieur, à la fois sensible et réaliste.
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Raquel, Rocco et Rosetta. Trois Européen.ne.s qui se retrouvent à Buenos Aires en espérant y trouver une vie meilleure. Raquel a 13 ans et dès l’enfer de sa traversée, elle comprend dans quel enfer elle s’est fourrée et fera tout pour essayer de s’en sortir. Rosetta fuit un baron cruel qui veut sa tête – et son corps, tandis que Rocco fuit la mafia sicilienne On découvre alors les bas-fonds de Buenos Aires en 1913. Les femmes n’ont qu’un seul métier possible au milieu de ce monde d’hommes : prostituées. C’est un monde sombre que nous dépeint l’auteur, qui, à son habitude, pour contrebalancer, met en scène des personnages lumineux et solidaires.

Avec Luca Di Fulvio, depuis le temps, on sait à quoi s’attendre. On sait que c’est un vrai conteur, qui aime les histoires dures, les hommes forts et tendres, les femmes fortes et indépendantes. Un seul défaut seulement, pour moi, qui est malheureusement récurrent dans ses derniers romans et j’espère qu’il va finir par changer ça : l’extrême violence des personnages « méchants », leur perversité. Déjà, je préfère lorsque les méchants ont une psychologie un peu plus subtile. Mais aussi, cette répétition de scène de viols, de roman en roman, commence à beaucoup me déranger…

Quoiqu’il en soit, il faut tout de même bien reconnaître que ce roman est un vrai page-turner. Je l’ai d’ailleurs pioché dans ma PAL pour cette raison : je savais qu’il me ferait vibrer et que ce serait un vrai plaisir de lecture. J’ai particulièrement aimé la petite Raquel et son désir d’écrire ! D’ailleurs, les élans féministes de Di Fulvio sont super agréables, surtout quand elles sont drôles !

Bref, je vous conseille ce roman pour un dépaysement garanti, mais âmes sensibles s’abstenir parce que plusieurs passages sont d’une violence extrême. De ce que je m’en rappelle, Le soleil des rebelles, sont précédent roman, était moins violent que les autres, donc c’est surtout lui que je vous recommande si vous hésitez à découvrir Luca Du Fulvio pour cette raison :)
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date : 13-03
Dans L’Imprudence, l’autrice s’adresse à son frère. Tous les deux nés au Laos d’immigrés vietnamiens, ils sont partis avec leurs parents vivre en France très jeunes. La différence, c’est que son frère a passé ses 10 premières années au Laos, alors qu’elle-même a entièrement grandi en France, c’est une Occidentale.
Ainsi, l’héroïne a décidé très tôt de vivre sa vie loin des attentes familiales conservatrices, que ce soit au niveau professionnel ou sentimental.

Ils sont adultes lorsque leur grand-mère décède. L’occasion pour eux de revenir dans leur pays natal et de mesurer une fois de plus leurs différences culturelles : en ce qui la concerne, malgré son physique, il n’y a rien à faire, elle ne peut pas être prise pour une Vietnamienne, elle ne parle même pas la langue couramment. L’autrice voit son frère souffrir de cette culture perdue, de la déchirure de son enfance lorsqu’il a quitté son pays et le reste de sa famille.

Dans ce roman, l’autrice analyse tout cela : les racines, la culture, le poids des attentes familiales aussi. C’est un roman très court, qui ne m’a pas vraiment embarquée. C’était intéressant, mais l’autrice était peut-être un peu trop détachée de sa propre histoire pour que je sois touchée, même si j’ai eu l’impression de bien comprendre ce qu’elle vivait.
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date : 10-03
Dans ce roman-témoignage, Milena Makarius livre une histoire tout à fait particulière. L’histoire de sa vie : si elle a vécu celle-ci de manière relativement banale, vue depuis le présent, on peut en avoir une interprétation plus sombre. C’est justement à cela que s’est attachée sa fille : enquêter sur le passé de sa mère en Bulgarie, à l’époque de l’URSS et de la police communiste. Ça ne s’arrête pas là, puisque sa fille, réalisatrice, veut en faire un film-documentaire : filmer les étapes de leurs recherches sur le passé de Milena, ainsi que ses réactions.

Dans les grandes lignes, voici les thèmes de ce livre, qui sont à la fois vastes et complexes, qui posent des questions socio-historiques mais aussi psycho-philosophiques.
Milena Makarius nous rapporte cette expérience dans des termes simples, telle qu’elle l’a vécue.

Ce qui m’a le plus marquée, c’est la relation mère-fille. La fille fait un film sur le passé de sa mère et comment elle digère des implications dont elle n’avait pas conscience jusqu’à présent, en l’enregistrant parfois à son insu et en déformant relativement la réalité pour les besoins du film. J’ai trouvé choquant la manière dont elle s’approprie l’histoire de sa mère sans avoir toujours son consentement, en la jugeant et en publiant le résultat de son analyse à elle.
J’ai fini par admettre qu’il était tout aussi important pour la fille de comprendre et digérer le passé familial que pour sa mère, mais il y avait peut-être des moyens moins extrêmes.

Bien entendu, les aspects historiques sont tout aussi passionnants et glaçants. Cette époque de surveillance permanente, de confinement, de relégation au bas de la société (ou pire) pour la moindre suspicion d’atteinte envers le régime… Et on comprend que malgré tout, cela est comme perpétué par le nouveau système, avec la possibilité d’accéder à certaines données sur d’ancien.e.s agent.e.s du régime… alors que certain.e.s, comme Milena, n’avaient même pas conscience d’être classé.e.s comme tel.le.s !

Bref, un témoignage court mais foisonnant, qui fait grandement réfléchir ! J’aurais apprécié que certaines informations soient plus approfondies, notamment en ce qui concerne les aspects bulgares, pour mieux les comprendre.
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date : 05-03
C’est mon troisième roman de Rainbow Rowell, après Eleanor & Park qui est un roman doudou et Fangirl, qui m’avait un peu déçue. Mais c’est dans ce dernier que l’autrice évoque les personnages principaux de Carry On pour la première fois : l’héroïne est fan de leur univers à tel point qu’elle en écrit des fanfictions qui ont un gigantesque succès. Dans ce roman, l’histoire de Simon et Baz m’avait intriguée… Et il y a quelques semaines, en passant devant à la bibli, je me suis dit qu’un petit shoot de Rainbow Rowell, avec ce que je savais de l’histoire de ce roman, serait parfait comme lecture prochaine.

Eh bien ce fut parfait.

L’autrice s’est basée sur le monde magique d’Harry Potter, en en reprenant les codes et en les détournant. C’est juste jouissif, mais il n’y a pas que cela. Les personnages sont vraiment sympa (grosse préférence pour Baz) et il y a une tonne d’humour et de clins d’œil. Je regrette un peu que la traduction et la différence de culture aient dû souvent m’empêcher de tous les apprécier, car j’ai adoré ceux que j’ai relevés.

Et pourtant, l’histoire en elle-même n’est pas folle dingue, il y a même quelques incohérences dans le comportement et les réflexions des personnages (ce que j’impute en général à la littérature jeunesse, qui souvent ne se soucie pas de certains détails). Mais c’est racontée de manière tellement fun et décalée, Baz et Simon sont tellement attachants… que globalement c’est un petit coup de cœur. Le genre de bouquin qui enthousiaste malgré des défauts objectifs.

J’ai passé un super bon moment de lecture, j’ai dévoré ce roman. Si vous aimez Harry Potter et l’humour, foncez. Et si vous voulez aussi découvrir une jolie romance gay, vous ferez coup double ;)
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date : 03-03
Hanoï, c’est le cimetière d’éléphants de David. David a un cancer du cerveau, il n’a plus que quelques mois à vivre. Ses parents sont décédés, le reste de sa famille n’habite pas aux Etats-Unis… Il décide donc de partir sans déranger personne et de vider son existence. Il dit à ses proches et ses voisins qu’il déménage dans un autre Etat, leur donne toutes ses affaires. Mais c’était sans compter sa rencontre avec Alex, jeune maman de 22 ans…

Ce n’est pas une romance dramatique pleine d’émotions. Bien au contraire, tout y est pudique, doux, non dit. David n’a plus rien à perdre et a tout à donner, mais il ne peut s’empêcher de nouer une relation avec une femme et un enfant. Je pense que l’autrice a voulu dire que, malgré tout, on ne peut que vouloir éviter de mourir seul.e. Elle a créé une histoire pleine de générosité, sur des humain.e.s qui font de mieux avec ce qu’iels (s)ont.

C’est le genre de roman court qui ne se dévore pas (comme la majorité des romans courts, d’ailleurs). La plume est légère, je ne sais pas comme le dire autrement. Comme des pensées saisies au vol.

Hanoï est une jolie histoire et je retiendrai le nom d’Adriana Lisboa pour de futures lectures !
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date : 29-02
J’ai choisi ce roman pour découvrir la littérature israélienne, vers laquelle j’allais un peu à reculons. Mais sa quatrième de couverture m’a convaincue : une histoire d’amour entre une Israélienne et un Palestinien, qui se rencontrent à New York… Cela me semblait correspondre à mon envie de romanesque.
Malgré toutes leurs différences, avant tout politiques, Liat et ‘Himli s’aiment. Leur histoire a une date de fin : celle du visa de Liat… Pour elle, qui se languit de son pays natal, ce n’est pas plus mal, car leur amour est tout simplement impossible. Pour lui, qui se voit bien vivre aux Etats-Unis, c’est plus compliqué. Mais comme c’est surtout le point de vue de Liat que nous aurons dans le roman, difficile de savoir ce que lui en pense vraiment.

Le roman commençait très bien. Malheureusement, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Dans une romance, c’est important de comprendre ce que chacun aime chez l’autre… et je ne l’ai pas vu ici.
De plus, si j’ai apprécié en savoir un peu plus sur le conflit israélo-palestinien, j’aurais aimé que ce ne soit pas biaisé. Ou plutôt, je déplore que le roman soit faussement neutre : il donne l’impression de donner la parole aux Palestiniens, mais j’ai cru comprendre que cette parole retransmise était faussée…
Après, tout n’était pas si mauvais. J’ai bien aimé découvrir les deux cultures, comprendre aussi qu’elles étaient proches sur certains points.

C’est malheureusement une lecture que j’oublierai assez rapidement, je pense.
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Mãn écrit par Kim Thúy
date : 25-02
Ce court roman nous plonge dans une petite bulle de douceur. On y retrouve la mélancolie des souvenirs de l’enfance et d’un pays natal quitté. La volonté de perpétuer et de faire découvrir une culture, des traditions, des saveurs. Mais aussi la découverte de l’autre et la sublimation de la rencontre entre des éléments étrangers, en gastronomie comme en sentiments…

Pour lui assurer une vie meilleure, la mère de Mãn lui trouve un mari, un Vietnamien vivant au Québec. La jeune femme travaille alors avec lui dans son restaurant, enrichissant la carte de multiples nouveaux plats, au ravissement des clients. Le bouche-à-oreilles permet alors un développement professionnel, avec des collaborations avec des pâtissiers, des ateliers de cuisine… Voilà pour le plan professionnel. Mais l’épanouissement de Mãn se fait aussi grâce à l’amitié de Julie et sa rencontre avec Luc, un Français dont les parents ont bien connu le Vietnam à l’époque de l’Indochine…

Voilà les grandes lignes de l’histoire, qui se déploie à travers une multitude de chapitres-paragraphes, petits instantanés de réflexions et de souvenirs, qui s’enchaînent comme en cascade.
C’est un roman tout en douceur et sensibilité, qui nous entraîne pour découvrir avec Mãn les subtilités de la gastronomie et de la culture vietnamiennes, avec quelques évocations du passé récent.

Je suis bien ravie d’avoir croisé ce roman au hasard d’une déambulation en bibliothèque. Parfois le hasard entraîne une déception (comme ma lecture précédente, que je ne critiquerai pas faute d’avoir un avis vrais constructif à partager), mais quel plaisir lorsqu’au contraire il conduit à une belle découverte !
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date : 24-02
La nuit des béguines se passe à une période bien connue des amateurs et amatrices de littérature historique médiévale, puisqu’elle se passe au moment où débute la saga des Rois Maudits. Cependant, si les évènements politiques y sont évoqués, c’est seulement pour le cadre, car le roman ne se focalise pas sur les grands personnages de l’époque. Non, il nous décrit la fin d’une institution méconnue : le béguinage.
Le béguinage, c’est une institution créée par Louis IX et permettant à des femmes de vivre de manière relativement indépendantes, sans être mariées mais pas pour autant nonnes. Assez incroyable aux temps obscur du Moyen-âge !

Ainsi, à Paris en 1310, existait une communauté de femmes vivant en béguinage. Parmi elles, la vieille Ysabel veille sur l’infirmerie. L’histoire commence lorsqu’elle doit secourir une jeune fille fuyant un mariage forcé… Le roman mêle diverses histoires de femmes aux machinations politico-religieuses (Templiers et autres personnes prêchant une théologie un peu différente de celle de l’Eglise en place ; place des béguines ne plaisant pas à tout le monde…).

Si j’ai apprécié ma lecture, je dois dire que j’en ressors un peu déçue. Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages et à leurs histoires. Le roman est facile à suivre, mais insiste trop sur certains aspects qui n’avancent pas le récit, à savoir les machinations politico-religieuses citées plus haut. Bien sûr c’est intéressant d’avoir du contexte, mais parfois c’était un peu trop répétitif à mon goût…
Pourtant, j’ai beaucoup aimé la plume et le message de l’autrice ; on perçoit sa passion pour cette époque et cette institution disparue qu’est le béguinage. C’était très agréable de se promener dans les rues de Paris auprès des personnages et d’essayer d’y calquer mes propres connaissances de la ville !
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Quelle belle lecture. C’est clairement un roman marquant et que je relirai sans doute un jour !
Dans une passe difficile, Méréana décide de casser des cailloux au bord du fleuve pendant quelques semaines, afin de se payer une formation et remettre sa famille à flots. Au même moment, la construction d’un aéroport dans le pays fait que ces sacs de graviers deviennent une denrée recherchée… Méréana, la plus « éduquée » du groupe, se retrouve alors porte-parole des casseuses de cailloux, qui veulent augmenter de 50 % le prix de leur travail. C’est alors le début d’un bras de fer avec les politiques, car leurs revendications risquent d’écorcher l’image lisse qu’ils souhaitent donner de leur pays à ce moment-là.

Honnêtement, en débutant ce roman, je ne pensais pas qu’il me passionnerait autant. Une lutte sociale ? Merci bien, j’ai lu Germinal… Mais ce roman va plus loin et est véritablement féministe : l’auteur dénonce les injustices dont sont victimes les femmes, souvent par « tradition » et nous propose de magnifiques portraits de femmes, fortes et solidaires.
Au-delà de Méréana, nous faisons connaissance avec plusieurs femmes abîmées par la vie : une femme d’affaires ruinée par sa belle-famille à la mort de son mari, une villageoise dont tout le village, y compris ses enfants, a voulu brûler la tente dans son sommeil pour sorcellerie, une femme qui s’est enfuie de son village à 13 ans la nuit de ses noces… En demandant le juste de prix de leur labeur harassant, c’est un peu de dignité qu’elles veulent récupérer, une preuve qu’elles ne valent pas moins que les hommes et que les un peu plus riches.

Emmanuel Dongala nous dépeint des situations dramatiques, mais terriblement concrètes et a priori encore d’actualité… Le patriarcat a de beaux jours devant lui, mais c’est avec de petites avancées et des prises de conscience telles qu’il nous le montre dans ce roman que le monde évoluera peu à peu.
C’est un très beau roman, sensible et engagé, que je suis heureuse d’avoir trouvé !
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Nous sommes en 1899, dans un Paris un peu différent de notre réalité. Liberté répare des automate, son amie Carmine est apprentie boucher (un métier important dans cette société) et Nathanaël est un orphelin qui cherche à savoir qui il est. Les trois adolescent.e.s sont ballotés entre les intérêts des dirigeants de Larispem et les machinations des Frères de sang, une société secrète.

J’ai un avis un peu tiède sur ce premier tome.
D’un côté, l’univers uchronique est bien pensé : on se retrouve à Larispem, Paris devenue une cité-Etat après que la Commune de 1870 a constitué une vraie Révolution qui a conduit à la dissolution de l’aristocratie et du clergé. Comme dans toutes les uchronies, c’est très ludique de retrouver des éléments familiers, qui n’ont pas subi la même transformation (ici Notre-Dame transformée en gare, une Tour Verne à la place du Sacré-Cœur, une Tour Eiffel… à Lyon).
D’un autre côté, ce premier tome est très court pour un roman de ce type (250 pages) et clairement je suis restée sur ma faim. On en sait un peu sur tout, mais pas assez sur rien ! Il y a pas mal d’action, j’ai eu le sentiment que c’était un peu « fouillis ». Finalement, peut-être les défauts d’un roman jeunesse, tout simplement… En attendais-je un peu trop, du fait qu’il avait gagné le même concours que Les fiancés de l’hiver ?

Néanmoins, c’est clairement une lecture agréable. Tout est en place pour que tourner les pages se fasse sans effort et avec envie. Je lirai sans doute le tome suivant, ne serait-ce que parce que je suis très curieuse de découvrir le fameux code dont il est question !
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date : 16-02
Je ne connaissais pas ce roman avant de tomber dessus pendant une foire aux livres. Le résumé, qui évoquait une psychanalyse à Vienne et une histoire d’amour qui entraîne le héros dans une affaire d’espionnage dans toute l’Europe au début de la première guerre mondiale, m’avait vraiment alléchée. Après ma dernière lecture qui était moyenne, je me suis dit que ce roman d’aventure historique serait parfait pour renouer avec le plaisir de lire.

Je n’ai pas eu tout à fait tort, car cette lecture, qui me change un peu de mes habitudes, a été très agréable. On suit Lysander, un acteur londonien, d’abord à Vienne où il soigne un problème psychologique auprès d’un disciple de Freud et se retrouve finalement contraint de rentrer à Londres sous couverture suite à une plainte pénale mensongère. Ses capacités à se déguiser donne des idées à deux gros bonnets de l’armée, qui le recrutent pour dénicher une taupe… Au centre d’une machination, notre héros a le sentiment de se faire manipuler… mais par qui ?

L’histoire prend son temps, mais ça ne m’a pas dérangée. J’ai aimé rencontrer des personnages différents, découvrir des lieux différents (Vienne <3, Londres…) et les différentes étapes du roman. Je suis toujours friande de héros qui se déguisent (Arsène Lupin, Monte Cristo…) et cet aspect m’a donc beaucoup plu !
En revanche, le dénouement m’a un peu déçue. L’auteur insiste sur quelques éléments qui semblent donner des pistes et au final ça n’est pas le cas, donc je n’ai pas vu l’intérêt de cette insistance…

De même, j’ai réalisé à la fin un défaut, nouveau pour moi : la vision « masculiniste » de ce roman. Au bout de 300/400 pages, j’ai eu l’impression que ce roman était fait par un homme, pour des hommes, avec une vision de la virilité que je ne partage pas. Par exemple, le héros déshabille des yeux quasiment toutes les femmes qu’il rencontre, jusqu’à s’imaginer au lit avec elles, quand bien même il n’y a aucun contexte romantique. Si j’ai apprécié cet aspect sensuel eu début, cela a fini par me lasser et à me donner l’impression d’une sorte de « James Bond » (sauf que du côté du héros, rien n’est fait par l’auteur pour charmer les femmes ou les lectrices, il n’est pas du tout décrit physiquement par exemple). Je ne sais pas comment l’exprimer, il y a sans doute d’autres éléments que je n’ai pas identifiés mais qui participent de cette impression globale.

Un roman d’espionnage historique plutôt sympathique, qui m’a bien tenu en haleine et fait voyager, mais qui me laisse une impression finale un peu mitigée !
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date : 12-02
Si ce roman ne faisait pas 215 pages, je ne serais jamais allée jusqu’au bout : j’ai lutté, lutté pour avancer.
Sulayma et Nassim se rencontrent dans la salle d’attente de leur psychiatre, à Damas, en 1991. C’est tout ce que j’ai compris de l’histoire. En effet, le roman est plutôt composé d’une succession de réflexions, de bribes de souvenirs, de rêves. Avec également des extraits d’un manuscrit écrit par Nassim, dont les pages se confondent avec ce que l’on comprend de la vie de Sulayma.

Ce roman parle de la peur, celle de perdre les gens qu’on aime. Il parle de familles séparées par des idéologies insensées. De la fuite, du renoncement à ses idées pour survivre.
Au final, ce roman nous plonge dans un état d’esprit plus que dans une histoire. Et malheureusement, ce n’était pas assez palpable pour moi ; mon intérêt était très très peu souvent tenu en éveil…

Je suis donc sans nul doute passée totalement à côté de ce roman, que j’ai trouvé au hasard des rayons de ma médiathèque mais dont le résumé me promettait beaucoup.
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date : 10-02
Valentine Goby a un grand talent pour imaginer des histoires qui dépassent la simple « histoire de vie » : non seulement ses personnages traversent des crises, des évènements d’une gravité extrême, mais en plus elle inscrit leur parcours dans un contexte historique, culturel, qui nous apprend quantité de choses passionnantes.

Ce roman débute en 1956, lorsque le jeune François subit un accident électrique qui oblige les médecins à l’amputer des deux bras. Entiers, jusqu’aux épaules. A 22 ans, comment apprend-on à re-aimer la vie, sans mains pour toucher et manipuler, sans bras pour effectuer le moindre geste, conserver son équilibre ?
Avec une grande sensibilité, Valentine Goby décrit le parcours de ce jeune homme brisé. Humilié, obligé d’avoir recours à « une tierce personne » pour l’aider à la moindre action quotidienne : s’habiller, manger, se laver, aller aux toilettes. A la fin des années 50, si les prothèses se développent pour aider les mutilés de guerre, elles ne sont tout de même pas bien pratiques… et François préfère se passer de cette armure lourde et encombrante et se fait réaliser de multiples systèmes pour être le plus indépendant possible : crochets pour tirer sur ses vêtements, éponges accrochées à des ventouses sur le mur de la salle de bains pour se laver…
De fil en aiguille, François reprend goût à la vie, jusqu’à devenir murène : il apprend à nager. Toujours sans bras. On assiste alors aux débuts du handisport, avec des compétitions d’abord réservées aux paralysé.e.s (et non aux mutilé.e.s…). En parallèle de la guerre d’Algérie, se mène une bataille pour la reconnaissance des sportif.ve.s handicapé.e.s.

Murène c’est un roman poignant sur la résilience, le handicap, la différence. Un roman historique également, avec la technologie et les préoccupations des années 50/60 en France. Un grand roman comme Valentine Goby sait si bien les écrire.
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Andrus Kivirähk est un peu l’auteur incontournable pour découvrir la littérature estonienne. J’avais un peu peur de me lancer, craignant que ce soit trop loufoque pour moi.
Je ressors donc de ma lecture contente d’avoir tenté le coup : ça a été un bien meilleur moment de lecture que ce que je craignais ! Certes, c’est farfelu. Mais on comprend bien où va l’histoire, il n’y a pas de longueur… Ce roman aux allures de conte s’est révélé plutôt facile à lire et même addictif à certains moments !

Nous sommes dans un petit village estonien comme les autres, avec les paysans estoniens et les nobles allemands du manoir. A ceci près que les gens du village passent leur temps à se voler les uns les autres et à tromper les nobles pour mieux les voler. Ils sont aussi très vengeurs, gare à ceux qui dépasseraient les bornes… Ainsi, ils font des pactes avec le diable à tours de bras, réclament des philtres à la sorcière, fabriquent des créatures de bric et de broc pour les servir… Bref, l’auteur s’en est donné à cœur joie avec le folklore estonien.
Sur 30 chapitres, un par jour du mois de novembre, nous suivons la vie du village, avec les petites aventures de chacun et les problèmes collectifs. Faire fuir la peste en l’enfermant dans un four, trouver des trésors, tomber amoureux de la mauvaise personne… il s’en passe des évènements dans ce village et j’ai plutôt pris plaisir à suivre tout cela.

Certain.e.s m’ont fait part de leur coup de cœur pour L’homme qui parlait la langue des serpents du même auteur, donc je n’hésiterai pas à le lire, maintenant que je sais à quoi m’attendre ;)
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Qu’il est doux de se plonger dans l’univers de Jane Austen. Entre les pages de ce magnifique album, vous retrouverez des passionné.e.s de la romancière anglaise.
Le style poétique de Nathalie Novi, ses couleurs souvent flamboyantes, parfois mélancoliques, illustrent à merveille les atmosphères des romans de Jane Austen.
Les textes de Fabrice Colin, qui résume les six romans majeurs de l’écrivaine et les analyse, sont autant de petites chroniques d’un passionné et c’est tellement agréable d’entendre parler de Jane Austen de cette façon, de ressentir notre affection et notre admiration communes pour elle !

Attention : il vaut mieux avoir lu les six romans majeurs de Jane Austen pour lire entièrement ce roman – à défaut, je vous conseille de ne pas lire les textes liés aux romans que vous n’avez pas encore lus, vous risqueriez de vous faire spoiler…

Tourner les pages de cet album, c’est passer un moment de partage et de nostalgie. Cela faisait des années que j’espérais le posséder, ou tout au moins le lire, et je suis enchantée de pouvoir maintenant l’exposer dans ma bibliothèque !
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date : 03-02
Onyesonwu, le prénom de l’héroïne, signifie « qui a peur de la mort ? ». C’est une façon de défier la mort, le thème central du roman.
Elle est différente, discriminée car son physique trahit qu’elle est issue d’un viol de guerre, donc une honte. Mais lorsqu’elle démontre des capacités magiques, un sorcier se trouve obligé de la prendre en apprentissage malgré ses préjugés. C’est le début d’une quête pour vaincre son violeur de père et pour rassembler les peuples.

Encore une fois, c’est un roman de SF/fantasy qui pourrait parfaitement plaire à des lectrices/lecteurs qui ne sont pas friands habituellement de ce genre. C’est un roman qui parle de viol comme arme de guerre, qui parle de coutumes africaines ancestrales, de discriminations (sexuelles, ethniques…), de spiritualité, de liberté sexuelle…
L’histoire fonctionne très bien, mais ce n’est pas donc elle qui me marquera. Ce sont plutôt les thèmes évoqués et l’ambiance, le fait que pour une fois dans un roman imaginaire, l’histoire met en scène d’autres héro.ïne.s que des personnes blanches et/ou occidentales… et cette mise à l’honneur des traditions et croyances africaines m’a bien plu. Entre les personnages qui « tchipent » régulièrement, qui ont des coupes afro ou les cheveux tressés, etc… C’est un peu triste à dire car cela devrait être plus courant, mais c’était rafraîchissant et d’autant plus dépaysant.
L’autrice déploie un message engagé : féministe, pacificateur… J’ai eu l’impression qu’elle évitait beaucoup des clichés habituels de Fantasy. Notamment, malgré ce que laisse entendre mon résumé express, la formation d’Onye est très courte, elle apprend finalement beaucoup plus à l’instinct, par elle-même et grâce à l’aide de ses ami.e.s.
Je me rappelle une phrase de J.K. Rowling, qui disait qu’elle ne se voyait pas mélanger des licornes avec du sexe. Eh bien ici, c’est plutôt bien fait par Nnedi Okorafor, qui évoque le sexe sans pour autant décrire les scènes. Dans son roman, les héroïnes ont des relations sexuelles, ont leurs règles, etc.

Qui a peur de la mort ? est un roman de SF/Fantasy original qui casse un peu les codes de l’imaginaire. Cela me donne envie de découvrir d’autres récits de cette autrice !
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date : 30-01
Je suis sans doute passée à côté de ce qui fait la saveur de ces nouvelles.
La plupart évoquent les Mouvements, les différentes factions de lutte pour l'indépendance des Tamouls. L'auteur ne prend pas la peine d'expliquer ou de contextualiser, donc qui ne connaît pas est un peu perdu - comme moi.
Réfugié en France, certaines des nouvelles se passent à Paris : un réfugié politique qui tente de convaincre un juge en l'attendrissant avec une cousine décédée sous les bombes, un homme qui observe le quartier tamoul près de la Chapelle à Paris...
Aucune nouvelle n'est joyeuse, la plupart ont une chute assez triste ou glauque.
J'ai emprunté ce livre en voyant que l'auteur était sri-lankais, mais ce ne fut pas une réussite pour moi !
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En 1757, la guerre fait rage entre Français et Anglais pour la conquête du « Nouveau Monde ». Les tribus indiennes sont prises entre deux feux et n’ont pas d’autres choix que de « s’allier » à l’une des deux nations. Au milieu de tout cela, Œil-de-faucon, un éclaireur, et ses amis amérindiens, Chingachgook et son fils, Incas, tombent sur un officier anglais veillant sur les deux filles d’un colonel. Les dangers sont partout, d’autant plus lorsqu’un chef huron, Renard Subtil, qui hait Œil-de-Faucon, veut mettre la main sur l’une des deux jeunes filles…
Au milieu des bois, un jeu du chat et de la souris prend place… qui a fini par me lasser sur les cent dernières pages. C’est dommage, car je termine ce roman avec une pointe de déception, alors que pendant les deux-tiers de ma lecture, j’avais beaucoup de plaisir malgré quelques petits défauts.

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère, la psychologie des personnages, le narrateur qui parle directement à la lectrice/au lecteur… C’était super immersif. Pendant plus de la moitié du roman, j’étais à fond dans l’action. Mais petit à petit… c’était répétitif, ça n’avançait pas, et mon intérêt a totalement dégringolé sur la fin.
D’autres défauts, qu’on peut certes imputer au contexte de l’époque, m’ont un peu dérangée, à savoir le machisme et un certain racisme dans le choix des mots. Les femmes, bien qu’admirables, tendres et tout, sont aussi fragiles et impressionnables que l’on peut s’y attendre de par leur sexe. Les Amérindiens sont, même les « gentils », qualifiés de sauvages, leurs coutumes de barbares… Au bout d’un moment, ça pique un peu l’oreille même si on garde à l’esprit l’époque d’écriture.

Comme tout classique, je suis tout de même contente de l’avoir enfin lu et d’avoir maintenant un avis dessus !
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date : 23-01
Encore un classique à ajouter sur la longue liste de ceux que j’aurais aimé étudier en cours, pour mieux les apprécier…
Car ce roman, fable philosophique, de moins 150 pages, se lit d’une traite. Dans une ferme, les animaux, sous l’impulsion des intelligents cochons, se rebellent et décident de travailler pour eux et non pour l’Homme. Des règles sont mises en place pour vivre en harmonie.
Mais très vite, un cochon élimine son rival (qui permettait une balance des idées et des pouvoirs), met en place une milice personnelle… et les animaux se retrouvent à travailler non plus pour l’Homme, mais pour une élite qui les dirige et les manipule.

Tout cela a un petit air familier, à la fois historiquement et actuellement. Notamment, l’idée d’une peur à brandir à la population pour lui faire accepter des restrictions de liberté et d’égalité (ici, le retour du fermier ; en France, la dette nationale ou le terrorisme…).
Bref, en moins de 150 pages, Orwell décortique les mécanismes de création d’une dictature, mais également ceux de manipulation des masses et, finalement, malheureusement, on y retrouve plein d’éléments qui ne sont pas seulement l’apanage des dictateurs, tel qu’on entend habituellement ce terme.
Franchement, il manquait plus qu’un risque de destruction de la ferme sur lesquels la majorité ne croirait pas ou minimiserait, pour un petit côté écologique, et on avait tout !

Clairement, c’est un roman à avoir lu et, même, à relire de temps à autres. C’est assez éclairant, même si encore une fois, je suis sans aucun doute passée à côté de plein d’interprétations.
Je vous le conseille, surtout qu’il se lit très très vite ;)
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