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Commentaires de livres faits par Cacoethes-scribendi

Extraits de livres par Cacoethes-scribendi

Commentaires de livres appréciés par Cacoethes-scribendi

Extraits de livres appréciés par Cacoethes-scribendi

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
J'ai lu en une ou deux heures ces trois nouvelles de trente pages chacune

Dans la première, celle qui porte le titre du recueil, un mari fraîchement décédé observe sa femme s'occuper de ses restes : il lui a demandé de disperser ses cendres dans l'océan, en totale contradiction avec les traditions japonaises...
C'est une jolie histoire sur le deuil, j'ai beaucoup aimé la vision très philosophe que le narrateur a de la vie et de la mort.

Dans Espérance, une jeune femme écrit une longue lettre à son marin de frère pour lui expliquer que sa femme est partie depuis plusieurs jours avec leur fils. Elle décrit la cohabitation avec sa belle-sœur, la maladie du bébé qui l'a poussée à quitter l'île et ses conjectures quant aux raisons exactes de son départ pour Tokyo : est-ce une fuite ou bien une tentative pour rejoindre au plus vite son mari trop souvent absent ?
Le ton est frais, réaliste. La sœur se sent concernée, culpabilise un peu... C'est un récit assez intimiste sur la vie dans une contrée étrangère, la question de savoir si l’on connaît vraiment des gens que l'on côtoie au quotidien.

Voyage vers le nord est la dernière nouvelle et peut-être ma préférée. Un an après qu'une « chose » dans l'air a décimé la population mondiale, un homme sort de son abri. Il veut voir la neige, il sait qu'il a 5 semaines avant de mourir, car la chose est encore active. Mais de toute façon, que vaut une existence solitaire dans un abri étriqué ?
Une belle réflexion sur les raisons de vivre justement ; tout est relatif finalement...

Un tout petit recueil, sympathique car léger tout en invitant à la réflexion !
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date : 07-06-2018
C'est la première fois que je lis cette auteure. Je suis un peu troublée, car il flirte entre le roman et le témoignage, mais je ne suis pas certaine de vouloir connaître la part exacte de réalité.

Le prologue est brutal : des personnages découvrent le corps de Thomas, suicidé.
Dans le livre, Catherine, la narratrice, s'adresse à lui en retraçant sa vie d'adulte. Sa découverte des États-Unis et sa vie entre les deux continents. Son amour pour Proust et pour la culture en général. Ses relations avec les femmes : tous les deux ou trois ans, il rencontre une nouvelle femme de sa vie, avant que ça foire. Ses moments de gloire et de désespoir.

C'est vraiment une bonne lecture. Après un temps d’adaptation, on se fait très vite à la narration au « tu ».
J'aime l'esprit à la fois ultra réaliste des petits trucs du quotidien et un peu fou de la vie des personnages (vivre entre Paris et New York...).

Ce n’est peut-être pas le coup de cœur attendu, mais un élément en particulier m'a fait réfléchir : avec la lecture, j'ai l'habitude de comprendre les comportements des personnages, leur bizarreries et insuffisances, sans les juger. Je les accepte du moment que leur psychologie est suffisamment élaborée pour les justifier un minimum. Pour le comportement de Thomas, je ne m'étais pas posé de questions, et voilà que l'auteure nous sert une explication toute logique sur un plateau. Ça m'a plu, j'ai eu envie de relire la première moitié du roman pour mieux l'examiner !

Dernière chose : ce roman donne très envie de découvrir Proust...
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date : 07-06-2018
J’avais été avertie : ce second tome est moins bien que Mille femmes blanches. Alors certes, il est un peu moins épique, moins aventureux, moins fabuleux. Ça n'en reste pas moins un superbe roman, une magnifique histoire…
Je vais essayer de ne pas spoiler le 1er tome, mais si vous comptez le découvrir sous peu, évitez de lire ce qui va suivre ;-)

On retrouve nos aventurières là où on les avait laissées. Les jumelles Kelly ont soif de vengeance et veulent « casser du Blanc », n'importe quel soldat, les responsables de leur douleur. Elles n'ont plus rien à perdre et leur colère est aussi grande que leur tristesse.
Au milieu de leurs carnets s'intercalent ceux de Molly, qui fait partie du dernier convoi de femmes blanches destinées à épouser des Indiens, avant que ce programme soit interrompu (le gouvernement américain ayant décidé qu'il était plus simple de finir le massacre que d'intégrer progressivement les Natifs à la population blanche). Molly et ses compagnes « cornes vertes » (les nouvelles, inexpérimentées) se retrouvent donc totalement perdues, en milieu hostile et en temps de guerre. Elles seront guidées par les sœurs Kelly et la chouette Gertie, pour apprendre à trouver leur place et à décider du sens qu'elles souhaitent donner à leur nouveau destin.

Ce deuxième tome est très émouvant. Le lecteur souffre avec ces femmes, ces mères, et avec le peuple des Américains natifs. C'est un très beau roman historique, où l'on ne s'ennuie pas une seconde. J'ai adoré la verve des sœurs Kelly, qui m'ont beaucoup émue.

La fin nous laisse entre la vie et la mort, entre métaphore et fantastique. Je me languis de lire le tome qui clôturera cette trilogie, en espérant que M. Fergus n'attendra pas dix nouvelles années !
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En censurant un roman d'amour iranien raconte exactement ce que son titre évoque : l'écriture d'une romance sous la censure du régime islamique iranien.

Comment écrire un roman d'amour quand un homme et une femme non mariés ne peuvent pas se voir seuls légalement et que tous les mots évoquant le corps d'une femme ou l'érotisme sont censurés ?
L'auteur décortique dans ce roman atypique les obstacles à l'écriture d'un roman dans un régime de censure et explique comment il essaie de les contourner. La censure l'oblige à passer tout un pan de l'histoire sous silence, laissant le lecteur imaginer les non-écrits.
L'auteur joue avec la typographie : la narration normale en écriture normale, son roman d'amour en gras et en barré les phrases de son roman d'amour qui sont ou seront censurées.

Deux histoires s'entremêlent donc : la romance presque impossible entre Sara et Dara écrite par l'auteur tout au long du roman et le dialogue à trois voix entre l'auteur, son lecteur et son censeur, M. Petrovitch.
Ce n'est pas toujours évident à suivre, mais certains éléments sont vraiment passionnants, que ce soit la réflexion sur l'écriture, la description de la vie en Iran ou les nombreuses références culturelles qui émaillent ce livre.

Je ne pense pas avoir tout saisi, mais j'ai passé un bon moment de lecture. Même si j'étais plutôt d'humeur à lire un roman rapidement, ma curiosité concernant ce livre est maintenant assouvie et je suis ravie de l'avoir découvert !
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date : 03-06-2018
Jane Eyre ou Les mémoires d'une institutrice raconte l'histoire d'une jeune orpheline, d'abord élevée chez une tante qui la hait, puis qui passe 8 ans en pension pour y finir maitresse et enfin gouvernante au manoir de Thornfield. Là, elle est charmée par la personnalité ombrageuse et mystérieuse de Mr. Rochester...

Je pensais l'avoir lu. Deux fois. Erreur ! Enfer et damnation ! J'avais acheté une version abrégée. C'était pourtant écrit bien gros. Donc j'ai lu deux fois Jane Eyre en 230 pages.

Je connais donc l'histoire, mais j’ai découvert pendant cette nouvelle lecture beaucoup plus finement la psychologie de Jane et j'y vois une fervente héroïne féministe ! Elle n'a rien à envier au caractère décidé d'une Elizabeth Bennett, elle va simplement être plus nature et peut-être un peu plus complexe. L'auteure s'attache d'ailleurs particulièrement à nous expliquer sa psychologie, qui fut un vrai délice à cerner.

J’ai également trouvé : que d'aventures et de rebondissements ! De même, à plusieurs reprises, Jane se retrouve à vagabonder plus ou moins sauvagement dans la nature. Difficile de savoir si cela ressort du fantasme ou du vécu pour Charlotte, mais ça me semble assez original par rapport aux mœurs de l'époque.

Comme souvent dans les romans de cette époque, ce qui m'a lassée ce sont tous les passages de dilemme religieux et de morale presbytérienne. D'autant que la plupart du temps, Jane est assez libre dans sa pensée et a son propre système de valeurs, ce que j'ai plutôt tendance à apprécier !

Dans l'ensemble, ce fut une vraie bonne lecture. Pas un coup de cœur, je le savais, mais j'ai beaucoup apprécié redécouvrir Jane Eyre avec sa profondeur originale.
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date : 25-05-2018
Oui, il y a bien des fées, de la weed et de la guillotine dans ce roman de fantasy urbaine, qui n’est pas aussi déjanté que son titre peut le laisser croire !

Jaspucine revient dans le monde des hommes pour accomplir une mission et se venger d'une consœur qui l'a laissée se faire guillotiner lors de son dernier passage pendant la Révolution.
Elle choisit pour l'aider le détective Marc-Aurèle, qui entraînera à sa suite dans cette dinguerie féerique ses amis flics Étienne et Premier de la classe.
Complot, mystères, manipulations... tous les ingrédients sont là pour une bonne aventure bien sympathique.

Petit bémol, on patauge un peu dans la semoule à certains moments et j'aurais bien aimé en savoir plus sur le monde des fées !

Clairement le gros plus (mais qui pourra en agacer certains), c'est la plume. Dans les dialogues, les personnages ne se gênent pas pour employer un langage oscillant entre l'imagé et le vulgaire (étonnamment pour moi c'est très bien passé !). Et la narration... des jeux de langue, des références culturelles à la pelle, un vrai festival !

Ce roman est un mélange d'Artemis Fowl, des Enchantements d'Ambremer et de A comme association, avec une bonne dose d'underground en plus (la noirceur urbaine).
Moi qui n'aime pas les enquêtes classiques, j'ai beaucoup aimé celle-ci grâce à tous les éléments qui gravitent autour.

Et, incroyable mais vrai : pas de romance (allez, 0,5 %) dans ce roman ! Ça devient assez rare pour le souligner ;-)

Ce livre a été un vrai bonbon à lire, je ne m'arrêterai pas là concernant Karim Berrouka !
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date : 25-05-2018
« Qu'on n'en parle plus ». Ce sont les derniers mots de ce roman et je les fais miens bien volontiers pour parler de ce monument de la littérature française !
Que ma lecture fut laborieuse... Nous suivons les déambulations de Ferdinand : dans la guerre, dans ses amours, aux colonies africaines, aux États-Unis, en tant que médecin en région parisienne et pour finir dans un asile de fous.
Vous vous demandez comment ces vies peuvent n’en faire qu'une seule ? Moi aussi. J'ai eu du mal à raccrocher les wagons à de nombreuses reprises ; je lisais avec fluidité plusieurs pages et puis pof ! je perdais le fil.
Ça blablate quand même beaucoup pour ne pas dire grand-chose, avec de grands discours ponctués de points de suspension.
Je suis sans doute passée à côté. J’ai lu et apprécié les petits traits provocateurs et quelques critiques de la société de l’époque. J’ai plutôt aimé l’écriture, sans que ce soit une Révélation, ce mélange de beaux mots et d’argot. Mais rien de plus.

Pourquoi je suis allée jusqu'au bout ? Déjà parce que je veux le lire depuis longtemps, sans avoir osé jusque-là (monument littéraire « intellectuel » + personnage de l'auteur). Ensuite parce que tout de même, j'ai lu pas mal de passages avec plaisir, au milieu de tous les autres inaudibles, donc ça me relançait !

Bref, je l'ai fini. « Qu'on n'en parle plus » ; j'ai déjà d'autres lectures en ligne de mire !
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date : 15-05-2018
Ce tout petit livre rassemble des aphorismes dits ou écrits par Cheryl Strayed, l’auteure de Wild.
Si vous aimez les citations, les petites phrases inspirantes, si une phrase répétée en mantra peut vous motiver… alors ce recueil est fait pour vous !
Certaines citations vous parleront plus que d’autres, c’est normal. Pour ma part, quelques unes ont vraiment fait mouche, soit par leur efficace simplicité, soit parce qu’elles mettaient des mots sur des intuitions, soit tout simplement parce qu’elles pensaient une blessure que je n’avais pas forcément conscience d’avoir. Certaines m’ont permis de réfléchir à mes défauts, aussi !
C’est un petit recueil que je vais garder près de moi, pour l’ouvrir en cas de coup de blues. Quelques dizaines de pages suffisent pour se recentrer, c’est tout ce dont j’ai besoin, parfois !
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date : 15-05-2018
Cela faisait bien bien longtemps que je n'avais pas lu de pièce de théâtre ! Je dois dire que c'est très rafraîchissant, c'est tellement différent d'un roman, il y a peu de détails, il faut tout imaginer, on voit l'envers du décor...

Anatole Pichon sort d'une opération de la dernière chance pour le sauver de son cancer des poumons. Il se retrouve dans l'antichambre du Paradis et un procès va se jouer pour savoir s'il mérite d'y rester ou s'il doit retourner sur Terre dans une nouvelle incarnation...

J'ai beaucoup aimé ce principe, qui fait mine de rien beaucoup réfléchir. Que fait-on de la vie qui nous est donnée, comment utilise-t-on nos capacités innées ?
Des remarques sur la religion, sur la morale... Vraiment très chouette à lire ! D'autant que la pièce est exemptes des réflexions et théories fétiches de Werber qu'il reprend à l'envi dans nombre de ses romans, ce qui avait fini par me lasser.

Je vous recommande cette courte pièce qui se lit en moins d'une heure si vous en avez l'occasion !
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date : 05-05-2018
Les livres de Luca Di Fulvio plaisent par leur souffle romanesque. Ils m'enchantent, mais ça ne suffit pas toujours pour être des coups de cœur.
Dans le soleil des rebelles, j'ai trouvé ce quelque chose de plus, cette profondeur, ce message essentiel qui me manquaient dans Le gang des rêves et Les enfants de Venise !

Commençons par l’histoire. Une vallée alpine au sud de la Germanie. Le petit prince de Saxe, Marcus, voit sa famille exterminée par un prince félon. Il est sauvé de justesse par une petite villageoise, Eloisa, et dès lors, doit oublier son confort princier et survivre, à la dure, en devenant Mikael.

C'est un roman d'apprentissage somme toute classique, avec tous les éléments de base, mais diable ! qu'est-ce que ça fonctionne bien !
L'innocence du petit Mikael est terriblement touchante, tout comme la verve de la jeune Eloisa, la force d'Agnete et la douce sagesse de Raphael. Les actions sont bien rythmées, avec un soupçon de fantastique que j'ai beaucoup apprécié qui nous ferait presque tomber dans la Fantasy (souvenirs de mes amours littéraires adolescentes). Des batailles et de l'amour, des bons sentiments et des personnages variés, peut-être plus ou moins bien travaillés (j’ai trouvé la psychologie du prince à la fois énigmatique et peu subtile), mais certaines évolutions sont assez surprenantes !
D’ailleurs, en rencontrant l’auteur en vrai, il a tout de suite avoué qu’il aimait jurer et dire des gros mots. Eh bien ça se ressent dans certains personnages hautement sympathiques mais à la langue acérée (le choc quand on entend pour la première fois Agnete traiter sa fille de crétine…).

C'est aussi une histoire de rédemption et de pardon. Je ne peux pas trop en dire pour éviter de spoiler, mais c'est clairement une volonté de Di Fulvio de montrer que même le meilleur personnage du monde n'a pas toujours été parfait, qu'une ordure peut s'amender, qu'une victime peut se réparer et pardonner. C'était beau à lire !

Et enfin, bien sûr. C'est un combat ancestral pour la liberté et la justice. Un combat toujours d'actualité, en ces temps où chaque jour ou presque, je me dis que la société va finir par se rebeller. On a un peu plus de liberté qu'un serf de la glèbe, infiniment plus de confort, mais les injustices sont toujours là. Et ceux qui trouvent le soleil la nuit sont de plus en plus nombreux.
C’est peut-être un message assez banal, mais drôlement bien ficelé et qui fait toujours du bien à lire.

Bref, tout m'a parlé dans ce roman. Il transcende les individualités, évoque un grand destin comme je les aime, se lit avec passion. Difficile d’en demander plus !
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date : 01-05-2018
Ce roman m'abandonne avec mes doutes. Il suscite des avis très tranchés et moi je me sens juste... perdue.

Un jeune homme, une nouvelle université, un professeur de grec qui s'accapare tout l'emploi du temps de ses quelques élèves triés sur le volet, un nouveau groupe d'amis très étranges. Un meurtre.
Qui sont-ils, ces nouveaux amis ; que veulent-ils ? Quel est leur secret, un secret à protéger à tout prix, quitte à tuer l'un des leurs ?

Il n'y a pas à dire, je ne me suis pas ennuyée. Loin de là même, j'ai été captivée par la psychologie de ces étudiants à la moralité vacillante, j'ai été fascinée par le naturel avec lequel les événements s'enchaînaient.

Mais. Car il y a un mais. En attendais-je trop, en raison de son titre français qui laissait penser à des manipulations, des faux semblants ? Car certes, les protagonistes sont des maîtres pour se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas. Mais je m'attendais vraiment à une prise de conscience, pourquoi pas un twist final grandiose. Au lieu de cela, nous avons une lente descente aux enfers collective qui ne conduit à... rien. Et ce rien me déçoit, tant j'avais aperçu des indices pour quelque chose ! Ces indices, les ai-je imaginés ? Ou alors la réponse est-elle volontairement cachée par l'auteure ? Vous l'aurez compris : ce n'est pas tant le flou qui me déçoit, que de savoir si oui ou non il y a bien un flou...

À part ça, le roman est impeccable, mais je peux totalement comprendre que certains se soient ennuyés, le rythme ne plaira clairement pas à tout le monde ! La tension monte très trèèès lentement, on ressent à peine la dimension thriller psychologique de ce roman.

J'ai tout de même dévoré ces 700 pages et je reconnais le talent de Mrs Tartt pour faire apprécier au lecteur les pires vices de ses personnages !
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Une aide-ménagère travaille chez le professeur, un vieil homme dont la mémoire ne dure que 80 minutes. Sa veste est bardée de notes-aides-mémoires et lorsqu'il perd pied, ce sont les chiffres qui le rassurent. Chaque nombre est relié aux autres par toutes sortes d'opérations presque mystiques et, par là-même, chaque personne est reliée aux autres par les nombres qui l'identifient : pointure, âge, numéro de maillot, code postal...

Contre toute attente, la narratrice se prend d'amitié pour lui, d'autant plus que lorsqu'il apprend qu'elle a un fils, il insiste pour qu'il vienne chez lui pendant que sa maman travaille à son service.
Root (« racine (carrée) », surnom donné par le professeur) et sa mère prennent soin du vieil homme et c'est ainsi que tous trois deviennent lié.e.s par les mystères des nombres et l'amour du baseball. Car les chiffres sont partout et le professeur leur transmet la passion des nombres premiers, jumeaux ou parfaits...
C'est ainsi que le professeur, l'aide-ménagère et son fils tissent un joli lien d'amitié, plein de pudeur et de confiance.

J'ai beaucoup aimé l'atmosphère et la douceur qui se dégage de cette histoire, que j'ai lue avec beaucoup de fluidité. Mais j'ai un peu perdu pied dans la dernière partie, avec l'amoncellement de données « baseballistiques » et la question de la fameuse « formule préférée » à côté de laquelle je suis un peu passée...
J'en garderai tout de même le souvenir d'une très jolie lecture.
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date : 01-05-2018
Telle une ballade désuète qui emmène le lecteur au loin, Aaliya déroule ses souvenirs et son amour pour la littérature et Beyrouth.

Aaliya a 72 ans et sa préoccupation du moment est de trouver le roman qu'elle commencera à traduire en arabe à partir du 1er janvier, comme elle le fait depuis 50 ans.
La vieille dame, routinière, casanière, légèrement misanthrope sur les bords, a vécu tous les événements qui ont marqué Beyrouth. En puzzle, elle raconte sa famille, l'Histoire, la culture, ses voisines, sa meilleure amie.

Alors certes, ça ne fourmille pas d'actions. Et pourtant, impossible de s'ennuyer car l'ambiance est retranscrite à la perfection, que ce soit les rues beyrouthines, l'appartement-refuge ou le poids des ans. Aaliya est incroyablement touchante et l'auteur retranscrit ses pensées avec une plume d'une justesse folle.
Ce roman donne envie de voyager et de découvrir des classiques - beaucoup d'auteur.e.s du panthéon personnel d'Aaliya me sont inconnu.e.s (Pessoa, Kertész, Muñoz Molina...) !
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date : 23-04-2018
Istanbul, révolte d'une femme contre la violence ordinaire. Une jeune femme turque, que sa famille ne protège pas, que ses parents vendent à un homme pour laver un déshonneur, que son mari bat et viole. Que faire ?

Je ne me passionne pas pour les faits divers, mais je les vois passer dans l'actualité. Que fait-on ? Nous tournons la page du journal. Dans ce roman, l'auteure nous raconte l'histoire derrière le fait divers. Une femme qui cherche n'importe quelle échappatoire : raisonner son mari, le faire arrêter de boire, prendre des somnifères, économiser de l'argent pour s'enfuir... sauter du balcon avec sa fille ?
L'auteure a essayé d'écrire l'histoire avec une fin alternative, mais j'ai plutôt eu l'impression d'une seule histoire qui se suivait, sans différencier les deux.

En tout cas, le style lui-même est moderne et percutant, mais il ne plaira pas à tout le monde.
C’est difficile de dire que j’ai « aimé » cette histoire, car elle contient une forte dose de violence réaliste. J’ai ressenti une très forte empathie pour Leyla, une femme forte et imaginative et j’ai quand même apprécié cette plongée dans une autre culture, malgré les vices mis en avant dans le roman.

Je tiens à remercier Belleville Editions pour l'envoi de ce roman poignant et qui me change un peu des lectures habituelles…
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date : 23-04-2018
Malgré mon inappétence pour les romans policiers, j'ai voulu découvrir les polars nordiques et, entre les recommandations et ce que ma médiathèque proposait, j'ai fait mon choix. Il en est ressorti ce livre, pas vraiment représentatif du genre que je recherchais à la base, puisque c'est un roman policier historique (on ne se refait pas…).

On suit donc Valdemar, étudiant en lettres nordiques dans les années 50, et son professeur, à la recherche d'un fascicule perdu du Livre du roi, un manuscrit pilier de la mythologie scandinave.
Entre les voyages (Danemark, Allemagne...), les enquêtes et les ennemis, j'ai appris plein de choses. D'abord que le Danemark avait colonisé l'Islande, mais aussi, par voie de conséquence, qu'il y avait à Copenhague nombre de trésors islandais - des manuscrits fondamentaux du patrimoine islandais.
La problématique fait écho à celle soulevée dans une de mes dernières lectures, sur le Koh-i-Noor : l'appropriation de biens culturels d'un pays par un autre et la question de leur restitution...

Un roman finalement assez complet ! Si j'ai décroché à quelques moments, j'étais bien tenue en haleine à la fin de ma lecture, ce qui témoigne de l'efficacité de l'histoire.
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date : 23-04-2018
Virginia Fly, 31 ans, vierge, institutrice, habite chez ses parents. Pour s'évader, des fantasmes d'hommes qui la séduisent et lui font l'amour sauvagement. Pourtant, à part son meilleur ami soixantenaire, la seule possibilité de mariage est Charlie, un Américain avec qui elle correspond depuis 12 ans...

Ce roman est un conte doux-amer très british qui convoque des ambiances monotones et des personnages aux caractères extrêmes pour railler certains vices ou manières de percevoir le monde.
C'est Virginia qui porte sur ses épaules l'émotion du roman, avec son pragmatisme allié de candeur et j'aurais aimé que son personnage soit bien plus développé.

Cette fable féminine est originellement parue en 1972. J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteure ainsi que l'atmosphère du roman, une vraie plongée dans l'Angleterre des années 70 ! Le charme suranné de son ton ne lui enlève pas moins une certaine modernité. Je ne sais pas si vous voyez, ce ton de fable anglaise, à la Roald Dahl ou à la JK Rowling au début de Harry Potter 1 ? Cette façon de se moquer en ayant l'air de ne pas y toucher, des personnages un brin caricaturaux mais originaux et aux travers finalement réalistes ?
Alors certes il y a une histoire, mais ce qui m’a marquée, c'est vraiment la manière de la raconter !

Mon ressenti sur ce roman est assez mitigé, car il y a des choses qui m'ont beaucoup parlé, touchée ou fait réagir, mais la cruauté qu'il contient, notamment la fin, m'a dérangée… Car malgré son réalisme, le dénouement me laisse un goût amer. Ce qui est sans doute une bonne chose : cela prouve l'efficacité de cette histoire…
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date : 22-04-2018
Que peuvent avoir en commun un nonagénaire veuf depuis peu et une journaliste quarantenaire dont le mariage bat de l'aile ?
Réponse : une complicité et un talent réciproque à se rendre heureux.

Je réalise que je ne sais pas trop quoi dire sur ce roman.
Je l'ai savouré, j'ai beaucoup aimé les deux personnages, j'ai cueilli beaucoup de citations, je sais aussi qu'il m'a manqué un tout petit quelque chose pour que ce soit un coup de cœur... Mais j'ai du mal à en dire plus.

Je peux souligner que j'adore les descriptions gastronomiques et que j'ai été servie dans ce joli roman : des plats, des desserts, sont concoctés avec art et racontés avec une précision qui éveille les sens !
Un peu comme dans mon roman précédent (La formule préférée du professeur), il y a une grande douceur dans les relations entre ces personnages de générations différentes.

C'est un roman très court, assez contemplatif, que j'ai dégusté.
Je trouve que cette couverture lui va parfaitement : sobre mais originale !
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Le résumé laissait présager de bonnes choses : dans un futur proche, un virus décime les hommes et le monde devient presque exclusivement peuplé de femmes. Le début était prometteur : on comprend très tôt que ce virus a été créé par des femmes, écœurées du monde dominé par des hommes et estimant qu'il se porterait mieux sans eux.
Cela a titillé ma fibre féministe. Sans bien sûr souhaiter l'éradication masculine - ni une domination féminine -, je trouvais ce concept de base intéressant et répondant aux problématiques actuelles de la société (du harcèlement sexuel à l'écologie en passant par les guerres...).
Mais... mes attentes n'ont pas été comblées.

Avant d'aller plus loin, je tiens à dire que mon avis mitigé tient avant tout à ma maturité de lectrice : si j'étais plus jeune ou si j'avais moins lu, j'aurais beaucoup plus apprécié cette dystopie…
Car voilà, le scénario est très classique, la romance m'a parfois fait lever les yeux au ciel et le manichéisme, ce n'est plus pour moi. Et c'est finalement ce dernier point qui pèche le plus à mes yeux : les méchantes qui ont créé le virus sont vraiment méchantes et sans scrupules ; leur psychologie aurait pu être plus subtile...
Au final, ce roman n'est pas (du tout) féministe - et il n'avait peut-être pas vocation à l'être. Les femmes se comportent comme les hommes, la société n'a pas évolué différemment parce que dirigée par des femmes...

L’histoire en elle-même était chouette et sympa, cela se lit très bien et très vite, les personnages sont sympathiques et l’univers est assez bien construit.
Mais pour la lectrice que je suis, cela ne suffit pas. Même l'écriture était un peu inégale : quelques tournures de phrases étaient vraiment bien trouvées, mais parfois le style était plutôt plat... L’histoire est assez légère et j’hésite presque à la qualifier de superficielle (mais c’est la déception qui parle).

Je conseille ce roman dystopique à des lycéennes ou « jeunes » lectrices, qui y trouveront leur compte d'action, de romance et d'émotions, mais pour ma part je recherche un peu plus de profondeur et d’originalité !
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date : 16-04-2018
Depuis que les éditions Le serpent à plumes ont présenté ce roman l’automne dernier, j'avais terriblement envie de découvrir la relation qui unit une femme devenue muette et son professeur de grec qui perd la vue.
C'est maintenant chose faite et je suis absolument ravie !

Je tiens avant tout à souligner la qualité de l'écriture et de la traduction. Une plume sensible, évocatrice et poétique ; les émotions des deux protagonistes, pour complexes qu'elles soient, sont décrites avec une pudeur touchante.
Des sujets très variés sont abordés, de la naissance d'un handicap au retour au pays, en passant par la perte de la garde de son enfant et, bien sûr, la langue et notamment, donc, le grec ancien.

Je reste un chouïa sur ma faim, mais je me suis vraiment délectée de cette lecture, dont j'ai savouré chaque mot.
Je conseille ce doux roman aux lecteurs qui veulent plus se laisser bercer par des mots ciselés que par un scénario bien ficelé ;-)
Maintenant, j’ai très envie de découvrir La végétarienne !
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date : 16-04-2018
C'est mon premier roman de Tatiana de Rosnay et malheureusement je n'ai même pas découvert sa vraie plume, vu qu'il a été traduit de l'anglais ! (L'auteure est franco-anglaise et écrit dans les deux langues) L'histoire se déroule tout de même en France, entre Paris, Noirmoutier et Clisson. Pour ses 40 ans, Antoine emmène sa sœur Mélanie en week-end dans la région où ils passaient leurs vacances d'été avant le décès de leur mère. Le séjour fait renaître des souvenirs qui s'apparentent à des mystères de famille...
Ce roman était sympathique, mais pas incroyable. Des histoires de famille, contemporaine et passée, avec des relations empoisonnées par les non-dits : certains éléments étaient un peu clichés, mais globalement réalistes. Ce qui m'a lassée en revanche, c'est l'accumulation de malheurs qui s'abat sur les personnages pendant les quelques mois du roman : accident de voiture, décès d'une adolescente, mort d'un grand-parent, cancer... La totale !
Ce cas de figure est rare, mais si je n'ai pas été vraiment conquise par la majeure partie du roman, par contre la fin était vraiment chouette ! Juste ce qu'il fallait d'émouvant et de positivisme :)
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date : 13-04-2018
J'avais déjà entendu parler des mormons, mais je n'avais jamais lu de romans sur ce thème. C’est maintenant chose faite et, comme d'habitude, j'ai aimé apprendre des choses dans ce roman, même si en l'occurrence il s'agit d'un sujet qui me fait horreur : une secte et les manipulations psychologiques qui en découlent - même si ici, l’héroïne n'est pas très affectée et parvient à garder sa propre personnalité.

Dans ce roman américain qui se passe chez les mormons dans les années 70, Loretta, 15 ans, se retrouve la seconde épouse d'un homme de 45 ans. En effet, dans cette secte/religion aussi il y a des fondamentalistes, des polygames (ce n’est pas la norme), et ses parents décident de la marier en tant qu’« Epouse-Sœur » pour la remettre dans le droit chemin après quelques frasques de l’adolescente. Car Loretta n’a jamais supporté cette vie sectaire et ne rêve que d’une chose : une vie normale, telle qu’elle la voit dans les publicités sur lesquelles elle fantasme.
Malgré son mariage qui ressert encore plus son carcan sur elle, la jeune fille ne renonce pas à son idéal de liberté : chaque rencontre peut constituer une porte de sortie...

La narration est bien rythmée, mais elle est coupée par des pages qui tournent autour d'un cascadeur américain auquel il est difficile de trouver un intérêt - autre qu'une métaphore filée sur les risques à prendre pour vivre la vie que l'on veut...
J'ai aussi trouvé que la psychologie des personnages n'était pas assez explicite. On sent qu'elle est assez fouillée, mais j'aurais aimé me sentir plus proches des héros. Cependant, Loretta a un côté Antigone (indépendante, intrépide) qui m'a beaucoup touchée, surtout dans les dernières pages !
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date : 05-04-2018
Je pense que j'éprouverai toujours une grande tendresse pour ce roman et je m'enthousiasmerai toujours autant à en parler <3

J’ai pleinement dégusté ma lecture et, pour une fois, j’ai pris mon temps pour lire ce pavé, réaliste, sensible et bourré d'intelligence.

Ifemelu quitte le Nigeria et son amoureux pour étudier aux USA. Elle découvre d'autres difficultés que celles de son pays d'origine, un autre type de pauvreté et surtout prend conscience qu'elle est NOIRE et perçue avant tout comme telle. Dès lors, elle passe par plusieurs phases pour savoir quelle vision elle souhaite donner d'elle-même et ses observations la mènent à créer un blog à propos de la « race », qui devient vite très populaire. Ifemelu reste 15 ans aux États-Unis, avant de décider de retourner vivre au Nigeria...

Ces 600 pages ont été très agréables à lire. Les rythmes entre l'intrigue et les réflexions socio-philosophico-culturelles sont très bien menés : je ne me suis jamais ennuyée, sauf à un petit moment, au deux-tiers du roman, où je n'en pouvais plus du mot « race »…
Les réflexions sur ses relations, ses cheveux, son accent, etc. sont captivantes, quoique parfois un peu trop intellectualisées à mon goût, mais heureusement l'histoire d'Ifemelu permet de relancer rapidement et efficacement l'intérêt !
C'était passionnant de découvrir les cultures américaine et nigériane par son biais. Je dois aussi parler d'Obinze, le second personnage principal, qui m'a beaucoup touchée dans son désir de droiture.

Il y a plein de choses dans ce livre. Des réflexions intelligentes sur les différences de cultures, sur la perception de la « race », sur les États-Unis. Des relations humaines très réalistes et incroyablement touchantes. Une histoire de femme forte qui ne fait aucune concession pour atteindre ses idéaux de vie, un destin inspirant.

J'ai appris des choses, j'ai vibré avec Ifemelu et Obinze, j'ai réfléchi. C'est exactement tout ce que je demande à un roman !!
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date : 05-04-2018
Bari est la septième fille de sa famille. Elle tient son prénom, « L'abandonnée », du fait que sa mère a failli l'abandonner après sa naissance pour ne pas encourir la colère et la déception de son mari... Et pourtant tout se passe bien dans cette famille « coréenne de Chine » (ainsi que se désignaient les habitants de cette région lorsque la Corée du Nord n'existait pas encore). Comme sa grand-mère, Bari a quelques dons de divination qui lui font voir des fantômes, passés ou présent.
Tout bascule lorsque la misère s'abat sur eux. À ce propos, je regrette un peu que le roman ou des notes de bas de page n'explicitent pas un peu plus le contexte, car les cours d'Histoire sont bien loin pour se rappeler précisément les événements en Corée dans les années 90...
La famille est éclatée. Après avoir vécu dans une grotte avec son père, sa grand-mère et une de ses sœurs, Bari passe en Chine, puis des passeurs l'emmènent jusqu'à Londres, dans les conditions que le mot "passeur" peut laisser imaginer dans sa pire conception.
Elle met alors à profit ses dons pour véritablement soigner ses clients dans un salon de massage. Bari découvre alors d'autres cultures, d'autres vies naufragées.

Ce roman historique flirtant avec le fantastique fut atypique. Entre mysticisme et réalité, il évoque de nombreux sujets brûlants d'actualité (accueil des réfugiés, djihadisme...). Le ton, assez neutre, ne m'a peut-être pas permis de vraiment m'immerger dans la vie de Bari, j'aurais apprécié des développements plus amples. Malgré tout, ce roman m'a touchée et a trouvé quelques échos en moi...
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Avez-vous déjà entendu parler du Koh-i-Noor, ou Montagne de Lumière, un célèbre diamant indien ? Moi non, mais avec cet essai historique, on peut dire que j'ai fait sa connaissance en profondeur !

Dans la première partie sont retracées les péripéties du diamant en Orient. On débute par des hypothèses, car si des diamants similaires sont mentionnés dans les textes les plus anciens, rien ne permet d'affirmer avec certitude qu'il s'agit bien du Koh-i-Noor... Des Moghols au 16° siècle, il passa en Iran, puis chez des seigneurs Afghans et sera possédé par les maharajas du Pendjab avant d'être « cédé » à la Couronne britannique en 1849 (en même temps que la souveraineté du Pendjab).
Cette première partie est assez fouillis, c'est difficile de suivre tous les épisodes historiques sur trois siècles !

La deuxième partie s'attache à la vie londonienne du Koh-i-Noor, avec notamment l'Exposition Universelle de 1851 et, suite à la déception de l'opinion publique, sa retaille pour le rendre plus scintillant et conforme aux canons occidentaux, mais qui lui fera perdre la moitié de son volume !
Se déroulant dans un laps de temps plus restreint, cette partie a été plus facile à lire.

Finalement, il y a deux raisons pour lire cet essai. Soit on s'intéresse à l'histoire de cette gemme mythique, auquel cas sans aucun doute il sera passionnant. Soit il peut être un prétexte pour découvrir un pan de l'Histoire sous un angle original, auquel cas c'est assez réussi, mais aurait mérité d'être un peu plus étoffé pour éviter de perdre son lecteur. Car on s'intéresse plus aux personnages marquants ayant approchés le Koh-i-Noor qu'à la pierre elle-même !

C'est peut-être la première fois que je lis un essai historique et, dans tous les cas, la première fois où ce n'est pas une biographie. Je suis donc sortie de ma zone de confort, mais j'ai le sentiment d'avoir appris beaucoup de choses - l'avantage de couvrir une période aussi longue.

Je souligne que les quelques pages illustrées au milieu du livres, avec sculptures et peintures, sont très utiles pour se donner une idée des personnes et des objets – par exemple le fameux Trône du Paon.
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date : 23-03-2018
C'est dans la douleur et la lassitude que j'ai fini ma lecture…

Pourtant, l'idée de base était bonne : lier l'histoire d'un jeune garçon avec celle de la jeune Inde, en mêlant historique et fantastique.

Mais il aurait fallu éviter les phrases trop longues et alambiquées, les digressions qui partent dans tous les sens, éviter les métaphores et allusions obscures…
J'ai lu certains passages avec beaucoup de plaisir, mais la plupart du temps, tout était juste trop lourd...
J'ai donc lu les cent dernières pages en diagonale, quelque chose qui ne m'arrive jamais mais je n'en pouvais juste plus !

Il faut dire que le format de mon édition n’a pas aidé : en plus d’exiger de la concentration, la typographie était petite et serrée, ce qui, accentué par le fait que c’était un grand format, fait que les pages se tournent trèèès lentement et donne vraiment un sentiment de frustration (et pourtant habituellement, ce n’est pas quelque chose auquel je fais attention).

Je suis vraiment déçue, mais ce sont des choses qui arrivent !
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date : 20-03-2018
J'ai adoré lire ce roman, un tourbillon d'actions et de révélations surprises qui malmènent délicieusement son lecteur.

Impossible de résumer l'histoire - je spoilerais.
Je vais me contenter de poser le décor. En 1962, la jeune Sue, orpheline ayant grandi dans la racaille londonienne, se voit proposer d'escroquer une riche héritière. Et là... rien - rien ! - ne se passe comme on pouvait le prévoir.

Les deux premières parties suivent le même rythme : un début lent et un crescendo qui finit à son apothéose. La fin de la première partie m’a laissée pantelante de plaisir, tant j’étais heureuse d’avoir été aussi menée par le bout du nez !
Il y a énormément d'actions et de retournements de situations, on tremble pour les héroïnes et c'est très dur de lâcher le roman ! Raison pour laquelle j’ai dévoré ce pavé de 750 pages en très peu de jours.

Petit bémol : certains éléments sont tirés par les cheveux ou trop faciles pour résoudre une situation. Mais ça reste infime par rapport au plaisir que j'ai pris à lire ce livre.

J'ai été choquée, émue, indignée, inquiète... ce maelström d'émotions à lui seul suffit pour justifier mon enthousiasme ! Mais les décors plantés par Mme Waters sont plus vrais que nature, l'âme humaine est finement analysée et j'ai un faible pour les personnages qui parlent façon argot ou patois, comme Sue, ce qui fait autant de raisons de m'enthousiasmer pour ce roman, alors même que ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais de la part d’un roman qui promettait une descente dans les « cercle interlopes de la bibliophilie érotique » : pour en rassurer certains et au risque d’en décevoir d’autres, ce roman est loin d’être sulfureux et est à peine érotique – pas plus que peut l’être un roman habituellement.
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