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Cadavre exquis



Description ajoutée par Cristaleyes 2019-07-13T14:39:49+02:00

Résumé

Un virus a fait disparaître la quasi-totalité des animaux de la surface de la Terre. Pour pallier la pénurie de viande, des scientifiques ont créé une nouvelle race, à partir de génomes humains, qui servira de bétail pour la consommation. Ce roman est l'histoire d'un homme qui travaille dans un abattoir et ressent un beau jour un trouble pour une femelle de «première génération» reçue en cadeau. Il est irrésistiblement attiré par elle, même si tout contact inapproprié avec ce qui est considéré comme un animal d'élevage est passible de la peine de mort. À l'insu de tous, il va peu à peu la traiter comme un être humain. Le tour de force d'Agustina Bazterrica est de nous faire accepter ce postulat de départ sans difficulté. Elle y parvient en nous précipitant dans un suspense insoutenable, tout en bouleversant notre conception des relations humaines et animales. Cadavre exquis est un roman tout à la fois réaliste et allégorique, d'une brûlante actualité.

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Classement en biblio - 91 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par x-Key 2019-09-06T19:58:07+02:00

Demi-carcasse. Étourdisseur. Ligne d'abattage. Tunnel de désinfection. Ces mots surgissent et cognent dans sa tête. le détruisent. Mais ce ne sont pas seulement des mots. C'est le sang, l'odeur tenace, l'automatisation, le fait de ne plus penser. Ils s'introduisent durant la nuit, quand il ne s'y attend pas. Il se réveille le corps couvert de sueur car il sait que demain encore il devra abattre des humains.

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Commentaires les plus appréciés

Or

Une volonté de choquer, de saisir l’effroi. Si certains y voient un clin d’oeil à la situation des abattoirs actuels, une façon de harponner le lecteur à propos de ces lieux où souffrent les animaux ; je choisis d’en percevoir une dystopie, un monde où l’homme est devenu son propre animal, une bête dangereuse, qui n’a plus aucune considération pour les siens.

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Or

La majorité des animaux, touchés par un virus ont été remplacés par du bétail humain. La "Transition" est enfin rentrée dans les mœurs et chacun se fait cannibale sont trop sourciller sur l'éthique morale.

A la façon d'un documentaire à la 3ème personne du singulier, le lecteur suit les faits et gestes de notre protagoniste. Gestionnaire d'un abattoir avant tout çà, il continue avec les nouvelles normes pour payer les soins de son bien aimé père malgré le dégoût profond qui le ronge de l’intérieur. Que faire d'autres pour supporter la vie alors que sa femme le fuit, le deuil l'accable, sa sœur l'exaspère.... jusqu'au problème de trop. Une femme.. une femelle domestique de grande qualité pour être précis, offert à ses soins en guise d'un dédommagement.

Dans tous les sens du termes, voilà un livre qui prend aux tripes. On vacille dans nos convictions, entre horreur et compassion à mesure qu'on tourne les pages. Avec toujours cette idée d'arrêter cette lecture déstabilisante mais avec l'obsession indécente de vouloir en savoir plus, savoir en fin de compte si le récit offre un échappatoire à l'horreur ou une simple trappe pour les enfers. Âmes sensibles d'abstenir.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par kadeline 2020-07-22T10:51:42+02:00
Or

Dans un futur proche, si tu manges un animal tu meurs. Comme devenir vegan est hors de question dans cette société, il a été décrété qu’une tranche de la population humaine n’était plus humaine mais était du bétail. Le narrateur est responsable d’abattoir, il a commencé avec les vrais animaux et maintenant il gère la viande non-animale. Cette lecture est très dure du point de vue du thème mais pas uniquement, c’est aussi très dur pour le lecteur car l’écriture est tel qu’on oublie très voire trop facilement qu’on a affaire à du bétail humain.

Le récit est fait de telle sorte que, sur le coup, on arrive à penser que c’est une situation normale et à aucun moment on se dit immédiatement que ce n’est pas normal il faut un temps de réflexion. C’est particulièrement fort d’arriver à nous retourner le cerveau pour nous faire accepter ou tolérer les horreurs du récit au moins dans l’instantané. On a une évolution des personnages très interessante, avec un cheminement vers une fin qui fait passer par tous les sentiments possibles et inimaginables. J’ai beaucoup aimé cette horrible lecture car c’est très bien fait. On a de l’horreur mais pas juste pour de l’horreur, elle pousse à réfléchir derrière. L’autrice est d’Argentine et comme pour plop on a un traitement de l’avenir glauque, gore et où l’homme est une plaie. Ce sont deux histoires très différentes mais qui ont une ambiance très proche qui me laisse penser qu’il existe un courant en Argentine.

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Commentaire ajouté par ManonBe 2020-06-21T16:26:43+02:00
Bronze

Bon et bien.... Je n'ai qu'un mot pour l'instant pour décrire ce bouquin.... Horrible. Mais c'est quoi cette "fin"? Le concept de base est super intéressant et dérangeant. Le livre est brut. Je.

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Commentaire ajouté par Lucie-199 2020-04-19T00:35:52+02:00
Or

Wahou.. Que dire après cette lecture plus que déroutante.. Un roman cru, des phrases courtes, incisives, précises. Ce roman nous retransmet parfaitement toute l'horreur de cet univers auquel on ne peut s'empêcher de faire un parallèle avec le notre et notre façon de consommer.

Au début, c'est la belle couverture qui m'a attirée.. Mais il ne faut pas se laisser avoir, ce livre est cru, glaçant d'effroi, et pourtant je n'ai pu arrêter ma lecture une fois commencée.

Un roman dérangeant et addictif, criant de vérité sur la nature humaine.

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Commentaire ajouté par Granny-1 2020-04-12T06:59:56+02:00
Lu aussi

" Cadavre exquis" d' Augustina Bazterrica ( 304P)

Ed. Flammarin

Bonjour les fous de lectures …..

Ouf quel livre mes amis !!!!

Moi qui ne suis pas fan de science-fiction ou de dystopie, ce livre m'a engloutie.

Un ­virus a décimé presque toute la faune.

Catastrophe écologique selon les uns, complot gouvernemental pour les autres.

Le peu d'animaux restant est déclaré impropre à la consommation

Par quoi remplacer les protéines animales ? Par des végétaux ? Mais c’est compter sans l’irrépressible appétit de tant de gens pour la viande.

Le cannibalisme devient alors une pratique courante.

Après une période passée à manger les plus faibles – immigrés, pauvres – et même les défunts, des scientifiques ont mis au point une technique d’élevage industriel d’êtres humains destinés spécialement à la consommation.

C'est la "viande spéciale" .

Un marché se met en place ainsi que les dérives parallèles.

Un homme travaillant dans un abattoir va recevoir, "en cadeau", une femme d'élevage.

Il va s'y attacher, au mépris des lois en vigueur, et la traiter de plus en plus comme un "être humain".

Comment va-t-il gérer sans sombrer dans la folie ?

Quel récit glaçant, dérangeant !

Quelle gifle !

Que de réflexions après avoir refermé la dernière page !!!

L'écriture est sèche, froide, balancée sur le papier comme de grands coups de scalpel et rend la lecture addictive.

Dystopie cruelle MAIS... est-elle tellement éloignée d'une réalité proche ?

Jusqu'où l'être humain est-il prêt à aller pour satisfaire ses désirs ?

Jamais l'expression " l'homme est un loup pour l'homme " n'a eu autant de sens.

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Commentaire ajouté par Isallya 2020-04-09T21:10:07+02:00
Argent

Ce qui m'a le plus frappée avec ce roman, c'est à quel point on parvient à "s'habituer" à tout ce que nous décrit l'autrice même si cela n'en reste pas moins glaçant. J'ai trouvé un peu dommage que l'intrigue présentée dans le résumé passe un peu au second plan, surtout dans la première partie, mais d'un autre côté j'ai apprécié la description de cette société dystopique qui peut être perçue comme une critique de notre système de consommation actuel.

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Commentaire ajouté par GeeClochette 2020-03-19T09:17:25+01:00
Lu aussi

J'ai découvert Cadavres exquis un peu par hasard. La couverture m'a interpellée, le résumé m'a paru prometteur et les critiques avaient l'air intéressantes, donc j'ai foncé. Et j'en ai surement attendu trop, ce qui explique surement ma déception.

L'histoire en soi est intéressante et pourrait pousser à la réflexion sur la consommation excessive de viande. Le postulat de faire réfléchir l'humain à l'horreur des abattoirs en y plaçant d'autres humains est malin d'ailleurs. D'autant plus que l'écriture est très crue et le travail sur le vocabulaire pour montrer à quel point on désacralise l'humain pour accepter de s'en nourrir et bien vu. On oublie presque qu'on parle d'humains. Et c'est peut-être là qu'a été l'erreur pour moi. Passé les premiers instants de dégoût, on en oublie presque le sujet finalement, et ça semble si peu possible qu'on ne fait plus le lien avec la réalité des abattoirs, ce qui devait être le but premier du livre. L'histoire du héros est intéressante certes, mais on n'arrive pas vraiment à s'attacher à lui. Cela dit, mon ressenti est certainement faussée par mon quotidien et ce que je sais déjà des abattoirs à la base, et je n'ai pas pu vraiment ressentir d'empathie pour le héros.

Pour conclure, je pense que ce livre est vraiment bien écrit, avec une bonne idée de départ et qu'il peut pousser à la réflexion si on n'est pas déjà au fait de la réalité de l'abattage des animaux, mais que l'intrigue reste assez faible.

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Commentaire ajouté par Totopinette 2020-03-17T23:30:02+01:00
Diamant

Chère Mme. Bazterrica,

Qui pourrait imaginer ce qui se cache au fond de ce roman en ne se basant que sur cette belle couverture ? Disons-le nous, cette couverture illustre le parfait inverse de votre histoire. Cette couverture est à votre roman ce qu’est une antiphrase à une phrase. Elle est douce, belle, chaleureuse … Personne ne saurait imaginer ce que vous y avez caché.

La couverture de votre roman m’a forcément séduite. Puis, j’ai lu le résumé de votre maison d’édition. Quelle surprise ! Cette histoire, je me la suis imaginé plus d’une fois. Et plus d’une fois, je me suis demandé si un jour quelqu’un aurait l’audace de l’écrire. Vous l’avez eu ! Et je vous en remercie vivement.

En plus de raconter une histoire que j’ai rêvé de lire, vous m’avez emporté par votre écriture. Aussi douce qu’incisive. Aussi belle que cruelle. Et de la cruauté, c’est de cela que vous nous parlez. C’est dans un monde cruel que vous nous faîtes basculer. Que l’on soit prêt … ou non.


J’étais prête, mais je ne m’attendais pas à ce « jusqu’au-boutisme ». J’ai aimé être parfois écœurée, dégoutée, affligée, énervée. Je n’ai pas aimé imaginer mes semblables vivre cette vie décousue, sans dessus-dessous. Mais j’ai aimé me dire que ce roman allait servir à rappeler à mes semblables que tous êtres vivants méritaient le respect et le bien-être. Oui, les animaux le méritent. Eux qui se font abandonner, élever pour être sacrifiés, torturer … Leur souffrance n’a pas de limites.

Avec ce roman, vous avez posé les mots nécessaires : Que penserait un Homme s’il vivait à la place des animaux ? Quelles seraient ses émotions ?

Votre histoire m’a littéralement emportée. J’ai apprécié découvrir cette Vie complètement déshumanisée. Certes, certains vous reprocheront ces cruautés. Personnellement, je trouve cela nécessaire. C’est en choquant les gens que les messages sont compris. Et vous l’avez fait d’une main de maître !

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Tejo. Je regrette simplement que le twist de fin n’ait pas été plus étonnant. À mon sens, Tejo allait inévitablement réagir de cette façon. Pourquoi ? Parce que jamais ce personnage n’a fait preuve de réels sentiments ... sauf quand il s’agissait de sa vie passée. Jasmin, quant à elle, est un personnage vitrine. On la regarde de loin, mais ces émotions ne nous atteignent pas. Elle est une comme une Chose ... et c’est là toute la réussite de votre travail. Les actes de vos personnages ne contredisent pas leurs pensées. Il n’y a pas d’incohérence.

Oui, c’est un roman dur. Très dur. Mais la vie n’est pas douce. Et la vie que nous faisons endurer à ces pauvres animaux est loin d’être douce ...

J’espère que ce roman poussera à la prise de conscience. Sans pour autant devenir végan ou végétarien ... mais juste réfléchir à la Vie qui a été sacrifiée pour nous nourrir avant qu’on ne la dévore !

J’espère de tout cœur avoir la chance de vous lire à nouveau. Continuez à choquer et à bouleverser les lecteurs malgré les critiques négatives. Vous savez ce que l’on dit : « Il vaut mieux qu’on parle de vous en mal plutôt qu’on ne parle pas de vous ». Je parlerai de vous, en bien !

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Diamant

Un terrible choc au début, au milieu et surtout à la fin de ce roman... Écho de ces derniers jours.

Nous sommes après la GGB - la Grande Guerre Bactériologique. Les animaux ont été affecté par un virus les rendant mortels, ce qui a conduit à leur extermination. Mais pas d'animaux = pas de nourriture... Les "humains" ont donc eu la merveilleuse idée de devenir cannibales. Tout d'abord illégal, cette pratique est autorisée avec toute une législation, des abattoirs spéciaux pour de la viande dite "spéciale".

.

Que dire de cette lecture ? Un seul mot domine : dégoût. Non, plusieurs : horreur, choc, stupéfaction.

Franchement ce livre m'a heurté comme jamais. Je pense que j'ai dû pâlir de nombreuses fois durant ma lecture tellement le récit est fort, cruel et déterminé à aller au bout de son idée, à savoir : la décadence de l'humanité qui se complaît dans l'horreur, le mensonge et l'innommable.

L'écriture est directe, sans faux-semblant; elle blesse par sa précision chirurgicale quand elle décrit les corps, les découpages, la chaîne de transformation de la "viande". Les émotions du narrateur rajoute une couche à l’écœurement, à l'incompréhension face à ce qu'est devenu l'homme après la "Transition". Tout est rationalisé, aseptisé, rendant cette consommation parfaitement logique, résultant d'une soit-disant survie nécessaire.

Une histoire qui fait écho à notre présent avec des thèmes comme la condition des animaux dans nos abattoirs, le véganisme, la manipulation et la cupidité des gouvernements (y a-t-il vraiment un virus ?) et des plus riches, la décadence de l'humanité qui poussée par la peur devient sauvage et qui commet l'indescriptible (des femmes enceintes, des enfants, des hommes mangés en toute impunité). Chaque mot est un coup de poignard, un appel à la prise de conscience de la folie humaine.

A la lecture, je me suis sentie mal, dégoûtée, fascinée. On est dans un crescendo avec un suspense insoutenable. Mais je crois que pour moi le choc fut la fin... Abasourdie, j'ai lu les deux dernières pages en essayant de comprendre. Pardon mais ce fut une grande claque dans ma gueule, tout simplement. Coup de cœur.

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Commentaire ajouté par Alahelo 2020-03-14T11:44:35+01:00
Lu aussi

J'avais terriblement envie de lire ce livre de part ses retours plutôt positifs et surtout le sujet, mais j'ai vraiment été déçue. J'ai eu l'impression que son but était de nous choquer, de nous révulser, de mettre le plus de trucs dégueus possible sans vraiment chercher à aller plus loin. Ce n'est que mon avis, mais du coup je n'ai jamais réussi à accrocher. Même la fin ne m'a pas convaincue...

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Commentaire ajouté par kymmy38 2020-02-13T18:51:30+01:00
Argent

Dur de décrire l'atmosphère de ce roman d'anticipation. Nous suivons Marcos Tejo, un homme qui vient de perdre son enfant de la mort subite du nourrisson. Celui-ci travaille pour un abattoir. Jusque là rien d’inhabituel mais voilà, un virus mortel à décimé l'espèce animal et les hommes qui ne peuvent pas apprendre à manger autres choses que des animaux, ne trouvent pas d'autres solutions que de créer une nouvelle espèce humaine pour sa viande. Et c'est là que le livre est rude, à un moment est raconté la chaine d'abattage de l'abattoir. Et c'est horrible. Certaines personnes en viennent à voler les corps des morts après les enterrement pour la viande. Je ne sais pas si l'autrice est fervente du véganisme et qu'elle essaye de nous dégouter mais elle y arrive parfaitement. Elle nous fait pointer également la surpopulation qui va à notre perte Et quelle fin !

La conclusion surtout à la sortie de cette lecture, c'est de me dire quelle tristesse un monde sans animaux et pas pour leur viandes.

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Date de sortie

Cadavre exquis

  • France : 2019-08-21 (Français)

Activité récente

Distinctions de ce livre

Évaluations

Meilleurs classements dans les Listes Booknode

Les chiffres

Lecteurs 91
Commentaires 29
Extraits 10
Evaluations 50
Note globale 7.3 / 10

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