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Bibliothèque de camiR : Mes envies

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Lames vives, Livre 1 : Obédience Lames vives, Livre 1 : Obédience
Ariel Holzl   
Merci infiniment aux éditions Mnémos pour cet envoi !

Coucou les petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour mon avis sur une lecture faite dans le cadre du PLIB (effectivement, je fais partie du jury 2020, SURPRISE !), j'ai nommé celle du premier tome de Lames vives, Obédience, signé Ariel Holzl. Et oui, je me mange de cet auteur à toutes les sauces en ce moment on dirait ! Cependant, force est d'admettre que Lames vives a bien failli me faire frôler l'indigestion et croyez bien que je sois la première à m'en navrer...

En effet, si le premier tome de Fingus Malister et celui des Sœurs Carmine avaient su véritablement m'enchanter, cela n'a en revanche pas été le cas pour ce qui est du premier volet de Lames vives. L'écriture toujours aussi délicieuse et entraînante d'Ariel Holzl a su me convaincre de donner à ce dernier sa chance jusqu'au bout ; néanmoins, malgré les qualités indéniables que j'ai pu relever au cours du récit, je n'en suis pas moins restée déçue et surtout profondément frustrée en refermant ce livre.

Ce que je ne peux nier, c'est que, comme pour les fois précédentes, l'auteur est parvenu à créer un univers incomparable à aucun autre, extrêmement riche et complexe qui ne manque certainement pas de fasciner. Et comme je le disais à l'instant, la plume d'Ariel Holzl est si minutieuse, ingénieuse et singulière qu'elle pourrait nous embarquer n'importe où sans aucun problème. C'est ainsi que je suis parvenue à terminer ma lecture de ce roman, en faisant fi tant que j'étais encore plongée dans celui-ci du fait irréfutable qu'aussi bien construit soit-il, le monde dépeint dans Lames vives me laissait résolument de marbre et il en allait de même pour ses habitants.

Bien entendu, je ne suis pas un être sans cœur et j'ai ainsi ressenti un tant soit peu de compassion et d'intérêt pour l'ensemble des protagonistes à certains moments donnés de l'intrigue mais il n'empêche que je n'éprouvais aucune sorte d'affinité à leur égard. Je dirais même qu'ils me mettaient tous d'une certaine manière mal à l'aise car j'avais l'impression très déroutante de faire constamment face à des personnes mi-humaines, mi-machines ; et je peux vous assurer que ce commentaire ne vaut pas que pour les « lames vives ». Par ailleurs, j'ai été pour le moins déroutée de constater que, si ces derniers donnent leur nom à la duologie, ils n'ont sont à mon sens pas les figures majeures. A mes yeux, ce sont les « magnites », fleuron de l'aristocratie qui se sert des lames comme d'authentiques machines de guerre, qui occupent cette position. L'on sait au fond bien peu de choses sur la révolte de ceux qui deviendront les futures lames, sur comment la société d'Obédience s'est réorganisée après la chute du régime des Haa'thi, sur ce qu'il y avait avant Obédience en terme de hiérarchie sociale et politique justement, le pourquoi du comment... Bref, j'aurais voulu un premier tome beaucoup plus introductif au lieu de nous balancer direct dans le feu de l'action comme l'auteur a décidé de le faire ici. Pourtant, le procédé in media res ne m'avait absolument pas gêné avec Fingus Malister et Les sœurs Carmine mais il faut croire que Lames vives aurait dû me livrer plus de clés afin que je me sente moins perdue et en en dehors de l'histoire, plus impliquée. Après, peut-être qu'Ariel Holzl nous réserve l'histoire de la genèse d'Obédience pour le livre deux. Je croise fort les doigts, en tout cas.

Pour conclure, je dirais que Lames vives est une série avec énormément de potentiel, comme les autres œuvres de l'auteur, mais il en fallait néanmoins plus pour me séduire. Il faut croire que la fantasy orientale et moi, ça a du mal à passer (exception faite pour Une braise sous la cendre, saga que j'aime du plus profond de mon petit cœur). Je suis en train de me dire aussi que Lames vives est avant tout une dystopie, genre que je porte aux nues avec ardeur et passion habituellement mais dont je commence lentement mais sûrement à me lasser on dirait. C'est du moins ce que Lames vives semble me confirmer et cette révélation personnelle m'attriste autant qu'elle me soulage car je reconnais et accepte ainsi que mes goûts notamment livresques changent et que je dois évoluer, tester d'autres choses pour mieux revenir à mes premiers amours. Au fond, j'ai l'impression que Lames vives n'aura été que la victime collatérale d'une histoire d'amour qui commence à devenir sérieusement compliquée. En tout cas, j'ai trouvé cet univers trop hermétique, sombre et glacial pour moi. Cependant, je ne lui dis pas « Adieu » pour autant ! En effet, le final ren-ver-sant que nous offre l'auteur dans les dernières pages du livre me pousse à vouloir lire la suite et découvrir ainsi le dénouement final de tout ce sacré bazar. Il n'y a qu'Ariel Holzl pour nous proposer des cliffhangers de fins de tome pareils qui font (presque) changer la donne !
Le Paris des merveilles, Tome 1 : Les Enchantements d'Ambremer Le Paris des merveilles, Tome 1 : Les Enchantements d'Ambremer
Pierre Pevel   
Qu’on se le dise, j’ai choisi ce livre à 90% pour la couverture, le synopsis a ajouté les 10% restant. Et pour une fois l’habit a fait le moine.

Ce roman nous dépeint un Paris merveilleux, chaque petit détail n’a pas fini de nous surprendre. Il n’est pas rare de croiser fées, ogres et arbres parlant dans notre capitale, tous sont différents, mais cohabitent à merveille. L’univers fantastique n’est pas oublié au fur et à mesure que l’intrigue se développe, il y a toujours un élément de description qui nous connecte à ce Paris des merveilles que ce soit un chat qui parle ou des fées lucioles qui virevoltent près d’une voiture.

L’écriture de Pierre Pevel est formidable, elle nous plonge entièrement dans le 20e siècle et, bien que soutenue, elle est remplie d’humour. L’auteur nous apostrophe quelquefois et nous implique vraiment dans l’aventure du héros.

Les personnages sont vraiment authentiques (dédicace à Haussont du Clairon) et vous en connaissez déjà certains (Méliès par exemple). Le mage, Louis Griffont, est un héros gentil, intelligent et parfois grognon, mais il est impossible de ne pas s’y attacher. Il en est de même pour la baronne Isable de Saint-Gil, une femme, une vraie. Forte, fière et intelligente, sensible également, c’est un personnage nuancé et formidable, une héroïne qui mériterait d’être dans plus de romans… Elle et Griffont vont tenter d’élucider un meurtre qui cache un terrible secret puisqu’il remet en cause l’accession du pouvoir de Méliane, la reine actuelle.

En plus d’être un superbe narrateur, Pierre Pevel créer une intrigue fascinante, digne d’un véritable roman policier. Les indices et les personnages ont tous leur importance et on se retrouve malgré nous à mener l’enquête. La passion qui unit Louis et la baronne est tendre et mélancolique (puisqu’ils étaient jadis mariés, mais sont maintenant séparés), elle change des clichés de la littérature. Ils entretiennent une relation amicale et pleine de tendresse, mais ils savent tous deux qu’ils ne pourront jamais revivre leur amour. Les personnages de Pierre Pevel ne sont pas parfaits et plus tout jeunes, les relations qu’ils entretiennent ne sont pas des stéréotypes et c’est ce qui fait la force de ces derniers.

Le seul bémol, celui qui m’a empêché de faire de ce livre un coup de cœur est la fin. Le roman, bien que fantastique, joue sur une intrigue tout à fait réaliste, (volonté de pouvoir, rapports de force et secrets compromettants) mais la fin est pour moi trop facile. L’auteur c’est servi de la magie pour « tout résoudre » et les personnages, qui avaient un rôle très important se retrouvent mis au second plan et toutes les étapes qu’ils ont traversées perdent de leur valeur. La résolution de la quête est telle que je me l’attendais, mais le moyen d’y parvenir (intervention quasi-divine) est pour moi un gros point faible. Le seul point faible.

Bien que la fin ait été une petite déception, il me reste encore deux tomes à dévorer et j’ai passé une excellente lecture. J’ai eu du mal à prendre un autre livre, car le style de l’auteur m’avait vraiment embarqué.

http://hamge.esy.es

par Calippo
Le Protectorat de l'Ombrelle, une Aventure d'Alexia Tarabotti, Tome 1 : Sans Âme Le Protectorat de l'Ombrelle, une Aventure d'Alexia Tarabotti, Tome 1 : Sans Âme
Gail Carriger   
J'ai trouvé ce livre ABSOLUMENT DELICIEUX !
Etant férue de l'époque Victorienne ainsi que de la répartie et de l'éloquence Anglaise, j'ai été...RAVIE par cette histoire.
Nous voilà plongé dans ce Londres du XIX siècle où les créatures surnaturelles sont connues et vivent auprès des "Normaux".
Alexia est une héroïne atypique, indépendante et cultivée pour une femme (rapport à l'époque). Elle s'affirme en disant clairement ce qu'elle pense sans se soucier de l'opinion ou de choquer son auditoire. Elle le fait même avec une certaine délectation!
Curieuse et avide de nouvelles expériences, elle va croiser la route de Lord Maccon - loup-garou de son état - qui se fera un plaisir de la faire sortir de ses gonds et de l'initier à certaines situations troublantes et sensuelles.
L'écriture et les dialogues sont tout à fait charmants, SO BRITISH !, un brin Austenien.
Une héroïne totalement iconoclaste.
J'attends le tome 2 avec impatience!
Merci à Morrigan et Sonia-2 pour leurs avis et conseils quant à la lecture de ce livre.
A LIRE

par ccmars
Les Aînés, tome 1 : Les Cycles corrompus Les Aînés, tome 1 : Les Cycles corrompus
Serenya Howell   
J’ai commencé à lire des romans très jeune grâce au talent de Mary Higgins Clark dont je dévorais tous ses romans alors que je n’avais que 7 ou 8 ans à peine. En une vingtaine d’années, j’ai lu plus de 1500 romans différents et celui qui occupe la première classe du classement est le même depuis 1997. 23 années qui viennent d’être « bousillées » par ce petit ovni écrit par une jeune bordelaise d’à peine 30 ans.

Après quelques pages seulement, j’ai compris qu’il ne s’agissait pas d’un roman comme un autre, que j’avais entre mes mains une pure merveille que j’ai dévorée en quelques heures seulement. Je m’étais même obligé à attendre une année avant de publier la chronique que vous êtes en train de lire au risque de faire trépigner d’impatience l’auteure (avant de finalement craquer en la publiant aujourd’hui). Qualifiant ce premier roman de « coup de coeur » après seulement quelques minutes de lecture, je ne me sentais pas suffisamment objectif pour en tirer une critique littéraire constructive et donc, sans le moindre intérêt pour d’éventuels futurs lecteurs.

Je me suis donc lancé dans une deuxième lecture qui accentue encore davantage ma certitude d’avoir entre mes mains une pure merveille digne des plus grands auteurs de ces 50 dernières années. Après quelques mots à peine, le lecteur ne fait plus partie de ce monde et se retrouve, malgré lui et très naturellement, immergé dans l’univers qui sort de l’imagination de l’auteure avec une facilité déconcertante. A chaque fois que j’interrompais ma lecture, quelques heures venaient de passer et il me fallait systématique quelques minutes pour me souvenir que je n’étais pas dans l’histoire et que je lisais un livre.

J’avais cette étrange impression d’avoir établi un lien unique avec les mots, avec l’intrigue et avec les personnages à l’image de ce lien si rare et unique qui lie un dragon avec son maître.

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Si vous avez l’habitude de me lire, vous savez que je n’aime pas me servir du résumé d’un roman afin de construire ma chronique car j’estime que c’est le boulot du lecteur de lire le résumé proposé par l’auteur et/ou l’éditeur sans oublier que trop nombreux sont les blogueurs et critiques littéraires qui se limiteront du synopsis pour terminer sur un « J’aime bien car on parle de dragon ! ». Mais quand l’auteur se limite à une description aussi énigmatique, on peut envisager une petite exception.

Serenya Howell nous propose de suivre les aventures d’un jeune homme destiné à devenir le Maître de l’un des sept dragons assimilés comme des dieux et admirés de tous. Après avoir été une première fois appelée à assister à une éclosion (synonyme de la désignation d’un nouveau maître), la Reine des Ainés intervient et lui réserve une surprise de taille. Il existe un huitième dragon. Celui que tout le monde haï. Il représente la Mort. Asroth, le Maudit, est sur le point d’éclore à son tour et désignera son prochain maître.

L’élu malheureux parviendra-t-il à renverser la mentalité dévastatrice et sanguinaire de ce dragon qui sème, avec joie, la mort ?

Mon avis :

Alors que j’ai un petit faible pour les dialogues, je me suis laissé surprendre par ce roman où les discussions sont relativement « rares » grâce au choix judicieux de Serenya Howell de proposer à ces lecteurs toutes les pensées des différents narrateurs. C’est un peu comme si nous étions leur confident secret à qui ils se confiaient.

Cela accentue davantage un côté immersif très présent. Pas une seule seconde, je n’ai douté de ce que j’étais en train de lire. Cela me semblait si évident que les dragons existent, vraiment ! Sans douter non plus qu’ils règnent sur le monde en compagnie des hommes et ce n’est qu’une fois le roman refermé que j’en viens à regretter ce monde dans l’auteure a probablement été le témoin dans une autre vie.

Après de nombreux échanges sur les réseaux sociaux, je me suis rendu compte que Serenya Howell est une grande stressée et attend, avec inquiétude, les premiers retours sur son roman. Une fois de plus, je peux dire que cette jeune trentenaire est complètement cinglée.

En ce qui me concerne, quand je sortais d’un examen, je savais pertinemment si j’avais réussi. De même que je suis parfaitement conscient que je n’ai aucun talent inné pour écrire une histoire. Serenya Howell n’est-elle donc pas consciente d’être une auteure exceptionnelle et qui possède un réel don pour narrer ces histoires ? C’est la première fois, depuis l’avénement Harry Potter en 1997, que je me retrouve dans cet état de béatitude.

Serenya Howell nous propose trois parties pour ce premier roman édité aux éditions Plume Blanche. J’aurais préféré qu’elle ne propose pas les deux dernières pour ce premier volume. A la fin de ce dernier, j’étais dans un état de détestation total pour l’auteure au point de lui envoyer illico presto un colis piégé pour me venger. Et pourtant, ce que j’apprécie le plus dans un livre, c’est être piégé par son auteur qui nous oblige à devoir patienter de longs mois avant de connaître le dénouement final.

Serenya Howell a pris le parti de proposer une « solution » au dénouement dramatique de la première partie et se tire finalement une balle dans le pied, car elle m’a enlevé la moindre once d’imagination sur la suite des événements à la limite du classique « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

Finalement, et même si son emploi est utilisé exclusivement en littérature pour désigner des actions incertaines, je n’ai pas apprécié l’utilisation du subjonctif imparfait qui, d’une certaine manière, vieillit et alourdit le texte.
Charley Davidson, Tome 13.5 : The graveyard shift Charley Davidson, Tome 13.5 : The graveyard shift
Darynda Jones   
From New York Times and USA Today bestselling author Darynda Jones comes a new story in her Charley Davidson series…

Guarding a precocious five-year-old who is half-human, half-god, and 100% destined to save the world is no easy feat.

Garrett Swopes was the ultimate skeptic until he met a certain hellion and her husband. They vanished after stopping a catastrophic event and left him, a mere mortal, in charge of protecting their gift to mankind. But when she disappears as well, he needs the help of another breed of hellion. One who can see past the veil of space and time. One who betrayed him.

She will get a truce in the deal, but she will never earn his forgiveness.

Marika Dubois’s son—a warrior in the coming war between heaven and hell—was foreseen long before his birth. But to create a child strong enough to endure the trials that lay ahead, she needed a descendant of powerful magics. She found that in Garrett Swopes and tricked him into fathering her son. A ploy he has never forgiven her for. But when he knocks on her door asking for her help, she sees the fierce attraction he tries to deny rise within him.

And Marika has to decide if she dares risk her heart a second time to help the only man she’s ever loved.

**Every 1001 Dark Nights novella is a standalone story. For new readers, it’s an introduction to an author’s world. And for fans, it’s a bonus book in the author’s series. We hope you'll enjoy each one as much as we do.**


par kerila
Fingus Malister, Tome 1 : Feux follets, mandragore et cadavre frais Fingus Malister, Tome 1 : Feux follets, mandragore et cadavre frais
Ariel Holzl   
Coucou les petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour ma chronique dédiée au premier tome de Fingus Malister, une saga jeunesse à l'atmosphère résolument sombre, ensorcelante et déjantée signée Ariel Holzl (oui, je découvre ENFIN la plume de cet auteur, il était temps !)

C'est simple, ce livre, c'est typiquement le genre de lecture que j'aurais adoré avoir lorsque j'étais enfant. Il possède en effet tous les attributs pour séduire un très jeune lectorat... mais aussi les plus grands : un univers tout bonnement fascinant qui a sa propre identité (le patelin de Bedlam est à mes yeux un personnage à lui tout seul), une histoire palpitante qui devient de plus en plus folle et abracadabrante au fil des pages qui se tournent, de la magie tourneboulante qui suinte de chaque mot, de chaque phrase, du mystère, des aventures complètement ahurissantes qui s'enchaînent sans discontinuer, un rythme effréné au niveau de l'action qui nous embarque dans un tourbillon de folie (l'influence des 7 vies de Léo Belami et de ses ravissantes années 80 se fait encore ressentir chez moi, visiblement), une plume pétillante et malicieuse et last but not least un humour décapant, irrévérencieux et qui redonne assurément le sourire, voilà tous les ingrédients nécessaires pour la recette de Fingus Malister, premier du nom à tout le moins. Cependant, je ne doute pas que la suite de la saga sera du même acabit. Je fais confiance à l'auteur les yeux fermés au sujet de cette question-là !

Mais surtout, ce qui m'a le plus séduite dans cette histoire, ce sont ses protagonistes. J'ai trouvé en effet que Fingus était un jeune héros indubitablement inoubliable et extrêmement attachant, et ce justement parce qu'il est aux antipodes du personnage enfant traditionnel acteur de sa propre épopée qui essaye sans relâche de prendre les bonnes décisions et de faire ce qui lui semble juste en prônant l'altruisme et l'hardiesse au quotidien. Pour ce qui est du courage, Fingus n'en manque certes pas, toujours prêt à foncer tête baissée dans les pires magouilles possibles et imaginables ; et encore, s'il pouvait éviter de se coltiner le sale boulot, ça l'arrangerait (d'où tout l'intérêt d'avoir une Polly dans son entourage). En revanche, en ce qui concerne la question de la générosité et du bien-être d'autrui... Disons que notre apprenti seigneur du mal n'a pas un mauvais fond mais faire dans la charité et l'abnégation, ce n'est résolument pas sa priorité. Y'a encore du travail à réaliser là-dessus !

Vous l'aurez compris, Fingus n'est pas exempt de défauts et au sein de sa propre histoire, il est automatiquement placé du côté obscur par les habitants de son village. C'est à mon sens ce qui nous permet de véritablement ressentir de l'empathie pour lui : Fingus n'a jamais pu choisir son destin, abandonné de tous dans un manoir définitivement peu reluisant et salubre (le reste du bourg ne vaut pas mieux, vous me direz) et, alors qu'il a pourtant grandi et gagné son indépendance à la force des épreuves que la vie a placées sur sa route, il continue à jouer le rôle que l'on attend de lui, à savoir celui du grand méchant de l'histoire. J'ai éprouvé beaucoup de peine à l'égard de ce petit bonhomme qui n'a jamais eu d'autre choix que de se conformer à l'image exécrable que l'on se fait de lui depuis sa naissance, celle de seigneur des ténèbres (pas celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, hein), comme si on lui avait gardé sa place bien au chaud et qu'on attendait qu'une chose : qu'il redevienne l'affreux vilain à abattre comme le furent les membres de sa famille avant lui. Le fait que Fingus soit placé au centre du récit et non en personnage secondaire comme c'est le cas de l'antagoniste dans les contes/récits pour enfants traditionnels permet de casser le manichéisme ambiant et de se rendre compte que personne n'est ni tout blanc ni tout noir dans cette bourgade crasseuse indéniablement austère, peu accueillante et attirante pour qui a un peu de bon sens et de respect pour l'hygiène de soi (je vous jure, en lisant ce roman, j'avais envie de m'enlever de la boue et de la poussière imaginaires incrustées sous mes ongles et de prendre plusieurs douches d'affilée - c'est dingue, n'est-ce pas ?). Par exemple, Ammonia, qui est censée exécrer Fingus pour tout ce qui le constitue, lui ressemble beaucoup et a notamment les mêmes objectifs que lui. J'ai pour ma part énormément apprécié ce personnage féminin qui ne manque pas de culot et d'aplomb, qui cache aussi bien son jeu sous ses beaux airs (la propreté, c'est pas son fort non plus), et qui m'aura fait me gausser à moult reprises.

Cependant, celle qui méritait incontestablement son paragraphe pour elle toute seule, c'est bien Polly Parsley ! J'ai trouvé cela très drôle qu'elle s'appelle ainsi car elle m'a justement rappelée une autre héroïne prénommée Polly, celle issue du tout premier tome de Narnia, Le neveu du magicien. Comme cette dernière, Polly est loin d'être une simple acolyte du héros principal qui est là pour faire office de figurante. Elle a au contraire une véritable influence positive sur celui-ci et est celle des deux qui fait sans doute le plus montre de jugeote, d'intelligence et d'ingéniosité. Encore une fois, que seraient les garçons sans les filles ? Rien, cela me semble être une évidence qui ne se démontre et ne se conteste même plus. Une chose est sûre à propos de Polly, c'est que sous ses apparences de girl next door ringarde et rabat-joie sur les bords se cache un cœur en or et une sorcière d'exception. La crème de la crème, quoi !

Pour conclure, je ne peux que vous encourager à vous procurer ce premier tome de Fingus Malister séance tenante. Quelque soit votre âge, vous ne pourrez que tombée sous le charme de ce pouilleux et mémorable petit coin de monde magique qu'est Bedlam ainsi que de ses habitants pour le moins... singuliers et tonitruants. Ce n'est pas mon petit chouchou de Fingus Malister qui vous dira le contraire, ça, c'est certain-! Alors, tout à bord de votre balai volant, les ennuis en cascade vous attendent ! Et ils ne font que commencer...
La Couleur du mensonge La Couleur du mensonge
Erin Beaty   
La couleur du mensonge… sa magnifique couverture, son résumé un peu trop détaillé, mais particulièrement intrigant… Voilà un titre qu’il me tardait de recevoir, et une histoire que je me languissais de dévorer ! Je n’ai pas attendu : je me suis jetée dessus sans tarder et je l’ai terminé très rapidement. Ce premier tome s’est révélé être un page-turner bourré de surprises.

Sage vit à la charge de son oncle et sa tante. Pour une fille telle qu’elle, le seul choix dont elle dispose est celui du mariage. Pourtant, Sage ne l’envisage pas un instant. Son caractère impétueux et son don aigu pour analyser les autres font d’elle une personne difficile à contenter. Un jour, son oncle lui annonce qu’il a réussi à lui obtenir une entrevue avec la marieuse la plus cotée du pays. Même si elle n’en a pas la moindre envie, Sage se plie à sa décision et rencontre donc Maitresse Rodelle. Mais on ne se débarrasse pas aussi facilement de sa langue bien pendue, et Sage n’est pas une fille qui se plie aux règles élémentaires. Plutôt que de lui trouver un mari, Maitresse Rodelle la prend comme apprentie. Les voilà bientôt à sillonner les routes afin d’accompagner de jeunes célibataires vers la capitale où elles seront mariées aux plus beaux partis du royaume. Escortées par une troupe militaire aux intentions douteuses, Sage va se lancer dans une aventure des plus inattendues.

Ce qui m’a d’abord séduit dans La couleur du mensonge, c’est son cadre bien particulier. Un univers aux allures médiévales, tout en se retrouvant dans la peau d’une apprentie entremetteuse… ça me plaisait énormément ! Il m’est très vite apparu que ce titre ressemblait à certains ouvrages de fiction historique, tout en apportant un vent bienvenu de nouveauté et d’une certaine modernité.

On le remarque surtout à travers Sage, une héroïne qui ne s'en laisse pas compter, opiniâtre avec un caractère de feu. Fine observatrice, elle m’a impressionnée plus d’une façon. Elle m’a fait penser à un petit animal sauvage qui mord parfois la main qu'on lui tend.

On suit également Ash et Queen, deux hommes chargés d’escorter les jeunes filles jusqu’à la capitale. Il y avait quelque chose chez Ash qui me dérangeait, sans que je parvienne à mettre le doigt dessus. En revanche, j’ai eu un faible pour Queen (quand vous aurez lu le livre, vous comprendrez l’ironie de la situation).

Là où Sage s’avère trop prompte à passer aux conclusions, Queen, lui, se montre trop pressé dans chacun de ses actes. Les histoires de Queen et de Sage sont différentes en tout point, mais leur route finit par s'entrecroiser par la force des choses. Et ça donne quelque chose… d’intéressant, je dirais !  

La prise en main du roman n’a pas été sans quelques difficultés, en ce qui me concerne. Le début, avec sa légère surcharge de plans stratégiques, m'a paru un peu difficile à intégrer. Mais après une centaine de pages, toutes les pièces du puzzle se mettent en place et j'ai pris énormément de plaisir à découvrir cette histoire.

L'univers créé par Erin Beaty est fourni, la psychologie des personnages bien amenée et sans artifices. L'auteur nous les présente tels qu'ils sont et nous offre des dialogues particulièrement percutants.

Au niveau du style et du contexte, j’ai beaucoup pensé à The Curse qui est une saga que j'affectionne énormément. Ça bouge dans tous les sens, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Erin Beaty joue avec nos nerfs, les personnages rusent, mentent et se cachent de lourds secrets. La manipulation atteint un tel niveau qu'au bout du compte, on ne sait plus très bien qui manipule qui. 

Quand on parvient au point de rupture où les masques s'abaissent, c'est la confusion qui règne. J'ai commencé à revenir en arrière pour relire certains passages et faire la lumière sur des dialogues un peu nébuleux. Une chose est certaine : les personnages cachent sacrément bien leur jeu. Et c’est sans doute ce que j’ai le plus aimé dans ce premier opus !

En résumé, stratégies militaires et paranoïa sont de mise. La couleur du mensonge est un roman qui s’apprivoise, où la vérité se mérite. Ne croyez pas tout ce que vous lisez, vous risqueriez de tomber dans le panneau, comme moi ! Ici, tout le monde cherche à en apprendre sur tout le monde. Les personnages rivalisent de ruses pour découvrir ce que cachent leurs interlocuteurs. Prêts pour une aventure où les mensonges sont au cœur de toutes les préoccupations ?


Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/la-couleur-du-mensonge-erin-beaty
Le Chant du Troll Le Chant du Troll
Gilles Francescano    Pierre Bottero   
Je n'ai pas assez de mot pour d'écrire ce livre.
Je suis restée émue du début jusqu'à la fin tellement j'ai trouvé ce livre beau dans tout les sens du terme.
Il est vraiment bien écrit comme on pouvait l'attendre de Pierre Bottero et les illustrations sont magnifiques.
Il peut paraître un peu "enfant" comme l'a dit HarmOnie en voyant la couverture mais il ne l'est pas du tout, le sujet traité à travers l'histoire et trop important pour que ce livre ne s'adresse rien qu'aux enfants.
Je conseille à tous ce qui aime les livres de P. Bottero de le lire et même à ce qui ne les ont pas forcément aimés, je pense que ce livre est pour toute les personnes et pour tout les âges.

par Ewilan24
La Quête d'Ewilan (BD), Tome 2 : Akiro La Quête d'Ewilan (BD), Tome 2 : Akiro
Lylian    Laurence Baldetti    Pierre Bottero   
Un tome 2 à la hauteur du premier! La fidélité de la bande dessinée au roman est toujours aussi appréciable. Le point faible reste, pour moi, la représentation des personnages. Ewilan, Salim et Edwin ressemblent à peu près à ce que j'avais imaginé, mais pour Bjorn par exemple, je l'avais toujours vu très imposant, avec une petite bedaine, alors qu'il est tout fin et efféminé dans la bande dessinée. Je trouve que ça enlève de son charme. Idem pour Ellana. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais le personnage dans la bande dessinée ne dégage pas la même prestance que dans le roman. Et le point fort de la BD qu'il faut absolument souligner, ça reste à mon avis les paysages qui sont vraiment magnifiques. Bref, j'ai hâte de lire le prochain tome!
La Quête d'Ewilan (BD), Tome 1 : D'un Monde à l'Autre La Quête d'Ewilan (BD), Tome 1 : D'un Monde à l'Autre
Lylian    Laurence Baldetti    Pierre Bottero   
Avant de me lancer dans ma chronique, une petite précision : j’ai conscience d’être un peu sévère, intransigeante même ; sachez juste que vous avez ici une inconditionnelle de Pierre Bottero, tombée dans la potion magique quand elle avait huit ans, qui a lu tellement de fois chacun de ses livres qu’elle pourrait voyager en Gwendalavir les yeux fermés et connaît tous les meilleurs coins à framboises de la Forêt Maison des Petits. Oui, c’est moi, enchantée.
Attention, je n’ai pas non plus dit que j’avais l’intention de démolir cet ouvrage ; je veux juste préciser que mon avis n’est pas (et ne peut pas être objectif). Parce que là, on touche carrément à de l’affectif.

Cette bande-dessinée est donc l’adaptation de la première moitié du premier tome de La Quête d’Ewilan, D’un monde à l’autre. Les tout débuts de cette belle aventure.
Au premier coup d’œil, le lecteur sait qu’il tient entre ces mains un superbe objet. Très grand format, couverture bien épaisse et bien dure, un beau papier, c’est magnifique. J’adore.

Avant de parler du contenu de la bande-dessinée elle-même, je tiens à glisser un mot sur les dessins. Le style de Laurence Baldetti est assez différent de ce à quoi je suis habituée, mais j’ai bien accroché. Malgré quelques dessins un peu simples pour la partie qui se passe dans notre monde, il y a de jolies idées et de très sympathiques trouvailles, et, si j’étais loin de m’imaginer les personnages comme ils sont ici représentés, leurs traits très marqués leur donnent un charme et un caractère qui ne sont pas pour me déplaire. Quant à Gwendalavir, ses paysages, ses animaux et ses plantes, c’est impressionnant. Deux petits bémols : tout d’abord, mais c’est très personnel, je n’ai pas du tout accroché avec le peu d’Ellana qu’on peut apercevoir. Les autres personnages étaient différents, oui, mais leur esprit restait le même. Là, c’était comme si un panneau lumineux clignotait sous mon nez : non, ce n’est pas elle ! Mais on verra ce que ça donnera par la suite, et je me braque probablement pour rien. Et, sinon, j’ai aussi trouvé que les images et les actions s’enchaînaient parfois trop rapidement, sans vraies transitions ; dans certains rares passages, il s’agissait presque plus d’illustration que de bande-dessinée. Encore un détail, mais un détail qui pourrait facilement être amélioré et rendrait tout ça encore meilleur ! Mais le bilan côté dessins reste très positif. Un très très gros coup de cœur pour le fameux « visage du bonheur », extrait du « Cancre » de Prévert. Rien à dire, c'est magique.

Passons donc à l’adaptation elle-même, réalisée par Lylian K. D’abord, un bon point : on note une vraie fidélité au texte, les détails sont respectés, les paroles souvent les mêmes ; on garde ainsi un esprit très Bottero. Une de mes craintes était de voir l’histoire réécrite, réinventée, mais ce n’est pas du tout le cas. Il y a une très grande attention portée aux détails, et c’est aussi ce qui fait la qualité de cette adaptation.

Tout semble donc, sur le papier, parfait. Pourtant, il y a un tout petit quelque chose qui n’est pas totalement passé, l’alchimie n’a pas complètement fonctionné… Pourquoi ? Rationnellement, rien n’explique cela, mais j’ai ma petite idée.
D’abord, tout ça est un peu léger. Concrètement, même s’il y a beaucoup d’actions ou de révélations, l’histoire elle-même n’avance pas beaucoup ; et je trouve dommage de n’avoir pas fait un seul album, plus gros, par tome. Non pas deux fois 72 pages, mais 144 d’un coup ! Simplement pour éviter de laisser le lecteur sur sa faim.
L’autre chose (qui peut paraître un peu surprenante de la part de la puriste que je suis) m’a été plus difficile, plus longue à comprendre. J’ai repensé à ces grandes bandes-dessinées que j’aime tant, de Gotlib à Arleston en passant par Joan Sfar, et j’ai compris ce qu’il manquait à cette très belle bande-dessinée. Un tout petit, microscopique grain de folie, ce qui fait que l’ouvrage va véritablement sortir du lot et se démarquer par son originalité. Oui, finalement, j’aurais peut-être aimé un tout petit peu plus de liberté ; pas grand choses, juste quelques détails, ce qu’on trouve déjà un petit peu dans le dessin mais moins dans le scénario.

Malgré ma sévérité, probablement injustifiée, je tiens tout de même à saluer le travail effectué, qui reste remarquable et d’une qualité rare. Les critiques que j’ai émises sont microscopiques à côté de tout le bien que j’ai pu penser, en fin de compte, de ce superbe projet. Un projet qui était fou, périlleux, et qui, en fin de compte, est une jolie réussite. Car ce premier tome a beau avoir de petits défauts, il est incroyablement prometteur et je prédis un franc succès pour les tomes à venir ! Le mot de la fin ? Bravo, tout simplement. Je conseille cette bande-dessinée à tous les lecteurs qui, un jour, ont rêvé d’arpenter les routes de Gwendalavir… Pour revivre une nouvelle fois la magie de cette belle aventure.

par Vavi
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