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Extrait ajouté par Matoline 2021-11-01T08:11:21+01:00

Chapitre 5 :

Broke

«… Maintenant aussi pressée que les autres de voir lequel d’entre eux sera mon binôme dans cette aventure, j’entends :

– Brooke Mason !

Je me mets debout, un peu impressionnée malgré tout, tandis que le professeur continue :

– Joaquim Boyden !

Tournée vers les étudiants encore assis, je cherche du regard celui qui va se dresser. Puisque personne ne bouge, je me tourne vers le professeur pour comprendre ce qui se passe. Celui-ci répète :

– Joaquim Boyden ?

Silence. Soudain, une main se lève sur le côté.

– Présent ! lance une voix aux accents las.

Vêtu du sweat-shirt au logo Fuck, un corps avachi sur sa chaise semble se déplier lentement pour se mettre debout. Quoi ? C’est le type arrivé en retard ? Il pourrait au moins enlever sa capuche !

Comme s’il m’avait entendue, il la rejette en arrière : son visage apparaît, auréolé d’une masse brune de cheveux. Son demi-sourire arrogant fige le mien.

C’est pas vrai ! Ce retardataire bruyant est aussi le beau gosse de la soirée Spring Term ? ...»

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Extrait ajouté par Matoline 2021-11-01T08:10:14+01:00

Chapitre 4 :

Joachim

«… – Hors de question que je participe à cette expérience de chiens savants.

– C’est toi qui vois, dit mon père en se renversant contre son dossier pour me dévisager, mais si tu veux garder tes avantages et petits… privilèges confortables d’étudiant tous frais payés sur l’un des plus beaux campus du monde…

J’avale bruyamment ma salive. Nous restons un bon moment à nous défier du regard. Les termes de l’accord que nous avons signé lui et moi lors de ma dernière année de lycée défilent en rang serré sous mon crâne : nourri, logé, blanchi et financé jusqu’à l’obtention de mon diplôme.

Les joues brûlantes, je me souviens de son regard quand il avait ajouté à la main « Bachelor » à côté de « diplôme ». « Je ne pense pas que tu aies les capacités suffisantes pour obtenir un jour un master. » Ces mots m’avaient fouetté le visage comme une claque : des études courtes lui semblaient un maximum pour mon intellect.

Il est vrai que, depuis, je me suis employé à ne pas le faire mentir.

Mais mon père n’a pas la bonté d’âme de me faire inscrire dans ce tutorat par altruisme… Comme s’il lisait dans mes pensées, il reprend d’un air las :

– J’ai cru comprendre que le doyen des General Studies avait toutes les raisons de te faire virer de Columbia.

C’est en effet un bon résumé de mon dernier entretien avec le Dea

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Extrait ajouté par Jessica-142 2021-10-19T21:24:41+02:00

– Le théâtre c’est le théâtre et tout ce qui se passe sur scène, baiser compris, est circonscrit dans l’espace et le temps de la représentation, commencé-je. En dehors, c’est comme d’habitude et on est là pour travailler.

Il se retourne vers moi avec un sourire enjôleur ; la solidité de mon argumentation commence alors à s’effriter. D’autant plus que, venues de nulle part, des ondes de tentation en profitent pour essayer de se faufiler dans tous mes sens.

– En tout cas, c’était cool, le théâtre hier soir, dit Joaquim d’une voix amusée. J’ai particulièrement aimé la dernière scène !

Plus raide que la statue de la Liberté sur son rocher, je lui lance un regard sévère, prête à lui opposer tout ce qui sépare la scène de la vraie vie. Mais à ma grande surprise, je m’entends murmurer :

– Moi aussi...

Non mais, ça ne va pas ? Qu’est-ce qui m’arrive ?

C’est affreux de se sentir trahie par sa propre bouche mais aussi par tout son corps.

– Ce qui s’est passé était juste un baiser de théâtre… réussis-je finalement à articuler en cherchant désespérément à reprendre le fil de mon argumentation. Et aujourd’hui, on est là pour travailler.

– Bien sûr, admet-il.

Mais au lieu de s’asseoir et de sortir livres et cahiers, il entreprend de contourner le bureau qui nous sépare. Pétrifiée, je le regarde avancer, fascinée par son pas nonchalant, ses hanches qui ondulent, ses mains qui se tendent vers moi. Figée, j’essaie de faire un geste, un mouvement, bref quelque chose qui indique que je vais refuser ce qui va arriver. Mais tout en moi acquiesce, s’impatiente et se prépare… Et plus il sourit, plus il s’approche, plus je me sens devenir fébrile et meurs d’envie d’embrasser sa bouche...

Juste une petite fois, me dis-je, me répétant pourtant que ce serait une erreur fatale.

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