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Bibliothèque de Carmen-4 : Mes envies

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Insaisissable, Tome 1 : Ne me touche pas Insaisissable, Tome 1 : Ne me touche pas
Tahereh Mafi   
Bon, je me prépare au déluge de votes négatifs qui vont accompagner ma review car beaucoup de personnes n'apprécient pas de voir certains d'entre nous avoir un avis différent (personnellement je crois encore à liberté d'expression, désolée), or ce qui est sur c'est que contrairement à l'ensemble des bloggeurs qui semblent avoir été en admiration à la lecture de ce bouquin ça n'a pas du tout été mon cas. Je ne dis pas que je n'ai pas aimé, cependant il y a beaucoup de choses qui m'ont déplu/interpellée.

Le concept de l'histoire est intéressant. Juliette, 17 ans, possède un don particulier. Lorsqu'elle touche une personne elle se nourrie de son énergie jusqu'à la tuer, et elle ne contrôle pas du tout cette particularité. Enfermée dans une asile depuis plusieurs années, elle est en isolation jusqu'au jour où on lui donne un compagnon de cellule : Adam. Cependant ce que Juliette ignore c'est que ce don, qu'elle considère comme une malédiction, est convoité; principalement par Warner, un chef de ceux qui se nomment The Reestablishment et qui ont peu à peu prit contrôle du monde dans lequel le roman se situe.

Cependant le monde dystopique passe au second plan et elle complètement obscurci par l'enchaînement de métaphores que l'auteur nous balance au fil du récit. Parce que ce qu'il faut comprendre lorsque tous les reviewers disent que Tahereh Mafi a un style d'écriture très différent de ce qu'on a l'habitude de croiser, c'est qu'ils ne mentent pas. Et sincèrement je pense que c'est le genre d'écriture que vous adorez ou détestez, y'a pas vraiment de juste milieu. Pour ma part j'ai trouvé que c'était un gros point faible au bouquin car ce style m'a vraiment tapé sur les nerfs, surtout toute la première partie de ma lecture. La ponctuation est très particulière (voir carrément absente à certains moments), les pensées que Juliette n'ose pas avoir sont balancées au milieu de la narration et raturées, et comme je l'ai dit on va de métaphore en gros imbroglio de mots qui se suivent (avec parfois des suites de cinq ou six fois le même mot ce qui arrange encore moins les choses) et qui finissent par ne plus avoir de sens. En gros, le style d'écriture est très frustrant et j'ai trouvé qu'il gênait énormément le récit à certains moments. Alors oui, je veux bien que ça s'arrange au fil des pages et du rétablissement mental et social de Juliette (faute d'autre terme), mais c'est vraiment dur de passer toute la première moitié du bouquin à cause de ça. Il y a vraiment des moments où ça me démangeait de choper un stylo et de mettre des virgules, des points, et du correcteur sur les répétitions (je vous rassure je ne l'ai pas fait, c'est pas demain que je me mettrais à profaner un de mes livres même si la tentation était grande avec celui-ci).

Toutefois la seconde partie du roman est beaucoup intéressante et beaucoup plus vivante. [spoiler]En fait les choses ont commencés à vraiment capturer mon intérêt lorsque Adam et Juliette s'échappent.[/spoiler] La fin offre de bonnes possibilités pour la suite, maintenant à savoir si l'auteur saura les exploiter. Je réserve mon jugement sur le second tome, je ne sais pas encore si je le lirais. Je crois que j'attendrais d'avoir un résumé et des extraits (histoire de voir si le style se stabilise un peu plus ou si on repart dans un méli-mélo sans sens). C'est vraiment dommage car le thème de l’histoire en lui-même est intéressant et les bases qu'offre cette fin promettent beaucoup.

Pour ceux qui seraient intéressés par la traduction Française, le livre sortira chez Michel Lafon mais il n'y a pas encore de date précise à ce que j'ai pu voir (à l'origine le livre était annoncé pour courant 2012). Sincèrement, sans vouloir être défaitiste, j'ai peur de ce que la traduction va donner... ça risque de rendre la lecture encore plus pénible. J’attendais beaucoup de ce roman, surtout avec l’avalanche de reviews élogieuses, mais je crois pouvoir dire que ça a été finalement une déception pour moi.

par Althea
Fais-le pour maman Fais-le pour maman
François-Xavier Dillard   
Valérie a treize ans, son jeune frère sept. Tous deux vivent avec leur mère, serveuse de nuit.
Un jour qu'elles sont dans la cuisine, Valérie et sa mère se disputent, le ton monte, les cris redoublent, un hurlement déchire la pièce, l'accident devient inévitable... Valérie est grièvement blessée à l'arme blanche.

François-Xavier est un auteur qui m'était inconnu jusqu'à ce que je me procure ce kindle gratuit "Les nouvelles voix du polar français". L'extrait présenté m'avait séduite et donc incitée à acheter son tout dernier livre "Fais-le pour maman".
Ce livre mérite bien son nom de "Thriller", pour les sensations fortes qu'il procure, son suspense savamment entretenu, tout ce qu'il faut de manipulation, danger, perversité rendant l'ambiance assez sournoise, oppressante et machiavélique.
Mais c'est surtout, à mon sens, le côté "mental" qui est exploité, faisant de cet opus un thriller psychologique avant tout, libérant angoisse, souffrance, folie et révélations émouvantes.

L'auteur réussit à mener en parallèle trois histoires sans que le lecteur s'en trouve perturbé, d'autant qu'elles seront rapidement liées :
- Celle de Sébastien Venetti, la quarantaine, veuf, médecin et père de famille, lequel sera confronté à ses démons et son passé qui refait surface. Un homme en souffrance et qui perd pied parce que le sort s'acharne inexorablement.
- Celle de Claire, jeune femme courageuse, chargée de l'enquête et qui elle aussi a eu son lot de souffrances.
- Et celle de personnages qui ont fait partie d'un passé que l'on croyait à jamais enterré mais...

C'est bien écrit, bien mené. Le rythme est soutenu, les mots et les situations plongent le lecteur dans une atmosphère qui ne le ménage pas, mais l'envie d'aller jusqu'au bout est là. J'ai été impressionnée de voir avec quelle facilité l'auteur réussissait à "balader" son lecteur, le faisant douter jusque dans les dernières pages.
C'est une lecture que je recommande, juste une incitation à passer un moment de "tension" dont on sait qu'il est dû à une situation fictive... heureusement.

par SuperNova
Ne dis rien à papa Ne dis rien à papa
François-Xavier Dillard   
Tout commence avec une victime, enterrée vivante, qui va vivre 4 jours ainsi que 4 nuits, de cauchemars et de souffrances physiques et psychologiques innommables à l'écart de toute civilisation dans une ferme de Brisbane...
Puis, il y a Fanny qui vit sur un autre continent avec son mari et ses jumeaux qui malgré leur parfaite ressemblance physique sont diamétralement opposés de par leurs tempéraments....
Et enfin, il y a ce nouveau voisin à qui Fanny veut montrer le portrait de la famille idyllique sauf que le secret de cette famille est pour le moins... terrifiant.

Mon avis:
Après le succès de " Fais le pour maman" nous retrouvons une fois de plus la plume de François-Xavier Dillard dans un angoissant et terrifiant thriller, où manipulations familiales et rebondissements inattendus vous entraîneront dans une lecture stressante, mais addictive, enivrante et surtout effrayante. Les rebondissements s'enchaînent à la perfection dans ce roman qui va devenir votre prochain page turner.
Un final à vous couper le souffle clôturera cette histoire noire et flippante à souhait!

Vous aimez les histoires de famille?? Les secrets complètement fous?
Les fins où l'on se dit " wwahhh!!! J'en veux encore!!" ??
Alors foncez!
À mains nues À mains nues
Paola Barbato   
Le jour de ses 16 ans, Davide est kidnappé, jeté à l'arrière d'un camion. Là, dans le noir, un inconnu commence à le frapper, les coups deviennent violents, redoublent d'intensité. Davide comprend qu'il n'a pas le choix, ce sera lui ou l'autre... s'il veut sauver sa peau il doit tuer, sortir vainqueur de ce duel à mort...

Autant le dire tout de suite, ce thriller est un choc, un livre haut de gamme, brutal et cruel, étonnamment écrit par une femme, une femme qui parachute ses lecteurs dans un milieu d'hommes, une spirale infernale.
Quel récit intense, perturbant, destructeur, violent, dévastateur et addictif à la fois. La pression est permanente, de la première ligne à la dernière... un déferlement, une tension à perpétuité... une douche froide. Cinq cents pages qui ne ménagent pas le lecteur, mais tout l'art de l'auteur de le plonger dans une atmosphère stressante et rude où la violence est reine, la soumission est loi, « l'amitié une erreur, l'affection une faiblesse »...

L'écriture y est percutante, incisive, énergique et puissante pour décrire le quotidien de ces hommes contraints d'accepter leur sort, comme une fatalité, acceptant de perdre toute identité, tout ce qui fait de l'homme un être humain doté de sensibilité, ce qui le différencie de la « chose ». Ces hommes sont enlevés, dressés pour combattre, tuer, obéir, s'exécuter, agir, ne pas penser... Entassés dans la cave d'une ancienne usine, ils ont été façonnés, entraînés comme des chiens au combat, des machines programmées pour tuer, des hommes « chiens », véritables jouets entre les mains d'une organisation, des « monstres » sur lesquels tous les paris sont permis.
La douleur est aussi bien physique que morale et si les scènes de violence ne ménagent pas du tout le lecteur, c'est dans la suggestion que Paola Barbato excelle, l'autorisant ainsi à « choisir » le degré de violence qu'il est capable de tolérer, la dose qu'il est en mesure de supporter.

Si cette histoire est majoritairement axée sur des combats à mort, elle n'en est pas moins celle de l'attachement d'un jeune garçon à son ravisseur, la relation de dépendance d'un "animal" à son maître, d'un esclave à son bourreau, d'un novice à son mentor, d'un « fils » à son « père »...
Certains témoignages et échanges sont aussi perturbants qu'émouvants, certaines révélations déchirantes. Difficile d'être un tueur, difficile à assumer, courageux de l'admettre, dément d'y prendre goût...

J'ai été littéralement happée par cette histoire, époustouflée par la relation Davide/Minuto, perturbée par cette lecture dont le dénouement est fracassant, une fin que l'on ne voit pas arriver et qui s'impose, explose et a le dernier mot...

par SuperNova
Je sais pas Je sais pas
Barbara Abel   
Au vu des nombreuses et élogieuses critiques concernant les romans de Barbara Abel, j’ai eu envie de découvrir cette auteure que je ne connaissais pas. J’ai donc choisi son tout dernier, à la couverture attirante et dont le synopsis a fini par harponner l’amatrice de thriller psychologique que je suis.

La veille d’une sortie scolaire, la petite Emma est témoin d’une scène : elle voit sa mère embrasser un autre homme que son père. Camille, la mère, sous le choc, n’aborde pas le sujet avec elle et espère que, compte-tenu de son jeune âge, celle-ci n’ait pas conscience de la gravité du geste.

La journée de la sortie scolaire touchant à sa fin, Emma disparait dans la forêt, juste avant le retour à l’école. Certains adultes partent à sa recherche mais, sans succès, contactent la police et les parents. A leur grand soulagement, la petite réapparait mais Mylène, l’institutrice de la fillette, ne revient pas. Que s’est-il passé dans la forêt ? Alors qu'à son retour Emma porte le foulard de sa maîtresse, ni la police, ni les parents n’obtiendront comme réponse de la fillette qu’un "Je sais pas". La panique s’empare alors de Camille qui craint que la fillette divulgue à tout moment la vérité à son père et que, de ce fait, son couple explose. Mais elle ne peut s’empêcher de se poser certaines questions : sa fille de cinq ans a-t-elle un rôle dans la disparition de l’institutrice ? Ne sait-elle réellement rien ou bien cherche-t-elle à se venger et à punir sa mère ? Mais alors, pourquoi s’en prendre à sa maitresse ? Si tel est le cas, peut-elle être reconnue coupable par la justice ? Dès le départ, un malaise s’installe. Les heures qui suivent la disparition de Mylène deviennent de plus en plus angoissantes, tant pour Camille, la mère de la petite Emma, que pour le père de la jeune institutrice, qui la menace – et pour cause, c’est lui l’amant. Jusqu’où une mère est prête à aller pour protéger son enfant et préserver sa vie de famille telle qu’elle l’était avant ce tragique évènement ?

Une institutrice pas apprécié de ses petits élèves. Une fillette au visage d’ange, réellement innocente "qui ne sait pas" ou vraie manipulatrice. Une mère de famille qui perd pied dans la crainte de la divulgation de sa trahison et qui, dans le doute, veut protéger sa fille. Un père vraiment imbu de sa personne. La police qui hésite entre disparition inquiétante ou volontaire. Un autre père qui s’inquiète et cherche sa fille, car le temps presse, elle n'a pas eu sa dose d'insuline…


Un suspense omniprésent, une ambiante oppressante, des doutes et des questions pour tous les personnages qui amènent à ce leitmotiv tout au long de l’histoire "Je sais pas". Une fin scotchante tant dans le dénouement de l’affaire, le devenir du couple et le sort de la petite Emma…

par anginho
Six femmes Six femmes
Tina Seskis   
Six femmes, six amies depuis l'université avaient pour habitude de se réunir une fois par an pour partager un peu leur vie autour d'un dîner. Mais quelles motivations ont-elles de perpétués cette habitude ?

Ont-elles réellement partagées une amitié sincère et sans faille ?

Lors de cette ultime réunion, nos six amies vont vivre une soirée chaotique, le vin coulera à flots et l'heure des mises au point est arrivée. L'atmosphère pesante va rendre la soirée particulièrement tendue, au fil des heures les six amies vont comprendre qu'après cette soirée plus rien ne sera jamais comme avant.

"Six femmes" est un thriller psychologique implacable, tenue d'une main de maître par Tina Seskis. En commençant ce roman j'ai été un peu déroutée par le style de l'auteur et le schéma narratif, Tina Seskis alterne habilement le présent et le passé avec des retours en arrière réguliers, et ce qui m'a perturbée c'est que j'ai eu du mal à me faire un avis sur nos six héroïnes, et puis au bout de quelques chapitres je suis complètement entrée dans l'histoire comprenant le choix de l'auteure.

En effet, les retours en arrière sont précieux pour nous permettre de comprendre l'histoire de ces six femmes, ils nous en apprennent beaucoup aussi sur les liens qu'elles ont tissées entre elles. On apprend beaucoup de choses qui ont été tenues secrètes et qui éclatent suite à cette soirée...

Juliette, Siobhan, Sissy, Camilla, Natasha et Renée sont toutes différentes les unes des autres et c'est ce qui les a réunies à une époque mais les années ont passées et elles se sont éloignées continuant à se voir une fois l'an...mais dans quel but ? Pourquoi continuer à se forcer de la sorte ?

On le comprendra au fil du roman, Tina Seskis nous sert là un thriller psychologique qui plonge dans les tréfonds humains. Elle décortique avec minutie le moindre trait de caractère de ses personnages, elle relie avec brio chaque passage de la vie des six femmes, elle a su me surprendre à de nombreuses reprises étant à chaque fois un peu plus choquée par les révélations...

Une fois que j'ai été complètement happée par ce récit j'ai pu constater l'intelligence de la plume de l'auteure, elle a joué avec mes nerfs d'une telle façon que je ne savais plus si ces femmes avaient déjà été amies un jour. Ce que j'ai aimé c'est vraiment approfondir ce qu'elles ont vécues chacune dans leur vie, elles ont toutes un chemin différent semé de drame et pour d'autre de bonheur.

Si au début j'ai eu du mal avec les retours en arrière j'ai trouvé qu'au fil du récit ils réglaient très bien l'ambiance du roman, ils permettaient de faire redescendre la tension palpable lors du pique-nique et apportaient de très bons éléments pour comprendre comment elles en sont arrivées là. Le roman est divisé en quatre parties qui marquent très bien l'évolution de l'histoire.

Et au milieu de ce désastre "amical" l'impensable arrive et le roman prend une toute autre tournure en nous embarquant dans une enquête où la vérité finira par éclater. Et vous n'êtes pas au bout de vos surprises, le roman est haletant jusqu'à la dernière ligne.

En bref, "Six femmes" est un thriller psychologique complexe qui vous emmène dans les méandres de l'humanité, décortiquant des liens qui n'étaient peut-être pas aussi réels qu'elles le pensaient. Entre rivalité, trahison et secrets vicieusement cachés partez à la découverte de l'histoire de ces six femmes.

Un roman à découvrir, un roman mystérieux qui nous donne envie d'en découvrir toujours plus.
L'Héritière L'Héritière
Melinda Salisbury   
Un gros coup de cœur pour moi, l'Héritière est un roman bouleversant, renversant, et surtout, très TRÈS accrocheur.

Tout d'abord la couverture est vraiment belle, on ne se lasse pas de regarder chaque détails, et ces belles volutes rouges qui parcourt le flacon … On ne le voit pas forcément bien sur les photos, mais la 4ème de couverture est également très esthétique, dans un camaïeu de vert.
De plus, le graphisme de ce livre nous parait d'autant plus beau quand on en comprend le sens...
Mais ça à vous de le découvrir !

Contrairement à ce que j'ai pu m'attendre, ce livre est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît, les personnages plus profonds, les sentiments plus poignants. Dès le début j'avoue avoir été happée par l'histoire mais – ouaw ! - je ne m’attendais pas à tant de retournement de situation !
Ici, on est clairement dans de la fantasy, et l'univers n'en ai que plus saisissant. On rentre dans une réalité crue, dure, où les mensonges et l’infamie règnent.

Encore une fois, ce livre m'a étonné par sa romance.Dans le résumé, on nous annonce un "triangle amoureux"; élément que j'ai tendance à fuir comme la peste, puisque que, souvent, on peut s'attendre aux éventuels passages légèrement gnan-gnan où la fille se pose des questions existentiels du genre « qui vais-je choisir ? Je ne sais pas qui j'aime...»...
Mais ici, bien que Twyla a un choix à faire, la situation est bien plus compliquée, et ce ne sont pas que les sentiments qui rentrent en compte.

Encore une raison de lire l'Héritière ( et oui encore une ! Et encore je ne vous dit pas tout ^^) : les personnages. Comme je l'ai déjà dit un peu plus haut, ils sont beaucoup plus complexes qu'ils n'y paraissent, et sont très attachants. Bizarrement, [spoiler]et à contrario de l’héroïne,[/spoiler] je me suis mise à beaucoup apprécier Merek, un personnage à la fois dur et touchant. Twyla, elle, évoluera beaucoup, étant des plus soumises au début (et ce qui me fatiguai un peu dans le début de ma lecture... j'avais envie de la secouer XD )

Après une telle lecture, pour le moins ravageuse, disons que je suis dans la phase « Je-n'arrive-plus-à-sortir-ce-livre-de-ma-tête »!
Bref, un vrai diamant.

Becky07

Ps : Un truc à faire pendant votre lecture et que nous conseille l'auteur dans ses remerciements : chercher la signification des fleurs au passage où elles apparaissent. A faire, car elles veulent dire beaucoup de choses !
Par exemple, lorsque Lief offre des fleurs à Twyla : rose trémière et lavande (rose trémière= ambition, lavande = méfiance), de quoi se méfier dès le début de Lief …
Et pour le pissenlit, la fleur de Merek et Twyla, la signification est bonheur et amour …

par Becky07
Keleana, Tome 1 : L'Assassineuse Keleana, Tome 1 : L'Assassineuse
Sarah J. Maas   
Bon allez, je me lance.

Que dire? Commençons par ce qui est simple: j'ai lu ce livre en anglais, pas parce que j'en avais forcément envie mais surtout parce qu'on avait pas encore de renseignements sur une éventuelle date française. Pas de grosses difficultés malgré mon petit niveau dans la langue de Shakespeare. On fait plutôt vite le tour du vocabulaire spécifique à l'auteur et à l'histoire et finalement, on comprend très bien sans avoir besoin de passer son temps dans le dico. Bref, je ferme cette petite parenthèse quant à la VO et je m'intéresse un peu à l'histoire.

L'action commence dès le premier chapitre, ce qui est très appréciable, on entre directement dans le vif du sujet avec l'arrivée de Dorian à Endovier. Malheureusement, on ne garde pas longtemps ce rythme. Ce que je reproche le plus c'est sans doute le côté "évident" du déroulement. Aucune vraie surprise, le méchant est ciblé dès le départ, aucun gros retournement de situation. J'aurais sans doute aimé une histoire plus axée heroic-fantasy, sans histoire de magie au milieu, je trouve que ça enlève son charme à cette histoire d'assassin rondement bien menée au début. Mais c'est un avis partial, j'ai fait une overdose de magie depuis quelques années et je suis cruellement en manque de fantasy médiévale donc ne vous arrêtez pas à ça.

En revanche, l'évolution des personnages est très réussie je trouve, elle est plutôt lente et même si elle n'est pas forcément surprenante, on prend beaucoup de plaisir à suivre les changements de Celeana et de tous les autres.

Au niveau des personnages:
Mention spéciale pour Chaol qui est, de loin, mon personnage préféré. J'aime bien Dorian et son père aussi. Celeana est assez réaliste ce qui la rend assez attachante mais les autres m'ont paru très fade et sans intérêt. J'aurais aimé en savoir un peu plus sur le duc et Kaltain. Nehemia, quant à elle, me tape prodigieusement sur les nerfs mais on sent qu'elle a son rôle à jouer.
Voila, j'ai dit le principal de ce que m'avez laissé la lecture.

Maintenant, je pense que ce premier tome était plus une longue introduction pour la suite, on sent que Sarah Mass prépare le terrain pour Crown of Midnight et c'est tout à son honneur de ne pas se précipiter mais du coup, ce tome-ci, on s'ennuie un peu au bout d'un moment.


J'achèterai sans doute le deuxième en anglais aussi mais quand même, il faut que je m'indigne: pourquoi changer Celeana en Keleana et honnêtement "l'assassineuse" ça ressemble à rien comme mot (et ça n'est pas dans le dictionnaire), pourquoi ne pas garder le titre ou alors faire comme les italiens qui ont traduit 'Throne of Glass' par Le Trône de Cristal, ça sonne quand même mieux, non?
Bref je pense que "Throne of glass" est bien plus accrocheur que "L'assassineuse", il manquerait plus qu'ils changent la couverture et pour moi, ils auraient perdu tout ce qui fait que j'ai voulu lire ce livre.

Encore une fois, ce n'est que MON avis.


En conclusion, je dirais que c'est une lecture agréable qui demande à être approfondie dans le prochain tome mais qui peut faire passer un agréable moment à tous les amateurs de fantasy.

par Eleann
The Book of Ivy, Tome 1 : The Book of Ivy The Book of Ivy, Tome 1 : The Book of Ivy
Amy Engel   
Mon avis sur…
L’histoire
Autant vous prévenir, cette chronique risque de partir dans toutes les sens, un peu comme mon cœur qui s’est fait bourlinguer à gauche et à droite pendant ma lecture. Ce que je peux vous assurer, c’est que c’est un livre aussi génial que frustrant (et comme là je suis, vraiment, très frustrée, c’est vous dire à quel point il est magique !).
On s’immerge dès les toutes premières pages dans le monde post-apocalyptique créé par Amy Engel. Après une guerre nucléaire. On en apprend plus sur les nouvelles règles mises en place : le conflit entre les deux familles, les mariages forcés… Et qu’est-ce qu’on peut détester, tout comme Ivy, les Latimer, familles ennemies depuis des générations ! Puis, on découvre que tout n’est pas noir ou blanc, mais que cet univers est teinté de nuances, tout comme Ivy va finalement le réaliser.
Ivy est une jeune femme qui, au départ, souhaiterait être aussi forte que sa grande sœur Callie, celle qui, initialement, devait s’occuper des Latimer et en particulier du fils, Bishop. Puis, au fil du roman, elle va ouvrir les yeux, non seulement sur lui et son père, mais également sur sa propre famille. Je l’ai trouvée courageuse, sensible, timide et prête à tous les sacrifices pour ceux qu’elle aime. C’était une déchirure que de l’abandonner à la fin de ce livre.
Bon… sinon y a Bishop. Non. Sinon y a BISHOP ! Le Bishop charmant ! Le meilleur Book Boyfriend au monde ! Non, je n’exagère pas ! Damn, il est tellement parfait : beau, sexy, téméraire, humain, honnête, droit… Le genre qui ferait fondre même un bloc de glace en plein pôle Sud (contrairement à ce qu’on croit, c’est là qu’il fait le plus froid). Bref… Vous avez compris : je l’ai adoré. Et pour le coup, l’abandonner fut une réelle torture. Surtout de la sorte ! Amy Engel est une sadique… une vraie, une pure, une dure !
Dans les personnages secondaires, nous avons le père d’Ivy, un homme froid, distant, prêt à tout pour accéder au pouvoir et même à sacrifier sa propre fille. Plus on avance dans le livre et plus on le déteste, à mesure qu’on découvre qui il est réellement.
Puis, il y a Callie. Alors là, je n’aurais qu’une phrase pour elle : Callie, JE TE HAIS !!!
Voilà, c’est dit. Y a pas à dire : on se sent mieux après.
Parlons un peu histoire et action : autant vous le dire tout de suite, on ne s’ennuie pas une seconde dans ce roman. Et on est tellement pris que la fin arrive bien trop vite ! On suit Ivy dans la découverte de sa nouvelle vie de femme mariée, où elle doit mettre en place le plan établi depuis longtemps par son père. La tension augmente à chaque page du livre, pour finir en apothéose à sa toute fin… et QUELLE FIN ! Le genre qui vous donne envie de traverser les océans pour aller trouver l’auteur et mettre tout en œuvre pour lui soutirer les informations sur le tome 2 ! Sérieusement, c’est presque de la torture ! Surtout quand on apprend que cette suite sort en VO en novembre 2015 ! *PAN ! *
Bref, vous l’aurez compris : « The Book of Ivy » est une lecture totalement addictive, palpitante et haletante. Je l’ai refermé à la limite de pleurer toutes les larmes de mon corps, mais surtout avec la furieuse envie de tout casser chez moi.
C’est un roman que vous ne pourrez tout simplement pas lâcher dès l’instant où vous l’aurez ouvert. Un gros coup de cœur chez Lumen qui réussit là l’exploit que, sur quatre livres lus chez eux en ce début d’année, c’est le troisième Coup de cœur/Coup-de-poing/Coup de foudre !

L’écriture :
La plume d’Amy Engel est fluide tout en étant délicate. Elle parvient à nous toucher en plein cœur et on s’attache si facilement à ses héros au fil du livre, qu’on ne veut plus les abandonner. Elle décrit parfaitement les sentiments qui évoluent au fil des pages, en même temps que la réalité de la société se dévoile. Et des personnages qu’on adore au début, on en vient à la haïr à la fin, et inversement. Sa plume est tout simplement parfaite… et elle vous chamboulera à coup sûr !

Et si vous doutez encore de l’acheter, voici 15 raisons qui vous feront courir jusqu’à vote libraire :
Pourquoi faut-il avoir Ivy dans sa bibliothèque ?
1. Bishop.
2. Il y a un max d’action.
3. Bishop.
4. L’héroïne est vraiment touchante.
5. Bishop.
6. La société créée par Amy Engel est particulièrement saisissante de réalisme.
7. Bishop.
8. Les pages se tournent toutes seules tant on est happé par l’histoire.
9. Bishop.
10. On en ressort totalement chamboulé.
11. Bishop.
12. La couverture est juste sublime.
13. Bishop.

Zodiaque, Tome 1 Zodiaque, Tome 1
Romina Russell   
Ce livre est... Génial.

À la base, je l'ai acheté sur un coup de tête. Moi qui suis assez méthodique dans l'achat de mes livres, ce jour là je me suis dit "Tiens, la couverture me plaît et le résumé est sympa" donc je l'ai acheté.
Et malgré quelques appréhensions, je ne regrette pas du tout ce coup de folie !

On commence l'histoire avec Rhoma, une jeune étudiante de la constellation du Cancer. Celle-ci lit dans les astres de terrifiants cataclysmes mais personne ne la croit... Jusqu'à ce qu'une des quatre lunes de Cancri, la planète-mère de la constellation, explose...
Elle va alors prevenir les douze maisons zodiacales qu'elles courent un grave danger : treize maisons existaient à l'origine... Et cette dernière a décidé de se venger.

L'univers créé par Romina Russel est tout simplement grandiose. L'idée de réinventer le Zodiaque pour en faire une civilisation séparée entre les douze signes est vraiment super ! La façon dont elle caractérise chaque maison par rapport à sa Qualité par excellence n'est pas sans rappeler les Factions de Divergente mais de façon tellement différente et subtile qu'on ne s'en rend même pas compte sur le coup.
De plus, chaque maison à ses mythes et légendes, ce qui nous fait plonger dans douze mythologies passionnantes foncièrement différentes, et pourtant tellement semblables.

Les personnages, même s'ils ne sont pas extrêmement profonds, on quand même assez de profondeur pour qu'on les aime (ou les déteste !) et qu'on se réjouisse ou s'attriste pour eux. Ils sont vraiment vivants et dynamiques, avec de puissants caractères et des secrets plus ou moins inavouables.

Le scénario, lui, est haletant. Lentement, on sent l'étau se resserrer autour de Rhoma au fil des pages. L'atmosphère devient oppressante et rien ni personne ne peut plus nous faire lâcher le roman. On a tellement envie de savoir comment elle va se sortir de ce fouillis inextricable d'embrouilles qu'on ne veut plus s'arrêter de lire. Qu'on ne PEUT plus s'arrêter de lire.
Le suspens monte crescendo, d'abord lentement et imperceptiblement jusqu'à devenir une contrainte pour le lecteur. Il nous tient en haleine jusqu'au dernier mot de la dernière ligne de la dernière page et on se sent vidé lorsqu'on referme le livre et que toute la tension qu'on a ressenti durant les presque 500 pages qui le composent s'est évanouie.

Le seul point négatif que je pourrais lui trouver est peut-être une trop grande complexité dans l'histoire qui nous perd parfois un peu et qui est dommage.

Romina Russel est une auteur émergente que je me suis fait une joie de découvrir et que j'espère pouvoir suivre encore longtemps.

J'attends avec impatience le second tome et vous conseille très vivement celui-ci !