Livres
381 084
Comms
1 332 962
Membres
266 144

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Le taxi me dépose face à l’entrée du Palace. Je pénètre dans les lieux et reste immobile un moment, face aux portes de l’ascenseur, avant de me décider à appuyer sur le bouton. J’arrive devant la chambre 18, et je me demande ce que je fais là. Je suis stupide de jouer avec le feu. Je sais que cet homme m’attire, et je fonce tout droit dans le piège. Je fixe le bois verni de la porte, et prends plusieurs grosses inspirations. Je frappe deux petits coups et espère presque qu’il ne les entendra pas. Quelques secondes plus tard, il apparaît devant moi, mon cœur se fige dans ma poitrine. Je ne peux détacher mes yeux de son magnifique sourire. Il me dévisage aussi, puis me fait signe d’entrer dans sa chambre, mais je reste immobile.

Respire, respire…

Mon Dieu ! Je suis à la limite de l’arrêt cardiaque, il faut que je me ressaisisse. Mes mains deviennent moites et mes jambes flageolent. Il est superbe dans son costume gris. Sa chemise blanche fait ressortir sa peau mate.

Ça devrait être puni par la loi, le fait d’être aussi beau, pensé-je en déglutissant avec difficulté.

Je dois avoir l’air d’une cruche à le dévorer ainsi des yeux, avec limite un filet de bave au coin de la lèvre. Je secoue la tête pour redescendre sur terre et lance d’une voix un peu trop aiguë à mon goût :

– Bonsoir… J’espère que je ne vous dérange pas…

– Pas du tout, entrez ! dit-il en reculant pour me laisser passer.

– Non, je vais rester ici. Je suis pressée, me dégonflé-je à la vue des deux petites fossettes qui creusent ses joues.

– Entrez, s’il vous plaît. Je ne vais pas payer une prostituée au milieu du couloir d’un grand hôtel ! s’agace-t-il.

Voilà la douche froide dont j’avais besoin… Quel connard ! Je redresse les épaules et le toise du regard le plus mauvais dont je suis capable avant de grogner :

– Une petite pipe, vite fait bien fait, avec une pute dans ce même hôtel ne vous dérangeait pourtant pas !

– Je n’ai pas de temps à perdre, veuillez entrer ! m’ordonne-t-il d’un ton sec, le regard sombre.

Je redresse le menton, croise les bras, et lui lance sur un ton provocant :

– Et si je refuse, vous allez me faire quoi ?

– À vous, rien, mais je m’offrirai les services d’une autre avec votre argent ! Revenez me voir quand vous aurez fini votre petit caprice !

Il me claque la porte au nez. Je reste sans voix, la bouche grande ouverte. Je n’en reviens pas qu’il ait osé me faire ça !

Afficher en entier