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Bibliothèque de cboubou : Ma PAL(pile à lire)

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Une colonne de feu Une colonne de feu
Ken Follett   
Quel livre ! Je n'avais jamais lu Ken Follett avant, mais j'ai été très impressionnée par ce roman, que j'ai adoré. Pour quelqu'un qui aime l'Histoire, c'est une pépite qui retrace les guerres de religion fin XVIè et qui regorge de complots et d'idéaux en tout genre, à coup de successions royales et espions meurtriers.
Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est l'intégration de la fiction, avec des personnages qui n'existent pas, aux faits et personnalités historiques. Cela donne à l'auteur une certaine liberté dans son roman, tout en suivant les évènement qui se sont vraiment déroulés.
Évidemment, il faut du courage pour finir tout ça. Plus d'une centaine de personnages, presque mille pages, plusieurs pays, plusieurs personnages principaux dont les intrigues s'entrecroisent... Et presque un siècle d'Histoire, c'est pas rien. Mais je trouve que Follett à fait un excellent travail, parce que je ne me suis jamais sentie perdue ou dépassée, même si je dois admettre que j'avais "révisé" mes lignées royales avant de m'attaquer au morceau. ^^
Pour ce qui est des personnages, il y en a deux qui m'ont marqués, notamment parce qu'ils sont opposés en tout : Ned Willard, qui se retrouve à agir pour la justice et la tolérance, quoi qu'il lui en coûte, et Pierre Aumande... que je me retiens d'insulter, tellement c'est un personnage haïssable.
Enfin, dans l'ensemble, j'ai trouvé ce roman vraiment passionnant, et dès que je l'ai sous la main, je dévorerai Les piliers de la terre.
Les Piliers de la terre Les Piliers de la terre
Ken Follett   
J'ai beaucoup aimé ce roman, 1000 pages qui passent trop vite. Histoire passionnante, de nombreux rebondissements, personnages qu'on suit avec plaisir.
La Servante écarlate La Servante écarlate
Margaret Atwood   
https://jukeboxcornerblog.wordpress.com/

Je ne saurai dire à quel point ce livre me révolte, m'horrifie, me glace le sang... Depuis le début de sa lecture il me trotte dans la tête et me hante.
Margaret Atwood parvient à entretenir le suspens du début à la fin en distillant ses informations au compte-goutte. Tandis que le lecteur se convainc qu'un tel retournement, une telle société, ne pourrait pas se mettre en place, l'autrice nous prouve le contraire. Bien sûr, elle a en tête le régime nazi et toutes ses pratiques, l'ex-URSS et cette cruelle séparation que représente le rideau de fer, le terrorisme islamiste montant dans les années 80, mais aussi toutes ces communautés religieuses extrêmes telles que les amishs, les mormons... De cet amalgame historique naît sa finalement très probable République de Gilead.

Le récit couvre trois périodes charnières: avant le changement, la période d'endoctrinement et le présent de l'action. L'héroïne, Defred (Offred en VO) jongle brièvement entre les unes et les autres de façon assez décousue, ce qui donne rapidement cette sensation de frustration et d'avidité quant aux informations, mais surtout, laisse tout le loisir au lecteur de combler les blancs avec toutes les horreurs qu'il peut imaginer.

Le récit à la première personne s'attarde sur le ressenti de Defred. Car il y a ce qu'elle parait et ce qu'elle retient en elle. On la sent littéralement prisonnière de son corps tant on l'a dépossédée de tout: elle n'a plus de nom (Defred est la façon de nommer indifféremment toutes les servantes qui se succèdent chez ce commandant), plus de sentiments (elle les réprime pour ne pas se trahir et survivre dans cette société) et surtout elle ne dispose même plus de son corps. Ce qui lui reste, ce sont ses souvenirs douloureux et lointains, mais néanmoins vitaux, qui pourraient la faire basculer dans la folie si elle s'y attarde de trop, et l'éventualité de mettre fin à ses jours si elle en trouve le moyen.

Certains pourront trouver cette femme très lâche, s'attendant à de l'action et des soulèvements à la Hunger Games ou Divergente, moi je la trouve très courageuse et surtout très forte pour endurer tout cela sans craquer. Dans cette société qui brise les individus et où sont entretenues terreur, paranoïa, délation, elle prend bien plus de risques qu'un lâche à sa place. La résistance et la rébellion commencent par là: défier les règles imposées, même les plus petites. Ce traitement réaliste est tout à l'honneur du livre.

Pour finir je parlerai de la série dont j'ai pu voir à ce jour les quatre premiers épisodes. Je la conseille vivement à toute personne qui voudrait vraiment approfondir l'univers et mesurer toute l'ampleur de l'horreur de cette société, car elle va jusqu'au bout des choses (ce qu'on pourrait reprocher éventuellement au livre qui ne montre que ce que Defred connait, c'est à dire bien peu). Du point de vue ambiance, elle restitue bien ce sentiment de terreur, d'horreur, d'oppression et de malaise qui est le nôtre lors de la lecture, avec en plus un décalage entre avant/après intelligemment accentué par la bande son et la photographie.
Un peu d'air frais Un peu d'air frais
George Orwell   
Parce qu'enfin, qu'est-ce que c'est une rue comme Ellesmere Road? Tout simplement une prison avec ses cellules bien alignées. Une rangée de chambres de torture jumelées où les besogneux - les cinq à dix livres par semaine - sont perpétuellement paniqués à cause du patron qui leur fait suer sang et eau, de la femme qui leur en fait voir de toutes les couleurs et des gosses qui sont autant de sang-sues. On a dit un tas de bêtises sur les souffrances de la classe ouvrière. Moi je ne m'apitoie pas tant sur les prolos. Vous avez connu un terrassier qui a perdu le sommeil parce qu'il craignait d'être foutu à la porte? Le prolo peut être à la peine physiquement, mais en dehors du travail c'est un homme libre. Dans chacun de ces boîtes de stuc, c'est autre chose. Là, il y a un pauvre type qui n'est jamais libre, sauf s'il dort du sommeil du juste et rêve qu'il a précipité le patron au fond d'un puits et lui balance des pelletées de charbon sur l'occiput.

par marce217
Les chroniques d'Ataraxia, tome 2 : La forteresse de Tehama Les chroniques d'Ataraxia, tome 2 : La forteresse de Tehama
Thierry Maugenest   
L'odyssée d'Amos a été une excellente découverte et j'étais très enthousiaste à l'idée de retourner sur Ataraxia avec la forteresse du Tehama et bien pari gagné encore une très bonne lecture.
L'univers est définitivement bien construit j'apprécie toujours autant le travail réalisé sur la faune et la flore et l'ajout de celui sur le climat dans ce tome-ci.
La philosophie de vie de base est excellente et sa mise en perpective, son évolution possible dans ce tome-ci est particulièrement intéressante. Dans ce monde, l'homme vit en harmonie avec la nature, la paie et l'absence de possession et de monnaie permet à l'insouciance d'être l'état normal de penser/vivre. Si dans le tome 1 l'on était aux prises avec l'insertion de la méfiance dans ce monde et la façon de le sauver, dans ce tome-ci, la quête initiatique tourne autour du besoin de s'accomplir, d'aller plus loin dans son art, sa connaissance… Ce virage est passionnant, il amène des réflexions sur un bien être plus profond que le bonheur immédiat et la façon dont il peut ou non s'intégrer dans un univers si doux qu'il peut apparaitre figé. L'évolution du « méchant » du premier tome et le temps passé à décortiquer pourquoi il agit comme il le fait l'humanise et le rend très proche de se qu'on peut considérer comme normal/bien dans notre monde d'aujourd'hui.
Ataraxia est un univers où l'on se sent bien, une lecture lente, tout en douceur et introspection qui permet un beau voyage.
Si ce roman est un roman d'anticipation/une utopie, il peut aussi être pris comme un roman de fantasy (il est facile d'oublier le côté anciens habitants de la Terre). du coup, il peut parler aussi bien aux amateurs de SF que de fantasy.
Merci babelio et les éditions tohu bohu pour m'avoir renvoyer sur Ataraxia, hâte d'avoir le tome 3.

par kadeline
Gravé dans le sable Gravé dans le sable
Michel Bussi   
http://kaecilia.fr/2016/09/11/grave-dans-le-sable-de-michel-bussi/#more-2384

Je me demande souvent comment j’ai pu passer autant d’années sans connaître le talent de Michel Bussi. A chaque fois que je m’autorise à ouvrir l’une de ses oeuvres, c’est un véritable coup de coeur qui prévaut sur le précédent. Gravé dans le sable est, pour le moment du moins, mon Michel Bussi préféré et occupera toujours une place particulière dans mon coeur.

Je crois tout d’abord que ce qui fait la force de ce roman est sa thématique. Les romans qui abordent la seconde guerre mondiale sont nombreux, mais rares sont ceux qui invitent à se mettre à la place des soldats, encore moins des soldats du débarquement de Normandie. Michel Bussi réussi à nous convier dans la peau d’un homme prêt à mourir pour autrui, sans pour autant tomber dans le pathos ou le funeste.

Au contraire, il nous présente un héros à la chance burlesque, amoureux d’une femme certes, mais de la vie d’abord. Le livre dans les mains, j’avais le coeur qui battait à cent à l’heure pour Lucky, pour sa vie, pour ses rêves. Véritable coup de coeur, j’ai repensé à maintes reprises à ce personnage, avec la forte envie de le connaître et de le côtoyer dans mon quotidien.

Avec le recul, je réalise que je me suis attachée à l’intégralité des protagonistes, qui font parfois des apparitions brèves, mais toujours ponctuelles. Chacun détient son histoire, son environnement, ses qualités et ses défauts. Il n’y a aucun stéréotype dans Gravé dans le sable, seulement des personnages qui tentent de se construire avec le traumatisme de la guerre. Je dois reconnaître que j’ai moins appréciée la belle Lison, car sa vie de déchéance m’a fendu le coeur.

J’étais sans cesse intriguée, curieuse de comprendre et de découvrir les voleurs de Lucky. Je n’ai finalement réussi à déjouer les pièges qu’au moment où Michel Bussi nous les révèle. C’est donc un roman policier réussi, dont les nombreux rebondissements perdent judicieusement le lecteur jusqu’à l’annonce finale.

Par ailleurs, la dernière scène n’est pas conventionnelle même si elle est attendue. Le final est symbolique et permet au terme d’une oeuvre captivante, de boucler la boucle.

Comme Lucky, mettez la chance de votre côté en découvrant d’urgence ce roman policier: un coup de coeur à coup sûr!

par Kaecilia