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Bibliothèque de CBrigitte : Mes envies

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Une autre histoire Une autre histoire
Sarah Naughton   
Après plusieurs années d’absence Mags, retrouve son frère dans le coma suite à une chute de plus de dix mètres de hauteur, dans l’immeuble où il vit. Un immeuble dont les logements sont destinés, aux personnes fragiles, que ce soit mentalement ou financièrement.

Lorsque Mags apprend que la police pense au suicide, elle n’y croit pas.

« Une autre histoire » nous entraine donc dans la recherche de la vérité par Mags, sa quête de vérité… Mais à travers ses recherches, elle part à la découverte de ce frère qu’elle ne connait pas.

Les chapitres qui lui donnent la parole, sont jalonnés de réflexions intimes, mais surtout on va peu à peu apprendre à connaitre Abe et Mags, on va connaitre leur fragilité, leur vécu… Leur différence est flagrante : elle avocate à Las Vegas, lui aide soignant auprès de personnes âgées, fragiles… Deux caractères, deux vies, deux vécus…Mags en cherchant à prouver que son frère n’a pas pu se suicider est en quête de rédemption, en quête de cet amour fraternel, en quête d’elle-même, même si au départ elle ne le sait pas… Alcoolique notoire, elle a choisi d’être l’avocate des véreux, comme un pied de nez à son passé… Dont on apprend peu à peu les travers, comme des désillusions…

L’auteur construit ses personnages à la serpe, d’une manière incisive, crue et sans délicatesse, pour mettre en avant leur caractère, mais surtout les rendre palpable. Chacun aura la parole, par chapitre interposé et chacun apporte une réponse à l’accident d’Abe… Ils s’étoffent au fil de l’intrigue et c’est comme si l’auteur avait fait le choix de les faire « grandir » au rythme de son récit, pour enfin les dévoiler complètement aboutis.

Cette construction permet d’avoir une intrigue avec une dynamique et un rythme ne permettant pas au lecteur de s’ennuyer.

La début a été un peu laborieux à se mettre en place… Mais plus je lisais, plus je voulais continuer… Une construction en entonnoir, qui peut être assez déstabilisante, car chaque chapitre représente un personnage… Du moins un point de vue, une information…. Avec un aperçu de ce que chacun a traversé quand il était enfant, permettant de déceler un « déclencheur ».

Sarah J Naughto, jongle avec nos émotions, en explorant la psychologie humaine, mais également des thèmes très noirs, destructeurs…

L’auteur arrive à mener par le bout du nez le lecteur avec plusieurs rebondissements, même lorsque l’on pense avoir tout compris, elle nous entraine vers « une autre histoire »…

Le final est diablement bien amené, surprenant…

Je remercie les éditions Sonatine pour leur confiance et NetGalley, grâce à qui j’ai pu découvrir cette plume vers laquelle je retournerai avec plaisir.
Vongozero Vongozero
Yana Vagner   
C'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes et ce sont les bons auteurs qui arrivent à transcender un scénario tellement éculé qu'on aurait peur de le lire…

Un virus mortel, les autorités qui minimisent l'affaire, tout qui s'emballe, les gens qui meurent, les survivants qui décident de quitter leurs maisons afin d'aller ailleurs… rien à dire, le postulat de départ puait le réchauffé dès le départ.

Oui mais Yana Vagner, tel son homonyme compositeur, va nous réécrire la partition et nous en jouer une neuve tout en utilisant des vieilles notes.

Du virus qui décime la Russie et le reste du monde, vous ne saurez rien. À vous de l'imaginer… Il est là, mais on ne saura pas grand-chose sur lui, hormis qu'il est mortel et que les grandes villes sont les plus touchées.

Ce qui change, dans ce récit, c'est que l'auteur reste sobre et ne nous fait pas vivre des scènes de pillages ou de violences incontrôlées à tire-larigot. Exit aussi longues descriptions – râles y compris – de l'agonie de la société. Ouf.

Non, chez elle, ce qui l'intéresse, c'est le groupe de fugitifs constitué au départ de 9 personnes. le récit est centré sur eux et sur le voyage vers le lac Vongozero, à la frontière avec la Finlande. C'est Anna qui en sera la narratrice et vous fera partager ses doutes, ses craintes et son hostilité envers certains membres du groupe.

Hé oui, entre ces personnes là, ce n'est pas vraiment l'amour fou. Les voisins, Anna ne les aime pas. Quant à l'ex-épouse de son mari et le fils qu'ils ont eu, on ne peut pas dire que l'entente règne entre elles.

Va falloir se serrer les coudes, pourtant, parce qu'ailleurs, les structures sociales foutent le camp, l'autorité politique n'existe plus, l'armée par en coui***, on commence à se méfier de son voisin et de tout le monde, l'individualisme et l'égoïsme sont rois et la solidarité est aussi inhabituelle qu'un string brésilien sur la tête du père Nowel.

Ce roman ne se lit pas, il se dévore en quelques bouchées, malgré son épaisseur. Les temps morts sont inexistants, sans pour autant virer à Indiana Jones et dans les voitures qui remontent la Russie sous la neige et le froid, les huis-clos sont parfois étouffants tant l'adrénaline et les angoisses vous prennent aux tripes.

L'être humain, quand il en est à sa survie, peut être capable de tout, du meilleur comme du pire et ceci nous sera démontré durant le parcours de nos voyageurs car il ne sera pas de tout repos.

Pas besoin d'effets spéciaux ou de retournements à gogo, l'auteur maîtrise son sujet et sais user de sa plume pour qu'on ne lâche pas son livre.

Pas besoin de monstres dévoreurs d'enfants dans les pages pour vous mettre le trouillomètre à zéro quand on sait qu'un moteur doit boire de fuel ou de l'essence pour avancer et que si on s'arrête, on est mort. Mais dans un pays exsangue de gens, il en est de même pour le carburant…

Toute la subtilité du roman tient dans son scénario qui, malgré son postulat de départ, s'écarte des classiques habituels mais tout tient aussi dans la construction des personnages et dans leurs manières de se comporter entre eux et lorsqu'ils croiseront d'autres êtres humains.

Peut-on encore se considérer comme des gens bien lorsqu'on reçoit quelqu'un avec une carabine braquée sur lui ? Est-on une personne normale lorsqu'on ne veut pas partager notre nourriture avec de ceux qui crèvent la dalle ? Peut-on encore se regarder dans une glace, quand, après avoir été sauvé par un homme, on envisage de lui siphonner sa réserve de fuel ?

Et vous, comment vous seriez-vous comporté la place de tout ces survivants ?? la question m'a hanté, elle me hante encore et je ne suis pas très fière de moi…

Un roman magistral qui s'éloigne des sentiers battus pour nous entraîner dans un voyage angoissant, le suspense accroché à vos pare-chocs et la tension sous votre parka doublée de mouton…

Un roman qui ne vous laissera pas de glace et qui mettra vos peurs primales sous le feu des projecteurs.
Je m'appelle Lucy Barton Je m'appelle Lucy Barton
Elizabeth Strout   
Qu’est-ce qui nous définit en tant que personne ? Qu’est-ce qui définit le regard que l’on porte sur autrui ? Quel impact ont nos souvenirs et expériences d’enfance sur notre vie d’adulte ? À travers un texte intimiste, Elizabeth Strout nous parle de ce qui nous façonne et de l’importante complexité des liens qui peuvent unir les gens.

Suite aux complications d’une simple opération de l’appendice, Lucy se retrouve hospitalisée quelques semaines. Dans sa chambre d’hôpital, elle reçoit la surprenante visite de sa mère qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs années. Cette petite chambre d’hôpital surplombée par les lumières du Chrysler Building devient, le temps de cinq jours, le théâtre des retrouvailles entre mère et fille, un catalyseur pour Lucy, qui replonge dans son enfance.
On y découvre les conditions dans lesquelles elle vivait avec sa famille, la pauvreté, les humiliations subies à l’école, le rejet, la dureté du regard des autres, autant de blessures encaissées petite fille qui ont durablement marqué la personne qu’elle est devenue adulte.

Ces retours dans le passé se mêlent aux échanges entre Lucy et sa mère, d’étonnantes conversations souvent à sens unique et pleines de non-dits qui reflètent cet amour imparfait entre mère et fille. Les deux femmes sont touchantes autant dans leur façon de s’aimer à distance que dans leurs rares moments de complicité commune.
On se prend d’une tendresse sincère pour le personnage de Lucy, pour sa sagesse toute mesurée dans son rapport à ce qui l’entoure, dans le récit des rencontres qui ont marquées sa vie, pour la sincérité avec laquelle elle nous présente son histoire à mesure que, en tant qu’écrivain, elle tente d’en faire son premier roman. Proche de l’oral à bien des moments, le lecteur se rapproche peu à peu de Lucy, auditoire privilégié tandis qu’elle met ses pensées à l’écrit avec une pudeur et une délicatesse frappantes.

Je m’appelle Lucy Barton fait partie de ces livres qui se dévorent en en savourant la moindre page. L’écriture toute en simplicité et pleine d’humanité d’Elizabeth Strout font de ce nouveau roman un récit poignant, de ceux qui chamboulent un instant et reviennent souvent à l’esprit.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2017/07/30/je-mappelle-lucy-barton-delizabeth-strout

par x-Key
Miss Cyclone Miss Cyclone
Laurence Peyrin   
Un véritable coup de coeur ! une belle découverte de l'auteur, une belle découverte pour ce roman ! L'histoire de deux jeunes filles, deux amies qui grandissent et partagent beaucoup de choses ! L'une est déjà en couple, son destin est peut être tout tracé ; quant à l'autre ; elle est beaucoup plus indépendante, une femme libre ; aussi libre que ça ? On avance avec elles au fils des années, l'adolescence, la vie adulte et à travers des faits qui ont marqué les Etats-Unis !
Je le conseille vivement !
Les Blessures du silence Les Blessures du silence
Natacha Calestrémé   
Le Major Clivel du troisième district de ma PJ parisienne est convoqué par son chef le Commissaire Filipo au sujet d'une disparition inquiétante, celle du mère de famille de trois jeunes enfants. Amandine Moulin a disparue depuis huit jours et la police de quartier n'a aucune piste. Selon le Commissaire, qui dans un premier temps tait qu'il a eu par le passé une liaison avec la femme, il ne peut s'agir d'une fugue.

Les blessures du silence est la quatrième enquête du Major Clivel.
L'auteure alterne l'enquête avec le passé récent de la jeune femme et l'on découvre qu'elle subissait constamment des vexations et brimades de la part de son pervers narcissique de mari, un éminent professeur de lycée « bien sous tous rapports ».

La situation de la femme est fort complexe, elle espère comme c'est toujours le cas dans ce genre d'affaire que son mari va changer même si ses proches tentent de lui faire ouvrir les yeux, elle l'aime toujours et puis sa situation financière lui permet pas de le quitter. Elle ne peut abandonner ses filles, elle est prise au piège.

L'auteure nous livre une thématique d'actualité avec le harcèlement, dépeint très minutieusement les affres de la femme, le mécanisme employé par le mari mais aussi de manière générale qu'elle nous fait découvrir par le truchement d'une psychiatre tout comme les solutions pour sortir de cet enfer. Comme à l'accoutumée, l'auteure s'est fort bien documenté en amont aussi bien dans le thème que dans l'enquête où elle nous faire découvrir la manière de travailler des chiens pisteurs. Elle va même plus loin en employant des méthodes novatrices pour faire avancer l'enquête.

L'enquête, bien que la police soupçonne depuis le début avance très lentement mais la aussi son déroulement est maîtrisé de main de maître, la moindre des actions des enquêteurs est décrite, tout est pesé.

On notera toutefois que les problèmes sentimentaux des policiers et leur passé viennent perturbé quelque peu le récit. Le dénouement est fort intéressant malgré que là aussi la vie du protagoniste principal est matinée d'une touche romantique. L'interprétation des rêves du protagoniste principal apporte une touche de surnaturel à l'histoire.

Malgré quelques petites longueurs certes nécessaires à la bonne compréhension du cheminement, la plume de l'auteure est fluide, très précise permettant au lecteur de bien s'approprier les différentes scènes comme s'il faisait partie intégrante de l'équipe qui même l'enquête.

Malgré le petit point explicité ci-dessus, l'auteure nous livre un policier d'excellente facture plus travaillé que la moyenne des ouvrages du genre.

par Goupilpm
24 heures de trop 24 heures de trop
Lorraine Fouchet   
Histoire dans le style Musso Lévy,très très bien
Un été à Pont-Aven Un été à Pont-Aven
Jean-Luc Bannalec   
Je partage l'avis des lecteurs ayant regretté le manque de punch de l'enquête. De plus on attendrait davantage de malice de la part des personnages. Mais on a de l'affection pour le travail de cet auteur allemand (Jörg Bong) qui a eu un coup de foudre pour notre belle Bretagne, qui a pris un nom de plume breton et qui nourrit chacune de ses enquêtes du fruit de ses recherches. Ici, Concarneau, son festival des filets bleus, Pont-Aven, ses peintres, sa géographie, Gauguin.

par ElChurch
Je t'aime Je t'aime
Barbara Abel   
Dans le prologue, on nous présente 4 jeunes filles disant le mot, je t'aime de chaque façon différente, je n'ai vu aucun rapport entre le prologue et le livre, mais passons ... Nous découvrons : Maude, Solange, Nicole et Alice.
L'histoire Maude belle mère d'Alice découvre celle-ci entre un de fumer un joint, au lieu d'en parler à son père elle n'en fera rien ainsi elles seront liés par ce petit secret. Certes, Maude n'a pas parlé à son mari, mais pas sure que même en parlant cela aurait changé grand chose tout est hypothétique ... Aurait-elle vraiment arrêté de consommer du cannabis pour autant ? Aurait-il pu la faire arrêter par une manière quelconque ? Ce n'est parfois pas si simple ... Et vu ces solutions pour aider sa fille au final ...
Solange mère de Bruno qui est le petit ami d'Alice, genre de belle-mère qui se fit aux apparences, genre de mère qui fera tout pour essayer de sauver l'honneur de son fils sans ce dire qu'après tout que personne ne l'a poussé à fumer ce joint, ces joints ...

Nicole mère Thibaut 7 ans, seule personnage qui aura grâce à mes yeux subissant simplement les affres du destin.

Le début démarre très vite, l'histoire ce lit à une vitesse fulgurante malgré quelques longueurs , ce livre nous fait réfléchir sur les dégâts des cachotteries , des mensonges , de conduire sous substance illicite , de l'amour, de la haine ... J'ai préféré ce livre au précèdent beaucoup de jolies phrases, mais à part Nicole les autres personnages m'agaçaient, j'avais misé sur quelqu'un d'autres pour le "coupable " donc surprise et je m'attendais à une fin plus vengeresse ...!
Mais la question vraiment pertinente est pour l'amour d'un enfant même s'il semble coupable de quoi serions nous capable ? Suite à la perte tragique dut à un accident causé par une tierce personne après la tristesse que reste t'il le pardon, la justice, la vengeance à laquelle se raccrocher ? Aurions-nous fait l'un des choix que fera chacun des protagonistes de cette histoire ?

par ama74
La Mélodie des jours La Mélodie des jours
Lorraine Fouchet   
Un livre magnifique !!! Bien que le sujet soit grave, il est plein d'espoir, d'amour, de tendresse et ... de musique.

Une histoire où se mélangent la vie de tous les jours, internet, des rencontres improbables, mais tellement riches... Et la musique, que l'on retrouve au fil des pages. Musiques connues ou à découvrir, c'est un régal.




par hochy3
Les Marais sanglants de Guérande Les Marais sanglants de Guérande
Jean-Luc Bannalec   
Meurtres à Guérande... et troisième enquête pour le commissaire Dupin, contraint de mettre son grain de sel pour résoudre ce nouveau mystère au coeur des marais salants, un mystère où chimie et biologie ne riment pas avec écologie...

En ce jour de fin d'été, le commissaire Dupin arpente les sentiers labyrinthiques de Gwen Ran, le Pays blanc, où s'étendent à perte de vue les marais salants de Guérande. C'est à la demande de Lilou Breval, journaliste d'investigation à Ouest-France, qu'il est venu fureter à la recherche de mystérieux barils. Soudain, Dupin est la cible d'une fusillade. Il se refugie in extremis dans un grenier à sel.
Le lendemain, la journaliste est injoignable... Dupin mène son enquête auprès de professionnels des marais salants, de la directrice du Centre du Sel et de Céline Cordier, jeune chimiste. Où sont les fameux barils ? Sont-ils destinés à porter atteinte au sel de Guérande ? A qui ce préjudice profiterait-il ?
Epaulée par la fidèle Nolwenn, Dupin plonge une fois encore au coeur des mystères du pays breton et découvre les multiples enjeux de la récolte de l'or blanc... et les convoitises qu'il suscite.

(Source : Presses de la Cité)

par x-Key