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Bibliothèque de Celieana : Je suis en train de lire

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Lucides Lucides
Adrienne Stoltz    Ron Bass   
4,5/5

http://wandering-world.skyrock.com/3177943243-LUCID.html

SOUFFLE COUPÉ. BESOIN DE RÉFLÉCHIR. PAUMÉ ET PULVÉRISÉ. Voilà ce que j'ai éprouvé en refermant le roman. Mon dieu, qu'est-ce que c'est que ce livre ? Avez-vous déjà écouté une chanson que vous trouviez plutôt moyenne au départ puis, d'un seul coup, et sans trop que vous compreniez pourquoi, tout explose, vous l'adorez et vous la passez en boucle jusqu'à l'overdose ? C'est exactement ce que m'a fait ressentir LUCID. Au départ, les choses étaient mal parties. Très mal parties. J'ai eu beaucoup de mal à m'attacher aux héroïnes, et l'histoire était tout sauf prenante et intéressante. Malgré tout, je sentais qu'une énorme possibilité se cachait derrière tout ça. L'univers était vraiment captivant et l'étrange lien entre Maggie et Sloane m'appelait énormément. Puis PAF. Je suis arrivé à un moment du roman où j'ai été brisé. Les auteurs révèlent enfin tout le potentiel de l'histoire, et c'est carrément TRAUMATISANT. Les 100 dernières pages de LUCID ont tout rattrapé, vraiment. Au départ, je pensais attribuer la note de 3/5 au livre. Puis les 30 derniers pour cent m'ont permis d'élever cette note à 4,5. J'étais prêt à mettre un 5, mais il aurait été en décalage avec mon ressenti du début... Et en même temps cette fin est tellement parfaite... Et... Haaaaaaa !!! Je suis officiellement déchiré !!! LUCID est un livre que je ne suis pas prêt d'oublier, je vous le garantis. L'histoire m'a marqué et m'a complètement renversé.
Mon gros problème, au départ, c'est que je ne me suis pas du tout attaché aux héroïnes. Qu'il s'agisse de Sloane ou de Maggie, je n'arrivais pas à créer un lien avec elles. Surtout qu'au début, les auteurs ne s'embêtent pas trop à nous les présenter. Ni elles, ni les nombreux personnages qu'elles côtoient. Donc en plus de devoir s'adapter à ces deux jeunes femmes, il faut aussi tenter de comprendre les personnes qui les entourent. Ça a été difficile. Vraiment. A de très nombreuses, j'ai dû retourner au début de tel ou tel chapitre pour être sûr que je suivais Sloane ou Maggie. L'alternance de point de vue est vraiment justifiée et hyper intrigante, mais elle nous perd plus qu'autre chose durant les premières pages. Je vous assure que j'ai eu beaucoup de mal à m'identifier à leurs réactions et à leurs pensées. Le truc, c'est qu'elles ne possèdent aucune profondeur. J'avais juste l'impression de lire, et non pas de ressentir. Sauf qu'une lecture qui ne me fait pas éprouver mentalement ou physiquement quelque chose, ce n'est pas vraiment pour moi.
Cette sensation de distance et d'incompréhension face aux héroïnes m'a accompagné pendant une grosse partie du roman. Il ne se passe absolument rien pour nous faciliter la tâche. En effet, les rebondissements ne se bousculent pas. On ne fait que suivre Sloane et Maggie. Leurs vies ne sont pas spécialement mouvementées, il n'y a pas de grands retournements de situation. Je vous assure qu'au bout de 200 pages, j'avais quelques doutes quant au potentiel de l'histoire. Mais j'ai continué, et il y a un premier élément qui a commencé à tout changer.
Les romances. Les deux histoires d'amour que nous découvrons dans ce récit m'ont énormément plu. Elles sont hyper naturelles et hyper touchantes. Je sais que ce n'est pas vraiment un des points-clés de l'intrigue, mais les idylles parallèles que nous suivons sont vraiment beaux. Sloane et James m'ont ému, Maggie et Andrew m'ont ému. Une fois que j'ai réussi à trouver un élément plaisant à l'intrigue, j'ai pu avancer plus facilement dans le roman. Et je suis tellement, tellement, tellement heureux de l'avoir fait. Parce qu'à partir de la page 250, tout, absolument TOUT, devient parfait.
Comme vous le savez, l'histoire traite de deux héroïnes qui rêvent qu'elles échangent leurs vies durant leur sommeil. Rien que l'idée est géniale, n'est-ce pas ? De plus, comme je l'ai dit un peu plus haut, on sent bien qu'elle reste très présente dans la première partie du récit. Du coup, une part de nous ne peut pas s'empêcher de se demander "est-ce un songe ? Est-ce vrai ? Quel monde est réel et quel monde ne l'est pas ? Y a-t-il un monde réel ?". Surtout que, petit à petit, Sloane et Maggie introduisent des doutes et des phrases coup de point qui viennent renverser nos convictions. C'est d'ailleurs à partir de là que j'ai commencé à m'attacher à elles : quand on se rend-compte qu'elles sont aussi paumées et décontenancées que nous.
Voilà pourquoi j'ai adoré LUCID, en dépit de ses défauts dans les 200 premières pages : parce que j'ai perdu absolument TOUS mes repères. Mais, genre, vraiment. J'ai été obligé de lire jusqu'à deux heures du matin pour connaître le fin mot de l'intrigue tant tout devenait obsédant et dérangeant. J'ai été obligé d'aller parler à mon demi frère à deux heures et demi pour partager mes sensations, toutes plus entremêlées et dévastées les unes que les autres. En lisant les 100 dernières pages, je hurlais à chaque ligne que je lisais. Je hurlais et je jetais mon livre à l'autre bout de mon lit. C'était plus fort que moi. QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE LIVRE ? En plus d'être complètement désorienté, j'étais à la fois terrifié et HYPER excité. Parce qu'on ne comprend vraiment plus rien. Les derniers chapitres, et rien que d'en reparler j'ai l'estomac qui se sert, sont juste ultra forts et ultra perturbants. J'ai été ébloui devant autant de génie et de perfection. En découvrant la conclusion de LUCID, j'ai trouvé l'idée des auteurs brillante. Brillante et extraordinaire. Car, putain, que LUCID est magnifique. Je pourrai vous le répéter pendant des heures : l'ultime centaine de pages m'a dévasté. J'avais envie de pleurer parce que la folie guettait Sloane et Maggie, de crier parce que j'étais perdu, de taper contre les murs parce que je devenais dingue. LUCID m'a rendu dingue.
Il faut que vous compreniez un truc : les dernières pages de LUCID, et là je parle de 3 dernières pages, sont tellement intenses et troublantes que j'ai dû les relire quatre ou cinq fois avant de les saisir entièrement. J'ai eu le souffle coupé, les larmes aux yeux, les mains tremblantes et l'esprit complètement fragmenté. C'était juste... Spectaculaire. Le final de LUCID est spectaculaire, de toute manière. Ce roman ressemble un peu à un feu d'artifice : ça commence lentement, ça ne provoque rien, puis tout explose, et on a le corps qui vibre et le cœur qui implose. Je n'avais pas été autant dévasté par un livre depuis UNDONE de Cat Clarke. Alors, non, LUCID ne dépasse pas UNDONE, mais il n'est pas très loin d'autant me marquer dans la durée. Je me suis déjà endormi et réveillé en pensant à la conclusion époustouflante de LUCID, et je crois que l'état de choc dans lequel je suis plongé ne va pas me quitter de sitôt.
Ma chronique n'est vraiment pas top, et pourtant j'ai mis trois fois de plus de temps à l'écrire qu'habituellement. Je ne parviens pas à retranscrire tout ce que j'ai ressenti. La conclusion de LUCID reste pas mal ouverte et nous laisse quelques questions sans réponse, et, pourtant, je n'en ai strictement rien à faire. Pour qu'une fin ouverte de me gêne pas (et me plaise, même !), c'est vraiment qu'il y a quelque chose de formidable et d'indescriptible au cœur de cette intrigue. En terminant LUCID, je n'en pouvais plus. J'étais vidé. Je voulais gémir. Je voulais parler avec quelqu'un. Parce que, vraiment, ce roman nous soustrait tous nos points de repère. Toutes nos convictions. On est paumés. On est pulvérisés. On est détruits. On est choqués. Merde, quelle fin !!! Il y a même un paragraphe que j'ai trouvé tellement poétique et tellement troublant et tellement enivrant et tellement ravageur et tellement brûlant et tellement parfait que je l'ai relu une bonne dizaine de fois ♥
En résumé, LUCID est un véritable coup de cœur, sans vraiment en être un. Dans le fond, je crois que je ne m'autorise pas à le classer comme tel à cause des 200 premières pages qui sont un peu molles et pas vraiment saisissantes. Sloane et Maggie ne sont pas attachantes, et leurs vies ne sont pas plaisantes à suivre. Puis, comme je vous l'ai déjà bien expliqué je pense, tout explose et tout nous coupe le souffle. Une fois les 200 pages passées, on fond, on hurle, on pleure, et on est dévastés. LUCID est un récit qui a volé mon cœur et mon esprit. Mes convictions et mes émotions. Il y a un moment dans l'histoire où ne sait plus qui est fou, qu'est-ce qui est réel, ou encore qu'est-ce qui est imaginaire. Même moi j'ai eu l'impression de caresser la folie du doigt. LUCID confirme bien ma tendance à adorer les personnages complètement malades : comme pour Jem avec UNDONE, Sloane et Maggie vont devenir des êtres faits de pure folie, et j'ai complètement craqué. Je crois que je vais devoir prendre rendez-vous chez un psychologue, non ? C'est malsain. LUCID est malsain. Malsain, imparfait durant 200 pages, mais tellement parfait dans la suite. Je n'ai pas envie de terminer cette chronique. Parce que j'ai envie de vous donner envie de lire LUCID. D'en parler, encore et encore, parce que ce roman ne va pas me quitter avant un long, long moment. LUCID est une chanson dont les ultimes notes sont envoûtantes et hypnotiques, exaltantes et mystérieuses, déchirantes et irrésistibles. C'est un feu d'artifice duquel on ne peut pas détourner les yeux. LUCID est comme la gravité, on ne peut pas y résister. Cette fin quoi. Cette fin ♥

par Jordan
Il est grand temps de rallumer les étoiles Il est grand temps de rallumer les étoiles
Virginie Grimaldi   
Un an que j’attendais la sortie de ce livre et voilà qu’en moins de 24h, je l’ai fini. J’ai tenté de faire durer le plaisir, de prolonger ces instants de magie en compagnie d’Anna, Chloé et Lily mais j’ai lamentablement échoué dans mon entreprise. Je n’ai tout simplement pas pu lâcher cette histoire avant la fin. Et même maintenant que je l’ai fini, je pourrais la recommencer au début pour ne pas quitter l’univers de Virginie Grimaldi.

A 37 ans, Anna élève seule ses deux filles, Chloé, 17 ans et Lily, 12 ans. Obligée de cumuler les heures de travail, elle ne les voit que trop rarement. Alors quand la vie devient trop difficile entre les dettes qui s’accumulent, les relances des huissiers, la perte de son job et ses filles qui vont mal, Anna prend une grande décision : emmener ses filles en road trip en camping-car en Scandinavie. Certes, cela ne règlera pas tous ses problèmes mais elle espère que ce long périple sera le moyen de renouer avec ses filles, de rétablir le dialogue avec elles.
Anna, Chloé et Lily s’engagent donc dans ce voyage sur un coup de tête. Mais un road trip mal préparé peut aussi devenir synonyme de cauchemar. Heureusement, elles vont trouver sur leur chemin un convoi de camping caristes qui se rend lui aussi en Scandinavie et vont se joindre à eux. Même si le but est avant tout de se retrouver entre mère et filles, ne pas être complètement isolé ne peut pas être une mauvaise idée. Et qui sait peut-être qu’elles trouveront plus que ce qu’elles sont venues chercher ?!

Comme pour chacun des romans de Virginie Grimaldi, j’ai eu un immense coup de cœur pour cette nouvelle histoire. Je ne me lasse pas de sa plume simple, envoûtante, douce, émouvante, pétillante et drôle. C’est tout simplement magique. Elle réussit à nous faire rire, pleurer, douter, réfléchir, envier, regretter…avec la délicatesse de son style mais aussi le côté très humain de chacun de ses personnages. Qu’ils soient principaux ou secondaires, on se prend d’affection pour chacun d’eux.
J’ai aimé découvrir chacune des trois femmes de la famille Moulineau : Anna est une mère de famille forte et fragile à la fois. Si elle porte son foyer sur ses seules épaules, elle est aussi dévorée par le doute et l’angoisse. Elle a un besoin constant de se sentir en sécurité et pour ça, elle s’est créé une petite bulle de confort de laquelle elle ne sort jamais. Mais quand la réalité la rattrape, elle n’a d’autres choix que de l’affronter. Et c’est en ça qu’elle prouve sa force car même si sa décision de partir en road trip peut sembler être un coup de folie, elle a surtout pour but de sauver sa famille et de prouver à ses filles qu’elle est là pour elles quoi qu’il se passe.
Chloé, la fille ainée, est une adolescente en pleine crise d’identité. Même si elle ne l’avouera jamais, les absences de sa mère lui pèsent. Elle a besoin d’affection permanente. Ne la trouvant pas auprès de sa mère qu’elle ne fait que croiser ni auprès de son père qui habite loin, elle se réfugie dans les bras des garçons. Sauf qu’une fois qu’ils ont obtenu ce qu’ils attendaient d’elle, ils se détournent eux aussi, la laissant seule. Du coup, elle a créé un blog dans lequel elle raconte son quotidien, ses blessures, ses baisses de moral…Ses confidences et les commentaires de ses followers lui permettent de se sentir un peu mieux. Mais sans que cela suffise. Chloé est une jeune fille hypersensible, intelligente et surtout très attachante. Son mal être nous blesse autant qu’il nous émeut. On a envie de le soutenir, de l’aider, de trouver le moyen de lui dire que ça s’arrangera.
J’ai adoré les personnages d’Anna et Chloé mais ma préférée c’est Lily. Elle est drôle et impertinente. Sa façon d’écorcher les expressions françaises et de s’adresser à son journal intime Marcel m’ont beaucoup fait rire. Du haut de ses douze ans, elle est très mature. Elle a du caractère et ne se laisse pas marcher sur les pieds même si au collège, ce n’est pas facile tous les jours. Les autres enfants la trouvent différente et forcément à cet âge-là, la différence c’est dérangeant. Mais cette gamine est juste géniale. J’ai fondu devant son attitude avec Noé, le fils autiste de Julien avec qui elle, sa mère et sa sœur voyagent. Elle m’a touché, attendri, bouleversé.
J’ai aussi beaucoup aimé recroiser la route de Greg et Marine, les personnages secondaires de Tu comprendras quand tu seras plus grande. Je les adore. Le franc parlé de Marine et la réserve de Greg sont rafraichissants. Je ne serai pas contre les retrouver dans une histoire où ils ne seraient plus des personnages secondaires mais les héros…
J’avais peu de doutes avant de commencer cette lecture mais la talent de Virginie Grimaldi se confirme. En tout cas, moi j’adore. Chaque livre me transporte dans un monde de féérie, de magie et de bonheur. Je viens de refermer ce livre il y a une heure à peine et je suis déjà impatiente d’être à l’année prochaine pour découvrir sa prochaine histoire. Vivement 2019 !