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Par Marlene2303 le 25-06-2017 Editer
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Chapitre 1 – Les aléas d’une relation qui n’existait pas

Pour lui, l’odeur de la maison, plus que toute autre, était l’odeur d’une fille qu’il ne connaissait pas.

La maison, ce n’était pas la vieille bâtisse en brique de Carroll Street, à Brooklyne, où il habitait la semaine, mais cette grande demeure au bord d’un étang, qui dominait l’océan, sur la péninsule de South Fork à Long Island, dans une petite ville nommée Waincott. Il y avait passé la moitié de ses étés et la moitié de ses week-ends depuis sa naissance.

Ray était assis par terre, au beau milieu de sa chambre, entouré de piles de livres, vêtements, vieux jouets, couvertures, imperméables, cannes à pêche et matériel de sport. Il inspira profondément, cherchant sa présence dans tout cela.

C’était une odeur ancienne, familière et nostalgique, associée à la joie et à la liberté de l’été, qui faisait entrer l’extérieur à l’intérieur. C’était aussi une odeur changeante, renouvelée une semaine sur deux par le parfum d’un nouveau shampooing, d’une robe neuve, ou du truc brillant qu’elle se mettait sur les lèvres.

Soudain en manque, il se leva et s’allongea sur son lit où son odeur était toujours la plus forte. Retrouver l’intimité de la nuit le réconforta instantanément. Il faisait toujours de plus beaux rêves ici, presque jamais de cauchemars, alors qu’à Brooklyn, il les enchaînait.

Il resta étendu là, en short et T-shirt, laissant pendre dans le vide ses pieds sales et pleins de sable, par respect. C’était récent ; autrefois, il n’aurait jamais pensé à un truc pareil.

Dormir dans ce lit, même si c’était agréable, était devenu perturbant depuis environ un an. Agréablement perturbant. Agréablement frustrant. L’odeur, avec ses nouvelles nuances, était aussi excitante que réconfortante. Il ne savait pas exactement ce qu’étaient ces nuances, mais elles troublaient ses nuits d’une façon inédite.
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