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Je ne savais pas que ça allait être dur. Je les voyais de loin, au sommet. Là où l'air est plus frais. Bien cool. Des dieux, quoi! Je les enviais autant que mes tripes le pouvaient. Il me fallait coûte que coûte arriver là-haut. La où les fruits n'ont pas un gout fade, la où les légumes sont plus verts que partout ailleurs (cette information, je la tiens de Truman Capote, qui a longtemps fréquenté les riches) là où les filles sont toujours pubères (n'importe quel vieux dégueulasse de plus de soixante ans avec un compte en banque de six chiffres vous le dira), là où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Laisser les autres en bas, les laisser se démerder dans leur crasse. sans regret. Ni nostalgie. La misère n'a jamais été gentille avec moi. S'il y a des gens là haut, ça veut dire que c'est faisable, pourquoi pas moi alors? La seule chose qu'on doit comprendre, c'est que, pour monter là haut, il vous faut devenir très léger, très, très léger. Faut flotter, vieux. Laisser en bas tout ce qui pèse: les angoisses, les faux drames (surtout les vrais drames), les rêves d'adolescents, les remords, enfin tout ce qui vous retient par les chevilles et vous empêche de grimper allègrement l’échelle sociale judéo-chrétienne.

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Bien sûr, j'exagère un peu, si peu, mais ça me plaît drôlement d'enfoncer le clou dans la tête mollement aristocratique de ce jeune homme trop poli qui vient à peine de sortir de Harvard ou d'une de ces universités haut de gamme qui préparent excellemment les jeunes wasps à affamer le tiers-monde depuis Wall Street . Heureusement, ils ne connaissent pas le corps à corps, cette forme de combat privilégié des crève-la-faim.

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