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Bibliothèque de cfmbadajoz : Ma PAL(pile à lire)

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La Guerre éternelle La Guerre éternelle
Joe Haldeman   
Nous sommes en 1997. William Mandella, membre d'un contingent d'élite de l'armée des Nations Unies, nous relate son expérience de soldat dans la guerre totale qui oppose la Terre à la première civilisation extraterrestre qu'elle rencontre : les Taurans. Ecartelé entre son incompréhension du conflit et son instinct belliqueux formaté par les autorités militaires, Mandella évolue de bataille en bataille, dans une guerre dont on n'entrevoit pas la fin, et dont on a presque oublié le commencement.
La Guerre éternelle passe pour un plaidoyer pacifiste, et à dire vrai, il en possède tous les ingrédients. Ecrit par un vétéran du Vietnam au moment où le conflit peinait à trouver une conclusion, ce roman, dont on imagine volontiers l'auteur abondamment barbu et chevelu, pourrait aisément être une dénonciation de l'absurdité de toutes les guerres à rallonge sans cause bien définie.
Le problème, c'est qu'à y bien regarder, il existe finalement assez peu de différences formelles entre La Guerre éternelle et un roman comme Etoiles, garde à vous ! , qui contribua (à tort ?) à forger l'image d'un Robert Heinlein va-t-en-guerre et tant soit peu fascisant. Attention, il n'est pas ici question de faire un procès d'intention à Joe Haldeman, mais de relativiser le message véhiculé par ce roman qui s'est tout de même vu attribuer le prestigieux doublé Hugo-Nebula.
Que nous raconte l'auteur, en fin de compte ? Une guerre entre la Terre et une race extraterrestre. Rien de bien nouveau : depuis des décennies, il s'extermine sur pellicule et sur papier des cohortes d'aliens tous plus laids et effrayants les uns que les autres. On s'apercevra vite que le récit d'Haldeman ne renouvelle pas spécialement le traitement de ce cliché de la science-fiction. Et ce ne sont pas les deux dernières pages du livre, où l'auteur assène l'évidence première que ce conflit vieux de plusieurs siècles (mais de quelques années seulement pour le narrateur, par l'effet de la relativité) était finalement absurde, qui nous convaincront de la portée contestataire de son message.
En extrapolant un tantinet, on pourrait à la rigueur distinguer quelques esquisses de critiques, dirigées non pas contre la guerre en tant que tragédie, mais contre l'armée en tant qu'entité. Malgré tout, là encore, la caricature n'est pas très novatrice ; elle est même un peu grossière : les officiers sont obtus, les massacres des combats répugnants, le conditionnement des soldats monstrueux, et suffocante la discipline à laquelle ils sont astreints... D'accord, mais malheureusement, l'écrivain ne réussit pas avec des mots ce que Kubrick accomplit à l'écran (dans des films célébrissimes comme Les Sentiers de la gloire, Dr Folamour, Orange mécanique, tous antérieurs à La Guerre éternelle, ou encore Full metal jacket). Haldeman aurait pu se servir de l'évocation de la guerre pour ériger un monument à la paix et à la non-violence. Au lieu de ça, il nous livre un énième récit de boucherie interstellaire ponctué par un dénouement simplet qu'on croirait destiné à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Cependant, la lecture de ce livre peut se révéler très agréable au premier degré : l'argument scientifique est intéressant (avant d'avoir été militaire, l'auteur est tout de même physicien) ; un réel travail a été entrepris pour donner un peu d'épaisseur aux personnages et à l'arrière-plan social, et les parties d'action sont plutôt réussies. Mais ne faites surtout pas la même erreur que le chroniqueur en entamant La Guerre éternelle : n'espérez pas y trouver un message pacifiste subtil, et encore moins une dénonciation subversive. La déception me rend peut-être injuste, mais je ne peux m'empêcher de penser que si Haldeman avait été voyageur de commerce plutôt que vétéran des rizières, on lui aurait sans doute prêté beaucoup moins d'intentions et on aurait moins exigé de son roman.
Métronome : L'histoire de France au rythme du métro parisien Métronome : L'histoire de France au rythme du métro parisien
Lorànt Deutsch   
Dans la préface du livre, Lorànt Deutsch annonce qu’il va raconter « l’Histoire [...] encore vivante sur les lieux où jadis elle se déroula ». Premier souci : aucune source et aucune bibliographie ne sont disponibles.

Et le « Métronome » comporte des erreurs : « au moins une dizaine » selon William Blanc. Parmi elle, il est par exemple écrit dans le « Métronome illustré » :

« Quand Childéric s’envola pour le paradis des guerriers germains, son fils Clovis acheva [le Louvre]. »

William Blanc corrige :

« Le Louvre aurait été construit par le père de Clovis, alors qu’il l’a été par Philippe Auguste, sept siècles plus tard, en 1190. »

Mais pour le site Histoire pour Tous et J.Perrin, les coquilles sont une chose, avancer des faits sans « étayer », en est une autre :

« Lorànt Deutsch affirme mais ne livre aucune vision critique. Par exemple, sa théorie comme quoi Jeanne d’Arc serait la demi-sœur du roi Charles VII [...]. Avancer des hypothèses, c’est le b.a.-ba de tout livre d’histoire. Mais on ne peut pas se contenter de lancer un pavé dans la mare en quelques mots, sans rien justifier, et passer ensuite au paragraphe suivant. »

Exemples des épisodes 1 et 2 de la série

Prenons pour exemple le prolongement télévisuel du « Métronome », soit l’adaptation de l’ouvrage par France 5, réalisée par Fabrice Hourlier. Concentrons nous sur les deux premiers épisodes, qui durent environ cinquante minutes chacun.

Des rois, chefs et saints omniprésents

Au-delà des lutéciennes « qui faisaient leur shopping » au forum et des raccourcis chronologiques soudain entre le VIe et le XIVe puis le VIIe et le XIIe, Lorànt Deutsch a une particularité : il ne parle pratiquement que des saints, des empereurs, des chefs, des rois. Et les encense.

Ce sont eux, et seulement eux, qui font l’histoire. De Saint Denis « notre saint » à Martin de Tours, « un homme généreux qui se consacra aux pauvres », en passant par Sainte Geneviève qui, avec son « charisme, sa foi chrétienne, son autorité et sa richesse, lui permettent de prendre la haute main sur le destin de Paris », on ne compte plus les hommes d’Eglise.

Omissions historiques et légendes au présent de vérité générale

Dès lors que Lorànt Deutsch parle de sanctuaires, d’abbayes ou d’églises, une musique dramatique est utilisée. Le vocabulaire de l’écrivain est parfois exagéré lorsqu’il s’agit de décrire ces lieux avec objectivité : « grandeur de notre patrimoine » ; « symbolique » ; « émouvant » ; etc.

Et tout est fait pour glorifier, en oubliant certains passages de l’histoire, ou en ommettant d’employer le conditionnel :

en 885, Paris est assiégé par les Vikings. Et selon Lorànt Deutsch, dans l’épisode 2, c’est le comte de Paris d’alors, Eudes de France, « véritable héros », qui a permis de les faire partir. Il oublie de préciser que le roi Charles III le Gros a dû payer un tribut aux Vikings pour qu’ils déguerpissent, comme le précise Christophe Naudin.
Les miracles ? Ils existent ! Martin de Tours sauve un lépreux et l’évêque Saint Marcel tue une bête mystérieuse. Lorànt Deutsch raconte aussi l’histoire du serrurier Biscornet à Notre-Dame qui signe un pacte avec le diable. Tout cela est raconté au présent, sans aucune précision ou mise en garde.
Les révolutionnaires, ces horribles « persécuteurs »

Enfin, avec Lorànt Deutsch, il ne fait pas bon être révolutionnaire et défier l’ordre, la monarchie ou la royauté. Car avant même que la révolution ne soit évoquée par l’écrivain, les acteurs en prennent pour leur grade.

L’écrivain parle, dans un premier temps, de « fureur révolutionnaire » ; « fureur populaire » et des « nouveaux persécuteurs » qui « saccagèrent » une abbaye bénédictine. Dans l’épisode 2, le présentateur va plus loin.

Selon lui, les révolutionnaires auraient sciemment stocké du salpètre [poudre à munition, ndlr] dans l’église Saint-Germain avec « une volonté réfléchie de faire pourir de l’intérieur le fondement des édifices religieux ». Comme l’avance Christophe Naudin, Lorànt Deutsch oublie de préciser qu’il pouvait tout simplement s’agir d’un lieux de dépôt pour les armes.

Et lorsqu’il évoque le roi Dagobert, au sujet de sa mauvaise réputation, la faute revient à « la brutalité révolutionnaire ». Il précise :

« La Révolution, qui se moque bien de la vérité historique, a produit cette rengaine pour railler les rois et les saints. »

Des convictions politiques trop visibles

D’après William Blanc, ces erreurs et ommissions sont « orchestrées » afin de rendre compte d’une histoire « où rois et saints catholiques sont à la fois héros et moteur ». La comparaison avec le livre « Le Tour de la France par deux enfants » est appropriée selon lui.

Sur le site Histoire pour Tous, J. Perrin acquiesce :

« L’histoire ne cesse de graviter autour des rois, des reines et de leurs proches au point que nous avons parfois le sentiment que c’est à eux seuls que nous devons cette histoire. »

Matthieu Lépine, professeur d’histoire, parle en ces termes de l’émission dans un article consacré à la série :

« Cette émission, présentée comme un outil d’éducation populaire n’est en réalité qu’une arme de propagande, faisant à la fois l’éloge de la monarchie, la glorification de la chrétienté et le réquisitoire de la Révolution française. »

Et William Blanc de conclure :

« Derrière cette vision, il y a sans doute un auteur qui a du mal à cacher ses convictions royalistes et catholiques ultra. »

Lorànt Deutsch : « un royaliste de gauche »

Loin de la frilosité de certains artistes à s’épancher sur leurs opinions, l’écrivain français assume ses positions politiques dans les médias : il se dit « royaliste de gauche ».

Il l’a afffirmé au micro de RMC le 28 septembre 2009, puis lors de l’émission « On n’est pas couché » le 27 novembre 2010, et plus récemment sur Europe 1 le 6 avril 2012.

Et au Figaro, en mars 2011, il déclare :

« Pour moi, l’histoire de notre pays s’est arrêtée en 1793, à la mort de Louis XVI. Cet événement a marqué la fin de notre civilisation, on a coupé la tête à nos racines et depuis on les cherche [...].

C’est comme avec la religion, on essaie de faire triompher la laïcité, je ne sais pas ce que cela veut dire. Sans religion et sans foi, on se prive de quelque chose dont on va avoir besoin dans les années à venir. Il faut réintroduire la religion en France, il faut un concordat. »


par kaline
Les McGregors, Tome 3 : Le Jeu Les McGregors, Tome 3 : Le Jeu
Karina Halle   
De mieux en mieux cette série
Ce tome est le meilleur pour ma part !
De nouveau une histoire avec des personnages très réaliste avec une évolution de sentiments tout aussi réaliste et touchante
j'ai adoré leur histoire d'amour
Une héroïne qui s'assume et grande gueule ca fait du bien !!

par nadoss
Le triomphe du soleil Le triomphe du soleil
Wilbur Smith   
Quand Rebecca s’accouda au rebord de la fenêtre, un souffle d’air chaud provenant du désert lui monta au visage comme l’exhalaison d’un haut-fourneau. Même le fleuve en contrebas semblait un chaudron. C’était la saison du Haut Nil et le fleuve s’étalait sur un kilomètre et demi de large. Le courant était si fort qu’il formait des tourbillons à la surface. Le Nil Blanc, le Bahr el-Abiad, était vert et fétide, souillé par les marais qu’il venait de traverser, marais qui s’étendaient sur une région vaste comme la Belgique. Les Arabes appelaient cet immense marécage Bahr el-Ghazal, les Britanniques, le Soud.
Dans les mois frais de l’année précédente, Rebecca avait remonté le fleuve avec son père jusqu’à l’endroit où il émerge des marais. Au-delà, les chenaux et lagons du Soud, ignorés des cartes, étaient difficiles à repérer, recouverts d’un épais tapis d’algues flottantes qui se déplaçait constamment et les dissimulait au regard des navigateurs, à l’exception des plus expérimentés. Ce monde aquatique, ravagé par les fièvres, était le domaine du crocodile et de l’hippopotame, de myriades d’oiseaux étranges, certains magnifiques, d’autres monstrueux, et de la situtounga, la curieuse antilope amphibie aux cornes tire-bouchonnées, aux longs poils rudes et aux sabots allongés, propices à la vie dans l’eau.
La Mémoire fantôme La Mémoire fantôme
Franck Thilliez   
Un roman qui démarre sur les chapeaux de roues, et qui nous perd peu a peu, a l'instar de Manon se perdant dans ses souvenirs. Très instructif, sur l'histoire des maths, mais surtout sur la mémoire, il plaira a tous ceux qui aiment les énigmes, être baladés, contraints a soupçonner un peu tout le monde mais obligatoirement surpris a la fin. Un coup de cœur !

par Mystix
Lettre à un otage Lettre à un otage
Antoine De Saint-Exupéry   
Je n'ai pas particulièrement aimée ce livre, trop lourd selon moì, à cause des mots utlisés. Je n'ai pas aimée le sujet employée non plus.

par plume777j
L'Île des chasseurs d'oiseaux L'Île des chasseurs d'oiseaux
Peter May   
Très beau roman c'est la première fois que je lis Peter May et j'ai déjà le deuxième opus et le troisième est commandé à la bibliothèque. Fin McLeod reviens sur son île 18 après l'avoir quitter. Un ancien camarade d'école est assassiné et de retour sur l'île beaucoup de non-dit font surface. Belle écriture et on sent le vent écossait nous ébouriffer les cheveux.

par goretti
La Vengeance des mères La Vengeance des mères
Jim Fergus   
je viens de passer mon weekend plongée dans cette épopée toute aussi réussie que " mille femmes blanches" que j'avais également adorée.
J'aurais aimé rester encore dans ces contrées sauvages en compagnie de ces femmes faibles et fortes, pleurant ou riant, solidaires, aimantes et parfois cruelles. Un parallèle est fait entre la vie qu'elles menaient avant dans le monde dit " civilisé" et celui où elles choisissent de partir chez " les sauvages" . Une succession de carnets écrits par différentes femmes relatant leur vie passée et présente avec leur personnalité.
Une écriture magique qui nous transporte, nous fait voir, entendre, sentir même l'invisible. qui nous fait ressentir toute la gamme des sentiments, qui nous émeut, nous révolte, nous fait sourire. Une page d'histoire sanglante .
Le Dieu nu, tome 2 : Révélation Le Dieu nu, tome 2 : Révélation
Peter F. Hamilton   
Voilà... c'est fini :( Et depuis, tout me semble fade et inconsistant, réalisant du même coup que ce sentiment durable est un effet "post-reading" assez déstabilisant, mais aussi gage d'une intensité trop rarement éprouvée !
Je vous autorise à ne garder à l'esprit que l'essentiel : à savoir que j'ai été captivée, épatée, émue, étourdie, et surtout définitivement possédée *_*
En bref : IL FAUT ABSOLUMENT LIRE L'AUBE DE LA NUIT, les 7 tomes ou rien, c'est aussi simple que ça ! Ne vous laissez pas intimider devant l'ampleur de la tâche, surtout si vous devez en ressortir dans le même état d'esprit que moi : durablement transformée *_*

Retrouvez ma chronique complète sur le blog :
https://lup-appassionata.blogspot.com/2018/05/laube-de-la-nuit-7-tomes-de-peter-f.html

par Lupa
Le facteur ascension Le facteur ascension
Bill Ransom    Frank Herbert   
Jephtha Twain endura pendant trois jours les souffrances les plus raffinées, ce qui était le but recherché. Les hommes de main du Syndicat des Guerriers étaient des professionnels. S’il tournait de l’œil, il leur faisait tout simplement perdre leur temps. Durant les trois jours qu’il passa entre leurs mains, il ne perdit pas connaissance une seule fois. Ils avaient su dès le début qu’ils n’arriveraient à rien avec lui. Le reste de ses souffrances était le prix qu’on lui faisait payer pour tout le temps perdu. Quand ils eurent enfin fini de le tourmenter, ils le suspendirent à un crochet à viande, comme il savait qu’ils finiraient par le faire, au bord de la falaise d’obsidienne qui bordait les Hautes Marches. Souvent, les éléments subversifs étaient ainsi exposés, à demi morts, à la vue de la colonie pour servir de leçon, bien que la teneur de cette leçon n’eût jamais été très claire.