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Bibliothèque de Chachou1510 : Je suis en train de lire

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Tortues à l'infini Tortues à l'infini
John Green   
Turtles All The Way Down (titre anglophone) est, pour moi, le second meilleur roman de John Green (après Nos Etoiles Contraires) à égalité avec Qui es-tu Alaska? J'ai adoré ce livre que j'ai dévoré en moins d'une semaine...

Le style d'écriture est toujours aussi excellent. Je dirais même parfait, selon moi. C'est du pur John Green. Des phrases à en faire pleurer les plus insensibles. Des tournures de phrases, des expressions qui m'ont profondément ému... C'était de la poésie en roman. J'ai eu d'avantage l'impression de l'entendre parler quand je lisais ce livre. Ce dernier m'a définitivement semblé plus personnel que les précédents. On sent l'attachement de l'auteur à traiter ce thème. On sent l'engagement de John Green dans cet ouvrage. Encore plus que pour les autres livres.

Alors, commençons par le scénario et thème de ce livre. Si l'ouvrage est vendu comme une enquête, un mystère à résoudre, le livre ne se focalise pas dessus; ce qui m'a plu. Je me souviens ne pas avoir adoré La face cachée de Margo pour cette raison. Le thème de l'enquête, du suspens, du mystère à résoudre, de la grande quête ne m'est pas particulièrement cher. Je pense que ce livre aurait pu s'en passer, mais il ne m'a pas déranger. Non, clairement, ce livre est portée sur la maladie mentale de Aza et sa façon de gérer sa maladie avec les gens qui l'entourent. Et en cela, cet ouvrage relève du génie.

Je me suis reconnu dans énormément de passages de ce livre. J'ai trouvé que la maladie était très bien traité, non pas comme quelque chose qui est guérissable grâce à l'amour ou l'amitié, mais comme une vraie bataille, qui peut parfois sembler impossible à gagner mais aussi comme un défi à relever au quotidien. Les derniers mots du livre m'ont arraché quelques larmes.

Ensuite les personnages... S'ils ne sont pas nombreux, ils ont l'avantage d'être bien développés à mon goûts. Sans être idéalisés. Aza en est un très bon exemple. L'auteur la dépeint comme une jeune fille sensible, anxieuse, malade... On se prend d'empathie pour elle. Toutefois, John Green n'hésite pas à faire ressortir son côté égocentrique, self-centered, focalisé sur sa maladie, etc. qui existe, et qui peut effectivement être difficile à gérer pour l'entourage de personnes avec des maladies mentales.

J'ai aimé que l'histoire d'amour soit présente mais pas centrale. Le seul reproche que je pouvais faire à TFIOS était qu'Hazel semblait "guérir" de sa depression, un peu magicalement, grâce à l'influence de Gus. Or, ici, on ne tombe pas dans le piège du "l'amour m'a sauvé". La relation entre Aza et Davis est importante, car ce fut le premier amour d'Aza, et car elle met en lumière les luttes du personnage pour agir comme une adolescente normale, ses craintes, ses difficultés à process comme un individu lambda, etc. Donc la présence de cette histoire est pertinente mais elle ne prend pas une trop grosse partie de l'histoire.

L'amitié entre Daisy et Aza, à défaut d'être l'amitiée légendaire, auquel on pourrait s'attendre, est plutôt vraie et réaliste. Les deux amies s'aiment clairement. On sent que Daisy constitue une aide permanente pour Aza. Mais sans que ça tombe dans le cliché de la BFF, histoire d'amitié parfaite. Daisy est un très bon personnage en cela. Elle réagit très bien à certains comportements de Aza : elle lui propose d'aller voir un film chez elle, alors que celle ci fait une crise de panique, etc. Mais parfois, étant humaine, elle a de mauvaises réactions et s'emporte contre son amie. Certains n'apprécieront probablement pas. Moi, j'ai trouvé que ça ajoutait une touche de réalisme aux personnages et à la relation amicale des deux jeunes filles. Car personne n'est parfait, et aucune relation n'est vraiment flawless.

Profond, puissant, touchant sans tomber dans les clichés, je l'ai surtout trouvé très vrai. C'est ce réalisme émouvant qui m'a transporté dans ma lecture, m'a fait vivre toutes les émotions in live, m'a emporté. Véritable voyage dans les pensées directs du personnage principal, ce livre touchera plus particulièrement les personnes qui se reconnaissent en Aza (ce fut mon cas). En écrivant une oeuvre plus sérieuse et "lourde" que ses autres livres, John Green prend un pari risqué auprès de ses fans, qui pour moi, paye à 100%0