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Chambres noires



Description ajoutée par Chris-64 2020-09-08T10:54:24+02:00

Résumé

Après D'ombre et de silence, Karine Giebel offre un nouveau recueil de textes noirs, humains, bouleversants et engagés.

Il y a des soupirs, des souvenirs et des sourires.

Il y a ces jours sans fin et ces nuits sans chaleur. Cette sensation d'être sale, d'être rien, moins que rien.

Ces dangers qu'on n'a pas vu venir, ces risques qu'on n'a pas osé prendre. Ces tentations auxquelles on n'a pas eu la force de résister.

Il y a ces mauvais héritages, ces mauvais choix, mauvaises pentes, mauvais départs.

Il y a ce manque de chance.

Il y a cette colère, ce dégoût.

Il y a...

Des fois où on préférerait être mort.

Voilà ce qu'on découvre dans les Chambres noires de Karine Giebel, recueil de quatre nouvelles inédites dont les héros, ou anti-héros, incarnent et dénoncent tour à tour les manquements de notre société. Quatre histoires pour lesquelles l'auteure emprunte les titres de grands films qui l'ont marquée.

Karine Giebel, dont les romans sont parmi les plus lus en France et ont fait le tour du monde, a désormais une place de choix dans l'univers exigeant de la nouvelle. Après D'ombre et de silence (2017), elle nous offre un nouveau recueil tout en noir, humain, bouleversant, qui agit comme un révélateur, nous faisant ouvrir les yeux sur le monde en dépit de son opacité et de sa noirceur. Des textes engagés d'une auteure engagée.

À la fin de l'ouvrage, en bonus, trois nouvelles déjà parues dans Treize à table ! (Pocket) au profit des Restos du Cœur ainsi que Sentence, nouvelle écrite en plein confinement et publiée dans Des mots par la fenêtre (12-21) au profit de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.ouvelle Description

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Classement en biblio - 41 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par dadotiste 2020-11-18T20:33:57+01:00

Nouvelle n°4 : Au revoir les enfants

« Aujourd'hui encore, on fait le tri. Les plus faibles d'un côté, ceux qui peuvent travailler de l'autre.

Pourtant, Josef Mengele a fini par mourir noyé, ayant échappé à la justice.

Je ferme les yeux, soudain coupable. Je me déteste de penser ça, de comparer deux situations incomparables. Mais je ne peux pas m'en empêcher, là, du fond de ma peine et de ma révolte.

Et puisqu'il faut choisir, puisqu'on est pas capable de prendre soin de tout le monde, ici, en France, au XXIe siècle, je cède ma place aux plus jeunes. »

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par vivie10 2021-02-18T17:37:53+01:00
Commentaire ajouté par yayadu13 2021-01-02T14:34:20+01:00
Or

Je remercie les éditions Belfond pour ce service presse ainsi que Netgalley.

Je me souviens avoir lu un livre de Karine Giebel que j'avais adoré, quand je l'ai vu sur Netgalley, j'ai sauté sur l occasion !

C'est un recueil de nouvelles, assez noires, en même temps c'est le style de l'auteur...

Il apparaît plusieurs émotions, de l'effroi, de la tristesse, de la haine, de la cruauté ...

Pendant la lecture de certaines nouvelles, j'ai été bouleversée, la gorge serrée, les larmes aux yeux...

Ce sont des nouvelles touchantes à leur façon, de plus nous rentrons dès le départ dans le vif du sujet, et l'on s'y retrouve plongé

jusqu'à la fin.

J'ai passé un excellent moment parmi tous ces protagonistes, dont la vie n'est pas rose du tout...

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Commentaire ajouté par lectrice54 2020-12-30T14:49:36+01:00
Diamant

Plusieurs nouvelles , un coup de cœur pour certaines celle du covid m a beaucoup touché étant aide soignante. Une très belle plume, des nouvelles rapide à lire.

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Commentaire ajouté par Enoria12 2020-12-28T02:04:06+01:00
Diamant

Plusieurs nouvelles ... plus bouleversantes les unes que les autres ... deux m ont sorti une larme.

Madame Giebel est un maître dans l art de manier les mots et surtout les émotions.

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Commentaire ajouté par Christele-1 2020-12-12T19:40:19+01:00
Diamant

Il est des formats que je ne lis que rarement, c’est le cas pour les nouvelles. Venant d’une de mes auteures préférées, j’ai voulu tenter. J’ai bien fait car même si en arrière pensée, je me disais comment peut-on donner de la profondeur au récit en si peu de pages ? C’est là qu’intervient le talent de l’auteur, savoir faire passer un maximum d’émotions, de sentiments et d’empathies pour les personnages qui peuples ce recueil de 7 nouvelles dont 4 inédites. Je ne ferai pas ici l’inventaire exhaustif des sujets abordés mais sachez qu’ils font régulièrement la une de l’actualité. Entre immigration, violences faites aux femmes, harcèlement et autres sujets qui font mal. On découvre une galerie d’écorchés vifs qui font tout ce qu’ils peuvent pour s’en sortir sans que ce ne soit jamais assez.

Le Noir, version Giebel c’est du Soulages sans les reflets. On parle des victimes mais aussi des bourreaux, de tous ceux qui n’ont pas su prendre le bon chemin, ceux qui partent à la dérive, celles qui ne savent pas partir à temps et bien sur les enfants comme des dommages collatéraux. Tous ces rendez-vous manqués qui font de la vie un parcours absurde et bien souvent dangereux. Je ne ressors pas de cette lecture indemne, je n’ai pourtant que soulevé le voile sur de courtes histoires mais elles ont su me transpercer et me toucher profondément. Il y a là, l’essence même de l’humain on y trouve le pire plus souvent que le meilleur et reste comme un poids sur le cœur. Une image comme un instantané sur notre société qui va mal, juste un constat, pas de solutions où l’amorce d’une réponse. Seuls les êtres humains peuvent faire la différence, c’est à nous d’écrire ce que sera demain. Courez lire ces sept petites merveilles qui ne peuvent qu’éveiller les consciences. Bonne lecture.

http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/12/12/38654986.html

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Commentaire ajouté par Chris-64 2020-12-01T08:02:41+01:00
Diamant

Une fois de plus, totalement emballée par l'écriture de Karine... jamais déçue de ses livres. J'ai dévoré ces nouvelles comme j'ai dévoré tous ses livres. Une vraie addicte ! encore un livre qui ne me laissera pas indifférente... Le plus compliqué maintenant va être d'ouvrir un autre... jamais déçue de Karine Giebel. Une pépite ce bouquin

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Commentaire ajouté par alapage 2020-11-30T22:38:03+01:00
Or

La première fois que j’ai eu la chance de lire un bouquin de Karine Giebel, c’était grâce à la maison d’édition Belfond qui m’avait offert le recueil D’ombre et de silence. Je suis immédiatement tombée sous le charme de sa plume et au fil de mes découvertes, je ne me lasse pas de lire cette auteure. D’ailleurs, j’ai eu un immense coup de cœur pour son roman Toutes blessent, la dernière tue. Peut-être que c’est la raison pour laquelle mes attentes sont si élevées quant à cette auteure!

Au cours de ce nouveau recueil, l’auteure aborde plusieurs sujets et elle le fait, comme à son habitude, avec une vision réaliste, mais également bien sombre!

Deux nouvelles ont particulièrement retenu mon attention et que je vous conseille fortement de découvrir.

Le vieux fusil

Au cours de cette nouvelle, Martin est kidnappé par deux ravisseurs. Ces derniers décident de lui faire un procès qui, selon eux, sera plus équitable et juste que celui qu’il aurait eu par le passé. La sentence est tombée!

Je ne vous en dirai pas plus, il faut lire la nouvelle pour savoir de quoi il est question. L’auteure a réussi à me faire détester Martin. Quant à l’intrigue, elle a créé un réel suspense, malgré le peu de pages que contient cette nouvelle. Et pour y parvenir, elle nous dévoile les éléments au compte-gouttes. D’ailleurs, ce fut une réelle surprise de découvrir la raison de ce kidnapping. Et je n’ai pas vu venir le dénouement!

Au revoir les enfants

Entre le moment présent et la Seconde Guerre mondiale, tel est le contexte qu’il y a au sein de cette nouvelle. Yvonne habite un centre pour personnes âgés en perte d’autonomie. Elle voudrait écrire ses mémoires avant de mourir, mais voilà le temps risque de lui manquer…

Cette nouvelle m’a profondément émue. Elle ne ressemble pas du tout à ce que j’ai pu lire de cette auteure jusqu’à maintenant. Elle a l’habitude d’écrire des textes si noirs, mais au cours de celui-ci, j’ai ressenti beaucoup de lumière malgré la mort qui rôde autour de cette protagoniste. Une force et une grandeur d’âme qui tombait à point au sein de ce petit recueil.

Je ressors de cette lecture avec une certaine ambivalence quant à mon appréciation. Contrairement à D’ombre et de silence que j’avais bien apprécié, ce recueil-ci m’a paru un peu en dents de scie. Certaines nouvelles ne m’ont pas totalement charmé alors que pour d’autres, comme celles-ci présentées dans cette chronique, j’ai tout simplement adoré. N’empêche que je ne regrette pas du tout ce moment de lecture car c’est toujours un réel plaisir de lire la plume de cette auteure!

http://alapagedesuzie.blogspot.com

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Commentaire ajouté par marggaux 2020-11-27T22:00:54+01:00
Commentaire ajouté par loeilnoir 2020-11-23T08:48:45+01:00
Or

Définition de chambre noire: (en latin « camera obscura ») est un instrument optique objectif qui permet d’obtenir une projection de la lumière sur une surface plane, c’est-à-dire d’obtenir une vue en deux dimensions très proche de la vision humaine. Choix de titre très pertinent : l’écriture-instrument qui permet à l’auteure de retranscrire une vision du monde. La couverture donne le ton : une salle de cinéma, un écran où une femme allongée sur le sol émeut, questionne. Un petit air de voyeurisme certain, dérangeant mais surtout terriblement intrigant. Flash sur le côté sombre de l’âme humaine.

Karine Giebel possède un pouvoir démoniaque. Celui de nous transformer, nous pauvres lecteurs présumés innocents en voyeurs sadiques et tortionnaires. Initialement, tout va bien dans le meilleur des mondes, tout est à sa place : nous savons distinguer le bien du mal, différencier la victime de l’assassin. Mais voilà, dans les romans de Karine Giebel, la limite entre la victime et le bourreau est si ténue que nos émotions de lecteur en sont bouleversées. Impossible de rester de marbre face à ces personnages: l’autrice va bafouer notre innocence en nous faisant apprécier les crimes de ses personnages. Une victime que l’on va peu à peu se mettre à détester, des tortionnaires pour lesquels on va donner raison de torturer (Le Vieux Fusil). Derrière ce thème de la vengeance souvent évoqué dans les romans de l’autrice, se cache une image réaliste des travers du système judiciaire français.

Rares sont les auteurs qui parviennent à percevoir le monde avec une telle acuité, à retranscrire de façon si réaliste leur vision et à transmettre si intensément leurs émotions. Pour certaines de ces nouvelles, Karine Giebel confirme son statut d’autrice engagée qui dénonce les injustices de notre société « L’armée des ombres« , « Dans les bras des étoiles » mais également le statut des femmes dans des pays où sévissent guerres et religions (« Sentence« ). L’autrice a une façon bien à elle de nous faire prendre conscience du monde dans lequel nous vivons, ouvrir les yeux sur ce qui se passe, chez nos voisins mais également ce qui se trame hors de nos frontières. J’ai toujours l’impression de me prendre une bonne claque à la lecture de Karine Giebel car elle sait mieux que personne nous ramener à la réalité.

Une réalité comme celle de la pandémie que nous traversons, avec cette nouvelle inoubliable « Au revoir les enfants « . J’ai rarement ressenti autant d’émotion en lisant un texte. L’écriture très visuelle sert le réalisme du récit. Une réalité, dure, et crue, celle que nous sommes tous en train de vivre, cette période de confinement dramatique où l’on ne peut assister nos proches en fin de vie. Résidente d’un EPHAD, Yvonne a 96 ans, traine derrière elle de lourds souvenirs de la seconde guerre mondiale : aux portes des camps de la mort, elle a vu la sélection faite entre les forts et les faibles. L’horreur se reproduit quand face à la maladie, au manque de matériel et de médecin, il faudra de nouveau faire une sélection. Je me répète mais j’admire immensément l’acuité avec laquelle Karine Giebel observe notre époque, (nouvelle écrite au début du premier confinement), alors que nous n’avions pas de recul pour appréhender la situation.

Karine Giebel s’est inspiré du titre d’un film célèbre pour chacune des quatre premières nouvelles inédites de ce recueil. Les suivantes ont déjà été publié dans des recueils caritatifs. Je remercie Net Galley et les Editions Belfond pour cette lecture. Ce fut un plaisir de retrouver l’immense talent de l’autrice, qui excelle tant au niveau du roman que de la nouvelle à retranscrire une pléiade d’émotions pour lesquels nous ne sommes pas forcément préparés à la lecture d’un ouvrage de divertissement. Mille bravos.

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Commentaire ajouté par SuperNova 2020-11-07T22:43:26+01:00
Or

On aime ou on n’aime pas Karine Giébel, mais il faut reconnaître qu’elle sort du lot, ne se fond pas dans la masse. C’est une personnalité à part entière, une auteure qui a un style bien particulier, une écriture coup de poing, un nom que l’on retient.

Je suis Karine Giébel depuis ses débuts, j’ai lu la plupart de ses livres, et si je préfère me plonger dans ses « placards », je lui trouve autant de talent dans la rédaction de ses nouvelles lorsque dans le cadre caritatif elle s’adonne à cet exercice particulièrement difficile car, il faut bien le reconnaître, capter l’attention du lecteur en peu de temps et un nombre de pages réduit, reste une prouesse.

Cette nouvelle parution de Karine Giébel est un recueil de quatre nouvelles, toutes en rapport avec des films célèbres, « Le vieux fusil », « L’armée des ombres », « Un monde parfait » et « Au revoir les enfants » .

Comme à son habitude, Madame Giébel ne perd pas de temps pour plonger son lecteur dans le vif du sujet. Avec elle, aucun temps mort, aucune pause, c’est un aller simple pour une immersion totale dans des situations qui révoltent par leur côté injuste, cruel, anormal ; c’est un voyage dans un univers noir dont elle seule a le secret.

L’écriture est directe, sans concession. Une fois de plus, elle s’appuie sur la psychologie humaine, développant des thèmes comme la solitude, l’injustice, l’imprudence, la négligence, l’abandon, l’enfermement, le souvenir, le manque, les séquelles de la vie… la mort.

Je ne veux pas vous raconter le début de chaque nouvelle ni vous en résumer le contenu. Sachez que Karine Giébel est fidèle à son style. La violence et la justesse de ses mots sont fortes, percutantes. Ses personnages ne peuvent laisser indifférent, qu’ils soient victimes ou bourreaux, et même assassins malgré eux. Ils sont marqués par ce qu’ils ont subi ou ce qu’ils ont fait subir.

En prime, quatre autres nouvelles déjà parues :

- « Sentence », une nouvelle déjà publiée dans un recueil de nouvelles au profit de la Fondation Hôpitaux de Paris.

- « Dans les bras des étoiles » et « Les hommes du soir », nouvelles déjà publiées dans le recueil de nouvelles « 13 à table » au profit des Restos du Coeur.

- « L’escalier », nouvelle déjà publiée dans le recueil « 13 à table ».

Je n’ai connu Karine Giébel que dans des récits noirs. Je me demande si un jour elle s’autorisera un « extra ».

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Date de sortie

Sortie récente

"Chambres noires" est sorti 2020-11-05T11:29:07+01:00
background Layer 1 05 Novembre

Date de sortie

Chambres noires

  • France : 2020-11-05 (Français)

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